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mercredi 25 septembre 2013

Un kickstarter de projets scientifiques made in France

La plateforme de financement participatif Davincicrowd est en ligne depuis le 23 septembre.

Davincicrowd : une plateforme de financement participatif lancée par l'IFFRES, pour soutenir des projets d'intérêt généraux à caractère scientifique IFFRES


FINANCEMENT. « La recherche et l'enseignement supérieur ont toujours été les parents pauvres du mécénat en France. L'IFFRES est né de ce constat en 2009 » explique Max Anghilante, président de cet Institut Français des Fondations de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur.

La raison d'être de ce "think tank" : organiser des colloques et des rencontres afin de mettre en relation des entreprises en quête de mécénat et des investisseurs privés, ou des fondations, avec des écoles, des universités ou encore des associations.

Depuis lundi 23 septembre, l'IFFRES poursuit cet objectif en lançant sur Internet une plateforme de financement participatif baptisée Davincicrowd.

Basé sur le don et pas sur le pré-achat

La mission de cette plateforme est de faciliter le financement de projets d'intérêt général dans le domaine des sciences, de la santé et de la recherche. Par exemple « aider des étudiants à poursuivre leurs études, contribuer à de grands travaux de recherche scientifique et médicale conduits par les meilleures équipes, renforcer la qualité de l’enseignement de votre université ou de votre école... » explique le site sur ses pages.

ASPIRATIONS. L'internaute y est invité à découvrir les projets classés par catégories en fonction de ses aspirations. Par exemple, aider des étudiants, démocratiser la science, récompenser l'excellence, renforcer la créativité et l'innovation, soutenir la recherche et l'innovation... Et ce dans le domaine de son choix (mathématiques, biologie, sciences sociales, sciences de l'ingénieur, information et communication, etc.)

Les projets s'affichent alors sous la forme d'une constellation dont chaque point, représentant un projet, est cliquable. Une fois le projet choisi, un menu déroulant invite l'internaute à choisir la somme qu'il souhaite donner, tandis qu'une barre de téléchargement l'informe sur l'avancement du financement du projet.

Une poignée de projets

Toutefois, contrairement à une plateforme participative telle que kickstarter, l'internaute ne pré-achète rien en soutenant un projet. Il s'agit d'un don sans contrepartie, si ce n'est celle des réductions fiscales associées. En effet, 66 % des sommes versées sont déduites des impôts.

PLÉTHORIQUE. Pour le moment, l'offre de projets à soutenir n'est pas vraiment pléthorique. Nous en avons recensé trois : deux visant à lutter contre les maladies respiratoires, et un ayant pour objectif de financer un appareil facilitant la communication avec les personnes attesintes de la maladie de Charcot. Une affection qui prive petit à petit les malades de leurs capacités motrices, notamment de l’usage de la parole et de la main, alors que leurs facultés intellectuelles restent intactes.

Mais ce n'est qu'un début. « Dans les 2 ou 3 semaines qui viennent, nous devrions avoir une vingtaine de nouveaux projets significatifs, et qui vont couvrir un spectre d'activités beaucoup plus large » assure Max Anghilante. On attend avec impatience d'y dénicher quelques pépites.

Publié le 24-09-2013 à 17h50 - Mis à jour le 25-09-2013 à 09h36

Par Erwan Lecomte
Sciences & Avenir

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/kickstarter/20130924.OBS8242/un-kickstarter-de-projets-scientifiques-made-in-france.html

vendredi 23 août 2013

Les américains prefèrent désormais leurs plateformes numériques à leurs téléviseurs




Les tablettes et téléphones portables deviennent la première source de médias aux Etats-Unis, détrônant le poste de télévision et menaçant également la place des ordinateurs.

Alors que son déclin est annoncé régulièrement depuis quelques années, il semblerait que la télévision ait bel et bien été détrônée par les autres canaux de diffusion numériques selon une enquête publiée par le cabinet d'études eMarketer. Alors que 20% des Américains n'ont toujours pas accès à internet, l’audience télévisuelle vient d’être dépassée par la consommation de contenu en ligne La méthode utilisée élargit le champs de définition du temps de consommation global en valorisant l’utilisation multitâches. Par exemple, l’utilisation simultanée d’un appareil mobile et d’un poste de télévision pendant une heure sera comptabilisée comme deux heures de consommation médias. Ce changement de méthodologie aide à percevoir la manière dont le mobile s'insère dans les habitudes de consommation comme un flux continu de contenu.

Une croissance tirée par le mobile et l'usage multitâche

Ce déclassement de la télévision s’explique en premier lieu par la multiplication des plateformes mobiles alternatives favorisant une consommation fragmentée et multitâche. Un adulte américain passe en moyenne 5 heures par jour en ligne sur un appareil digital (tablette, téléphone, ordinateurs etc.) contre 4 heures et 30minutes devant un écran de télévision. Ce constat correspond à une tendance de fond, le temps passé devant la télévision enregistrant une baisse régulière depuis 2012 alors que la consommation de médias digitaux est en augmentation de près de 16% cette année. La part de croissance la plus soutenue provient de l’ensemble des plateformes mobiles avec une moyenne de 2 heures et 20 minutes passées sur des tablette, téléphones portables(en excluant le temps de communication vocale) alors que cette consommation représentait à peine 20 minutes par jour en 2010.

Une reconfiguration des contenus télévisuels vers un usage connecté

Le rapport ne conclut pas sur le déclin assuré des contenus télévisuels. Ce changement dans les modes de consommation s’explique par une disponibilité croissante d’autres plateformes concurrentes permettant un usage plus fragmenté des médias. Le contenu produit pour la télévision trouve un usage en ligne, exemple de CBS qui développe activement sa plateforme en ligne et continue de voir ses revenus augmenter avec plus de 11% d'augmentation le semestre dernier. Une première réponse de ces producteurs est la stratégie de TV Everywhere, rendant accessible le contenu télévisuel à tout moment sur une multitude de plateformes mobiles. Par ailleurs la consommation multitâches devrait encourager le développement de la télévision connectée, mutualisation ainsi les fonctions traditionnelle du petit écran et la connectivité des appareils mobiles. Avec le développement d’accessoires adaptés comme la clé wifi de Google,Chromecast, on peut envisager une reconversion rapide des postes en écrans connectés.

Par Tomas Meyer