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jeudi 14 juillet 2011

Regional development for employment in Tunisia


Education and employment are key factors in building up the new democracy in Tunisia, and working for a prosperous future of the country, the interim Tunisian government is preparing a new regional project on human capital development in cooperation with the ETF.

A high level seminar on “Employability and regional development”, held in the capital Tunis on 4 July 2011 prepared the ground for the project. This seminar gathered the Tunisian Minister for Employment and Vocational Training, Saïd Aïdi, President of External Relations at the European Economic and Social Committee, Alexander Boyle, Co-President of the Euro-Mediterranean Regional and Local Assembly (ARLEM) and Member of the Committee of the Regions, Luc van den Brande, ETF Director Madlen Serban and representatives from France, Belgium and ministries of Tunisia.

The seminar focused on issues of multi level governance and social dialogue for an integrated and partnership based approach to the developments at regional level in Tunisia. Following the seminar, the ETF experts and the central ministry's representatives started working in the region Mednine in the southern part of Tunisia at the border with Libya.“In cooperation with national and local partners, we try help implementing the national emergency job plan at regional level after it was launched at national level in March,” ETF country manager for Tunisia, Marie Dorleans, explains.

In addition, and in a more mid to long term perspective, ETF is identifying a multi-year project with the aim of supporting human capital development at the regional level, in response to regional economic development needs, in line with the regional VET development schemes that were developed by the ministry in other regions.“The regional approach is the safest way to ensure that education and training respond to the human resources and skills needs of local economic actors, but we face a number of challenges” Marie Dorleans says.

In the severe economic context, when the economic growth has dropped from 5 per cent to less than 1 per cent, and especially in a region affected by the war in Libya, it is hard to get the business sector to focus on human resources issues - priority logically goes for financial and economic considerations-. There is limited tradition for cooperation and social partnerships, and in addition many people are little committed, as they are awaiting the first democratic elections to take place on 23 October.“ Through the project 2011-2013, we seek to develop an integrated and partnership-based approach to the development in the region of mednine, and hopefully the activities, process and results will also inspire the current reflection of the ministry on regionalisation schemes in the human resource field,” says Marie Dorleans.

Year/Date: 2011/07/13

http://www.etf.europa.eu/web.nsf/(RSS)/511AB5CC120763C6C12578CC002D1BF1?OpenDocument&LAN=EN

lundi 30 mai 2011

L’économie durable au sein de la nouvelle culture du développement

... La nouvelle culture du développement ne se base plus uniquement sur l’économie traditionnelle mais sur une nouvelle économie basée sur la combinaison des piliers du développement durable (économie, social, environnement, culture). On passe clairement d’une logique de développement économique à un logique multidisciplinaire et multisectorielle de développement, où l économie devient un objectif parmi d’autres, ce qui pose la question de la place de l’économie dans le développement, tant au niveau théorique que pratique.

Le développement durable se construit aussi à travers l’exercice de pratiques innovantes sur un territoire. Il peut s’agir de nouvelles filières de formation, d’entraide citoyenne, d’économie sociale ou encore de l’organisation de concertation croisée entre différents secteurs ou acteurs (culture, social, économie, …).  ...
 
De cette thématique principale de nouvelle culture du développement découlent l’observation du territoire et l’innovation compétitive et créative.

Connaître son territoire est un atout. Quelle que soit l’échelle de ce territoire (commune, province, région), il est étroitement lié à la notion de gouvernance qui pose le problème d’interscalarité. Les méthodes d’observation des territoires sont basées sur des statistiques publiques, souvent définies par des politiques économiques. Disponible au niveau des Etats, Régions, Communautés et destinées aux seuls décideurs politiques, elles se font rares à des échelles fines (communales et infra-communales).

L’intelligence territoriale donne une dimension coopérative et participative à l’observation territoriale. Les partenariats publics et privés ou les collaborations multi-sectorielles constituent à présent des outils courants pour une meilleure coopération sur le territoire. Les méthodes d’observation des territoires s’orientent vers des instruments participatifs de gouvernance regroupant les décideurs, les acteurs dont les entreprises, et les citoyens au sein de clusters, quartiers, pôles où ils sont associés au processus d’analyse dans le cadre de diagnostics partagés, de co-production de données, d’ateliers d’interprétation. Les comportements peuvent évoluer, les réflexes d’innovation se font alors plus présents. Ces méthodes donnent aux décideurs des entreprises et des collectivités territoriales une vision plus large, plus complète permettant d’effectuer des choix appropriés et innovants, tenant compte de tous les éléments de l’environnement qui entourent cette décision. Les citoyens, quant-à-eux, bénéficieront d’une information locale et globale, d’interactions sociales multiples et d’une structure émergente utile à la collectivité. On peut dès lors parler d’intelligence collective, déclinée au niveau des collectivités territoriales, des entreprises et de citoyens, qui évalue les avantages comparés de la coopération et de la compétition.

L’innovation, quant-à-elle, est un concept-clé du développement. L’analyse de l’ensemble des aspects techniques, économiques, sociaux et environnementaux du développement durable permet une meilleure coordination des politiques sectorielles œuvrant à l’innovation. La recherche sur les technologies et sur les activités ayant des implications sur le développement durable fait de l’innovation un des moteurs de la transition socio-écologique. L’innovation est aussi au centre des préoccupations relatives à l’emploi à travers, par exemple, la mise à disposition de lieux de travail créatifs, l’épanouissement des travailleurs dans les secteurs d’emploi liés à la transition socio-écologique (renforcement des circuits courts, nouvelles consommations (bio, responsable …). Du point de vue économique, le concept de ‘coopétition’ (collaboration/compétition), dans une société basée sur la connaissance et déterminée par l’innovation, devrait permettre de générer la convergence entre la croissance économique et le développement durable et également de promouvoir l’innovation comme facteur encourageant le développement durable au sein des entreprises. L’innovation étant une des clés de la transition économique et sociale vers un meilleur développement durable, elle revêt un intérêt capital au sein d’un colloque sur l’intelligence territoriale.

L’observation du territoire et l’innovation compétitive et créative ne sont possibles que grâce à l’existence d’une logique de partenariat et de participation transversale.

... La participation de chacun à la richesse de son territoire (de quelque type que ce soit) prend tout son sens.  ...


Publié le lundi 30 mai 2011 par Loïc Le Pape
Calenda   

Transformer la Lune en boule à facettes pour produire de l'électricité

Une nouvelle méthode de collecte d'énergie pourrait voir le jour, à en croire des ingénieurs japonais. Un article du site pieuvre.ca paru le 25 mai 2011 relate la volonté de l'entreprise Shimizu de construire sur la Lune une longue bande de panneaux solaires. Le projet, nommé Anneau de Lune (Luna ring), permettrait de capturer l'énergie solaire pour en faire de l'électricité. L'électricité résultante, qui pourrait atteindre les 13.000 térawatts (13 millions de milliards de watts) produits serait transmise à la Terre, grâce à des micro-ondes ou des rayons laser.

Les plans ont été publiés par la branche de recherche de l'entreprise. Ils prévoient la construction d'une bande de 11.000 km de long, et 400 km de large, s'étendant sur le côté visible de la Lune. La construction serait effectuée directement sur la Lune: le site de la compagnie précise que la plupart des matériaux pourraient être extraits du sol lunaire. Les robots joueraient un rôle important dans ce chantier, participant à la construction et l'extraction de ressources, l'assemblage de machines et équipement dans l'espace, ou simplement le travail à la surface. ...

Pour le site World Future Society, «l'Anneau de Lune est constructible. Panneaux photovoltaïques, robots contrôlés à distance, transmetteur à micro-ondes et à rayons laser sont déjà des technologies éprouvées.»

Son prix? ... «Un projet de cette échelle et de cette envergure devrait requérir la volonté de centaine de millions de personnes pour soutenir de nouveau un programme spatial gouvernemental. Il devrait requérir des sacrifices, sous forme d'augmentation des taxes, de coupes dans d'autres budgets, ou les deux. Aujourd'hui, cela paraît au-delà des capacités du monde développé», conclut le World Future Society.

Photo: lune / moon, OliBac via Flickr, CC-Licence-by

LIFE - Lundi 30 mai 2011
 

dimanche 29 mai 2011

"Rendre les territoires durablement attractifs "

Qu'est-ce qui rend un territoire attractif ? Quelles responsabilités ont les entreprises à l'égard des territoires où elles s'installent ? Comment concilier attractivité économique et développement durable ? Anne Musson, doctorante en économie et écologie humaine, travaille sur les liens entre territoires, entreprises et développement durable.       

Qu'est-ce que l'attractivité durable des territoires ?
Cette notion récente, qui a émergé dans la foulée du développement durable, est née de la prise de conscience qu'une entreprise a un impact sur le territoire où elle est installée : création d'emplois, nouveaux arrivants, environnement... Les territoires doivent prendre en compte ces impacts, qu'ils soient positifs ou négatifs, autant pour la bonne intégration des entreprises d'aujourd'hui que pour l'attractivité du territoire à long terme.

Pour être dans une démarche d'attractivité durable, les territoires doivent à la fois avoir une réflexion sur les entreprises qu'ils souhaitent accueillir, en privilégiant des entreprises "vertueuses" (par la maîtrise de leur impact environnemental et le souci du bien-être de leurs salariés par exemple), et à la fois mettre en place des conditions de développement et d'épanouissement optimales pour les entreprises et leurs salariés : politique de déplacements, environnement, enseignement et accueil de la petite enfance, etc. ...


Les entreprises sont-elles sensibles à la notion d'attractivité durable des territoires ?
... le territoire doit servir l'entreprise, notamment en véhiculant une image positive. De manière générale, ce que le territoire développe pour la qualité de vie est essentiel pour les entreprises. Des initiatives comme la mise en place de zones d'activités orientées développement durable intéressent particulièrement les entreprises, avec l'idée qu'ensemble, elles pourraient faire plus et mieux.


Anne Musson, doctorante


> Découvrir le blog d'Anne Musson "Indicateurs de développement durable" sur le site de Terra Eco
> Voir la définition du développement durable et ressources sur le site du ministère du développement durable
> Télécharger la présentation du colloque "Développement durable, Territoires et Localisation des entreprises : Vers une attractivité durable ?" organisé à l'université de Bordeaux en septembre 2011


Lire le texte complet en cliquant sur le titre.

lundi 16 mai 2011

J’en appelle au génie d’un peuple à nul autre pareil (2)

Il s'agit du deuxième article du Professeur Habib Dlala. Il fait suite à celui publié le 11 avril 2011 dans le même journal La Presse. Il poursuit sa réflexion sur les questions liées au développement après la révolution du 14 janvier 2011. On y lit notamment :

" ... dans les sciences géographiques, il est établi que reconfigurer un territoire, c’est jouer avec une «inertie spatiale» qui s’inscrit dans la durée du temps long. En effet, la tendance lourde observée dans tous les pays du monde est à la concentration géographique des hommes, des activités et des flux. De surcroît, le contexte de la mondialisation accélère cette tendance concentrationnaire généralisée du fait qu’il réhabilite, par un «développement par le haut», les plus grandes agglomérations urbaines, particulièrement celles jouant le rôle d’interface maritime dans l’économie-monde. Il est clair que la justice spatiale passe incontestablement par la recherche soigneusement discutée et réfléchie du meilleur parti d’aménagement et de développement à long terme et des outils les plus adaptés pour le mettre en œuvre utilement et durablement.
Par ailleurs, croire qu’en Tunisie rien n’a été accompli dans le domaine de l’action régionale est une supercherie. Depuis l’indépendance, de nombreuses expériences plus ou moins malheureuses y furent engagées. Il convient de les contextualiser avant de les juger. Des réflexions d’ordre stratégique ont été élaborées par des spécialistes, géographes pour l’essentiel, notamment dans les trois schémas nationaux de l’aménagement du territoire rédigés — depuis le début des années soixante-dix — mais ignorés; sans compter les schémas d’aménagement du territoire des principales agglomérations urbaines et les atlas régionaux d’aménagement et de développement commandités par la Direction de l’aménagement du territoire et confectionnés par des sociétés d’études privées. ..."

L’urgence d’une réflexion collective sur le développement et l’aménagement du territoire tunisien

Cet article d'opinion part des événements qui ont été à l'orginie de la révolution du 14 janvier 2011 en Tunisie. Il en explique les causes profondes sur la base d'un "diagnostic territorial". On y lit notamment :

" ... la reconfiguration du territoire national opérée dans le contexte d’ouverture à l’économie mondiale a produit une contraction de l’espace économique dynamique. De ce fait, une dualisation prononcée du territoire opposant un secteur limité du littoral au reste du pays s’est substituée progressivement au déséquilibre littoral-intérieur. En effet, l’espace économique ouvert et dynamique obtenu se réduit désormais à un triangle à l’intérieur duquel Tunis a pu satelliser les petites et moyennes villes de la région du Nord-Est organisées en bassins d’emploi.  ..."

L'article pose par la suite la "question territoriale" comme matière à réflexion.

" ... les différents acteurs qui se réclament de la transition démocratique sont appelés à s’inscrire dans des logiques économiques adaptées au contexte et à engager le débat qui convient d’abord pour un redressement immédiat de l’économie et ensuite pour asseoir et affiner, patiemment, leur programme électoral et préparer d’éventuelles alliances politiques.
... Dans cette logique, le territoire ne devrait plus être seulement considéré comme un support à l’ouverture mais aussi l’objet d’une action volontaire de développement endogène équitable. ..."
Il apporte enfin quelques suggestions fort pertinentes :
"1- Définir, au plus tôt, les modalités d’une représentation régionale efficiente au sein des instances nationales élues :
2- Passer d’une politique compensatoire en faveur des régions et zones déprimées à la définition d’un contenu régional approprié au sein d’unités territoriales pertinentes d’intervention qu’on aura délimitées de manière consensuelle en vue d’améliorer la compétitivité et le vécu quotidien de toutes les régions (2).