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jeudi 4 juillet 2013

Hollande en Tunisie : les dossiers chauds d'une visite très attendues

François Hollande effectue une visite d'État en Tunisie du jeudi 4 au vendredi 5 juillet. Ce voyage officiel, destiné à afficher le soutien français à la transition démocratique tunisienne, devrait se dérouler sans accroc. À moins que certains sujets sensibles ne viennent parasiter l'entente cordiale affichée par les deux pays...

Après l’Algérie et le Maroc, François Hollande débarque jeudi 4 juillet en Tunisie, seul pays d'Afrique du Nord francophone où il ne s’est pas rendu depuis son arrivée à l’Élysée. Le président français atterrira jeudi après-midi à 13h (locales) à l’aéroport de Tunis pour une visite de deux jours. Objectif annoncé par l’entourage du chef de l’État : délivrer un « message d'encouragement » à ce pays pionnier des Printemps arabes, qui connaît une transition démocratique « avec ses succès et parfois ses difficultés».

Selon des sources diplomatiques, aucun nuage ne devrait venir perturber ce déplacement attendu - et maintes fois repoussé - de François Hollande en Tunisie. « Tout le monde veut que ça se passe bien, affirme un responsable français. Nous sommes deux pays amis aux liens profonds, il n’y aura donc aucun sujet tabou et rien ne sera évité ». Malgré les déclarations rassurantes des uns et des autres, quelques dossiers chauds devront tout de même être pris avec des pincettes par le président français.

>> Lire aussi l'interview d'Adel Fekih, ambassadeur de Tunisie en France : "Hollande a compris que c'était important de venir maintenant" en Tunisie

Respect des droits humains et de la liberté d’expression

Comme d’habitude lors des visites d’État à l’étranger, François Hollande devrait publiquement rappeler l'importance que la France attache au respect des droits de l’homme et des libertés individuelles à travers le monde. En Tunisie, cet exercice s’annonce périlleux. Ces derniers mois, plusieurs personnes - la Femen Amina Sbouï, le rappeur Weld El 15, ou encore des jeunes de Mahdia qui avaient publié des écrits et des dessins jugés blasphématoires - ont été condamnés à des peines d’emprisonnement ferme ou avec sursis pour avoir trop ouvertement manifesté leurs opinions. Un des jeunes de Mahdia, Ghazi Beji, condamné à sept ans de prison, a notamment obtenu l’asile politique en France, devenant ainsi le premier réfugié politique de la Tunisie post-Ben Ali. Outre ces affaires judiciaires médiatisées, il n'est pas rare que les journalistes tunisiens soient harcelés et des élus intimidés ou menacés, voire même tués comme Lotfi Naguedh, membre de Nida Tounès et Chokri Belaïd, le secrétaire général du Mouvement des patriotes démocrates.

Le chef de l’État tentera donc de faire passer ses messages, en se gardant de prêter le flanc aux accusations d’ingérence dans les affaires internes tunisiennes. « Nous serons attentifs au respect d’un certain nombre de valeurs mais nous n’avons pas de leçons à donner », résume un conseiller élyséen.

Absence de Manuel Valls et prudence diplomatique

De nombreux ministres français accompagneront François Hollande lors de ce déplacement en Tunisie. Seront notamment présents Laurent Fabius, Pascal Canfin, Nicole Bricq, ou encore Najat Vallaud-Belkacem. Un poids lourd du gouvernement sera toutefois absent : le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Après l'assassinat de Chokri Belaïd, tué par balles le 6 février à Tunis, il s'était attiré les foudres du parti islamiste au pouvoir Ennahdha pour avoir mis en garde contre la montée d'un « fascisme islamique » en Tunisie. C’est donc peu dire que l’homme-fort du gouvernement Ayrault n’était pas le bienvenu. « Manuel Valls ne sera pas du déplacement pour cause de calendrier incompatible » se défend-on, un peu gêné, à l’Élysée.

Plus globalement, le président français n'a programmé aucun entretien avec des responsables d’Ennahdha ni d'aucun autre parti au pouvoir lors de son séjour tunisien, même s'il rencontrera bien évidemment ceux qui occupent des fonctions officielles, comme Ali Larayedh, Premier ministre issu de la mouvance islamiste. Il s’entretiendra également avec de nombreux membres de l’opposition (Hamma Hammami, Béji Caïd Essebsi, Samir Taïeb…) et de la société civile (Yadh Ben Achour, Basma Khalfaoui, Habib Kazdaghli…).

La situation de crise en Égypte, où l'armée a écarté les Frères musulmans (proches d'Ennahdha) du pouvoir, n'incite pas à l'imprudence diplomatique du côté français. Un faux pas pourrait vite être interprété comme un soutien aux islamistes ou, au contraire, à leurs opposants. Or si la France, dans un communiqué publié le 3 juillet, « prend acte » des dernières évolutions en Égypte, souhaitant que « les échéances soient préparées dans le respect de la paix civile, du pluralisme, des libertés individuelles et des acquis de la transition démocratique, afin que le peuple égyptien puisse choisir librement ses dirigeants et son avenir », Ennhahda a, de son côté, clairement exprimé son soutien à Mohamed Morsi, qui qualifie la situation dans son pays de « coup d'État » militaire.

Annulation de la dette

À la faveur de cette visite d’État, les Tunisiens s’attendent à ce que le président Hollande s’exprime sur la dette de la Tunisie à l’égard de la France. Ils souhaiteraient notamment que Paris prenne une initiative similaire à celle de l’Allemagne, qui a accepté que les 60 millions d’euros de créances tunisiennes soient convertis et investis dans des projets de développement durable.

Estimé à 1,7 milliard d’euros, le montant emprunté à la France est autrement plus important. « Procéder à l’annulation de la dette tunisienne [environ 50% du PIB, NDLR] pourrait constituer un signal négatif pour la Tunisie sur les marchés internationaux, indique une source à l'Élysée. D’autres options sont envisageables, comme la reconversion d’une partie de la dette. » Si aucune décision ne semble avoir été prise pour le moment, nul doute que le sujet sera mis sur la table à un moment ou à un autre lors de la visite présidentielle.

La Syrie et le contexte sécuritaire régional

au même titre que le coup de force en Égypte, le conflit syrien sera évoqué par François Hollande et ses hôtes. Des centaines de jeunes tunisiens ont rejoint des brigades jihado-salafistes en Syrie et leur retour au pays représente une menace non-négligeable. Français et Tunisiens aborderont également la question de la sécurité régionale, marqué par la crise égyptienne et surtout la situation préoccupante en Libye qui influe directement dur la Tunisie. Trafic d’armes, camps d’entraînements, présence d’Aqmi, émergence du mouvement jihadiste et amélioration du contrôle des frontières sont autant de points qui risquent de provoquer une gêne du côté tunisien, le gouvernement ayant semblé pendant longtemps - et jusqu'à récemment - faire preuve d’indulgence face aux extrémistes qui menacent directement l’État et la transition démocratique.
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Benjamin Roger et Frida Dahmani, à Tunis

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vendredi 19 avril 2013

Le gouvernement français veut créer des passerelles entre recherche et PME

Le gouvernement fait aujourd'hui le bilan à six mois du pacte national de compétitivité.La nouvelle stratégie du ministère de la Recherche vise à stimuler l'innovation, levier de croissance des PME.


A l'occasion du séminaire gouvernemental sur la compétitivité qui se tient ce matin à Matignon, consacré au suivi de la mise en oeuvre du pacte national pour la croissance et l'emploi, Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, nous dévoile sa stratégie pour stimuler l'innovation en France, notamment en mobilisant la recherche publique. Sa conviction est qu'il est nécessaire d'avoir une vision globale prenant en compte toutes les composantes. Elle estime qu'il faut absolument valoriser la recherche technologique et favoriser le transfert de la propriété intellectuelle qui sont les parents pauvres dans l'Hexagone. C'est une première en France : Geneviève Fioraso annonce l'inscription du transfert dans l'article 55 du projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche proposant un système similaire au Bayh-Dole Act américain. Le texte sera débattu à l'Assemblée nationale le 13 mai prochain. La priorité sera donnée aux PME et à l'exploitation industrielle, en Europe, de la propriété intellectuelle des établissement publics financée par des subventions . Il y a urgence. Aujourd'hui, les flux financiers liés aux échanges de brevets entre la France et l'étranger mesurent bien l'ampleur de la fuite de la PI : -9,9 milliards de dollars en importation et + 15,7 milliards en exportation (Word Bank Statistics 2011). En clair, la France vend plus de brevets qu'elle n'en achète, donc l'innovation tricolore n'est pas assez valorisée dans l'Hexagone. Pour inverser cette tendance, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche veut fluidifier la gestion de la PI, en débloquant le verrou de la copropriété des brevets publics, qui ralentit le transfert vers les start-up. Le délai moyen de création ou d'obtention des droits d'exploitation est trop long : dix-huit mois. Dans sa vision stratégique, Geneviève Fioraso ne perd surtout pas de vue les PME innovantes, dont elle maîtrise parfaitement les difficultés. En connaissance de cause : « J'ai vécu le parcours du combattant d'une start-up, on ne peut pas me raconter d'histoire », confie-t-elle.


Les Echos

18/04/2013

jeudi 3 mai 2012

En Tunisie, les médias dans la ligne de mire du gouvernement

Le Point.fr - Publié le 03/05/2012 à 15:47 - Modifié le 03/05/2012 à 16:17

JULIE SCHNEIDER

Les rapports entre le gouvernement et les médias, publics ou privés, sont de plus en plus tendus.

Des journalistes frappés. Du matériel confisqué. Au total, depuis le début de l'année 2012, près d'une trentaines de journalistes tunisiens ont été agressés, selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Pour la seule journée du 9 avril, ils étaient 15. Des enquêtes ont été ouvertes mais n'ont, pour l'heure, pas abouti. Les rapports entre le gouvernement et les médias, qu'ils soient publics ou privés, semblent de plus en plus tendus. Une élue du parti Ennahda n'a pas hésité à les traiter de "microbes" au sein de l'Assemblée constituante. Nombreux sont les élus à fustiger les médias, estimant qu'ils manquent de neutralité.

"La Tunisie est un pays où, traditionnellement, les gouvernements sont légitimés par le peuple. Ces dérapages verbaux peuvent être dangereux", met en garde Olivia Gré, responsable du bureau de Reporters sans frontières à Tunis, soulignant une "certaine animosité à l'encontre de la télévision nationale depuis la prise de fonction du nouveau gouvernement".

"Épuration"

Perché sur les hauteurs de Tunis, le siège de la télévision nationale cristallise les tensions. Depuis le 2 mars, des manifestants ont planté leurs tentes demandant l'"épuration" de la rédaction, accusée d'entraver le travail du gouvernement. Dans la plupart des médias publics, les journalistes qui officiaient déjà sous Ben Ali sont toujours présents. À l'époque, la télévision nationale, alors baptisée TV7, en référence au 7 novembre 1987, date du coup d'État de Ben Ali, informait au rythme des communiqués officiels. Depuis le 14 janvier, les journalistes sont livrés à eux-mêmes. Des sessions de formation ont été organisées par des médias étrangers, mais il semble que cela n'ait pas été suffisant pour l'opinion publique. Le 24 avril, des heurts ont eu lieu entre le personnel de la chaîne et les protestataires. Quelques jours plus tard, trois présentatrices du JT de 20 heures de la télévision nationale ont décidé de démissionner afin de "relâcher la pression qui pèse sur la chaîne", alors qu'un élu d'Ennahda, Ameur Laârayedh, n'écartait pas la possibilité de la "privatisation" du service public tunisien.

"La privatisation des médias publics dans les pays en transition est une vieille chimère. Cette idée peut être dangereuse. Le service public doit libérer l'information de l'emprise commerciale. En Tunisie, le paysage médiatique est en ruine. On doit instaurer un service public garant d'une certaine qualité, et qui sera une locomotive vers le professionnalisme", lance Riadh Ferjani, sociologue des médias. Un point de vue que partage Larbi Chouikha, membre de l'Instance nationale pour la réforme de l'Information et de la Communication (INRIC), qui a remis le 30 avril un rapport virulent sur l'état des médias et les compétences des journalistes au Premier ministre. Pour lui, il est temps que "les médias gouvernementaux deviennent réellement des médias publics. C'est, j'ai envie de dire, révolutionnaire".

Monopole des nominations

La défiance avait commencé peu après la prise de fonction du gouvernement Jebali. Le 7 janvier, le Premier ministre annonçait la nomination de plusieurs personnes à la tête des médias publics,déclenchant la colère des journalistes. Ni le SNJT, ni l'INRIC n'avaient été consultés. Le gouvernement a réitéré fin avril. Habib Belaïd, directeur de la radio nationale nommé au lendemain de la révolution, a appris son éviction par son chauffeur. Son remplacement décidé le 17 avril a été publié au Journal officiel trois jours plus tard, sans qu'il en soit averti.

"Il n'y a ni cadre juridique, ni cadre institutionnel à l'heure actuelle", rappelle Larbi Chouikha, membre de l'INRIC, qui dénonce la "méthode" et appelle de ses "voeux" l'application des décrets-lois 115 et 116, qui n'ont toujours pas été activés. Élaborés en septembre 2011 afin de renforcer la liberté de la presse, ils prévoient notamment la création de la Haute Autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), une sorte de CSA qui devra notamment être en charge des nominations.

Impunité malsaine

"Le gouvernement veut garder le monopole sur les nominations des responsables des médias publics", estime Mongi Khadraoui, secrétaire général du SNJT, qui souligne qu'il "doit y avoir encore des traces de corruption dans les médias, surtout les publics". Alors que le syndicat des journalistes avait décidé en juin 2011 d'établir une "liste noire" des journalistes corrompus sous Ben Ali, le ministère de l'Intérieur n'a pas ouvert ses archives jusqu'ici.

"Il y a une impunité malsaine au sein des rédactions", note le sociologue Riadh Ferjani, qui prône l'intégration des médias dans la justice transitionnelle.

http://www.lepoint.fr/monde/en-tunisie-les-medias-dans-la-ligne-de-mire-du-gouvernement-03-05-2012-1457760_24.php

dimanche 16 octobre 2011

Quand le gouvernement fédéral [américain] tente (timidement) de prendre pied en matière d'innovation

Le gouvernement fédéral n'en finit plus, depuis maintenant plus d'un an, de reconnaître et valoriser le rôle fondamental de l'innovation dans le dynamisme et la croissance de l'économie américaine. Cependant, jusqu'à présent, l'administration Obama s'était bien gardée d'intervenir directement dans des mécanismes favorisant l'innovation, préférant se focaliser principalement sur le financement de la recherche fondamentale.

Seuls les programmes SBIR / STTR [1], destinées aux SMEs pour leur R&D (plus appliquée), peuvent être perçus comme un financement indirect de l'innovation, mais leurs montants sont relativement faibles comparés au fonds attribués aux agences de recherche [2]. Aujourd'hui, ce sont le secteur privé ainsi que les universités qui se voient attribués les rôles "d'innovateurs" et de transformateurs de la connaissance fondamentale en innovation. A charge pour ces institutions d'apporter un bénéfice économique et sociétal sur les marchés. Ce sont d'ailleurs ces acteurs que le gouvernement américain, via diverses initiatives dont nous nous sommes fait l'écho [3] (Startup America, Small Business Investment Act), cherche à soutenir pour relancer la croissance américaine, désespérément anémique depuis plusieurs années. ...


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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67899.htm

vendredi 16 septembre 2011

Le Fonds monétaire arabe prévoit une forte baisse du taux de croissance en Egypte et en Tunisie

L’Égypte et la Tunisie doivent s'attendre à une forte baisse de leurs taux de croissance selon le directeur général et président du conseil d'administration du Fond monétaire arabe, Jassem al-Manaie s'exprimant  jeudi 15 septembre 2011, lors d'une réunion à Doha des gouverneurs des banques centrales des pays arabes.

La proposition annoncée par le G8 et les organisations internationales de doubler les aides financières aux dits pays n'aurait pas rassuré les gouvernements des banques centrales arabes. Une aide pouvant atteindre près de 80 mrds$ d'ici 2013 au lieu des 40 mrds annoncés en mai 2011.

Ces deux pays, dont les présidents ont été destitués du pouvoir sur le coup de vagues de manifestations massives, "vont connaître une forte chute de leur taux de croissance, sinon au moins un tassement", déclarait Jassem al-Manaie.  

"La réticence des investisseurs étrangers, la pression continue sur les réserves et les monnaies combinées à la possibilité d'une hausse du taux de chômage risquent d'accroître les difficultés économiques de ces pays" précise-t-il.

Ne négligeant pas l'importance de la mise en place d'aide financière internationale, les gouverneurs des banques centrales des pays arabes rappelaient 'l'importance pour les institutions internationales de fournir un soutien financier à court terme afin d'aider à la stabilité financière générale dans les pays arabes affectés par les récents événements" et ainsi d'exprimer '"leur confiance dans le futur des économies tunisienne et égyptienne et dans le secteur bancaire de ces deux pays", et espéré que "la Banque centrale libyenne allait reprendre son rôle".

mardi 6 septembre 2011

Allons-nous vers un internet dominé par les gouvernements?

Icann
Icann

La fuite d’un document de la Commission européenne à propos de l’avenir de l’espace des domaines de top level sur l’internet ne laisse subsister aucun doute: un clash menace d’éclater entre les partisans du modèle multipartite de l’Icann et le groupe toujours plus imposant des gouvernements nationaux qui rejettent ce modèle.

En fait, la controverse porte sur la question de savoir si le gestionnaire du système des noms de domaine peut revendiquer une légitimité suffisante, du fait qu’aucun des top-managers de l’organisation n’a jamais été élu. Lorsqu’on envisage l’Icann d’une perspective juridique, la réponse inquiétante est à chaque fois que cette organisation fonctionne selon les principes qui ont été définis dans un contrat conclu avec ‘une agence du gouvernement américain liée au Congrès’.

D’un point de vue historique, le secteur internet est un secteur où les interconnexions sont nombreuses et où la recherche d’un accord est plus importante qu’une stratégie descendante (‘top down’). Le mot d’ordre de l’Internet Engineering Task Force - ‘même si le consensus n’est pas parfait, le code doit fonctionner’ - est éloquent sur ce plan. Les gouvernements y ont été et y sont considérés un peu comme un mal nécessaire. Il n’y aurait aujourd’hui pas d’internet global non plus, si toutes les parties avaient attendu patiemment une réglementation issue des autorités.

“Entre-temps, il y a eu cependant pas mal de changements”, déclare le consultant Michael Roberts. Roberts fut le tout premier CEO de l’Icann et dirigea l’organisation de 1998 à 2001. “Il ne s’agit plus aujourd’hui ni de packs TCP/IP ni de technologie, mais de contenu qui est diffusé avec toutes les implications sociales, politiques, religieuses et économiques que cela suppose. Quasiment chaque jour, nous sommes les témoins de la puissance d’internet, que ce soit pour renverser un dictateur ou pour en appeler à l’anarchie.”

Il y a dix ans, les politiciens estimaient qu’il ne fallait pas toucher à internet, “mais aujourd’hui, l’on assiste à un retour de balancier”, ajoute encore Roberts. “Reste donc à savoir dans quelle mesure l’Icann (et d’autres instances en charge de la gouvernance internet) devront évoluer vers des organisations constituées de véritables élus.”

Frederik Tibau -16:24

http://datanews.rnews.be/fr/ict/actualite/apercu/2011/09/06/allons-nous-vers-un-internet-domine-par-les-gouvernements/article-1195097917059.htm

vendredi 2 septembre 2011

Les gouvernements commencent à voir les bénéfices des services en ligne



Réaliser des économies fait partie des arguments pour convaincre les administrations à proposer des interfaces sur le web. Les premiers retours sur investissements se feront sérieusement sentir dans les prochaines années.

La mise en place de services administratifs et gouvernementaux en ligne a pour but, en plus de celui d'améliorer la transparence et l'accessibilité, celui de favoriser la réalisation d'économies. Comment ? En réduisant les délais, notamment. Selon ABI Research, ce vœu pieux devrait être réalisé : dans une étude, le cabinet prévoit que ce sont 116 milliards de dollars qui pourraient être épargnés au niveau mondial en 2016. Les investissements alloués devraient eux aussi connaître une croissance proportionnelle : ABI avance la somme de 57 milliards de dollars dans cinq ans, contre 28 en 2010.

Un marché encore fragmenté
Cela notamment afin de répondre aux attentes des utilisateurs, dont le nombre devrait tripler sur la période. Reste que cette situation ne doit pas cacher le fait qu'il reste d'importantes disparités entre les pays : le marché est aujourd'hui très fragmenté, et le niveau d'implémentation et de succès des initiatives varie en fonction des pays et même des régions. "Initialement, la plupart des initiatives se déroulent dans les pays dits développés", note à ce sujet Phil Sealy, analyste pour le cabinet.

Des services avant tout mobiles
"Mais à partir de 2014, on devrait assister à un déploiement massif de services d'e-gouvernement", ajoute-t-il. Cela, notamment depuis le téléphone portable, attendu comme un outil incontournable dans des régions où il est plus difficile de proposer un accès à l'Internet fixe que mobile. Mais aussi parce que le combiné mobile permet de mettre au point des applications simples d'accès et donc accessibles au plus grand nombre.

Publié le 02 septembre 2011 


http://www.atelier.net/articles/gouvernements-commencent-voir-benefices-services-ligne