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lundi 30 septembre 2013

Les entreprises américaines se tournent vers un investissement plus intensif en R&D




Fonds propres et subventions aideraient les entreprises américaines à maintenir un investissement massif et salvateur en R&D.

Les entreprises américaines ont maintenus leurs efforts en termes de R&D, les investissements passant de 279 à 294 milliards de dollars entre 2010 et 2011 selon une étude publiée par laNational Science Foundation. Et pour cause, Les entreprises américaines finançant ou exécutant beaucoup de R & D ont déclaré des ventes nettes domestiques de 9 milliards de dollars en 2011 selon le BRDIS. Ce montant est significatif mais également nécessaire du point de vue des dépenses employées. Et si le gouvernement fédéral américain est la principale source de financement extérieur (sur 55 milliards d’aides extérieures, 31 ont été apportés par l’Etat dont 26 par le ministère de la défense) une large part des financements provient des entreprises elles-mêmes.

Des financements publics et en fonds propres responsables de millions d’emplois

En effet, 81% des investissements ont été apportés en fonds propres. De manière plus précise, si l’intensité en R&D (rapport entre la performance en R&D et les ventes domestiques) est en moyenne de 3,2% pour les industries manufacturières et de 3,9% pour les non manufacturières, elle monte à 11,8% dans le domaine pharmaceutique, 11,3% dans l’aérospatial et à 9,9% dans l’électronique grand public. Le rapport explose même pour les entreprises d’édition de logiciels (24,4%). Si l’intensité en R&D est tant importante, c’est également car l’emploi est à la clé. En effet, les entreprises présentant un ration en R&D intensif emploient 19,3 millions de personnes aux Etats-Unis. Environ 1,5 millions sont même des emplois directs de recherche et développement. De plus, dans une optique Schumpéterienne, si l’innovation et le numérique sont jugés destructeurs d’emplois, ils sont également porteurs d’espérances en termes de grappes d’innovation. L’investissement en R&D convient donc à la fois aux entreprises voulant bénéficier de nouveaux débouchés et à l’Etat dans l’espoir de créer de nouveaux emplois associés à ces grappes. 
 
Des petites entreprises plus entreprenantes en R&D

Par ailleurs, les petites entreprises américaines (l’équivalent de nos PME) sont liées à 19% de l’activité en R&D. Dans ces entreprises, l’intensité en R&D est de 5%, au dessus de la moyenne nationale de 3%. Elles emploient de manière proportionnelle 19% des postes de R&D. Les entreprises de taille moyenne (à l’échelle américaine) et les grands groupes ne totalisent qu’une intensité de 3% chacun. Cependant, si les grands groupes emploient une proportion non négligeable des postes en R&D, il existe une défaillance de ces postes dans les entreprises de taille moyenne. L’enjeu est d’importance car ces entreprises représentent 50% du PIB du pays. Un meilleur investissement dans ces entreprises pourrait donc être une solution à l’emploi.

Par Pierre-Marie Mateo 30 septembre 2013

vendredi 23 août 2013

Les brevets augmentent la rentabilité des PME

© thinkstock.

Le brevetage des innovations a un effet positif sur la rentabilité des PME, souligne jeudi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) sur base d'une étude réalisée auprès de 358 entreprises flamandes par des économistes de la KU Leuven et de l'université de Groningue (Pays-Bas).

Selon cette étude, la protection des brevets permet aux PME de générer plus de chiffre d'affaires à partir de nouveaux produits ou services, et de réaliser ainsi des marges bénéficiaires sensiblement plus importantes. Les auteurs de l'étude estiment toutefois que les coûts élevés liés au dépôt et à l'entretien des brevets sont disproportionnés par rapport aux effets positifs qui en découlent.

La FEB se dit "satisfaite" des résultats de cette étude pointant l'importance des brevets pour les entreprises. L'organisation patronale espère en outre l'instauration du brevet européen qui permettra de faciliter l'accès aux brevets grâce notamment à une diminution du coût.

Par ailleurs, la FEB rappelle que l'Office européen des brevets a enregistré 258.000 demandes de brevets en 2012 (+5,7% par rapport à 2011), pour 65.700 brevets accordés. "Cette croissance est encourageante car elle indique que, malgré la crise, les entreprises continuent d'innover", estime la FEB dans un communiqué. La Belgique occupe la 15e position avec 2.445 demandes en 2012 (-1,5% par rapport à 2011).

Par: rédaction
23/08/13 - 08h00 

vendredi 19 avril 2013

Le gouvernement français veut créer des passerelles entre recherche et PME

Le gouvernement fait aujourd'hui le bilan à six mois du pacte national de compétitivité.La nouvelle stratégie du ministère de la Recherche vise à stimuler l'innovation, levier de croissance des PME.


A l'occasion du séminaire gouvernemental sur la compétitivité qui se tient ce matin à Matignon, consacré au suivi de la mise en oeuvre du pacte national pour la croissance et l'emploi, Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, nous dévoile sa stratégie pour stimuler l'innovation en France, notamment en mobilisant la recherche publique. Sa conviction est qu'il est nécessaire d'avoir une vision globale prenant en compte toutes les composantes. Elle estime qu'il faut absolument valoriser la recherche technologique et favoriser le transfert de la propriété intellectuelle qui sont les parents pauvres dans l'Hexagone. C'est une première en France : Geneviève Fioraso annonce l'inscription du transfert dans l'article 55 du projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche proposant un système similaire au Bayh-Dole Act américain. Le texte sera débattu à l'Assemblée nationale le 13 mai prochain. La priorité sera donnée aux PME et à l'exploitation industrielle, en Europe, de la propriété intellectuelle des établissement publics financée par des subventions . Il y a urgence. Aujourd'hui, les flux financiers liés aux échanges de brevets entre la France et l'étranger mesurent bien l'ampleur de la fuite de la PI : -9,9 milliards de dollars en importation et + 15,7 milliards en exportation (Word Bank Statistics 2011). En clair, la France vend plus de brevets qu'elle n'en achète, donc l'innovation tricolore n'est pas assez valorisée dans l'Hexagone. Pour inverser cette tendance, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche veut fluidifier la gestion de la PI, en débloquant le verrou de la copropriété des brevets publics, qui ralentit le transfert vers les start-up. Le délai moyen de création ou d'obtention des droits d'exploitation est trop long : dix-huit mois. Dans sa vision stratégique, Geneviève Fioraso ne perd surtout pas de vue les PME innovantes, dont elle maîtrise parfaitement les difficultés. En connaissance de cause : « J'ai vécu le parcours du combattant d'une start-up, on ne peut pas me raconter d'histoire », confie-t-elle.


Les Echos

18/04/2013

mercredi 12 octobre 2011

Les PME américaines investissent avant tout dans les technologies

Malgré une situation économique peu favorable, les entreprises continuent outre Atlantique d'investir à long terme dans le secteur. Mais le manque de main d'œuvre qualifiée nuit au processus.

Les entreprises américaines de taille moyenne (entre 100 millions et 1 milliards de dollars de CA) continuent d'investir à long-terme. Et ce, même si la croissance économique espérée cette année ne dépasse pas les 1 %. Selon Deloitte, qui a mené une étude auprès de 700 de ces compagnies, elles sont ainsi 75 % à avoir effectué un investissement annuel équivalent ou supérieur à celui de l'année passée. Pour Tom McGee, associé gérant chez Deloitte, "ces derniers voient toujours les investissements à long-terme comme le seul moyen à de préserver leurs avantages concurrentiels. Cela, malgré les évènements récents, tel la dégradation de la note de la dette américaine, qui auraient dû nuire à l'optimisme des investisseurs".

Les IT, un secteur d'investissement privilégié
Ces investissements précise-t-il, se font majoritairement dans le secteur technologique (à 70%), là où les gains de productivité sont les plus importants. De fait, l'automatisation ou l'acquisition de nouveaux logiciels sont autant de facteurs de compétitivité majeurs, et qui jouent un rôle de plus en plus prégnant dans la différenciation de ces entreprises. Une tendance qui se reflète également dans les opinions des dirigeants, puisque les trois quarts des entreprises interrogées avouent axer leur stratégie sur la productivité. A leur sens, parvenir à améliorer cette dernière est un élément-clé pour parvenir à surmonter la crise dans un contexte concurrentiel mondialisé.

Des difficultés à trouver du personnel compétent

Toutefois, un problème persiste, à savoir la difficulté à embaucher du personnel compétent, qui sache utiliser de manière efficace ces nouvelles technologies (analystes de données...). Près de la moitié des entreprises affirment ainsi éprouver des difficultés à trouver du personnel pouvant être efficace et productif dès son embauche. Ce n'est pourtant pas la volonté qui fait défaut, puisqu'elles sont plus de 40% à envisager d'augmenter leur masse salariale d'ici un an.

Publié le 11 octobre 2011

A propos de... L'Atelier BNP Paribas - Paris Ecouter l’article

http://www.atelier.net/fr/articles/pme-americaines-investissent-technologies

lundi 26 septembre 2011

Le réseau Entreprise Europe renforcé en Asie et étendu à l’Afrique du Nord

La Commission européenne étend le champ d’action du réseau Entreprise Europe – le réseau de soutien aux affaires et à l’innovation destiné aux PME – en ouvrant de nouveaux points de contact au Japon et en doublant sa présence sur le marché chinois.

L’objectif est de voir davantage de petites et moyennes entreprises (PME) européennes profiter des marchés à croissance rapide en Asie, en Amérique latine et en Europe de l’Est.

La Commission étend également le réseau dans les pays du Sud de la Méditerranée, avec huit points de contact existants en Tunisie, un partenaire de longue date en Égypte et des agences qui devraient bientôt voir le jour au Maroc.

Le réseau aide les entreprises à trouver des partenaires potentiels sur les marchés européens et mondiaux et à transformer la recherche et l’innovation en bénéfices.

Pour de plus amples informations:

http://www.enterprise-europe-network.ec.europa.eu/news-media/news/ac-11


Lundi 26 Septembre 2011

[Fenêtre sur l'Europe]

http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=22393

mardi 20 septembre 2011

Pourquoi le printemps arabe ?

Le printemps arabe a surpris tous les économistes qui pensaient que les efforts réalisés en matière d’ouverture aux échanges, d’attractivité des investissements directs étrangers, de coopération internationale avaient définitivement placé les pays méditerranéens sur une trajectoire de convergence avec leurs grands voisins européens. Les taux de croissance des PIB des dernières années devenaient proches du seuil permettant un réel rattrapage (assez largement supérieurs à 4% par an en moyenne sur la période 2000-2009). Avec, ici, des progrès sensibles de productivité (Égypte, Jordanie, Maroc, Tunisie) fondés sur la pénétration de l’économie de la connaissance, et là, des entrées d’investissements directs significatifs qui pouvaient pousser certains à se lancer dans des opérations visant à la convertibilité du compte de capital (ce qui signifie aller vers la libéralisation complète des mouvements de capitaux, ce qui fut le cas en Égypte).

Certes, nous avions souligné le danger d’une équation de transfert déséquilibrée dans le cadre des accords Euromed. Elle se traduit par un important déséquilibre commercial avec l’Europe, lié à l’asymétrie du désarmement tarifaire (qui ne concerne que très peu les produits agricoles et qui s’est accompagné d’une explosion des normes techniques et sanitaires mises en place par l’Europe) et à sa difficile compensation par les transferts des migrants, le tourisme et les capitaux de long terme.

Nous avions également largement expliqué que la réduction de la pauvreté restait insuffisante parce qu’inférieure au taux de croissance. Ce qui signifiait que chaque point de croissance gagné s’accompagnait d’une augmentation d’un demi-point des inégalités, que les petites filles mouraient davantage que les petits garçons dans les campagnes, et que la pauvreté y était plus forte. Enfin, il n’est pas un rapport qui ne soulignait l’important chômage des diplômés et des exclus de toute reconnaissance scolaire.

Dès lors qu’avons-nous oublié ? Comment expliquer en profondeur le printemps arabe ? La première raison réside dans la façon dont ce mouvement général vers l’émergence a été conduit. Il s'agit d'un point central pour la transition qui va poser de considérables difficultés pour l’avenir. Ce mouvement a été conduit par une élite composée de politiques et d’hommes d’affaires, voire d’experts étroitement liés. C’est notamment le cas en Égypte et en Tunisie. Dès lors, les ratings habituels qui mettaient en évidence les insuffisances de la concurrence, du fonctionnement du marché du travail, du rôle des banques, de la corruption ne remettaient pas en cause une connivence profonde entre les opérateurs et le pouvoir.

Au fil des années, cette connivence a touché toutes les sphères de la société. Elle s’est traduite à des niveaux aussi différents que choisir les opérateurs pour un grand projet, obtenir un appel d’offres public, développer prioritairement une région, octroyer un crédit à une PME, trouver un emploi dans l’administration… voire obtenir une autorisation pour devenir marchand ambulant.

La question s'avère délicate pour la transition, car ces opérateurs et ce pouvoir protégés par une presse aux ordres, sont également responsables des progrès économiques évoqués plus haut. Il semble pratiquement impossible de se passer de la plupart d’entre eux sauf à aller vers un système totalement différent et donc éloigné des grandes tendances de l’économie mondiale d'aujourd’hui. Mais ceci doit être fait dans un contexte de transparence absolue, de séparation des opérateurs d’avec le pouvoir politique, de contrôle des décisions lourdes par des agences indépendantes, de liberté de la presse, de participation des populations aux choix, bref de véritable démocratie.

La seconde raison est l’instabilité naturelle que produit une plus grande insertion dans l’économie mondiale. Là encore, il faut poursuivre dans cette direction notamment en développant l’intégration Sud-Sud. Mais en la régulant au mieux. Depuis plus de quarante ans nous savons que toutes les révoltes arabes ont éclaté lorsque que les prix des produits de base du panier de la ménagère augmentaient significativement. Ce fut notamment le cas à la fin des années 70 en Egypte, au Maroc et en Tunisie lorsque les missions du FMI recommandaient de ne plus subventionner les prix des produits essentiels (blé tendre, sucre, huile) de façon à permettre le développement de la production locale. Mais ce qui était justifié sur le plan économique était absurde sur le plan social. Nous avons vu la place Tahrir envahie, les hôtels brûler aux Caire ainsi que toutes les discothèques de la route des Pyramides avant que le Président Sadate ne revienne sur la mesure. De ces manifestations date d’ailleurs la montée des frères musulmans. Les mêmes phénomènes atténués se sont produits à Rabat et à Tunis à trois mois d’intervalle et pour la même raison.

Avant les révolutions du printemps arabe nous avons effectivement assisté à une considérable augmentation de ces produits. Nul doute qu'il s'agit d'une cause importante de l’incendie. Une leçon semble-t-il retenue puisque le G8 vient de décider la création d’un fonds de régulation des prix des produits alimentaires qui n’ont pas a dépendre des anticipations des opérateurs de Chicago.

Comment faire comprendre à la mère d’une famille pauvre (autour de 20% de personnes vivent avec moins de 2,40 $ par jour dans les pays méditerranéens) que le blé tendre qui permet notamment de faire le couscous et qui représente autour de 30% de son panier de consommation augmente en trois mois de 15% parce que les opérateurs de Chicago ont acheté des futurs contrats à la hausse ? Nous pouvons d’ailleurs saluer le fait que le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick ait déclaré qu’il fallait « considérer l’alimentation comme la priorité numéro un de la région en 2011 ».

Mais tout ceci pouvait paraître au total maîtrisable et finalement assez commun aux pays situés dans la moyenne basse des pays à revenu moyen se dirigeant vers le statut de pays émergents. L’ouverture aux échanges crée naturellement des inégalités tout en engendrant un gain net global, car elle favorise les secteurs à avantages comparatifs au détriment des autres (les secteurs non compétitifs et ceux des biens dits non échangeables) et peut engendrer des problèmes sociaux graves si la compensation des perdants n’est pas bien conduite par l’État. Lorsque l’offre de qualifications s'avère inadaptée, les investissements étrangers produisent peu d’effets d’entraînement et se concentrent dans des îlots fermés, généralement situés sur les régions côtières ou proches des grands centres urbains.

La troisième raison qui tient à la première réside dans l’exclusion de la jeunesse des décisions et de l’emploi. Le pouvoir actuel marocain l’a bien compris. il a inscrit dans la constitution l’obligation d’une représentation de jeunes de moins de 40 ans dans le Parlement.

Cette lutte contre une société de patriarcat touche également les femmes, très actives dans la révolution. Elle sera de long terme et passe par le développement du syndicalisme étudiant, et surtout la formation et l’emploi. Les pays arabes souffrent d'une très forte proportion de jeunes sans aucune qualification non répertoriés chômeurs donc en dehors de toute considération sociale. Ils ont également une proportion considérable de chômeurs diplômés (jusqu’à 40%), ce qui représente à l’évidence une bombe à retardement. Cela explique que les nouveaux pouvoirs aient immédiatement proposé la création d’emplois publics (700.000 en Égypte réservés aux jeunes). Si nous comprenons bien les raisons immédiates de ces décisions, il est clair qu’elles ne résoudront guère le problème. La solution est de plus long terme. Elle concerne, le qualité de l’éducation et de la formation, son adéquation aux besoins de l’économie, la possibilité de créer et développer des petites entreprises, l’entrée dans l’économie de la connaissance, la pénétration d’une culture de la compétence et du risque.

La quatrième raison, l’extraordinaire disparité territoriale qui existe dans tous les pays concernés, explique qu'en Tunisie le mouvement soit venu du centre du pays. Le développement s’effectue dans les grands centres urbains et les régions côtières. Les territoires ruraux du centre et du Sud restent largement démunis. Les emplois y sont les plus rares, les infrastructures essentielles absentes, l'autonomie de décision faible. Cette reconquête du territoire et du monde rural sera décisive pour l’avenir. Elle nécessite là encore des avancées démocratiques par des formes de décentralisation au plus près des concentrations locales.

Tout ceci plaide donc pour une approche plus systémique que celle retenue par le passé. Si les pays du printemps arabe peuvent poursuivre leur marche vers l’ouverture et le progrès en s’appuyant sur les éléments les plus dynamiques de leurs sociétés et parvenir à une meilleure intégration interne, alors nous pouvons penser que la transition augurera d’une nouvelle ère de progrès. Elle implique que les gains économiques ne soient pas les seuls critères de succès.

Cela se fera par la mobilisation de toutes les énergies existantes et par la mobilisation de nouveaux acteurs. À bien des égards, il semble que les pouvoirs en place actuellement aient retenu cette orientation : « aller vers une croissance forte, ne pas revenir en arrière, mais rendre cette croissance plus inclusive et plus participative ». Le moteur est évidemment une véritable démocratie car elle permettra le jaillissement de nouveaux facteurs de dynamisme. Si, au contraire, nous économistes, attendons que les évènements se calment pour revenir «au business as usual », il y a de grandes chances que ce soit l’avancée démocratique elle-même qui soit menacée.

Par Jean-Louis Reiffers, professeur à EuromedManagement, coordonnateur et président du comité scientifique du FEMISE

Vendredi 16 Septembre 2011

© Copyright Econostrum.info

http://www.econostrum.info/Pourquoi-le-printemps-arabe_a6801.html

La Banque africaine de développement trace la route du futur Gabès-Ras Jdir et d'une ligne de crédit pour les PME en Tunisie

Les autoroutes constituent un outil de désenclavement. Photo DR.
Les autoroutes constituent un outil de désenclavement.
Photo DR.
TUNISIE. La Banque africaine de développement (BAD) prête main-forte à la Tunisie pour le financement de l’autoroute entre Gabès et Ras Jdir et d’une ligne de crédit pour les PME. Une décision prise au cours d’une réunion organisée lundi 19 septembre 2011 au siège du ministère de la Planification et de la Coopération internationale avec la BAD et le ministère de tutelle à Tunis. L'enveloppe représente 340 M de dinars (175 M €).

Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et de la Coopération internationale souligne le rôle de la BAD, " première institution à venir en aide à la Tunisie en 2011 ".

De son côté, le directeur du transport et des technologies de l’information de la BAD, Gilbert Mbesherubusa rappelle que "ces projets approuvés à la suite de la révolution, participent à la gouvernance et au développement inclusif approuvé en mai 2011, au soutien vigoureux qu’apporte la BAD aux efforts de la Tunisie visant à réussir sa transition démocratique" . Il ajoute que "la BAD intensifiera au cours du second trimestre son appui aux efforts du gouvernement transitoire visant à satisfaire les besoins sociaux prioritaires et à améliorer les services de proximité à partir de nouvelles opérations : alimentation en eau potable en milieu rural et amélioration de la qualité des eaux épurées".

Le premier des projets (268 M de dinars soit 138 M€) porte sur la construction de 195 kilomètres de route en 2x2 voies entre Gabes et Ras Jdir. Une opération permettant la création de 2000 emplois directs dans la phase de construction et de 160 emplois durant l’exploitation, mais aussi d'un très nombre d'emplois indirects. En effet, selon la BAD, dans le seul secteur touristique, 30 000 emplois seraient créés à moyen terme par ce projet. La route existante, empruntée par les transporteurs routiers allant en Libye, sera saturée à l'échéance 2015.

Le deuxième prêt (72 M de dinars soit 37 M€) financera une ligne de crédit mise à la disposition de 250 petites et moyennes entreprises tunisiennes des vingt-quatre gouvernorats via les banques commerciales du pays. Une aide conçue pour alléger les contraintes financières des entreprises pendant la transition et les aider à préserver les emplois déjà existants, voire en créer davantage. Le tiers des ressources mises à disposition par la BAD ciblera les régions en développement du pays.

700 000 personnes, dont 170 000 diplômés de l'enseignement supérieur, parcourent les petites annonces en quête d'emplois selon le gouvernement tunisien.

Astrid Jousset

Mardi 20 Septembre 2011

© Copyright Econostrum.info

http://www.econostrum.info/La-Banque-africaine-de-developpement-trace-la-route-du-futur-Gabes-Ras-Jdir-et-d-une-ligne-de-credit-pour-les-PME-en_a6865.html

vendredi 2 septembre 2011

Les PME belge se ruent sur les médias sociaux


Plus de 4 PME sur 10 misent aujourd’hui sur les médias sociaux pour y faire des affaires et recruter. Cela représente une forte hausse par rapport à il y a un an, comme il ressort d’une enquête du Syndicat Neutre des Indépendants (SNI).

Le SNI a interrogé cette année 536 PME à propos de leur utilisation des médias sociaux. De cette enquête, il apparaît qu’aujourd’hui, 42 pour cent des PME misent sur ces médias. Une enquête similaire réalisée l’année dernière indiquait que 27 pour cent seulement des PME exploitaient les sites de socialisation. Le SNI explique cette évolution principalement par l’attention croissante accordée aux sites sociaux dans les médias.

Par ordre d’importance, les directeurs de PME citent surtout Linkedin, suivi par Facebook, Twitter et Google+. Ils utilisent ces réseaux pour pouvoir communiquer directement avec leurs clients et prospects et pour obtenir de l’aide dans leurs trajets de vente et de marketing. Ils essaient aussi d’y trouver des informations professionnelles, d’entretenir des contacts et de découvrir des oiseaux rares sur le marché du travail.

39 pour cent des PME sont persuadées que leur présence sur les réseaux sociaux et l’utilisation active de ceux-ci sont nécessaires pour leur gestion, principalement comme moyen de promotion. Deux tiers des PME estiment que les médias sociaux auront un impact durable, tandis que l’autre tiers réduit le phénomène à une vogue temporaire.


Stefan Grommen -01/09/2011

http://datanews.rnews.be/fr/ict/actualite/apercu/2011/09/01/les-pme-belge-se-ruent-sur-les-medias-sociaux/article-1195093687229.htm

mercredi 31 août 2011

Des PME qui chassent en meute : l'objectif du cluster EDEN

A ce jour, elles sont 47 entreprises, mais l'objectif affiché est qu'elles soient 80 courant 2012. Elles ont en commun de travailler pour le secteur de la défense, nationale ou internationale, d'être innovantes et, qui plus est, exportatrices. Complémentaires, elles sont toutes adhérentes d'EDEN, un cluster de PME indépendantes créé fin 2007 sous l'égide de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Lyon et de la Direction Générale de l'Armement (DGA). En fédérant ainsi des PME qui, jusqu'alors, travaillaient isolément, EDEN permet à celles-ci de communiquer davantage entre elles, d'être plus visibles au niveau national et international, valorisant par la même leur savoir-faire, souvent unique, et de développer des actions collectives. Intéressées cette démarche, au moins trois régions françaises, au sein desquelles un certain nombre d'entreprises a été identifié, pourraient intégrer rapidement ce groupement lyonnais au sein d'une fédération en cours de création.

"Quand nous avons initié ce projet de cluster, nous étions 5 entreprises partie prenante, dont Sunaero", rappelle Thierry Regond, vice-président de Sunaero et trésorier d'EDEN. L'idée de la DGA était d'aider les PME travaillant pour la défense afin qu'elles puissent à la fois croître, et par conséquent embaucher et exporter davantage, d'autant plus qu'il s'agit d'un secteur hautement technologique, qui plus est généralement dual. "Nous sommes tous confrontés à la même problématique. Nous dépendons principalement des grands donneurs d'ordre qui, pour certains, tentent d'appréhender et de capter nos technologies, sans que nous bénéficions d'un réel retour. D'où la nécessité de protéger nos savoir-faire en faisant prendre conscience à ces donneurs d'ordre, que nous sommes évidemment à leur disposition mais que nous souhaitons en garder la paternité avec une certaine autonomie quant à leur utilisation éventuelle pour d'autres clients, ce qui nous permet une évolution technologique continue et pertinente et nous assure une réelle pérennité", explique-t-il. Thierry Regond ajoute que si beaucoup de progrès ont été faits ces derniers temps, notamment avec la signature de conventions au niveau national de type Pacte PME qui formalise une réelle volonté des Directions Générales de faire évoluer cette situation, dans les faits cependant, beaucoup reste à faire. La volonté d'EDEN, qui regroupe aujourd'hui 47 entreprises adhérentes, de la TPE qui compte 3 salariés à la PME de 350 à 400 personnes, est donc de préserver les intérêts de chacune de ces entreprises, tout en respectant évidemment des règles très strictes quant à la commercialisation de certains savoir-faire technologiques particulièrement sensibles.

Les entreprises adhérentes d'EDEN couvrent principalement 4 domaines d'activités : le transport aérien et terrestre, la protection individuelle, la détection et les mesures, enfin les logiciels embarqués ou pas. Les technologies de pointe qu'elles développent dans ces domaines sont, pour l'essentiel, destinées à des marchés de niches qui n'intéressent donc pas toujours les grands groupes industriels. "Le fait que nous ne soyons pas concurrents mais complémentaires nous permet d'échanger facilement des données techniques commerciales. Aussi, face à un besoin spécifique d'un client, nous sommes désormais capables de nous regrouper afin de proposer une solution technique globale pertinente et généralement inédite", s'enthousiasme Thierry Regond. Cette manière de "chasser en meute" a d'ores et déjà permis à EDEN d'initier notamment des coopérations techniques dans certains pays comme l'Inde. Pour autant, il n'est pas question que le cluster lyonnais se substitue à ses adhérents. Parallèlement ce dernier organise également pour les entreprises qui en font partie des visites très opérationnelles à l'étranger. "Il s'agit principalement de prendre des contacts avec des entreprises comme nous l'avons fait récemment au Brésil, lors du Salon LAAD (Latin America Aero & Defense)", précise-t-il.

Pas seulement un groupement de PME, mais une sorte d'état d'esprit

Au fil des mois, EDEN commence à ressembler à une véritable "meute". Aussi le cluster lyonnais est-il de plus en plus efficace. "En fédérant nos actions commerciales à l'export, nous sommes de plus en plus visibles. D'où un intérêt croissant des délégations officielles des pays dans lesquels nous participons à des salons et la multiplication de nos contacts avec les donneurs d'ordre étrangers", constate Thierry Regond qui précise qu'il en est de même en France avec, évidemment, la DGA mais aussi l'armée de terre, l'armée de l'air et les grandes institutions. Dans ce contexte, le développement d'EDEN est observé avec intérêt par d'autres régions françaises, et en particulier la Bretagne, l'Aquitaine et la Bourgogne, trois régions au sein desquelles ont été identifiées des entreprises qui présentent le profil souhaité pour intégrer à terme EDEN. Aussi les responsables du cluster réfléchissent-ils à cette possible intégration, via la création d'une fédération nationale. "Il s'agit de pouvoir regrouper toutes les entreprises qui souhaitent nous rejoindre en leur donnant une certaine autonomie régionale. Nous avons observé en effet que les entités régionales comme les Conseils régionaux, généraux, voire les CCI, souhaitent pouvoir dire leur mot et contribuer à ce véritable élan". L'Ile-de-France et la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA) sont également très intéressées par EDEN.

Persuadés que pour pouvoir prétendre peser sur les décisions il faut être nombreux, les responsables d'EDEN ce sont fixés des objectifs ambitieux, le premier étant d'être 80 adhérents, sans compter les autres régions, au cours du premier trimestre 2012. Particularité d'EDEN : chaque entreprise souhaitant y adhérer doit être agréée par l' ensemble des adhérents. C'est dire si ce cluster n'est pas seulement un regroupement de PME de haute technologie positionnées sur le secteur de la défense, mais a su, malgré son jeune âge, faire naître une sorte d'état d'esprit. Or pour en faire partie, encore faut-il l'avoir et le démontrer.


BE France 260 >> 30/08/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67553.htm

mardi 30 août 2011

Tunisie : les nouvelles clés de performance pour les PME

Du 1er au 3 octobre prochain se tiendra une convention d’affaires dédiée à la croissance des PME, sur le thème de « la mutualisation au service de la performance ». Initiée par Novalto, il s’agit de réunir en Tunisie 200 dirigeants de PME françaises provenant de villes provinciales que sont Nantes, Lille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, et Marseille.
 

Identifier les leviers de performance : un enjeu pour l’Hexagone

Les 200 chefs d’entreprise conviés à cette Convention d’affaires sont des entreprises de moins de 20 salariés, provenant de tous secteurs confondus. Alors que le contexte économique actuel reste inégal pour les différents secteurs et types de marché, cette rencontre entre professionnels vise à partager, débattre et échanger pour identifier un modèle de croissance, ainsi que des nouveaux leviers de performance et de compétitivité pour les PME.

Cette Convention sera l’occasion pour les dirigeants de PME de province, « souvent isolés », d’échanger et de trouver les clés de performance qui leur permettra de poursuivre et d’améliorer leur développement, autour d’ateliers d’experts, de témoignages, d’activités, d’un forum d’affaires multiculturel et d’une conférence sur le jeu collectif.

En ce qui concerne le déroulement de ces trois jours, deux axes d’actions sont privilégiés : trouver et partager les clés du développement, mais aussi rompre la solitude des dirigeants. Parmi les thématiques abordées : l’optimisation de ses ressources financières, comment motiver ses équipes, développer son réseau professionnel et se construire avec lui, ou encore comment diminuer ses coûts cachés, et être plus compétitif. Autant d’angle de discussion qui permettront à ces 200 dirigeants de ressortir avec les clés pour « devenir un acteur économique fort et incontournable » ! Une belle promesse donc !


Un dialogue transméditerranéen pour renforcer la coopération franco-tunisienne
L’objectif de cette Convention est également de pouvoir « soutenir les tunisiens et la nouvelle Tunisie ». Dans cette optique seront présents des institutionnels tunisiens tels que le ministère du tourisme, de la coopération, FIPA, etc. qui « viendront témoigner de la vitalité économique du pays et des enjeux de la coopération franco-tunisienne », comme le rappelle Novalto au travers de son communiqué de presse.

Sylvain Bianchini, président de Novalto souligne ainsi le lien qu’il souhaiterait établir avec la Tunisie :

« Nous avons été séduits d’emblée par l’accueil de ses habitants, leur sens du service, leur volonté parfois touchante de répondre à nos attentes dans la construction de notre projet. Et puis, d’un coup, le pays s’est embrasé, dans un élan de colère et de dignité. Plus que jamais, nous avons été impressionnés. Et plus que jamais nous nous sommes sentis proches d’eux ».

Soutenir la Tunisie en soutenant le business, telle est l’ambition de cette rencontre.

http://www.widoobiz.com/actualites/tunisie-les-nouvelles-cles-de-performance-pour-les-pme/8133

lundi 29 août 2011

200 dirigeants de PME de vos régions réunis en Tunisie pour identifier les nouvelles clés de la performance

200 dirigeants de PME de vos régions réunis en Tunisie pour identifier les nouvelles clés de la performance du 1er au 3 octobre prochains.

Dans un contexte de reprise sensible mais inégale où l'investissement productif des entreprises françaises est différencié en fonction des secteurs d'activité et du type de marché, le plus grand réseau d'entreprises françaises - les TPE et PME de moins de 20 salariés - cherche un modèle de croissance et des leviers de performance et de compétitivité.

*Une convention dédiée à la croissance des PME et TPE françaises*

Pour démontrer la valeur des PME françaises, actrices clés du renouvellement du tissu des entreprises de l'hexagone et à l'occasion de ses dix ans, Novalto, entreprise spécialiste de l'accompagnement TPE/ PME, crée sa convention nationale d'affaires entièrement consacrée à ces dernières, sur le thème de la mutualisation au service de la performance.

*Trouver ensemble et partager les clés du développement*

200 chefs d'entreprise (75 % < 20 salariés), tous secteurs confondus, seront réunis autour de partenaires et sponsors prestigieux pour échanger sur les meilleurs moyens d'optimiser ses ressources financières, de motiver ses équipes, de développer son réseau professionnel et se construire avec lui, de diminuer ses coûts cachés, de peser pour être plus compétitif et devenir un acteur économique fort et incontournable…

Ateliers d'experts, conférence plénière sur le jeu collectif comme enjeu prioritaire animée par Roger Couffin , et Philippe Van den Bulke , forum d'affaires franco-tunisien, témoignages, activités ludiques, autant d'évènements pour rapprocher les Hommes, conforter les vocations et accompagner les projets ambitieux.

*Rompre la solitude des dirigeants*

Isolés le plus souvent, les dirigeants de ces entreprises de Province (Lille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Marseille) ont besoin de partager leurs expériences et d'être accompagnés dans leurs projets et dans la gestion de leur quotidien. Echanger, débattre, se concerter lors d'un événement fédérateur, c'est multiplier les opportunités business, les rencontres, trouver des solutions, dynamiser son réseau et repartir plus entreprenant.

*Un dialogue transméditerranéen original*

Novalto souhaite également avec cette Convention soutenir les tunisiens et la nouvelle Tunisie, s'engager auprès des tunisiens et être les premiers à s'investir sur le terrain :
« Nous avons été séduits d'emblée par l'accueil de ses habitants, leur sens du service, leur volonté parfois touchante de répondre à nos attentes dans la construction de notre projet. Et puis, d'un coup, le pays s'est embrasé, dans un élan de colère et de dignité. Plus que jamais, nous avons été impressionnés. Et plus que jamais nous nous sommes sentis proches d'eux » Sylvain Bianchini, Président de Novalto.

Des institutionnels tunisiens (ministère du tourisme, de la coopération, FIPA…) viendront témoigner de la vitalité économique du pays et des enjeux de la coopération franco-tunisienne.

En savoir plus : www.novalto.fr

NOVALTO

Communiqué le 29/08/2011


http://www.lyon-communiques.com/communiques/200-dirigeants-de-pme-de-vos-regions-reunis-en-tunisie-pour-c70567.htm

dimanche 28 août 2011

Economie numérique : bilan et perspectives des PME

Face à l’évolution technologique et l’importance grandissante de la communication online, comment les entrepreneurs s’organisent-ils ? Un sondage Linkeo met à jour les besoins et l’activité des entreprises françaises face à l’économie numérique.

Du 30 mars au 30 mai 2011, 400 TPE et PME ont été interrogées sur leur motivation et leur usage d’internet comme outil de communication. Deux critères de sélection ont permis de retenir 100% des entreprises qui possèdent un site internet strictement professionnel, et qu’elles gèrent depuis plus de 12 mois.

Tour d’horizon du profil type des TPE et PME actives sur le web
De cette étude se dégage que les secteurs d’activité les plus familiers du web ne sont pas forcément ceux auxquels on peut s’attendre. Mais ce qu’il est important de souligner, c’est que l’utilisation de la communication sur internet n’est pas réservée à un secteur d’activité : artisans, commerçants, ou industriels, tous les secteurs d’activité se sont mis à la page du numérique. A noter cependant, les secteurs du service et de la construction/BTP sont les plus nombreux à utiliser un site internet professionnel, avec respectivement 29% et 22% des sondés. Vient ensuite l’industrie avec 12%, puis les commerces de proximité avec 8%.Toutefois, les secteurs de l’Immobilier, de l’agriculture, des loisirs et du tourisme sont peu représentés. Chacun de ces secteurs représente ainsi à 1% sur le total des entreprises interrogées.

En règle générale, les entreprises sondées emploient moins de 7 salariés. Cela concerne 83% des entreprises interrogées, tandis que 10% d’entre elles sont composées de 7 à 9 salariés, et 7% seulement sont formées de 10 à 100 salariés. La communication internet ne dépend donc pas de la taille de l’entreprise

La communication en ligne n’est pas non plus réservée aux citadins… Il s’avère en effet que 72% des entreprises qui investissent la toile pour communiquer sont situées en zone rurale, ou dans des villes de petite taille (moins de 10 000 hab.). En revanche, l’effectif est de 14% sur Paris et IDF.

Pour ce qui est des entrepreneurs, le sondage a révélé que les communicants sont en grosse majorité composés d’hommes (71%), contre 1/3 de communicantes (29%). Mais le plus étonnant concerne la tranche d’âge de ces entrepreneurs. Certes, les 35-49 ans sont présents à 57%, mais sont également fortement présents les entrepreneurs issus de la « génération Minitel » avec 29% des sondés. Seuls 12% des 25-34 ans communiquent professionnellement sur la toile.

Autre indicateur, 61% des entrepreneurs ont un niveau d’étude inférieur au Bac, 32% possèdent une formation Bac ou Bac +2, et seulement 7% possèdent un diplôme supérieur à BAC +3. Ces chiffres démontrent que « le media internet n’est pas réservé à une élite ».

Comment les TPE et PME appréhendent-elles l’outil de communication « internet » ?
La part du e-commerce est relativement faible, puisque seul 15% des entreprises possèdent un site de vente en ligne, en revanche, toutes accordent une grande importance à leur visibilité sur internet et souhaitent se former aux TIC.

La motivation est forte, car Internet offre de nouvelles perspectives alors que le contexte économique est relativement tendu. Ainsi, 61% des entrepreneurs déclarent diversifier leur budget de communication. De plus, la création de leur site internet résulte d’un choix souvent stratégique : 54% des entreprises ont crée leur site dans le but de faire connaitre leurs produits et services, 53% pour générer de nouveaux contacts, 51% pour améliorer leur image de marque, 48% pour mettre en avant les informations pratiques de leur structure et 45% pour augmenter leur chiffre d’affaires.

En ce qui concerne leur visibilité online, 90% considèrent le référencement naturel comme une technique privilégiée de mise en avant. Seuls 4% ont opté pour un référencement payant, et 2% pour le display, à savoir les campagnes d’affichage en ligne. L’attraction des réseaux communautaires reste étonnement encore très faible, puisque seul 1% des entreprises considèrent que les réseaux sociaux peuvent leur permettre d’accroitre leur visibilité.

Au total, ce sont 43% des entrepreneurs qui souhaitent augmenter sensiblement leur visibilité dans les 6 mois à venir.

Parmi les autres outils de communication utilisés par les TPE et PME, 32% offrent déjà la possibilité pour leurs internautes de s’inscrire à leur newsletter, via leur site internet.

Les entrepreneurs à la recherche de conseils et de contenus
Avec l’évolution d’internet, les entrepreneurs doivent « monter dans le train du numérique » et ils en sont bien conscients ! Ainsi, 26% d’entre eux souhaitent se former aux nouveaux outils numériques, 35% ont l’intention d’enrichir leur site avec du contenu via notamment des visuels ou des textes additionnels, et 25% s’intéressent au design de leur site internet. La vidéo online est également un sujet vers lequel se tournent les TPE-PME, puisque 15% ont prévu d’en créer dans les 6 mois à venir. Nous sommes donc bien entrés dans l’ère du contenu.

En ce qui concerne les réseaux sociaux, seulement 5% des entreprises possèdent déjà une page Facebook, et la moitié déclarent être intéressés par les potentielles évolutions du réseau social Facebook. De même, l’intérêt pour les applications mobiles est également grandissant chez les entrepreneurs, avec 23% d’entre eux qui prévoient que l’internet mobile aura un impact sur leur activité commerciale.

Avec l’évolution numérique, les entreprises se tournent de plus en plus vers de nouveaux besoins liés aux problématiques du web et des TIC. Se former à ces nouvelles technologies devient donc un enjeu par chacune d’entre elles, qui va de pair avec l’augmentation du besoin de visibilité en ligne, et de recherche de nouveaux outils de communication internet. Les réseaux sociaux et applications web et mobile sont également en plein essor, d’où l’intérêt – encore timide – des entreprises envers ses outils. Encore relativement peu utilisés, ces outils de communication sont cependant perçus comme possiblement impactant pour leur activité future et les prévisions à 6 mois indiquent que les entrepreneurs ont clairement décidés de s’y intéresser.

En bref, une tendance qui se dessine et qui devrait booster l’activité des entreprises de conseil, de création de contenus ou de community management.

http://www.widoobiz.com/actualites/economie-numerique-bilan-et-perspectives-des-pme/8112