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mercredi 18 septembre 2013

USA : Le secteur high-tech joue un rôle majeur dans la création d’entreprises et d’emplois




Une étude publiée récemment analyse la part prépondérante du secteur des hautes technologies dans la création totale d’entreprises et d’emplois aux Etats-Unis.

Sur les trente dernières années, le secteur des hautes technologies a vu se créer 23% d’entreprises en plus que la moyenne du privé. Ce chiffre monte par ailleurs à 48% si l’on ne considère que les entreprises des technologies d’information et de communication (TIC). Il s’agit de quelques-unes des observations principales révélées par le rapport publié en août par Engine et la fondation Kauffman. Les entreprises de ce secteur font aussi mieux que les autres en matière de création d’emplois. En effet, celles avec un taux élevé de travailleurs en sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques ont un taux de création d’emplois de 1,8%. Le rapport explique en partie cela par la dynamique « up-or-out » présente dans ces entreprises, c’est-à-dire soit un échec rapide après la création de ces dernières, soit au contraire une forte croissance et donc des embauches.

La création d’emplois augmente après les premières années

De manière générale, même dans le cas d’une réussite, la création d’emplois met quelques années à décoller en moyenne : en effet, la création nette est atténuée par les échecs d’autres jeunes entreprises. Toutefois, d’après l’étude, dans ce secteur, la croissance des jeunes entreprises réussissant suffit à faire plus que compenser les échecs des autres. Ce qui n’est pas le cas dans les autres secteurs ou la création d’emplois dans les premières phases de développement d’une entreprise ne compense pas les pertes. Et la différence entre le domaine des hautes technologies et les autres se creuse également une fois ces premières phases de développement passées. En effet, le taux de création d’emplois une fois la phase développement dépassée est égale à plus du double que celui des autres secteurs. Cette situation favorable se reflète dans le niveau d’emploi des hautes technologies et des TIC, bien supérieur à celui du privé dans son ensemble.

Un secteur qui s’implante différemment

De plus le domaine high-tech a de fortes retombées locales puisqu’il représente à lui seul 60% des dépenses privées en Recherche et Développement. Pour preuve de ces retombées, il a été remarqué que sur le long terme la création d’un poste dans ce secteur des high-techs était associée à quatre autres dans les services de l’économie locale. Si les entreprises cherchent souvent à s’implanter dans des hubs technologiques ou des grandes villes, la croissance des startups high-tech ou des TIC a été plus forte dans les régions à faible densité. Ceci alors que c’est l’inverse qui se produit pour les entreprises des autres secteurs. Quand il s’agit de se positionner dans des petites villes, les startups high-tech privilégient celles où il y a des activités aérospatiales ou du domaine de la défense, ou bien celles où se trouvent des centres de recherches universitaires importants.

vendredi 13 septembre 2013

Il est 13H00, c’est parti pour les 24H chrono de l’entrepreneuriat

À 13 heures pile, 75 doctorants vont créer, par équipe, des projets de création d’entreprises pendant 24 heures non-stop. Autant dire que la journée va être éprouvante.

Quel équipe remportera l’édition 2013 ?
C’est parti pour 24 heures de création d’entreprises. Pour la 3e année consécutive, Novancia Business School Paris etl’ANRT (Association Nationale de la Recherche et de la Technologie) vont initier les jeunes doctorants Cifre à la dure vie d’entrepreneur. Avec toujours le même objectif : susciter des vocations de créateurs d’entreprises innovantes à fort potentiel de développement.

Une 3e édition placée sous le signe de l’entrepreneuriat au féminin. En 24 heures, les 75 doctorants – dont la moitié sont des femmes – vont devoir réfléchir à une idée de business pertinente. Business plan, stratégie commerciale, budget réaliste et projection financière, rien ne devra être laissé au hasard.

Peu de femmes à la tête d’entreprises innovantes

Les doctorants ne seront pas pour autant lâchés dans la nature. Accompagnées de coachs et d’experts de l’entreprise, les équipes seront épaulées pour ficeler au mieux leur projet d’entreprise. À l’issue de ce challenge éprouvant, un jury de professionnel viendra tester la solidité de tous les projets afin de désigner le lauréat de cette année 2013.

Un enjeu de sensibilisation qui est de taille. En effet, d’après une enquête réalisée par Erwan Lamy, enseignant-chercheur à Novancia, 51,5% des doctorants Cifre ont un projet de création d’entreprise. Malheureusement, ils sont très peu à franchir la pas. Les doctorantes peinent également à se lancer dans l’entrepreneuriat. Preuve en est, si elles représentent 30% des créateurs d’entreprise, elles ne sont que 10 à 12% à la tête d’entreprises innovantes.

Si vous voulez suivre ou encourager ces énergiques doctorants, il vous suffit d’inscrire le hashtag #24hce sur Twitter ou Facebook.

Par Tancrède Blondé / 13 septembre 2013

dimanche 8 septembre 2013

5 things you need to know before starting an enterprise company








Vik Singh is CEO and cofounder of Infer, which recently raised a $10 million Series A round from Redpoint Ventures and provides data-powered applications to companies like Box, Jive, Nitro, Tableau, and Zendesk.

Over the past two years while building up my company, I’ve gained some valuable insights on what it takes to succeed in the enterprise world. Hailing previously from the consumer space, I’ve learned that while some of the principles we employed there do cross apply, all in all, the enterprise is a very different animal. Here are five key things aspiring enterprise entrepreneurs should know:

1. Focus on the 80% for a while

Don’t spread your company thin with many mediocre products, even if every other enterprise company is touting 10. It’s important to focus on your simplest, most important idea early on so you can develop a repeatable solution with a small team.

Take a page from the consumer world: Google’s “just a search box,” Dropbox’s “just a folder,” Twitter’s “just 150 characters,” and many others. Simplicity is not just a key consumer product principle. Companies are tired of fluffy products and want solutions that are easy to comprehend and “just work.”

And even with that focus, remember that it’s nearly impossible to be an overnight sensation in the enterprise. There’s friction in companies, and so the sales cycles are long. Plan your seed funding to get you through at least two scary years of not knowing if your product will matter. The good news is that the enterprise is riddled with challenges and bloated products, so if you iterate on the right problem, your hard work is more likely to pay off than in the seemingly hit or miss consumer space.

2. Forget big logos – optimize for customer champions

Try to get paying customers early – not for the money, but for true feedback. You might pick up a few helpful nuggets of input from a free customer, but I’ll guarantee that you’ll learn way more from one that’s agreed to pay you top dollar. Test pricing early to see how your prospects react, as their reasoning will reveal your true value. Also, when customers have real skin in the game, they’ll move faster in getting your product up and running and help you hone in on your minimal viable product.

When signing on those early customers, it’s tempting to target big logos, but I’d avoid those guys in the beginning completely. Your product should be embarrassing at first, and you may not be ready for the scale, expectations, long political cycles, or heavy consulting that most large enterprises require. Instead, find emerging high-growth companies that are nimble, forward thinking, and just big enough.

Building your army of customer references is crucial, not just for feedback but for help closing future prospects. To do this, you need to be picky, and close companies with passionate champions and minimal custom needs. A happy customer is way more valuable than one paying 5x more but barely getting by on your product.

3. You are the sales

Show respect to sales and go-to market strategy, as they’re absolutely critical to nail. Simply put, there’s a reason why the best products don’t always win in the enterprise. I hate to break it to you, but you (early employee) are going to be closing your first dozen or so customers. The first couple of sales are difficult, because no one knows you yet and your product hasn’t been sold before. It’s in fact more business development than sales in the beginning, as you need to be flexible and focus on win-wins. But after you close a few, you’ll start to pick up on the key parameters necessary for scaling your sales. At that point, I’m a fan of bringing on a sales person to test repeatability.

4. Build and depend on a dream team of enterprise-savvy advisors and doers

There’s absolutely no substitute for having an investor with deep enterprise experience and tribal wisdom. Find a current or former operator that’s passionate about your vision, easy to get along with, and accessible (I shared more advice on this in my recent article on VC signaling). Same goes for team members. It’s a huge plus if they’ve been involved in ventures ramping up from $0 – 20M+ in revenue, as their advice and level of patience will better align to your current needs and resources.

And once you get the right advising and operating team around you, it’s important to let things go. Read this, then re-read it about five times. Early on, you have to keep tight reigns on product and sales, but once you have the right people and expectations in place, it’s critical to delegate decision-making to those closer to the action.

5. Don’t boil the marketing ocean

It’s almost a fashion now to start a company and then immediately get press. Although tempting, it’s better to be patient and nail your product, as you’ll likely need to iterate a few times. While awareness is important, you don’t want to do multiple rounds of PR with different messages. And when you do take your story public, make your messaging clear and understandable. I still have no idea what the last 70% of new enterprise companies I’ve read about actually do. It’s better to be understood than sound humongous and all-encompassing.

When it comes to the rest of your go-to-market strategy, keep in mind that there’s no magic potion for growth. Don’t make investments in programs you don’t get (like “just buy Google AdWords”), just because an advisor told you to. Instead, see if there’s a way to test the idea on a small-scale first to learn, and remember, go-to market strategies need to be personalized to every business. It’s up to you to figure out those nuances by getting great advice, but in the end, trust yourself and go with what you understand – that’s what’s gotten you this far.

Image credit: Thinkstock

vendredi 16 août 2013

Créer sa société à Singapour : 10 choses que vous devez savoir

A bien des égards Singapour est un modèle de réussite. Depuis son indépendance en 1965, la cité-état connait une réussite hors-norme. L’équipe du W Project a passé 3 semaines au cœur de la ville pour comprendre pourquoi elle attire entrepreneurs et entreprises du monde entier. Les 10 choses à en retenir : 



1- N°1
Depuis 2 ans, Singapour est n°1 au classement « Facilité à faire des affaires » de la Banque Mondiale. 1ère place du monde pour le commerce transfrontalier, 4ème pour la création d’entreprise c’est aussi la 1ère place financière d’Asie du Sud-Est et le 2ème pays le plus compétitif au monde (Global Competitiveness Report). Singapour est aussi citée en exemple pour l’efficacité de sa fonction publique et son administration.

2- Une position stratégique
La position géographique de Singapour en fait l’un des principaux carrefours d’Asie du Sud-Est, véritable voie de passage entre l’océan indien et le pacifique. Depuis Singapour on peut facilement rayonner sur la Malaisie, l’Indonésie, la Thaïlande, la Birmanie, les Philippines, le Laos et le Cambodge… Quand on connaît le potentiel de ces pays, la position de Singapour est idéale.

3- Un modèle de développement
Singapour c’est avant tout un modèle de développement qui a su faire de ses handicaps de véritables atouts. La ville manque d’espace ? Elle décide de se développer sur la mer. La ville manque d’eau ? Elle est aujourd’hui un des leaders mondiaux dans le recyclage d’eaux usées et eaux de mer. Les exemples sont légions pour une ville qui a choisi d’ériger la connaissance comme richesse numéro 1.

4- Une société plurielle, une ville cosmopolite
En 2012, plus de 38% de la population, vivant à Singapour est étrangère. Au sein de la population la majorité est d’ethnie chinoise (75%) suivi par les Malais (13,4%) et les Indiens (9,2%). Un multiculturalisme qui se retrouve dans les quartiers de Little India, China Town dans les rues d’Arab Street ou les bars et restaurants occidentaux de Club Street.

5- Se préparer à la concurrence
Qui dit ville cosmopolite dit concurrence. Préparez-vous à une compétition féroce pour l’emploi comme pour l’entrepreneuriat, avec plus de 75% des résidents de plus de 25 ans qui possèdent un niveau d’études secondaire ou supérieur. D’ailleurs, on vient à Singapour pour travailler, l’autorisation de séjourner sur le territoire étant conditionnée à l’obtention d’un emploi pour les étrangers (hors résidents permanents).

6- Attention, Visa
Depuis 2012, une des difficultés pour les français notamment est d’obtenir un visa, le gouvernement souhaitant limiter l’arrivée de nouveau immigrant sur le territoire. Pour les entrepreneurs, il existe l’EntrePass qui requiert des conditions bien particulières : 50 000 $ de capital, moins de 6 mois d’existence, 30% au moins du capital détenu par l’appliquant et certains secteurs interdits.

7- Un marché intérieur étroit
Avec seulement 5,3 millions d’habitants recensés en 2012 le marché intérieur de Singapour est étroit. Il faut donc penser son business à Singapour sous deux prismes.

1- Une population aisée avec un PNB par habitant de 38 000 US$ au niveau des pays occidentaux.

2- Une économie ouverte sur l’extérieur (50% des exportations de Singapour sont des réexportations) soutenue par des infrastructures de grandes qualités (1er port mondial de conteneur, aéroport moderne…)

8- SINGAPOUR – FRANCE : les chiffres
A Singapour vous n’arriverez pas dans un environnement totalement étranger :

- 9940 Français habitant à Singapour (inscrits au Registre consulaire en décembre 2012).

- ¼ de cette communauté travaille pour des sociétés françaises.

- Près de 450 implantations de sociétés françaises.

- 159 entrepreneurs français installés.

- La présence d’écoles telles que l’Insead, l’ESSEC ou encore l’Edhec.

9- Une fiscalité avantageuse
La fiscalité à Singapour est particulièrement favorable aux contribuables, particuliers ou entreprises. Pour les résidents le taux d’imposition sur le revenu varie entre 0 et 20% et pour les non-résidents il est de 15%. Pour les sociétés, le taux est fixé à 17% depuis 2010.

10- Les secteurs à fort potentiel
Ayant désormais une économie du niveau des pays les plus développés, Singapour souhaite continuer sa « success story » en se positionnant comme un pôle de savoir et d’innovation au niveau mondial. Plusieurs secteurs sont donc considérés comme stratégiques :

- Biotechnologies

- Enseignement

- Finance, banque, assurance

- Hôtellerie/ Restauration

- IT

- Luxe

- Logistique

- Recherche scientifique

Vous pouvez vous renseigner sur le développement à venir des 20 prochaines années auprès de l’Economic Development Board et ce sur n’importe quel secteur…

Vous êtes prêts ? Alors, c’est parti !

Thomas Nanterme

jeudi 25 juillet 2013

Test. Etes-vous fait pour être entrepreneur?

Aux Etats-Unis, la Small Business Administration (SBA) propose à tout candidat à la création d'entreprise un bref test d'aptitude au métier d'entrepreneur. Voici les 6 questions-clés à vous poser avant de foncer tête baissée dans l'aventure... Et vous éviter de faire fausse route si vous n'êtes pas fait pour le job!

Créée dès 1953 par le Congrès des Etats-Unis, la Small Business Administration (SBA) conseille, finance et aide les créateurs d'entreprise et les petits entrepreneurs. Elle a élaboré un questionnaire très simple pour tester sa vocation d'entrepreneur. DR






1. Etes-vous à l'aise à l'idée de prendre des risques?

L'entrepreneuriat implique de vivre avec l'incertitude. Fuyez-vous l'incertitude à tout prix dans votre vie ? Si oui alors la création d'entreprise n'est peut être pas la meilleure solution professionnelle pour vous. Si par contre vous aimez le frisson que procure la prise de risque calculé alors lancez-vous !
En gardant en tête qu'être votre propre patron signifie aussi que vous serez seul pour prendre les décisions difficiles.

2. Avez-vous le goût de l'indépendance?

Les entrepreneurs doivent prendre et assumer par eux mêmes de nombreuses décisions au quotidien. Si vous estimez que vous ne pouvez faire confiance à vos intuitions, et si vous ne craignez pas les refus, alors il y a des chances que pour le métier d'entrepreneur vous convienne.

3. Avez-vous des talents de persuasion?

Vous pouvez avoir l'idée la plus géniale au monde, si vous n'êtes pas capable de convaincre des clients, vos employés et vos partenaires éventuels, le métier d'entrepreneur risque d'être pour vous un trop gros challenge.
Si au contraire vous aimez parler en public, si vous savez engager la conversation facilement avec de nouvelles personnes, si vous savez bâtir des arguments convaincants et fondés, vous êtes en passe de faire de votre idée un succès.

4. Maîtrisez-vous l'art de la négociation?

Comme jeune entrepreneur qui démarre son business vous allez devoir négocier à peu près tout : depuis termes d'un contrat jusqu'au taux d'intérêt d'un prêt. De subtils talents de négociateurvont vous aider à économiser de l'argent et aider à faire décoller votre affaire facilement.

5. Êtes-vous créatif?

Êtes-vous doué pour trouver toujours des idées nouvelles ? Notamment quand surgissent des difficultés, savez-vous imaginer de nouvelles solutions ? Les entrepreneurs doivent être capables de penser de manière créative. Si vous êtes assez perspicace pour saisir les avantages et les nouvelles opportunités, alors l'entrepreneuriat peut être pour vous une bonne solution.

6. Avez-vous le soutien de proches et un bon réseau professionnel?

Il est très important pour l'entrepreneur qui se lance d'avoir le soutien moral de ses proches. Avant même de démarrer votre entreprise vous devez avoir en place une solide structure d'appui. Assurez-vous du soutien moral de votre famille, de vos amis. Les premiers mois de démarrage de votre entreprise vous allez devoir prendre des décisions très importantes. Si vous n'avez pas un réseau professionnel de gens pour vous aider dans vos démarches, vous devez chercher un parrain : un chef d'entreprise aguerri qui a effectué le parcours que vous entreprenez avant vous et qui va vous servir de mentor.

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 25/07/2013 à 05:00

En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/avant-de-se-lancer/test-etes-vous-fait-pour-etre-entrepreneur_42324.html#i5ouK2KkSeIJGUfi.99

vendredi 19 juillet 2013

Création d'entreprise : les 8 grandes étapes pour lancer son activité

Vous avez envie d'entreprendre et vous vous sentez enfin prêt à sauter le pas ? Avant de vous lancer dans la création de votre entreprise, il est cependant important de bien réfléchir et de ne pas négliger plusieurs étapes primordiales. Protéger son idée, trouver le nom de sa future entreprise, financer cette création qui vous tient à cœur, sont tout autant de points auxquels il vous faudra penser avant de prendre les rênes de votre jeune et prometteuse société.

Selon l'Agence pour la création d'entreprise (APCE), 549 976 entreprises ont vu le jour en France en 2012, dont plus de 300 000 sous le régime d'auto-entrepreneur. De janvier à mai 2013, ce ne sont pas moins de 238 719 entreprises qui ont été créées. Des chiffres significatifs qui révèlent une réelle envie d'entreprendre en France. Mais créer son entreprise ne se fait pas du jour au lendemain. La création d'entreprise nécessite tout autant de réflexion que d'organisation. En 8 étapes clés, découvrez l'ensemble des démarches qui feront de vous le futur patron de demain.

Trouver une idée d'entreprise

L'inspiration vous manque. Vous avez envie de devenir votre propre patron, mais ne savez pas vers quels secteurs d'activités vous orienter pour créer votre boîte. Prenez donc le temps d'observer l'environnement qui vous entoure. Cette démarche pourrait très bien vous permettre de trouver la bonne idée. Pour ceux qui sauraient déjà vers dans quel secteur ils comptent entreprendre, il est maintenant temps de formaliser cette idée qui leur trotte dans la tête. Pour cela, posez votre idée sur papier en indiquant quelles sont les caractéristiques du produit ou du service envisagé, l'utilité, l'usage et les performances prévues pour ce bien ou ce service qui sera au cœur de votre entreprise, ainsi que les grands principes de fonctionnement de votre future société.

Se poser les bonnes questions peut vous aider à mieux cerner votre projet : quelle sera votre cible ? Quels seront vos produits ? Quel est l'état du marché à l'heure actuelle ? Quels vont être vos besoins matériels et humains ? Que pouvez-vous apporter de plus avec ce projet ? Avec discernement, il vous faudra répondre à toutes ces questions pour arriver à mettre au point la trame de votre future activité. Une solution clés en main pourra aussi être envisagée. En effet, la franchise vous permettra d'appuyer votre entreprise sur un concept qui a déjà fait ses preuves. Une façon de se lancer avec plus de sécurité.

S'assurer de l'adéquation entre projet personnel et projet d'entreprise

C'est le moment de faire le point sur vous même afin de vous assurer que votre projet de création d'entreprise correspond bien à vos ambitions personnelles. Demandez-vous si vous avez l'étoffe d'un chef d'entreprise, si votre expérience professionnelle paraît suffisante pour vous lancer, et si votre moral et votre motivation sont parés à toutes les épreuves. Quoi de mieux qu'un bilan de compétences pour savoir exactement où l'on en est ? Prenez également en considération les avis de votre entourage. Votre projet professionnel ne doit pas être en contradiction avec la sphère privée.

Réaliser une étude de marché

Après avoir suffisamment réfléchi à cette future entreprise, viendra le moment de vérifier la viabilité de votre projet. L'étude de marché est une formalité obligatoire lors de la création d'entreprise. En effet, cette étude vous permettra de mieux connaître les grandes tendances et les acteurs de votre marché, de voir si une opportunité est envisageable pour vous sur le marché, de réunir toutes les informations suffisantes pour vous permettre de fixer des hypothèses de chiffre d'affaires, de déterminer votre stratégie commerciale, de déterminer votre mix-marketing, et d'avoir des éléments concrets qui vous permettront d'établir votre budget prévisionnel.

Établir ses prévisions financières

Une fois l'étude de marché réalisée, étape qui définit l'ensemble de votre stratégie commerciale, il faudra vous intéresser à l'aspect financier de ce projet. Le business plan est un dossier qui présentera l'ensemble des éléments économiques, organisationnels et financiers de votre projet. Réaliser votre business plan vous permettra d'avoir une bonne visibilité d'ensemble sur ce projet mais vous servira également àconvaincre les personnes qui vous suivront financièrement dans l'aventure. Le business plan doit prouver que votre projet tient la route sur le long terme. N'hésitez pas à faire appel à des professionnels pour vous accompagner dans cette démarche. Des structures telles que la Chambre du commerce et de l'industrie (CCI) ou autre initiative privée vous apporteront conseil et soutien lors de cette étape.

Trouver des financements

Vous pourrez utiliser votre business plan pour trouver des créanciers. En effet, le business plan se veut représentatif de la solidité de votre projet. Ce dernier vous sera utile quand il s'agira de lever des fonds. Sollicitez votre banque pour un emprunt, mais n'hésitez pas à vous tourner vers des banques concurrentesqui vous proposeront, peut-être, un prêt plus avantageux. Vous pourrez également vous tourner vers l'État via votre Conseil régional pour voir si vous pouvez éventuellement bénéficier d'une aide à la création d'entreprise.

Choisir un statut juridique

La fiabilité de votre projet a été démontrée, les investisseurs sont désormais prêts à vous suivre. Il est maintenant l'heure de passer au choix du statut juridique. Sachez qu'il existe une multitude de statuts juridiques en France. Le choix du statut doit se faire en fonction de votre activité et du capital de départ. Il est important de bien déterminer le statut juridique qui correspond le mieux à votre projet, puisquec'est lui définit la fiscalité appliquée à votre entreprise. Ce choix dépend également du fait que vous créiez votre entreprise seul ou à plusieurs. En effet, avoir un ou plusieurs associés est un facteur déterminant dans le choix du statut. Une création d'entreprise à plusieurs pourra bénéficier du statut SARL par exemple. Selon le type d'activité que vous souhaitez développer, vous pourrez aussi envisager le statut d'auto-entrepreneur, un statut qui permet de créer sa boîte avec une procédure administrative simplifiée.

Les formalités de la création d'entreprise

Pour créer votre entreprise, un certain nombre de démarches administratives devront être accomplies.L'immatriculation au registre du commerce et des sociétés, la constitution d'un apport, la rédaction des statuts, la dénomination sociale, ainsi que la détermination de l'image de votre entreprise avec un logo seront tout autant de formalités de création auxquelles il faudra penser. Le nom de l'entreprise et le logoqui la rendra identifiable aux yeux de tous sont deux points à ne pas négliger. En cas de création par association, il faudra créer un apport qui constituera le capital de votre société. Par la suite, vous devrez procéder à la rédaction des statuts en vous faisant assister par un professionnel qui prendra en compte toutes les spécificités de votre entreprise.

Installer son entreprise

Le processus de création est maintenant terminé. Les démarches administratives sont désormais derrière vous. Vous allez dès à présent chercher à installer votre entreprise. Quelle solution sera la plus intéressante à vos yeux ? Des locaux commerciaux ? Partager un bureaux au sein d'un espace de coworking ? À moins que vous ne préfériez travailler depuis votre domicile ? Libre à vous de décider en fonction de ce qui correspondra le mieux à votre activité et à votre budget.

Camille Coutant

http://www.terrafemina.com/emploi-a-carrieres/creation-entreprise/articles/28644-creation-dentreprise-les-8-grandes-etapes-pour-lancer-son-activite-.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+TerrafeminaNews+%28TerrafeminaNews%29

jeudi 11 juillet 2013

Créer son entreprise en étant encore étudiant, c’est possible !


On pense souvent que concilier création d’entreprise et la poursuite d’études n’est pas possible. Les plus pessimistes vous diront que l’on ne peut pas tout faire et qu’il y a un temps pour tout ! Pourtant, selon les statistiques, la nouvelle génération (dont je fais partie) semble se lancer plus facilement que ses aînés. Pour ma part, j’ai choisi de créer mon entreprise l’Union des Bailleurs de France, alors que j’étais encore étudiant en Master à Novancia. Dans cet article, je vais donc vous donner quelques conseils et astuces liés à mon expérience pour réussir à mener les deux de front.

L’organisation

Il n’y a rien de pire que de devoir faire un choix entre la révision du prochain partiel et la proposition pour un nouveau client hyper importante.

Bien savoir gérer son planning est donc impératif. Il faut réussir à trouver l’équilibre entre l’école et l’investissement dans son entreprise. Pour cela, essayez de vous dégager des plages de travail dédiées à un sujet. Cela évite de passer de l’un à l’autre et de perdre du temps inutilement… Profitez de vos pauses pour gérer les tâches de moindre importance et proposez à votre école de réaliser vos stages au sein de votre propre entreprise (monter sa société n’est-t-il pas une formidable expérience professionnelle ?)

N’hésitez pas à utiliser un calendrier sur 3 ou 4 mois. Cela vous permettra de pouvoir anticiper les grosses échéances et les pics d’activités.

L’échange

Avant de vous lancer pleinement, parlez de votre projet autour de vous.

Vos amis, vos enseignants, l’administration de votre école, etc., pourront être d’excellent conseil et vous aider dans votre réflexion et votre développement.

S’ils adhèrent à votre projet, c’est un bon début. Ils deviendront vos meilleurs prescripteurs. Par exemple, votre école pourra vous mettre en contact avec des partenaires, des journalistes, etc. Vos professeurs pourront vous aider à rédiger vos statuts ou à créer un bon business plan.

La crédibilité

Être jeune pose souvent problème face à des acteurs ayant déjà une expérience professionnelle plus importante. Certains auront tendance à vous sous-estimer voire à vous prendre de haut.

Écoutez ce que l’on vous dit, ils auront beaucoup de choses à vous apprendre, mais n’ayez pas peur de croire en vos idées.

Apprenez à convaincre et à être crédible avec des arguments solides.

La peur de l’échec

Vous n’avez pas toujours eu la moyenne à l’école, pourtant cela ne vous a pas empêché de poursuivre vos études et de tirer profit de vos erreurs. Il en est de même pour la création d’entreprise.

Il est indéniable que la création d’entreprise comporte des risques. N’en n’ayez pas peur … Anticipez-les en tenant compte des incertitudes lors de l’élaboration de votre stratégie et de votre développement.

Même si le succès est incertain, l’expérience professionnelle et personnelle que vous en tirerez est quant à elle garantie. Vous sortirez grandi de cette aventure.

L’accompagnement

Se lancer pour la première fois n’est pas une tâche facile. Vous devrez faire face à des problématiques nouvelles.

Avoir un mentor ou être suivi par une structure d’accompagnement (incubateur, pépinière, etc.) est une excellente solution pour éviter les erreurs de débutants. En effet, vous pourrez ainsi bénéficier de conseils d’experts et de l’expérience d’entrepreneurs expérimentés.

Vous êtes encore étudiant, profitez de ce statut pour demander des conseils. Beaucoup de créateurs d’entreprise seront ravis de vous aider/accompagner.

Être entrepreneur et étudiant n’est pas facile tous les jours (moins de temps libre, obligations et prises de risque, etc.) ! Cependant, cela permet de vivre une excellente expérience à un moment de votre vie où vous ne risquez rien (pas ou peu d’obligations financières). Réussir à atteindre ses objectifs ne peut être que gratifiant, tant personnellement que professionnellement.

En espérant vous avoir donné envie d’entreprendre et au plaisir d’échanger avec vous !

Bastien KOMPF - Fondateur d’ INNOV’ONLINE SAS

9 juillet 2013

mercredi 3 juillet 2013

A quoi sert le concours d’aide à la création d’entreprises innovantes ?

Le concours national d’aides à la création d’entreprises de technologie innovantes a 15 ans. Même s’il n’a fait émerger que peu de champion, le ministère de la Recherche n’entend pas le remettre en cause. Juste accompagner un peu les lauréats.

Sur le papier les chiffres sont honorables. En 15 ans (1999-2013) le concours national d’aide à la création d’entreprises innovantes du Ministère de la Recherche et Oséo, aurait permis la création de 1458 entreprises de technologies innovantes, sur les 2885 lauréats du prix, (soit une sur deux) sélectionnée parmi 19 217 candidatures. "Aurait permis", car on ne connaît pas dans le détail, le nombre de start-up pour lequel le concours été déterminant dans leur création. Néanmoins, le ministère affirme que 70 % des entreprises crées sont toujours en activité et 87 % pour celles qui ont plus de 6 ans. En revanche, aucune statistique sur les emplois créés. Or on sait que, si ces entreprises survivent, elles ont du mal à grandir. Et rares sont celles à être devenues des champions internationaux

Si le nombre de lauréats est en moyenne stable, autour de 170 par an, le nombre de lauréats en catégorie "Création développement" ne cesse de réduire ; il n’est plus que de 55 cette année, contre 59 en 2012, alors qu’il était monté jusqu’à 70, voire plus. Sur les 120 lauréats régionaux 2013 du prix du prix émergence, 4 ont été distingués par un jury national, dont trois recevront 5000 euros du Ministères (C’est depuis 2 ans, Oséo Innovation seul qui dote les prix émergences). Le quatrième étant un lauréat "coup de cœur" qui bénéficiera de mentorat des cabinets Ernst & Young et Aplitudes Alternatives.

Si Géneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ne compte pas toucher à ce prix. Elle envisage néanmoins de l’améliorer. "Nous réfléchissons à faire évoluer le concours du ministère, en réservant par exemple un prix aux étudiants, pour la partie en émergence". Il s’agirait aussi d’améliorer l’accompagnement des lauréats. "L’accompagnement et la formation des lauréats est une priorité du ministère de la recherche", avance même la ministre. Dès 2013, ils pourront bénéficier d’une journée d’atelier et de rencontres organisés par le Ministère, Oséo et CDC entreprises.

Objectif : sensibiliser les lauréats (à 61 % issus de la recherche publique) au financement, marketing, réseaux sociaux, export, propriété industrielle, ressources humaines, régimes fiscaux… Et pour les meilleurs, EM Lyon proposera aux lauréats motivés une formation à l’anglais. HEC, via son centre d’Entrepreneuriat et d’innovation, propose aux lauréats 2012, une participation à son programme Challenge+, de création d’entreprises innovantes à fort potentiel. Créer des entreprises c’est bien, mais les inciter à grandir, c’est mieux.

Par Aurélie Barbaux - Publié le 02 juillet 2013, à 15h38

vendredi 21 juin 2013

Apprendre à entreprendre dans un monde en réseau



Les applications numériques ont beau nous rendre la vie plus simple et plus excitante au quotidien, force est de constater aussi qu'elles ont détruit un nombre considérable d'emplois. Grosso modo, toutes les tâches routinières qui pouvaient être programmées et automatisées l'ont été ou sont en passe de l'être. Des robots et des logiciels remplacent les travailleurs dans de multiples domaines; le mouvement, qui a touché en premier lieu les processus industriels, s'est rapidement étendu au process des services. Il touche désormais les professions intellectuelles dites supérieures. En 2011 par exemple,plusieurs dizaines de milliers d'avocats se sont retrouvés au chômage aux Etats-Unis, car est apparu un logiciel spécialisé dans la vérification systématique des pièces attachées à tout dossier instruit, tâche qui occupait de très nombreux hommes de loi.

Les emplois liés aux TIC devraient être moins exposés que les autres, puisque la demande en ce domaine croît sans cesse, pour automatiser toujours plus de processus. Pourtant, de nombreux emplois liés aux TIC ont déjà disparu ou se sont considérablement transformés, touchés eux aussi par l'automatisation. Regardez par exemple le métier de développeur web : voici quinze ans, on trouvait des développeurs de métier derrière la majorité des sites, même les plus simples. Aujourd'hui, n'importe qui peut créer un site en quelques minutes grâce aux gabarits mis à disposition gratuitement. Pourtant, on manque plus que jamais de développeurs ! Mais pas pour faire la même chose qu'avant : les développeurs ont intérêt désormais à maîtriser plusieurs langages, à pouvoir apporter sur-le-champ la preuve de leurs compétences et à avoir des capapcités d'apprentissage hors du commun pour répondre à leurs missions de plus en plus complexes et dynamiques.

Un systéme éducatif qui ne prépare plus à la réalité du travail

Les tâches et emplois les plus routiniers sont donc voués à la disparition. La société de la connaissance ne serait-elle favorable qu'aux mieux dotés et aux plus fortements dilômés ? Oui mais hélas, pas systématiquement... Nombre de diplômés du supérieur restent sur la touche. Harold Jarche, spécialiste du Social Learning, a fait lors du colloque 2013 du REFAD une remarquable intervention dans laquelle, après avoir dressé le constat dont sont tirés les paragraphes ci-dessus, il a fortement remis en cause le modèle éducatif actuel. Le monde du travail a en effet subi de plein fouet la révolution numérique. C'est maintenant au monde éducatif de s'adapter, mais il resiste remarquablement bien, en continuant de développer chez les jeunes des compétences individuelles (ce qui est toujours mieux que de transmettre de simples savoirs), dans un monde où la valeur ajoutée de la personne tient essentiellement à sa capacité à évoluer dans un réseau. Jarche a notamment cité une étude réalisée par Robert Kelley, montrant que si, en 1986, 75 % des connaissances dont les travailleurs du savoir avaient besoin pour assurer leur travail étaient encore "emmagasinées dans (leur) cerveau", ce nombre a chuté à 9 % en 2006 (après l'irruption du web)... et n'est peut-être même plus mesurable aujourd'hui, tant il est infime.

Une société post-emploi ?

Les gains de productivité dus à l'automatisation des tâches, la délocalisation de la production de certains biens et services et l'inadaptation de nombre de diplômés à la société en réseau jouent un rôle crucial dans la montée du chômage. À ceci, il faut évidemment ajouter la crise économique qui sévit depuis 2008, de manière plus ou moins intense selon les pays. Ces phénomènes cumulés ont conduit nombre de pays à des niveaux de chômage records. En France, en Pologne, en Irlande, plus de 25 % des jeunes sont au chômage. La situation est bien pire en Italie (40 % de jeunes au chômage), en Espagne (56 %) et en Grèce (62 %). Même les Etats-Unis découvrent le chômage structurel, avec quelques décennies de retard sur l'Europe, et se préparent à inventer un mode de vie dont le travail ne constituerait plus la pièce maîtresse, comme on peut le lire dans Techcrunch.

On ne s'étonnera pas alors que l'entrepreneuriat individuel soit fortement encouragé par les pouvoirs publics gérant des assurances-chômages en déficit permanent. La France a mis en place en 2009 le statut d'autoentrepreneur qui permet à toute personne, quelle que soit sa condition, d'exercer de manière légale une activité principale ou complémentaire sans s'encombrer de la copieuse paperasse imposée comme une punition à tout créateur d'entreprise. Mais, alors que ce statut rapporte des centaines de millions chaque année à l'état français en impôts et cotisations sociales, voilà que le gouvernement actuel est en passe d'en restreindre l'utilisation, au risque de faire remonter encore la courbe du chômage, de renvoyer nombre d'individus dans le travail au noir et de perdre d'importantes rentrées fiscales et sociales.

UniMOOC : Apprendre à entreprendre


Comment aider les volontaires à passer de l'idée aux actes, créer leur propre emploi, voire à développer une véritable entreprise ? Ce goût se développe dans un environnement porteur et positif, et pas seulement sous la contrainte économique. C'est en Espagne, pays qui, comme nous l'avons vu plus haut, fait actuellement face à un chômage de masse, qu'est née une initiative particulièrement intéressante à ce niveau : UniMOOC AEmprende, un des premiers MOOC développés en Europe (octobre 2012) et qui a depuis lors adopté une distribution permanente. UniMOOC est consacré à la création d'entreprise. Il s'agit d'un projet collaboratif, impulsé intialement par l'institut d'économie internationale de l'université d'Alicante, et qui fédère actuellement 16 partenaires, pouvoirs publics, entreprises et universités.

Le slogan d'UniMOOC est "Aprender + Emprender", soit "Apprendre + Entreprendre". Nous sommes ici très proches de ce que Jarche dans son intervention au colloque du REFAD mentionnait comme la nouvelle articulation entre l'éducation et le travail :

UniMOOC est entièrement consacré à la création d'entreprise dans le domaine des TIC. Entrepreneurs, investisseurs et experts des TIC alimentent les 7 unités thématiques (+ une : "comment créer sa startup"), complétées d'unités régionales (universités d'Alicante, de Murcia et de Cantabria).

UniMOOC est un MOOC connectiviste, qui exploite donc à plein les caractéristiques supports du web pour l'apprentissage : l'accès illimité à l'information, la capacité d'auto-édition et la facilité de création de groupes d'apprentissage. 2500 personnes venant de 60 pays ont suivi la première édition de ce MOOC. Depuis, il est ouvert en permanence et on peut s'y inscrire à tout moment. Actuellement, plus de 20 000 personnes sont déjà passées par UniMOOC.

Ce qui frappe dans UniMOOC, c'est la parfaite cohérence entre le fond et la forme. Le MOOC connectiviste est en effet une forme d'apprentissage en réseau, comme l'est le travail aujourd'hui, et comme l'est aussi, obligatoirement, toute démarche de création d'entreprise. En faisant dialoguer les aspirants entrepreneurs entre eux et avec les professionnels, le MOOC crée véritablement un écosystème favorable à l'entrepreneuriat et à l'apprentissage, confondus dans une démarche unique.

Les périodes de crise sont favorables à une certaine innovation. UniMOOC en est une parfaite illustration. Le modèle mérite d'être décliné en plusieurs langues. Quel entrepreneur hardi relèvera ce défi ?

RÉFÉRENCES :

REFAD | Réseau d'enseignement francophone à distance. "REFAD - Colloque 2013." Site consulté le 17 juin 2013. http://www.refad.ca/publications-et-rapports-de-recherche/publications/colloque/colloque-nouveaux-horizons-en-formation-a-distance-que-nous-reserve-lavenir-edmundston-n-b-30-et-31-mai-2013-archives-en-ligne/. Suivez les instructions pour accéder à la conf"rence d'Harold Jarche (en français).

Jarche, Harlod. "The post-job economy." Harold Jarche | sense-making for the connected workplace. 24 février 2013. http://www.jarche.com/2013/02/the-post-job-economy/.

Jarche, Harold. "Shifting work." Harold Jarche | sense-making for the connected workplace. 16 mai 2013. http://www.jarche.com/2013/05/shifting-work/.

Markoff, John. "Armies of Expensive Lawyers, Replaced by Cheaper Software." The New York Times. 4 mars 2011. http://www.nytimes.com/2011/03/05/science/05legal.html?pagewanted=all&_r=0.

"Toute l'Europe: Comparatif : le taux de chômage des jeunes dans l'UE." 14 juin 2012.http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/emploi-protection-sociale/presentation/comparatif-le-taux-de-chomage-des-jeunes-dans-l-ue.html.

Evans, Jon. "After Your Job Is Gone." TechCrunch. 1er juin 2013.http://techcrunch.com/2013/06/01/after-your-job-is-gone/.

Le Galès, Yann. "Le gouvernement Ayrault s'attaque aux auto-entrepreneurs." Paroles d’entrepreneurs. 17 avril 2013. http://blog.lefigaro.fr/legales/2013/04/le-gouvernement-ayrault-sattaque-aux-auto-entrepreneurs.html.

"UNIMOOC AEMPRENDE." Site consulté le 17 juin 2013.http://unimooc.com/landing/index.html.

Illustrations. En-tête : Cienples design, Shutterstock.com. Corps de texte, 2 et 3 : copies de diapositives utilisées par Harold Jarche pendant sa présentation au colloque du REFAD 2013. 3 : capture d'écran de la page d'accueil d'UniMOOC.

Créé le lundi 17 juin 2013 | Mise à jour le lundi 17 juin 2013

mercredi 17 avril 2013

Accompagner la création d’entreprise par les chômeurs : une urgence

L’ADIE, association pionnière et premier acteur du microcrédit en France, lance un appel pour financer l’accompagnement des chômeurs créateurs d’entreprises et aider les personnes exclues du marché du travail n’ayant pas accès au crédit bancaire.

Lors de son Assemblée Générale du 22 mars dernier, Catherine Barbaroux, Présidente de l’Adie, depuis mars 2011, a réaffirmé l’urgence de mieux financer l’accompagnement à la création d’entreprises par des publics en situation de précarité. Ses résultats, comme le succès de sa 9ème Semaine du Microcrédit qui a attiré à elle de nombreux candidats à la création d’entreprise, démontrent que le microcrédit est un moyen de lutter efficacement contre le chômage.

Quelques chiffres témoignent du succès du dispositif.
L’Adie a financé en 2012 plus de 13 000 microcrédits.
68% des entreprises créées grâce à l’Adie sont pérennes après 2 ans et 59% après 3 ans.
Le taux d’insertion des personnes financées est de 79%.
Depuis sa création en 1989 par Maria Nowak, lʼAdie a financé plus de 117 000 microcrédits, participant ainsi à la création de plus de 85 000 entreprises, avec un taux de pérennité après deux ans de 68% et un taux d’insertion des personnes financées après deux ans de 79%.
Selon Catherine Barbaroux, l’accompagnement d’un chômeur créateur d’entreprise coûte 1 550 euros, alors que le financement annuel d’un chômeur s’élève en moyenne à 14 000 euros. Afin de donner encore plus de chance aux micro-entrepreneurs de maintenir et de développer leur activité, l’accompagnement avant, pendant et après la création est la condition de ce succès.

En 2012, malgré une activité en forte hausse (+8%), l’Adie a vu les financements de l’Etat diminuer de 2 millions d’euros, mettant ainsi en péril l’ambition de l’association d’apporter ses aides à un plus grand nombre de personnes en situation d’exclusion.

Le dernier rapport de la Cour des Comptes sur les dispositifs d’aide à la création d’entreprise, qui fait référence de façon positive à l’Adie à maintes reprises, démontre que l’accompagnement des créateurs d’entreprise est nécessaire et efficace s’il est bien mobilisé.

Place publique

http://www.place-publique.fr/Accompagner-la-creation-d

mardi 17 avril 2012

Les pays où il est le plus facile de créer son entreprise

A partir de quatre indicateurs, l'OCDE a classé les 30 Etats où monter sa boite est le plus simple, le plus rapide et le moins cher.

Tous les entrepreneurs le disent. Créer sa boite relève bien souvent du défi... administratif. La Banque mondiale n'est pourtant pas loin de leur donner tort ou en tout cas de les rassurer sur leur sort. D'après elle, la France est le 7e meilleur pays du monde pour lancer le plus facilement son entreprise.5 procédures administratives suffisent en 7 jours de temps pour transformer un salarié en patron. Cerise sur le gâteau, cela ne coute pas trop cher : à peine 0,9% du revenu moyen par habitant.

Sur la base des mêmes indicateurs, c'est la Nouvelle-Zélande qui se révèle être le paradis des entrepreneurs. Une seule procédure, réglée en une journée, et un coût symbolique donnent naissance à une nouvelle entreprise. Le Canada (3e) propose un processus aussi simple pour lancer une société. L'Australie (2e) fait aussi bonne figure avec deux procédures expédiées en 48 heures. Les Etats-Unis sont quant eux à une place attendue (4e) et se révèlent finalement plus tatillons que les Français (6 procédures contre 5). L'Irlande (5e) et le Royaume-Uni (6e) sont bien classés, mais pêchent par la lenteur des procédures. La place de la France constitue une vraie surprise. L'Hexagone relègue l'Islande ou encore la Suède derrière lui.

 
Les pays où il est le plus facile de créer son entreprise en 2012
 
 RangPaysNombre de procéduresDélais (en jours)Coût (% du rev./hab.)Capital social min. (% du rev./hab.) 
 1erNouvelle Zélande110,40 
 2eAustralie220,70 
 3eCanada150,40 
 4eÉtats-Unis661,40 
 5eIrlande4130,40 
 6eRoyaume-Uni6130,70 
 7eFrance570,90 
 8eDanemark46026 
 9eSlovénie26045 
 10eIslande552,312 
 11eBelgique345,419,6 
 12eFinlande3141,17,9 
 13eNorvège571,820 
 14eHongrie448,210,2 
 15eIsraël5344,30 
 16eSuède3150,614,7 
 17ePortugal666,534,1 
 18eCorée du Sud81414,70 
 19eItalie6618,510,1 
 20eSlovaquie6161,922,2 
 21ePays-Bas685,752,4 
 22eLuxembourg6192,123,8 
 23eSuisse6202,127,2 
 24eAllemagne9154,80 
 25eJapon8237,50 
 26ePologne63217,514,7 
 27eAutriche8285,253,1 
 28eRépublique tchèque9209,330,9 
 29eEspagne104715,113,5 
 30eGrèce151920,722,3 
 
Source : IFC / Banque mondiale
 

La force de la France dans ce domaine tient en fait à deux indicateurs qui ont leur importance pour lancer une activité. Celui du coût de l'immatriculation à proprement parlé. Nul au Danemark (8e) et en Slovénie (9e), il revient cher en Pologne (26e), en Espagne (29e) ou en Italie (19e). Il y a aussi le capital social minimum à mettre sur la table. Equivalent à zéro dans les six premiers pays du classement, il est dissuasif aux Pays-Bas (52,4% du revenu annuel par habitant) ou en Autriche (53,1%) et en Slovénie (45%).

En somme, les pays les mieux classés jouent sur ces quatre indicateurs. Les suivants ne favorisent que les uns ou les autres. Notons que le record de procédures à remplir pour créer sa boite est détenu par la Grèce (30e), avec 19 étapes. La patience s'impose en Espagne : lancer formellement sa société prend 47 jours, soit plus d'un mois et demi. Les polonais ne sont pas en reste avec 32 jours d'attente... Enfin, c'est en Grèce que créer son entreprise revient le plus cher,précédée de peu par l'Italie.

Eric de Legge, Journal du Net

Publié le 16 avril 2012