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mardi 20 septembre 2011

Pourquoi le printemps arabe ?

Le printemps arabe a surpris tous les économistes qui pensaient que les efforts réalisés en matière d’ouverture aux échanges, d’attractivité des investissements directs étrangers, de coopération internationale avaient définitivement placé les pays méditerranéens sur une trajectoire de convergence avec leurs grands voisins européens. Les taux de croissance des PIB des dernières années devenaient proches du seuil permettant un réel rattrapage (assez largement supérieurs à 4% par an en moyenne sur la période 2000-2009). Avec, ici, des progrès sensibles de productivité (Égypte, Jordanie, Maroc, Tunisie) fondés sur la pénétration de l’économie de la connaissance, et là, des entrées d’investissements directs significatifs qui pouvaient pousser certains à se lancer dans des opérations visant à la convertibilité du compte de capital (ce qui signifie aller vers la libéralisation complète des mouvements de capitaux, ce qui fut le cas en Égypte).

Certes, nous avions souligné le danger d’une équation de transfert déséquilibrée dans le cadre des accords Euromed. Elle se traduit par un important déséquilibre commercial avec l’Europe, lié à l’asymétrie du désarmement tarifaire (qui ne concerne que très peu les produits agricoles et qui s’est accompagné d’une explosion des normes techniques et sanitaires mises en place par l’Europe) et à sa difficile compensation par les transferts des migrants, le tourisme et les capitaux de long terme.

Nous avions également largement expliqué que la réduction de la pauvreté restait insuffisante parce qu’inférieure au taux de croissance. Ce qui signifiait que chaque point de croissance gagné s’accompagnait d’une augmentation d’un demi-point des inégalités, que les petites filles mouraient davantage que les petits garçons dans les campagnes, et que la pauvreté y était plus forte. Enfin, il n’est pas un rapport qui ne soulignait l’important chômage des diplômés et des exclus de toute reconnaissance scolaire.

Dès lors qu’avons-nous oublié ? Comment expliquer en profondeur le printemps arabe ? La première raison réside dans la façon dont ce mouvement général vers l’émergence a été conduit. Il s'agit d'un point central pour la transition qui va poser de considérables difficultés pour l’avenir. Ce mouvement a été conduit par une élite composée de politiques et d’hommes d’affaires, voire d’experts étroitement liés. C’est notamment le cas en Égypte et en Tunisie. Dès lors, les ratings habituels qui mettaient en évidence les insuffisances de la concurrence, du fonctionnement du marché du travail, du rôle des banques, de la corruption ne remettaient pas en cause une connivence profonde entre les opérateurs et le pouvoir.

Au fil des années, cette connivence a touché toutes les sphères de la société. Elle s’est traduite à des niveaux aussi différents que choisir les opérateurs pour un grand projet, obtenir un appel d’offres public, développer prioritairement une région, octroyer un crédit à une PME, trouver un emploi dans l’administration… voire obtenir une autorisation pour devenir marchand ambulant.

La question s'avère délicate pour la transition, car ces opérateurs et ce pouvoir protégés par une presse aux ordres, sont également responsables des progrès économiques évoqués plus haut. Il semble pratiquement impossible de se passer de la plupart d’entre eux sauf à aller vers un système totalement différent et donc éloigné des grandes tendances de l’économie mondiale d'aujourd’hui. Mais ceci doit être fait dans un contexte de transparence absolue, de séparation des opérateurs d’avec le pouvoir politique, de contrôle des décisions lourdes par des agences indépendantes, de liberté de la presse, de participation des populations aux choix, bref de véritable démocratie.

La seconde raison est l’instabilité naturelle que produit une plus grande insertion dans l’économie mondiale. Là encore, il faut poursuivre dans cette direction notamment en développant l’intégration Sud-Sud. Mais en la régulant au mieux. Depuis plus de quarante ans nous savons que toutes les révoltes arabes ont éclaté lorsque que les prix des produits de base du panier de la ménagère augmentaient significativement. Ce fut notamment le cas à la fin des années 70 en Egypte, au Maroc et en Tunisie lorsque les missions du FMI recommandaient de ne plus subventionner les prix des produits essentiels (blé tendre, sucre, huile) de façon à permettre le développement de la production locale. Mais ce qui était justifié sur le plan économique était absurde sur le plan social. Nous avons vu la place Tahrir envahie, les hôtels brûler aux Caire ainsi que toutes les discothèques de la route des Pyramides avant que le Président Sadate ne revienne sur la mesure. De ces manifestations date d’ailleurs la montée des frères musulmans. Les mêmes phénomènes atténués se sont produits à Rabat et à Tunis à trois mois d’intervalle et pour la même raison.

Avant les révolutions du printemps arabe nous avons effectivement assisté à une considérable augmentation de ces produits. Nul doute qu'il s'agit d'une cause importante de l’incendie. Une leçon semble-t-il retenue puisque le G8 vient de décider la création d’un fonds de régulation des prix des produits alimentaires qui n’ont pas a dépendre des anticipations des opérateurs de Chicago.

Comment faire comprendre à la mère d’une famille pauvre (autour de 20% de personnes vivent avec moins de 2,40 $ par jour dans les pays méditerranéens) que le blé tendre qui permet notamment de faire le couscous et qui représente autour de 30% de son panier de consommation augmente en trois mois de 15% parce que les opérateurs de Chicago ont acheté des futurs contrats à la hausse ? Nous pouvons d’ailleurs saluer le fait que le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick ait déclaré qu’il fallait « considérer l’alimentation comme la priorité numéro un de la région en 2011 ».

Mais tout ceci pouvait paraître au total maîtrisable et finalement assez commun aux pays situés dans la moyenne basse des pays à revenu moyen se dirigeant vers le statut de pays émergents. L’ouverture aux échanges crée naturellement des inégalités tout en engendrant un gain net global, car elle favorise les secteurs à avantages comparatifs au détriment des autres (les secteurs non compétitifs et ceux des biens dits non échangeables) et peut engendrer des problèmes sociaux graves si la compensation des perdants n’est pas bien conduite par l’État. Lorsque l’offre de qualifications s'avère inadaptée, les investissements étrangers produisent peu d’effets d’entraînement et se concentrent dans des îlots fermés, généralement situés sur les régions côtières ou proches des grands centres urbains.

La troisième raison qui tient à la première réside dans l’exclusion de la jeunesse des décisions et de l’emploi. Le pouvoir actuel marocain l’a bien compris. il a inscrit dans la constitution l’obligation d’une représentation de jeunes de moins de 40 ans dans le Parlement.

Cette lutte contre une société de patriarcat touche également les femmes, très actives dans la révolution. Elle sera de long terme et passe par le développement du syndicalisme étudiant, et surtout la formation et l’emploi. Les pays arabes souffrent d'une très forte proportion de jeunes sans aucune qualification non répertoriés chômeurs donc en dehors de toute considération sociale. Ils ont également une proportion considérable de chômeurs diplômés (jusqu’à 40%), ce qui représente à l’évidence une bombe à retardement. Cela explique que les nouveaux pouvoirs aient immédiatement proposé la création d’emplois publics (700.000 en Égypte réservés aux jeunes). Si nous comprenons bien les raisons immédiates de ces décisions, il est clair qu’elles ne résoudront guère le problème. La solution est de plus long terme. Elle concerne, le qualité de l’éducation et de la formation, son adéquation aux besoins de l’économie, la possibilité de créer et développer des petites entreprises, l’entrée dans l’économie de la connaissance, la pénétration d’une culture de la compétence et du risque.

La quatrième raison, l’extraordinaire disparité territoriale qui existe dans tous les pays concernés, explique qu'en Tunisie le mouvement soit venu du centre du pays. Le développement s’effectue dans les grands centres urbains et les régions côtières. Les territoires ruraux du centre et du Sud restent largement démunis. Les emplois y sont les plus rares, les infrastructures essentielles absentes, l'autonomie de décision faible. Cette reconquête du territoire et du monde rural sera décisive pour l’avenir. Elle nécessite là encore des avancées démocratiques par des formes de décentralisation au plus près des concentrations locales.

Tout ceci plaide donc pour une approche plus systémique que celle retenue par le passé. Si les pays du printemps arabe peuvent poursuivre leur marche vers l’ouverture et le progrès en s’appuyant sur les éléments les plus dynamiques de leurs sociétés et parvenir à une meilleure intégration interne, alors nous pouvons penser que la transition augurera d’une nouvelle ère de progrès. Elle implique que les gains économiques ne soient pas les seuls critères de succès.

Cela se fera par la mobilisation de toutes les énergies existantes et par la mobilisation de nouveaux acteurs. À bien des égards, il semble que les pouvoirs en place actuellement aient retenu cette orientation : « aller vers une croissance forte, ne pas revenir en arrière, mais rendre cette croissance plus inclusive et plus participative ». Le moteur est évidemment une véritable démocratie car elle permettra le jaillissement de nouveaux facteurs de dynamisme. Si, au contraire, nous économistes, attendons que les évènements se calment pour revenir «au business as usual », il y a de grandes chances que ce soit l’avancée démocratique elle-même qui soit menacée.

Par Jean-Louis Reiffers, professeur à EuromedManagement, coordonnateur et président du comité scientifique du FEMISE

Vendredi 16 Septembre 2011

© Copyright Econostrum.info

http://www.econostrum.info/Pourquoi-le-printemps-arabe_a6801.html

dimanche 4 septembre 2011

Israël : Et quel est donc la discipline préférée des élèves ? Les maths pour 22% d’entre-eux, la gym pour 19%

ECOLE 
La rentrée scolaire, c’est aussi le temps des statistiques et des tableaux comparatifs. Parmi toutes les publications publiées ces derniers jours, la plus pertinente a été celle qui portait sur la dépense comparative par élève et, en sus, le taux de réussite au bac dans ces mêmes villes et bourgades (1).
 

A ce hit-parade, Tirat Hacarmel a décroché la première place, avec 14.837 shekels par an et par élève. Le taux de réussitte au bas est de 63,8%. Un résultat qui n’a pas surpris les édiles locaux qui, depuis des années, a fait de l’enseignement scolaire la priorité des priorités. Tirat Hacarmel a été fondée en 1949, en tant que village de tentes destiné aux nouveaux immigrants. C’est en 1992 que le statut de ville lui a été conféré. ...

Et quel est donc la discipline préférée des élèves ? Les maths pour 22% d’entre-eux, la gym pour 19%, puis l’anglais (14%), l’informatique (6%), l’histoire (4%), la Bible (4%), la biologie (4%) et, fermant la marche, la littérature avec 3%.

Par Mati Ben-Avraham (Jérusalem)
                              
Publié le 4 septembre 2011

jeudi 1 septembre 2011

Susciter le désir d’investir des efforts



Apprendre c’est faire des efforts.

SUR LE BLOG de Henri BOUDREAULT

Faire apprendre c’est susciter, chez l’apprenant, le désir d’investir les efforts nécessaires pour pouvoir réaliser les apprentissages. Que fait le conseiller financier lorsqu’il vous propose d’investir de l’argent dans tel ou tel objet d’investissement  ? Il vous informe et vous indique les avantages d’un tel investissement. Lorsque vous prenez conscience des résultats possibles, vous mesurez le risque pour décider si le jeu en vaut la chandelle et que vous aurez un rendement satisfaisant.

 Pour l’apprenant, c’est la même chose. La première question à se poser est si vous êtes un bon conseiller, non pas financier, à l’apprentissage. Combien d’apprenants sont en mesure de décider consciemment d’investir dans les apprentissages que vous leur proposez  ? Comme vous le feriez vous-même, lorsque le rendement est incertain et le risque de perte est grand et bien vous n’investissez pas.

 L’effort, qui est le moteur, oscille entre le besoin et le désir d’apprendre. L’énergie, qui est le carburant, permet de mettre en oeuvre la décision de faire des efforts. Lorsque vous constatez une bonne affaire où il serait intéressant d’investir et que vous avez pris la décision de prendre le risque, il faut que vous possédiez de l’argent pour concrétiser votre décision. Du même ordre l’apprenant sans énergie ne peut mettre en oeuvre sa décision d’apprendre. L’énergie est de deux ordres. Il y a l’énergie motrice et l’énergie motivatrice.

 La façon de se nourrir, la forme physique, la santé, le sommeil suffisant constituent les éléments clés pour pouvoir avoir l’énergie motrice suffisante pour mettre en oeuvre sa décision d’investir les efforts pour apprendre. Mais là encore, ce n’est pas suffisant. Ce que je nomme énergie motivatrice est également un élément nécessaire. Sans la motivation il n’y aura pas d’effort. La motivation peut être déclenchée par deux raisons. La première est en lien avec le besoin d’apprendre. La deuxième est en lien avec le désir d’apprendre.

 Mes anciennes études en géographie m’ont appris que dans la nature les êtres vivants ne peuvent faire plus d’effort que le besoin auquel cet effort répond. En mots simples le lion ne peut dépenser plus de calories que ce qu’il pourra recueillir de ses proies. Je pense que pour l’humain il y a un peu de cela. On ne fait pas plus d’effort que le besoin auquel cela répond.

 Le défi de celui qui fait apprendre est de créer des situations d’apprentissage où l’apprenant pourra constater que cela répond à un besoin qu’il a ou encore que le design de la situation ou son intrigue suscite, chez lui, le désir d’aller plus loin que son besoin.

 La prochaine fois je vous présenterez une situation d’apprentissage qui exploite le besoin et une autre qui suscite le désir.


par An@é(son site) jeudi 1er septembre 2011

http://www.educavox.fr/Susciter-le-desir-d-investir-des


mercredi 31 août 2011

L'engagement associatif, pour développer des aptitudes et s'investir dans la vie étudiante de son campus


Le monde de l'enseignement supérieur, c'est aussi un tissu associatif aussi dense que varié. Des assos de filière aux assos citoyennes en passant par les syndicats, les formes d'engagement sont multiples. Pourquoi s'investir ? Comment choisir son association ? Quels sont les écueils à éviter ? Keek répond à vos questions.


S'engager, pour quoi faire ?

Les raisons de l'engagement dans une association peuvent être multiples. Cela permet tout d'abord de faire bouger le campus. Plus le tissu associatif est dense, plus les possibilités pour les étudiants d'avoir accès à des services divers et variés sont étendues.
 
S'engager, c'est aussi développer de nombreuses compétences allant au-delà du seul socle académique du lycée ou de la fac. Gérer un projet, manager une équipe, parler en public sont autant d'exercices qu'on peut rencontrer dans la vie associative. Enfin, rentrer dans une asso permet de faire des rencontres, de s'ouvrir aux autres et de profiter de sa vie étudiante. Il faut aussi savoir profiter, diantre !
 
S'engager, c'est risqué ?

Tout n'est pas rose dans le monde associatif, loin s'en faut ! Parfois, trop d'engagement tue l'engagement. S'investir peut en effet prendre beaucoup de temps, au détriment des études. Il faut donc bien prendre garde à ne pas oublier que dans l'expression "associations étudiantes", le second mot doit primer sur le premier.
 
Comment choisir une association ?
 
 En matière d'associations étudiantes, il y en a pour tous les goûts :
  • Pour mener des projets et renforcer la cohésion d'une promo, les associations de filières sont là. BDE (bureaux des étudiants), corpos ou amicales, quel que soit leur nom, ces associations composées d'étudiants d'une même faculté ou d'une même école organisent divers évènements pour animer la vie de leur lieu d'étude.
  • Pour épanouir sa fibre politique (un viva la Revolucion te taquine l'encéphale ?), on peut s'engager dans un syndicat étudiant. Problématiques d'enseignement supérieur, représentation des étudiants, préparation et participation aux élections... un menu consistant et varié !
  • Pour aider ton prochain, de nombreuses associations citoyennes de toutes les tailles mènent des actions sociales dans de nombreux domaines et à toute échelle. On peut faire du soutien scolaire pour les jeunes issus de quartiers défavorisés, aller dispenser des cours à des détenus, promouvoir le développement durable sur le campus...
  • Vous avez l'âme d'un sportif, mélomane ou cinéphile ? Ciné-clubs, associations d'oenologie, clubs sportifs... Les campus regorgent d'associations culturelles et sportives prêtent à vous accueillir !


Les établissements proposent parfois une présentation des associations présentes sur le campus. Vous pouvez la consulter ou vous renseigner auprès des responsables qui ne manqueront pas de venir présenter leurs associations en début d'année.

Source :
Par Chalineau J le 31 août 2011
Mini url :   http://keek.fr/e898ad

http://www.keek.fr/article/2891-s-engager-dans-une-association-pourquoi-faire

mardi 23 août 2011

L'UE débloque 110 millions d'euros pour relancer l'économie tunisienne

Hôtels fermés, terrasses désertées: l'été fut
morose à Djerba. (AFP / Miguel Medina)
L'Union européenne a approuvé mardi deux nouveaux programmes d'assistance financière pour la Tunisie, d'un montant total de 110 millions d'euros, a annoncé la Commission européenne dans un communiqué.

Il s'agit de "soutenir le processus de transition politique et économique" en Tunisie, a précisé la Commission.

Le premier programme, doté d'un budget de 90 millions d'euros, est destiné à soutenir les mesures de relance récemment adoptées par le gouvernement tunisien. Il doit notamment permettre d'aider à réduire les inégalités grâce à des interventions publiques en faveur des régions et des groupes sociaux "particulièrement défavorisés jusqu'à présent", a expliqué le communiqué.

Le deuxième programme, doté d'un budget de 20 millions d'euros, est destiné à encourager la modernisation du secteur des services.

Avec cette aide, "la Commission européenne marque son soutien aux mesures de relance prises par le gouvernement tunisien et sa confiance dans le potentiel futur de l'économie tunisienne", a indiqué le commissaire européen chargé de la politique de voisinage avec les pays proches de l'UE, Stefan Füle.

"La Commission est déterminée à soutenir les efforts des autorités visant à rétablir rapidement une croissance plus forte, qui permette de créer des emplois, d'améliorer les conditions sociales des Tunisiens les plus défavorisés et de résorber les disparités entre les régions", a-t-il ajouté.

(Source AFP)

Aujourd'hui à 12h39

http://www.liberation.fr/monde/01012355634-l-ue-debloque-110-millions-d-euros-pour-relancer-l-economie-tunisienne

samedi 20 août 2011

Méditerranée : terre d’investissement

Le Bilan 2011 de l’Observatoire MedFunds a révélé fin juillet les résultats d’une enquête sur la portée du capital-investissement en Méditerranée.


Attractivité renforcée de la région Méditerranée 

Soutenu par le projet Invest in Med, le capital-investissement continue à se développer de manière significative dans la région méditerranéenne. Une bonne nouvelle qui fait suite à des variations d’activité au cours de la période 2003-2009, puisque la forte croissance des 4 premières années avait été fortement impactée par la crise financière de 2008.

Les 56 fonds d’investissements lancés en 2010 ont finalement remis en route l’activité et ont renforcé l’attractivité de la région à un niveau jamais atteint auparavant. 23 fonds étaient d’ailleurs annoncés pour l’année 2011 et au total, il s’agit de plus de 120 nouveaux fonds créés depuis l’année 2008.

Ce développement encourageant de la région méditerranée s’accompagne d’une diversification des investisseurs. Ceux-ci viennent de plus en plus majoritairement d’Europe (Evolution de 10% à 14% des engagements depuis 2008), et de moins en moins du Golfe, d’Israël, ou de l’Amérique du Nord.

D’après le rapport de synthèse établi par Anima sur le « private equity » – ou capital investissement – ce projet sʹest beaucoup développé au sud et à lʹest de la Méditerranée depuis les années 2000, en particulier dans les pays arabes, où il était très peu présent auparavant.

Ainsi, Israël se positionne largement en tête des destinations méditerranéennes privilégiées, avec 243 fonds et 23 milliards de dollars depuis 1990. La Turquie n’est pas en reste, puisque son activité émergente ne cesse de se confirmer avec des investissements de plus en plus importants. Suivent les pays arabes avec à leur tête 3 pays : l’Egypte, le Maroc, et la Tunisie, qui continuent leur progression en attirant progressivement de plus en plus de capitaux étrangers.

Selon Anima Investment Network, « l’étude MedFunds 2008 faisait état d’une forte concentration des fonds d’investissement sur certains pays de la région (Israël bien entendu, mais également Egypte et Maroc, et à un degré moindre, la Tunisie), et de l’absence quasi totale de fonds dédiés à d’autres pays. Cette réalité a changé, tous les pays MED étant aujourd’hui, bien que de manière inégale (Syrie, Libye), concernés par le private equity ».


De nouveaux acteurs professionnels, en âge de créer des emplois

Comme le souligne le rapport, « ce développement s’est naturellement accompagné d’une professionnalisation des équipes de gestion ». Notamment, le capital-investissement a poursuivi une inflexion vers les fonds mono-pays ainsi que vers les fonds sectoriels.

Mais qu’est-ce qu’un fond mono-pays ? Il s’agit tout simplement de fonds du capital-investissement limités géographiquement, dans le but de conserver une certaine proximité avec leurs entreprises, ou avec l’objectif de se concentrer sur des marchés dotés de réglementations plus favorables, tels que l’Egypte. Le graphique suivant explique l’évolution des fonds mono-pays, face aux fonds régionaux.



La concentration géographique des fonds s’est donc accentuée, de même que les fonds investis en méditerranée se dirigent lentement vers des secteurs plus spécifiques : davantage de fonds sectoriels et moins de grands fonds généralistes. En effet, seulement 30% des fonds sont entièrement dédiés aux secteurs spécialisés, les investissements restant majoritairement opportunistes et multisectoriels.

Cette inflexion du capital-investissement vers les mono-fonds ou les fonds sectoriels indique une certaine maturité de la région, dont l’activité se tourne également de plus en plus vers l’amont, autrement dit vers l’early stage (+ 75% entre 2008 et 2011) et le second stage, bien que l’early stage représente seulement 28% des fonds créés.

Qu’est-ce que signifient ces activités d’early stage et de second stage ? Il s’agit en réalité de placer les fonds investis dans de nouveaux modes d’investissements, situés à l’amont de l’activité elle-même. Autrement dit, les fonds d’investissements se consacrent progressivement à l’innovation, aux startups, et aux réseaux de business angels, plutôt qu’au capital-développement, à la transmission et aux infrastructures.

Les effets positifs de cette maturation sont significatifs pour la région Méditerranée : ils « se traduisent en termes de croissance du chiffre d’affaires, d’amélioration du résultat et de création d’emplois » selon le programme Invest in Med et la plateforme Anima. Effectivement, le sondage effectué par MedFunds sur un échantillon de 150 entreprises dénote « plus de 11 500 emplois nets » créés dans la région par le capital investissement, « dont 72% par les investissement inférieurs à 5 millions de dollars ».

Selon l’observatoire ANIMA-MedFunds, « le capital-investissement aurait en effet créé près de 330 000 emplois directs et apporté environ 20 milliards USD de chiffre d’affaires annuel supplémentaire sur les 15 dernières années ».


http://www.widoobiz.com/actualites/mediterranee-terre-dinvestissement/7909

dimanche 14 août 2011

Le Maroc élu "Pays Africain de l'Avenir" pour l'année 2011/12

Le Maroc a été élu "Pays Africain de l'Avenir pour l'année 2011/12" par la FDI Intelligence, une division du prestigieux groupe britannique de presse, The Financial Times, spécialisée dans le domaine des investissements étrangers directs (IED).    
Le Maroc élu "Pays Africain de l'Avenir" pour l'année 2011/12
 
Le Maroc améliore ainsi son classement, en grimpant de la troisième position en 2009/10, pour se positionner en tête des pays africains, évinçant l'Afrique du sud, qui occupait la première position. Le troisième rang revient à l'Ile Maurice.

La percée du Maroc "est due à son succès à attirer des IED", explique le FDI Intelligence, relevant que les IED ont connu une baisse en Afrique du sud et en Egypte (respectivement premier et deuxième dans le classement de l'année 2009/10), contrairement au Maroc où les investissements étrangers ont enregistré une hausse de 8 pc en 2010.

Le Maroc est l'un des rares pays de la région ayant enregistré une hausse des projets d'investissement étrangers directs, souligne le FDI Intelligence.

Le Top-10 africain, mené par le Maroc, comprend l'Egypte (4ème), le Ghana (5ème), les Seychelles (6ème), la Tunisie (7ème), la Namibie (8ème), l'Ethiopie (9ème) et le Kenya (10ème).

Outre sa première position sur le classement général, le Maroc s'est adjugé le premier rang dans les catégories des infrastructures et de la stratégie de promotion des IED.

Dans la catégorie du potentiel économique, le Maroc occupe la deuxième position derrière l'Afrique du sud et la quatrième dans celle des ressources humaines.

L'équipe éditoriale de fDI Magazine s'appuie sur un réseau de correspondants étrangers et exclusifs. FDI propose une image actualisée des outils de cartographie de l'investissement international en évolution constante comme fDI Markets et fDI Benchmark. Ses rédacteurs en chef bénéficient d'un accès privilégié aux acteurs du marché et décideurs politiques.   
  
Samedi 13 Août 2011 - 22:54
 

jeudi 28 juillet 2011

Les investisseurs suisses, fans du jasmin

Alors que la Suisse entretenait les relations difficiles avec la Tunisie de l'ère Ben Ali, les hommes d'affaires helvètes se bousculent, depuis le 14 janvier, au portillon du pays du jasmin. (...)

http://www.africaintelligence.fr/MC-/affaires-reseaux/2011/07/28/les-investisseurs-suisses-fans-du-jasmin%2C91780225-ART-login