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vendredi 19 septembre 2014

Did I plagiarize?




http://visual.ly/did-i-plagiarize-types-and-severity-plagiarism-violations

vendredi 21 octobre 2011

Le plagiat progresse-t-il ?

Le plagiat, enseignant et étudiant, progresse-t-il ? Je ne pense pas que cette question soit saugrenue. Et pourtant “le développement du plagiat” semble un fait acquis. Sur le site du colloque “Le plagiat de la recherche” (20 et 21 octobre à Paris 2), il est écrit : “La recrudescence des “plagiats” dans le domaine de la recherche universitaire et scientifique ne fait plus de doute“.

S’agit-il là d’un fait scientifiquement démontré ? Ou d’une illusion d’optique appuyée sur les logiciels anti-plagiat et habilement orchestrée par les chercheurs qui ont fait du plagiat leur champ de recherche, qui font régulièrement état sur leur site de leurs découvertes, plus “piquantes” les unes que les autres, et donc relayées par les médias avides d’articles people.

Professeur de sociologie, j’ai toujours enseigné à mes étudiants qu’il fallait apporter des preuves, que les études de cas, les illustrations, les enquêtes qualitatives étaient nécessaires pour comprendre les faits sociaux, pour faire naître des hypothèses, mais qu’il fallait aller plus loin, mettre en oeuvre des enquêtes quantitatives, comparatives dans le temps et dans l’espace. Un tel dispositif d’enquête nécessite un travail d’équipe, des investissements significatifs en moyens humains et financiers. Les chercheurs en plagiat ne pratiquent-ils pas le travail collectif et manquent-ils de moyens ?

Je n’ai rien dit d’autre quand j’ai demandé aux spécialistes, dans ma chronique du 10 octobre 2011. “Combien de cas de plagiat cités sur leurs blogs ? Que sont devenus les plagiaires ? Dans combien de cas le dossier a-t-il été instruit en section disciplinaire de l’établissement ? Quelles ont été les décisions prises par les membres de ces sections ? En cas de sanctions, combien de recours en appel auprès de la section disciplinaire du CNESER ? Quelles décisions finales ?”. Pour répondre à ces questions, il faut enquêter dans tous les établissements. Le plagiat progresse-t-il ?

Ces quelques interrogations m’ont valu une volée de bois vert de 3 des chercheurs en plagiat. Ce n’est pas nouveau : 24 chroniques sur le plagiat. Touzeil-Divina, le seul à s’être exprimé en son nom propre, a posté plusieurs commentaires. Je l’en remercie. Il a refusé toutefois - et c’est son droit - de ne pas avancer de réponses à mes questions avant la tenue du colloque. A suivre !

De l’autre côté (un pseudo) reprend à son compte l’idée du développement du plagiat mais refuse le quantitatif. “Est-ce qu’un colloque scientifique a pour objet de présenter des bilans quantitatifs ? Ne s’agit-il pas d’étudier un phénomène tellement fréquent que l’on ne peut se contenter d’en faire des bilans” ? Qu’est-ce qui prouve que “le phénomène est tellement fréquent” ? Combien de sanctions ont été prononcées contre des plagiaires avérés ?

Les propos les plus agressifs à mon égard ont été développés dans des courriers privés, envoyés par LDS à 5 autres spécialistes. Courriers privés ou publics ? “Vous ne pouvez utiliser mes mails, ni ce qui est dit entre nous dans cet échange, sur votre blog. Le mail reste toujours privé entre personnes élégantes s’entend… J’essaie de vous aider à ne pas dire de vraies “conneries”. Dont acte !

Le plagiat progresse-t-il ? Une enquête quantitative basique permettrait de le savoir : “combien de soupçons de plagiat enseignant ont-ils été instruits en 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 par les sections disciplinaires des 127 établissements d’enseignement supérieur fédérés dans la CPU ? A partir de cette donnée, des enquêtes quantitatives plus pointues pourraient être engagées. Après plus d’une décennie de recherches sur les plagiats par des chercheurs expérimentés, est-ce trop leur demander de répondre à une question simple, de prouver leurs assertions ?


Article du on Mardi, octobre 18th, 2011 at 19:23 dans la rubrique Brèves.

http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/10/18/le-plagiat-progresse-t-il/

dimanche 16 octobre 2011

Il est glorieux de tricher aux examens… !


La triche aux examens est un phénomène ancien, mais qui est devenu aujourd’hui un titre de gloire, s'alarme une journaliste, dans un livre paru le 13 octobre.

 Tout le monde - ou presque - triche aux examens, en France comme à l'étranger, et à tous les niveaux de diplôme ! C'est le constat que dresse la journaliste Marie-Estelle Pech, dans son livre-enquête "l'Ecole de la triche" (L’Editeur), dont Le Figaro publie une série d'extraits.

Un phénomène ancien et varié
La fraude aux examens est un phénomène ancien, note la journaliste. Elle a ainsi retrouvé des traces de cette pratique remontant au XVIème siècle ! En France, c'est l'introduction du baccalauréat en 1808 qui a néanmoins organisé la triche, "allant même jusqu'à engendrer des systèmes mafieux".

Ces pratiques frauduleuses sont aujourd'hui massives et mondiales, constat-t-elle, qui rappelle au passage que "le plagiat est aussi un phénomène en pleine expansion dans l'éducation", notamment dans l'enseignement supérieur. L'apparition des smartphones a, en outre, contribué à faire évoluer la triche, voire même à la faire augmenter.

Des groupes glorifiant la triche sur Facebook
Plus encore, la journaliste s'inquiète de ce que réussir en trichant soit devenu un titre de gloire. Sur internet, où "la triche n'est plus un sujet tabou ou honteux", elle constate qu'il existe des centaines de groupes facebook dont les adhérents "se vantent de tricher ou d'avoir triché". Le groupe "Il n'est pas interdit de tricher, il est interdit de se faire prendre" compte ainsi plus de 11 000 "fans" sur Facebook.

Marie-Estelle Pech voit dans ce renversement des valeurs "le symbole d'une faillite morale" de la société française, où les "obsessions de la vitesse, de la performance […] poussent à emprunter des raccourcis dangereux, des solutions simplistes". Rien ne permet d'ailleurs, selon elle, d'affirmer que les pratiques de triches aux examens ne seront pas transposées dans le monde du travail ou vis-à-vis de l'administration publique. Et de s'interroger : "Les politiciens véreux ou les financiers escrocs d'Enron ou de Goldman Sachs ont-ils commencé par fabriquer des antisèches lors de leurs examens de lycée ?".

Orientations


Mis en ligne le 15/10/2011

http://www.e-orientations.com/actualites/il-est-glorieux-de-tricher-aux-examens-9095

lundi 10 octobre 2011

Quand des universitaires protègent un plagiaire

Sujet tabou dans le suniversités françaises, les plagiats de thèse sont souvent étouffés. Dans ce cas précis, condamné en juin 2010 par la Cour de cassation, le plagiaire a été l'invité de plusieurs colloques afin de conforter son assise. Plusieurs universitaires ont même tenté de convaincre la plagiée de ne pas porter plainte. ...


10 octobre 2011 | Par Louise Fessard

http://www.mediapart.fr/journal/france/091011/quand-des-universitaires-protegent-un-plagiaire

samedi 8 octobre 2011

Internet: Fraude et déontologie selon les acteurs universitaires

Un site très riche dedié à la recherche sur le plagiat dans le monde universitaire. Animé par une professeure de l'Université de Genève, Michèle Bergadaà, il propose des analyses, des témoignages, des enquêtes et des outils institutionnels pour lettre contre la tentation du plagiat. Ce site propose en particulier une liste des plus importants manquements à l'intégrité scientifique:

RÈGLES D'INTÉGRITÉ ACADÉMIQUE  
Sont considérées comme des infractions académiques formelles :

1 - La publication sous son propre nom de résultats de travaux et de découvertes de tiers (plagiat).
2 - Le fait d’obtenir le statut de coauteur d’une publication sans avoir apporté de contribution essentielle au travail.
3 - L’omission délibérée des noms de collaborateurs du projet y ayant apporté des contributions essentielles.
4 - La mention volontaire d’une personne en qualité de coauteur alors qu’elle n’a pas contribué au projet.
5 - L’omission délibérée de contributions essentielles d’autres auteurs sur le même sujet (bibliographie incomplète).
6 - Les citations intentionnellement erronées tirées de travaux existants ou supposés de tiers.
7 - Les indications incorrectes sur le stade d’avancement de la publication de ses propres travaux (par exemple “publication en cours d’impression”, alors que le manuscrit n’a pas encore été accepté).
8 - L'autoplagiat, soit l'omission volontaire de référence à ses travaux antérieurs (par exemple la publication dans une langue d'un article déjà publié dans une autre langue).
 
Internet: Fraude et déontologie selon les acteurs universitaires


Publié parFlorence Piron
 
samedi 8 octobre 2011
 
http://www.commissionrecherche.com/2011/10/internet-fraude-et-deontologie-selon.html

mercredi 31 août 2011

Avoir des idées peut vous coûter de l'argent!



Tu ne te copieras point...


En cette période de rendu de mémoires et autres joyeusetés académiques, sachez, amis étudiants et chercheurs, qu'il y aurait pire que le plagiat, selon la société iParadigms. Quoi de pire que le vol d'idées ou de phrases?

L'autoplagiat!

Oui, vous avez bien lu. L'autoplagiat poserait selon une étude de cette même société, des problèmes de propriété. Non pas d'ordre intellectuel, votre cerveau vous appartenant quand même un tant soit peu mais d'ordre éditorial. L'idée derrière est que lorsque vous publiez une première fois, vous cédez vos droits à l'éditeur, à la revue. En réutilisant votre travail, vous devenez alors un vilain copiste... de vous-même.

Cet argumentaire pourrait se tenir si la société commanditaire de cette étude n'était pas une société de logiciels qui prospère, ô surprise, dans la détection de plagiat. Elle se propose de détecter par un logiciel votre autoplagiat.

Payer pour savoir si vous usez des mêmes mots, ou des mêmes idées, un peu absurde, non?

Publié le 31 août 2011 1 commentaire

A propos de... Lila Meghraoua Ecouter l’article

http://www.atelier.net/blog/idees-couter-de-largent

vendredi 19 août 2011

U. of Utah Fires Faculty Member Deemed to Have Plagiarized

The University of Utah has fired a political science professor after concluding that he engaged in a "pattern of plagiarism," the Salt Lake Tribune reported. The newspaper said that a faculty panel determined that Bahman Bakhtiari, former head of the university's Middle East Center, had committed plagiarism, but that the panel recommended against dismissing him. But according to documents provided to the Tribune, it said, Utah's interim president overruled the faculty body. "Plagiarism -- holding out the work of another as one’s own -- strikes at the very core of academic integrity," the newspaper quoted the interim president, Lorris Betz, as writing in a June 30 letter. "The only appropriate sanction in this case is dismissal, which is necessary to preserve the academic integrity of the institution and to restore public confidence in the university." Bakhtiari has contended that the overlap in his work and that of others was unintentional and too limited to qualify as a pattern.

http://www.insidehighered.com/news/2011/08/19/qt/u_of_utah_fires_faculty_member_deemed_to_have_plagiarized

mardi 16 août 2011

Berne s'arme contre les plagiaires scientifiques

Pour détecter des similitudes suspectes avec d'autres textes, le Fonds national, principal promoteur de la science en Suisse, s'est doté d'un redoutable logiciel qui filtre les projets soumis par des chercheurs. Un premier bilan sera publié incessamment.

Depuis le début de l'année, plusieurs affaires ont attiré l'attention du grand public sur le problème du plagiat scientifique. On se souvient en particulier de la démission fracassante du ministre allemand de la défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, reconnu coupable d'avoir copié, notamment dans un journal zurichois, une bonne partie de sa thèse de doctorat!

On rappellera aussi – une enquête officielle est en cours – la récente controverse sur Philippe Gugler, professeur d'économie à l'Université de Fribourg (et ex chroniquer occasionnel du quotidien suisse La Liberté), accusé de n'avoir pas cité ses sources dans des contributions scientifiques. Et dans des articles de vulgarisation.


Plus vigilant 

Le Fonds national suisse (FNS), qui octroie chaque année 700 millions de francs en subsides de recherche, est, on s'en doute, concerné lui aussi, du moins potentiellement, par la question du plagiat. Pendant des années, il a fondé sa politique dans ce domaine sur le principe de la confiance. Et plusieurs cas de plagiat découverts ces derniers temps ne l'ont pas amené à modifier fondamentalement son attitude. Mais il a décidé d'être désormais plus vigilant.

Depuis quelques mois (la phase d'essai est pratiquement terminée), il utilise en effet
un impressionnant logiciel qui permet de comparer les données figurant dans des demandes de subsides avec toute la littérature scientifique publiée sur internet ou emmagasinée dans des bases de données.

Cet instrument doit aider le Fonds à repérer des chercheurs qui, dans leurs demandes, substantiellement et sans citer leurs sources, utilisent des idées ou reproduisent des textes dont ils ne sont pas les auteurs.


Contrôle manuel aussi

Reconnaître le plagiat n'est cependant pas facile. Selon la directrice adjointe du Fonds, le professeur Angelika Kalt, interrogée par swissinfo, le nouveau logiciel permettrait uniquement d'identifier un texte qui a été copié. Or il se peut très bien que le chercheur qui a reproduit ce texte l'ait fait de bon droit soit parce qu'il a correctement mentionné sa source, soit parce qu'il en est lui-même l'auteur (ce texte ayant par exemple été publié par lui dans une revue scientifique).

Le Fonds devrait par conséquent toujours procéder 'manuellement' car pour l'instant, aucun logiciel ne serait en mesure de distinguer ce genre de situations.


Instrument détecteur de similitudes
La grande spécialiste de la question, Michelle Bergadaä, professeur de marketing à l'Université de Genève, préfère à cet égard ne pas parler d'outil "anti-plagiat' mais d'instrument 'détecteur de similitudes'.

Cela dit, le nouveau logiciel a quand même contribué à détecter plusieurs cas graves susceptibles d'amener le Fonds national à suspendre des demandes de subside, voire à interdire à leurs auteurs de soumettre une nouvelle demande pendant une certaine période.

Précision importante: le logiciel est utilisé exclusivement pour filtrer les demandes de subsides. La surveillance des résultats des travaux de recherche eux-mêmes, une fois les subsides accordés, serait en effet, selon Mme Kalt, la tâche des instituts scientifiques et des Universités concernées.

Sur les expériences faites jusqu'ici avec le logiciel, le Fonds publiera incessamment un rapport détaillé. Ce rapport dira aussi comment et dans quelle mesure le Fonds entend poursuivre son action en la matière. Certaines parties du rapport seront toutefois confidentielles car pour des raisons évidentes (ne pas aider les tricheurs potentiels), la manière de fonctionner du logiciel doit rester secrète


Signer des conventions 

A noter qu'en Suisse et depuis plusieurs années, dans toutes les écoles préparant à la maturité (baccalauréat) et dans toutes les Universités, le plagiat est devenu un vrai problème. Dans beaucoup d'établissements d'enseignement secondaire supérieur (gymnases/lycées), les travaux écrits de maturité sont passés systématiquement par les logiciels anti-plagiat.

Leurs auteurs doivent en outre signer des conventions avec leur école, avant le début des travaux et après la livraison des textes, attestant qu'ils ont rédigé leurs mémoires eux-mêmes et que leurs conclusions ainsi que les résultats de leurs travaux n'ont pas été réalisés par d'autres. Plusieurs Universités recourent à la même procédure, par exemple l'Université de Genève pour les thèses de doctorat.

Favorisé par le développement de l'informatique et d'Internet, le plagiat est devenu un phénomène mondial. Selon le professeur Yves Flückiger, vice-recteur de l'Université de Genève, qui s'occupe du dossier à Genève, il n'est cependant guère possible de se prononcer sur son étendue exacte. Concernant en effet un sujet « par définition caché car frauduleux », il serait « bien difficile » de donner un ordre de grandeur « sachant par ailleurs que, grâce aux nouveaux logiciels utilisés, plus de cas sont détectés sans que l'on puisse dire si ce sont les moyens de détection qui progressent ou les cas de plagiat ».


Michel Walter, swissinfo.ch

16. août 2011 - 16:30

http://www.swissinfo.ch/fre/societe/Berne_sarme_contre_les_plagiaires_scientifiques.html?cid=30913498&rss=true