Affichage des articles dont le libellé est Association. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Association. Afficher tous les articles

mardi 20 septembre 2011

Les associations : arme secrète anti-chômage ?

A l'heure où l'insertion professionnelle est parfois un chemin de croix, pourquoi ne pas miser sur l'engagement associatif ?

La publication des chiffres du chômage nous rappelle la précarité dans laquelle vivent les jeunes de France, comme autant d’individus incapables de se réaliser dans un projet. Derrière sa moyenne, le couloir des 20 – 25% de chômage des jeunes cache encore des inégalités frappantes et révèle un pays en panne d’ « ascenseur social », une université sans idées pour activer efficacement l’insertion professionnelle, une société du jeunisme qui leur refuse un droit d’accès au marché de l’emploi.

Dans la lutte contre le chômage, une piste est pourtant encore sous-estimée : l’engagement associatif. Symptomatique de cet oubli, la contribution de Terra Nova, publiée le 23 août dernier, et consacrée à l’enseignement supérieur, n’évoque ni le rôle des associations, ni celui des syndicats. Aucune note n’a été publiée sur ce sujet par aucun think-tank ; aucun parti politique n’envisage la vie associative comme un trait d’union évident entre l’enseignement supérieur et le marché de l’emploi.

Pourtant, sur le plan national et collectif, les associations représentent plus d’1,6 million de personnes salariées en France. Depuis le rapport parlementaire du député Derosier (2000), elles sont devenues une voie puissante de professionnalisation. Ce peut être aussi un tremplin vers un emploi dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Ce secteur reste en effet très mal connu des jeunes : 12% des 16-30 ans seulement se disent en mesure de d’en donner une définition claire. (Sondage CSA – Jeun’ESS, Juin 2011).

Sur le plan individuel et personnel, les vertus de l’engagement associatif sont nombreuses : relations intergénérationnelles, apprentissage et responsabilisation. La vie associative représente aussi un moyen de réinsertion scolaire et de conquête de son autonomie. Le cadre associatif peut enfin ouvrir les portes à un réseau, ressource précieuse pour tout jeune en quête de son premier emploi. Près de 16 millions de personnes adhèrent aujourd’hui à une association. Certaines associations sont parfois même entièrement dédiées à la constitution d’un réseau professionnel pour les jeunes les plus défavorisés. Ainsi, l’association Frateli propose à des étudiants d’être suivis par des jeunes actifs au cursus proche de celui qu’ils mènent afin de les accompagner jusqu’à l’insertion professionnelle.

Car oui, si les jeunes issus des milieux défavorisés sont les premiers exclus du marché du travail, ils sont aussi ceux qui ont le moins accès à la vie associative. L’adhésion en héritage, qui participe à la reproduction sociale, est trop souvent constitutive de l’engagement : le diplôme et la catégorie socioprofessionnelle des parents déterminent l’acte de s’engager. Selon une étude de l’INSEE parue en 2008, plus le niveau d’étude est avancé, plus on tend à adhérer à un syndicat, un groupement professionnel ou une association culturelle. Il existe une vraie corrélation entre le milieu social et la propension à développer un réseau professionnel.

Il faut mettre un terme à cette inégalité qui discrimine l’intégration sur le marché du travail et dans la vie publique. L’Etat doit intervenir pour offrir à sa jeunesse des chances égales de s’insérer durablement sur le marché du travail dès la fin des études. Le marché du travail s’apparente aujourd’hui à un « marché caché » où l’embauche se fait plus aisément par le relationnel et le réseau que par l’offre d’emploi. Or le chômage persistant s’explique le plus souvent par des difficultés à trouver un premier emploi (selon la contribution de Terra Nova, depuis 1980 la probabilité de perdre un CDI est de 1%). L’association est indéniablement l’un des tremplins qui permettront aux jeunes de se former aux responsabilités et de se créer un réseau indispensable pour leur devenir professionnel.

L’Etat et les présidents d’université doivent s’engager pour réduire cet écart. On peut songer à la reconnaissance de crédits obligatoires pour tout projet associatif mené par l’étudiant pendant sa scolarité. Il pourrait aussi être opportun de simplifier davantage les procédures de déclaration de l’association et les rendre moins coûteuses, plus accessible à notre jeunesse. Les associations de parrainage pourraient enfin se voir reconnaître le statut d’associations d’utilité publique pour le rôle important qu’elles sont susceptibles de jouer dans l’insertion des jeunes issus de milieux défavorisés.


Jean-Michel Crovesi, Ancien membre du Conseil de direction de Sciences-Po Paris, Fondateur des Jeunes Populaires de l'International, Coordinateur adjoint du collectif France à venir.

Publié le 19 septembre 2011

http://www.atlantico.fr/decryptage/engagement-association-tremplin-emploi-developpement-economique-184001.html

mercredi 31 août 2011

L'engagement associatif, pour développer des aptitudes et s'investir dans la vie étudiante de son campus


Le monde de l'enseignement supérieur, c'est aussi un tissu associatif aussi dense que varié. Des assos de filière aux assos citoyennes en passant par les syndicats, les formes d'engagement sont multiples. Pourquoi s'investir ? Comment choisir son association ? Quels sont les écueils à éviter ? Keek répond à vos questions.


S'engager, pour quoi faire ?

Les raisons de l'engagement dans une association peuvent être multiples. Cela permet tout d'abord de faire bouger le campus. Plus le tissu associatif est dense, plus les possibilités pour les étudiants d'avoir accès à des services divers et variés sont étendues.
 
S'engager, c'est aussi développer de nombreuses compétences allant au-delà du seul socle académique du lycée ou de la fac. Gérer un projet, manager une équipe, parler en public sont autant d'exercices qu'on peut rencontrer dans la vie associative. Enfin, rentrer dans une asso permet de faire des rencontres, de s'ouvrir aux autres et de profiter de sa vie étudiante. Il faut aussi savoir profiter, diantre !
 
S'engager, c'est risqué ?

Tout n'est pas rose dans le monde associatif, loin s'en faut ! Parfois, trop d'engagement tue l'engagement. S'investir peut en effet prendre beaucoup de temps, au détriment des études. Il faut donc bien prendre garde à ne pas oublier que dans l'expression "associations étudiantes", le second mot doit primer sur le premier.
 
Comment choisir une association ?
 
 En matière d'associations étudiantes, il y en a pour tous les goûts :
  • Pour mener des projets et renforcer la cohésion d'une promo, les associations de filières sont là. BDE (bureaux des étudiants), corpos ou amicales, quel que soit leur nom, ces associations composées d'étudiants d'une même faculté ou d'une même école organisent divers évènements pour animer la vie de leur lieu d'étude.
  • Pour épanouir sa fibre politique (un viva la Revolucion te taquine l'encéphale ?), on peut s'engager dans un syndicat étudiant. Problématiques d'enseignement supérieur, représentation des étudiants, préparation et participation aux élections... un menu consistant et varié !
  • Pour aider ton prochain, de nombreuses associations citoyennes de toutes les tailles mènent des actions sociales dans de nombreux domaines et à toute échelle. On peut faire du soutien scolaire pour les jeunes issus de quartiers défavorisés, aller dispenser des cours à des détenus, promouvoir le développement durable sur le campus...
  • Vous avez l'âme d'un sportif, mélomane ou cinéphile ? Ciné-clubs, associations d'oenologie, clubs sportifs... Les campus regorgent d'associations culturelles et sportives prêtent à vous accueillir !


Les établissements proposent parfois une présentation des associations présentes sur le campus. Vous pouvez la consulter ou vous renseigner auprès des responsables qui ne manqueront pas de venir présenter leurs associations en début d'année.

Source :
Par Chalineau J le 31 août 2011
Mini url :   http://keek.fr/e898ad

http://www.keek.fr/article/2891-s-engager-dans-une-association-pourquoi-faire