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mardi 23 juillet 2013

10 pistes pour penser la culture numérique


 Lorsque l’on croise des podcasts et des conférences autour de la question des liens entre culture et numérique de l’année écoulée, voilà ce qu’on peut en retenir avec comme fil rouge la problématique suivante : disposons-nous du recul nécessaire pour définir la culture ou les cultures numériques ?

1. La culture numérique serait générative et ouverte, elle n’est pas seulement reconnaissable à sa dimension patrimoniale. Elle co-construit avec d’autres cultures. Il s’agit d’une culture d’identités parallèles. Elle introduit de nouvelles pratiques en plus du lire, écrire, compter : il faut savoir créer, chercher et permettre la co-construction. Le numérique n’est pas un outil, mais un nouveau milieu du savoir. Il s’agit d’une technologie intellectuelle au sens où le définit Jack Goody dans La raison graphique.

2. Par définition, le numérique permet la mémorisation et la diffusion dans l’espace et dans le temps. Le numérique ouvre les portes d’une culture de la publication. Le rapport à la culture change : on passe du spectateur à l’amateur. L’amateur pratique aussi, partage. Les acteurs sont à la fois consommateur, créateur et diffuseur.

3. La culture se modifie, le numérique permet cette modification du document. Pour cela, il faut savoir "computer", à savoir jouer avec l’algorithme. La modification permet de construire de nouveaux outils, regards et contenus. La conversion est au coeur de la culture numérique : de format en format, de forme en forme, d’évoluer dans l’interopérabilité.

4. La culture numérique se caractérise par des articulations d’échelles culturelles différentes entre le supranational, le national et le local. Mais il manque une vision de l’avenir de la vie de l’esprit dans le numérique pour construire une nouvelle civilisation. Il faudrait dépasser le mimétisme comme sur les réseaux sociaux actuels.

5. L’accès à la culture numérique pour les jeunes pose des enjeux énormes en termes d’employabilité et de citoyenneté. Il faut éviter les ruptures dans la compétitivité, dans la construction de soi, dans l’implication dans la vie de la cité en tant qu’acteur.

6. L’élitisme rime avec une économie de prestige lié à la rareté, inverse à la culture numérique basée sur l’intelligence collective. On passerait d’une culture hiérarchique à une culturehorizontale. Il existerait des formes d’incompréhension entre des subcultures et métacultures contre une culture légitime. La culture numérique s’oppose à l’idée que l’information est un secret détenu par certains : elle doit être publique et soumise à la critique pour lui donner de la valeur.

7. Il existerait une confusion entre le numérique et la télévision qui nourrit un imaginaire négatif lié à l’écran. Contrairement aux autres écrans, le numérique permet de médier, de transmettre et de produire des contenus. On serait confronter à un problème dans le rapport à l’objet informatique.

8. Le numérique permet l’appropriation des données, de l’information pour sortir de la flânerie et de l’errance. Il y a une obligation d’initiative pour construire des chemins de la connaissance singuliers.

9. La numérisation des savoirs permet des économies d’échelles sous forme d’enjeux géopolitiques très importants. La France doit développer un accès à la culture comme bien public, accessible à tout le monde.

10. Pour finir par de l’opérationnel, Bruno Devauchelle fait 4 propositions pour repenser les lieux de savoir à travers la culture numérique (et ici notamment l’école et le formation des enseignants) :
  • repenser les espaces temps d’activité de l’enseignement et de la formation.
  • favoriser l’articulation entre pratiques personnelles et pratiques professionnelles.
  • mettre en veille les enseignants sur la connaissance de l’évolution culturelle liée au numérique, aux sciences et techniques.
  • ne pas faire de la culture ou des cultures des ilôts de résistance mais des espaces de libération, individuelle et collective.

Sources
Place de la Toile de Xavier de la Porte avec Divina Frau-Meigs, François Taddéi et Pierre-Antoine Bataille, décembre 2012.
Place de la Toile de Xavier de la Porte avec Marc Le Glatin, Hortense Vinet, Olivier Tesquet, février 2013.
Du grain à moudre d’Hervé Gradette avec Pierre Moeglin, Bernard Stiegler, Marianne Baby, mars 2013.
Milad Douehei à l’ESEN, avril 2013.
Bruno Devauchelle à l’IUFM de Montpellier, juillet 2013.
L’invité des Matins de Marc Voinchet avec Bernard Stiegler, juillet 2013.

parJeff Tavernier(son site)mardi 23 juillet 2013

samedi 10 septembre 2011

Ethique planétaire : le paradoxe du numérique

La puissance du numérique favorise une transparence de plus en plus extensive, immédiate et contagieuse de l’information et donc de la démocratie.

Elle permet à des organismes humanitaires tels que Human Rights ou Green Peace, parmi tant d’autres, de connaître et dénoncer mondialement de plus en plus efficacement et de plus en plus efficacement les crimes contre les droits humains élémentaires.

La puissance du numérique dans le domaine de la technoscience, non seulement des armes de destruction massive, mais aussi de la physique, de la biologie, de l’écologie, permet à l’humanité d’être de plus en plus créatrice ; de transformer son destin, de menacer ou de protéger notre planète.

L’accélération prodigieuse de ce pouvoir instrumental dans nos mains d’hommes implique non seulement une puissance, mais, aussi une responsabilité éthique inédites.


Autant dire que le développement du numérique nous oblige, que ce soit par instinct de conservation ou par un progrès de notre conscience, à instaurer aussi une éthique planétaire basée sur le respect de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Nous sommes désormais trop informés pour faire semblant de ne pas savoir.

Nous vivons désormais trop dangereusement pour ne pas instaurer un bras armé qui puisse prévenir, combattre et sanctionner les excès d’exploitation et de violence humaines qui apparaissent encore partout parmi nous.

Cette éthique planétaire n’est pas seulement une nouvelle conscience ou une culture mondiale. Elle est aussi institutionnalisée par les Nations Unies, que nous devons apprendre à respecter, promouvoir et renforcer, quelles qu’en soient encore aujourd’hui les évidentes faiblesses et impuissances.

Notre avenir commun en dépend de plus en plus.

Sans doute jugera-t-on étonnant qu’une technologie puisse nous imposer une éthique ! Ce paradoxe du numérique n’est pas l’une de ses moindres logiques. L’évolution de notre espèce passe aujourd’hui par cette divergence.


par Hervé FISCHER(son site) vendredi 9 septembre 2011

http://www.educavox.fr/Ethique-planetaire-le-paradoxe-du

samedi 3 septembre 2011

L'espace numérique de proximité tisse sa toile pour la rentrée


 L'espace numérique de proximité est un lieu qui brasse toutes les générations désireuses de se mettre au numérique.
L'espace numérique de proximité est un lieu qui brasse toutes les générations désireuses de se mettre au numérique.


Accompagnement dans l'apprentissage d'Internet, des nouvelles technologies d'information et de communication, ...

dans l'exercice de démarches administratives et dans la recherche d'emploi, l'espace numérique de proximité, basé au n° 3 de la rue Rouget-de-l'Isle, offre aujourd'hui toute une palette d'activités adaptées aux différentes catégories de publics. Inaugurée en grandes pompes en mai dernier, la réouverture est prévue le mardi 6 septembre, sous la tutelle de Lahcen Akbly. ...

vendredi 02.09.2011, 05:25- La Voix du Nord

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Autour_de_Valenciennes/Le_Denaisis/2011/09/02/article_l-espace-numerique-de-proximite-tisse-sa.shtml

vendredi 12 août 2011

Qu’est-ce qu’un espace public numérique ?


Information donnée sur Net Public. Accès au site.

Destiné à tous les publics, un espace public numérique propose à ses usagers des activités variées et encadrées, par le biais d’ateliers collectifs, mais également dans le cadre de médiations individuelles et de plages réservées à la libre consultation.

Plusieurs dispositifs, au niveau national, existent :
  • Les espaces »Cyber-Base » déployés dans le cadre d’un programme de la Caisse des dépôts
  • Les « Points Cyb-espace jeune numérique » créés par le ministère chargé de la jeunesse au sein du réseau Information-Jeunesse,

Ces dispositifs nationaux s’interpénètrent souvent au niveau local avec les initiatives des collectivités territoriales.
La plupart des collectivités ont mis en place des espaces publics multimédias qui maillent le territoire. Ces actions locales participent à la réduction des inégalités géographiques, culturelles, sociales, économiques… entre les publics présents sur un même territoire. (cf.programmes territoriaux). Le développement des lieux d’accès public à l’internet, qui offrent, outre l’accès au réseau à ceux qui n’en disposent pas, initiation et approfondissement à ceux qui sont désireux de se familiariser avec ces nouvelles technologies, constitue en effet un moyen efficace pour lutter contre la fracture numérique. Il contribue également à promouvoir les usages et à faciliter la découverte au plus grand nombre de l’accès aux TIC et aux principaux usages de l’internet.

Plus de 4000 lieux publics d’accès à l’internet sont ouverts en France, dans lesquels un ou plusieurs animateurs multimédias accompagnent, initient, aident chacun à maîtriser et bien utiliser ces outils et services offerts par internet et plus largement par les technologies de l’information et de la communication. Certains de ces espaces sont » généralistes « , d’autres » spécialisés » (vidéo et photo numériques, accompagnement dans la recherche d’emploi, lutte contre l’exclusion, l’illettrisme…).

Les espaces publics numériques se sont développés de multiples façons. Certains grâce à un programme national, impulsé par un ministère ou un organisme public, d’autres dans le cadre de programmes régionaux, départementaux, de villes ou de syndicat de communes qui s’associent parfois à d’autres programmes plus axés sur la formation professionnelle et l’auto-formation. D’autres enfin sont issus d’initiatives associatives locales. L’ensemble forme une carte diversifiée de lieux d’accès, d’accompagnement et de formation aux services numériques, souvent regroupés en réseaux autour de centres de ressources.

par An@é(son site) vendredi 12 août 2011

http://www.educavox.fr/Qu-est-ce-qu-un-espace-public