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jeudi 24 juillet 2014
mardi 23 juillet 2013
Créer à l’heure du numérique : propriété intellectuelle, droit d’auteur, enjeux et évolutions
Au premier semestre 2013, j’ai eu l’occasion d’animer des séances de formations au Labo de l’édition à Paris, concernant les aspects juridiques de la création à l’heure du numérique.
Voici le support que j’ai utilisé à cette occasion, sous licence Creative Common (CC-BY).
Le programme de la formation était assez vaste, et la commande qui m’avait été faite présentait l’intérêt de mettre autant l’accent sur la protection des droits d’auteur que sur les stratégies d’ouverture liées aux licences libres ou de libre diffusion.
Définition et enjeux du droit d’auteur :
Les principes de base du droit d’auteur ; Règles juridiques applicables aux différentes formes de contenus : textes, images, sons, vidéos, etc ; L’application du droit d’auteur dans l’environnement numérique ; Cas concrets : blogs, wikis, médias sociaux et plateformes de partage de contenus. L’évolution du contrat d’édition.
Protéger mes contenus multimédia :
Les différentes modalités de protection par le droit d’auteur ; Les moyens de recours en cas de violation ; La rédaction des mentions légales d’un site Internet ; L’équilibre à trouver entre protection et diffusion.
Identifier les modèles alternatifs au droit d’auteur :
Licences libres et Open Source ; l’exemple des licences Creative Commons ; Stratégies d’édition et de diffusion de contenus sous licence libre ; Exemple de modèles économiques basés sur les licences libres.
Emprunter et remixer dans le respect du droit d’auteur :
Reprise de contenus et respect du droit d’auteur ; Droit de citation sur Internet ; Le problème particulier du Remix et du Mashup ; les pratiques de curation de contenus et le droit.
Le plus stimulant pour moi dans cette formation est qu’elle m’a donné l’occasion d’intervenir devant un public différent de celui que je touche habituellement, à savoir des auteurs, des éditeurs et des entrepreneurs développant des services numériques. Les échanges avec ces professionnels et la discussion autour de leurs expériences ont été extrêmement enrichissants. Il faudrait avoir davantage l’occasion de pouvoir ainsi croiser les approches.
Posted on 22 juillet 2013par calimaq
| Book remix. Par Echoln. CC-BY-SA. Source : Flickr. |
Voici le support que j’ai utilisé à cette occasion, sous licence Creative Common (CC-BY).
Créer à l'heure du numérique : propriété intellectuelle, droit d'auteur, évolutions et enjeux from Calimaq S.I.Lex
Le programme de la formation était assez vaste, et la commande qui m’avait été faite présentait l’intérêt de mettre autant l’accent sur la protection des droits d’auteur que sur les stratégies d’ouverture liées aux licences libres ou de libre diffusion.
Définition et enjeux du droit d’auteur :
Les principes de base du droit d’auteur ; Règles juridiques applicables aux différentes formes de contenus : textes, images, sons, vidéos, etc ; L’application du droit d’auteur dans l’environnement numérique ; Cas concrets : blogs, wikis, médias sociaux et plateformes de partage de contenus. L’évolution du contrat d’édition.
Protéger mes contenus multimédia :
Les différentes modalités de protection par le droit d’auteur ; Les moyens de recours en cas de violation ; La rédaction des mentions légales d’un site Internet ; L’équilibre à trouver entre protection et diffusion.
Identifier les modèles alternatifs au droit d’auteur :
Licences libres et Open Source ; l’exemple des licences Creative Commons ; Stratégies d’édition et de diffusion de contenus sous licence libre ; Exemple de modèles économiques basés sur les licences libres.
Emprunter et remixer dans le respect du droit d’auteur :
Reprise de contenus et respect du droit d’auteur ; Droit de citation sur Internet ; Le problème particulier du Remix et du Mashup ; les pratiques de curation de contenus et le droit.
Le plus stimulant pour moi dans cette formation est qu’elle m’a donné l’occasion d’intervenir devant un public différent de celui que je touche habituellement, à savoir des auteurs, des éditeurs et des entrepreneurs développant des services numériques. Les échanges avec ces professionnels et la discussion autour de leurs expériences ont été extrêmement enrichissants. Il faudrait avoir davantage l’occasion de pouvoir ainsi croiser les approches.
Posted on 22 juillet 2013par calimaq
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mardi 24 avril 2012
L’évolution récente des systèmes de recherche
Cette note analyse l’évolution récente d’un certain nombre de systèmes de recherche et trace des perspectives pour les prochaines années. Elle appréhende la situation des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et des principaux pays émergents, en s’attachant d’une part à caractériser l’évolution de leurs efforts en recherche et développement, et d’autre art à souligner les spécificités des politiques publiques menées dans ce domaine.
L’impact de la crise s’est traduit dans la majorité des pays de l’OCDE par une baisse du taux de croissance réel des dépenses de R & D en 2008. Même si l’année 2009 a marqué la première baisse depuis vingt ans, avec un recul de - 1,6 % en volume, l’impact a été toutefois modéré. Il a été plus marqué au Japon (- 8,6 %) et en Finlande (- 2,9 %). Les États-Unis ont enregistré en 2009 une baisse en volume proche de la moyenne de l’OCDE (- 1,6 %). La baisse a été plus faible au Royaume-Uni (- 0,6 %) et en Allemagne (- 0,4 %). La France fait partie des rares pays de l’OCDE qui ont accru leurs efforts en R & D durant les deux années (+ 1,9 % en 2008 et + 3,5 % en 2009). Depuis 2010, les dépenses de R & D sont reparties à la hausse dans la plupart des pays de l’OCDE, qui se sont engagés à augmenter leurs efforts en recherche. Ces perspectives favorables sont confortées par l’optimisme des entreprises interrogées sur l’évolution de leurs efforts.
Concernant les politiques publiques, si les réponses des pays pour soutenir les activités de recherche ont varié dans leur mise en œuvre, elles s’inscrivent bien dans les grandes tendances observées durant les deux dernières décennies. Celles-ci s’articulent autour de quatre grands axes (les “quatre C”) : Continuité dans l’effort malgré les difficultés budgétaires (investir plus), Coordination et pilotage stratégique (investir mieux), Cohérence et mutualisation des structures (investir autrement) et Culture de l’innovation (susciter la demande pour l’innovation et promouvoir l’esprit de créativité). De nombreuses initiatives ont été prises par les pays de l’OCDE pour améliorer l’efficacité de leur système de recherche. Ainsi, ils ont dans leur grande majorité privilégié des aides indirectes à la recherche des entreprises, même si les aides directes demeurent importantes. Ils ont suscité les initiatives des acteurs en lançant des appels à projets, sans toutefois renoncer aux aides récurrentes à la recherche. Ils ont aussi recherché davantage de coopération entre acteurs publics d’une part, et entre acteurs publics et privés d’autre part.
L’impact de la crise s’est traduit dans la majorité des pays de l’OCDE par une baisse du taux de croissance réel des dépenses de R & D en 2008. Même si l’année 2009 a marqué la première baisse depuis vingt ans, avec un recul de - 1,6 % en volume, l’impact a été toutefois modéré. Il a été plus marqué au Japon (- 8,6 %) et en Finlande (- 2,9 %). Les États-Unis ont enregistré en 2009 une baisse en volume proche de la moyenne de l’OCDE (- 1,6 %). La baisse a été plus faible au Royaume-Uni (- 0,6 %) et en Allemagne (- 0,4 %). La France fait partie des rares pays de l’OCDE qui ont accru leurs efforts en R & D durant les deux années (+ 1,9 % en 2008 et + 3,5 % en 2009). Depuis 2010, les dépenses de R & D sont reparties à la hausse dans la plupart des pays de l’OCDE, qui se sont engagés à augmenter leurs efforts en recherche. Ces perspectives favorables sont confortées par l’optimisme des entreprises interrogées sur l’évolution de leurs efforts.
Concernant les politiques publiques, si les réponses des pays pour soutenir les activités de recherche ont varié dans leur mise en œuvre, elles s’inscrivent bien dans les grandes tendances observées durant les deux dernières décennies. Celles-ci s’articulent autour de quatre grands axes (les “quatre C”) : Continuité dans l’effort malgré les difficultés budgétaires (investir plus), Coordination et pilotage stratégique (investir mieux), Cohérence et mutualisation des structures (investir autrement) et Culture de l’innovation (susciter la demande pour l’innovation et promouvoir l’esprit de créativité). De nombreuses initiatives ont été prises par les pays de l’OCDE pour améliorer l’efficacité de leur système de recherche. Ainsi, ils ont dans leur grande majorité privilégié des aides indirectes à la recherche des entreprises, même si les aides directes demeurent importantes. Ils ont suscité les initiatives des acteurs en lançant des appels à projets, sans toutefois renoncer aux aides récurrentes à la recherche. Ils ont aussi recherché davantage de coopération entre acteurs publics d’une part, et entre acteurs publics et privés d’autre part.
jeudi 5 avril 2012
L'évolution de la Lune
Mise en ligne par la NASA, la vidéo suivante présente l'histoire supposée de la Lune, sous forme d'une animation retraçant les 4,5 milliards d'années de notre satellite, grâce aux données recueillies par la sonde spatiale américaine Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO). La sonde spatiale, lancée en 2009 et de type orbiteur, a pour mission d'observer la Lune depuis son orbite, une cinquantaine de kilomètres autour du satellite.
Les données recueillies par la sonde LRO semblent corroborer l'hypothèse généralement retenue quant à l'origine et l'évolution de la Lune, à savoir « l'hypothèse de l'impact géant ». Selon cette hypothèse, la Lune se serait formée après qu'un corps de la taille de Mars soit entré en collision avec la Terre, alors toute jeune. L'impact, qui pourrait avoir eu lieu 42 millions d'années après la naissance de notre système solaire, aurait projeté dans l'espace de très nombreux débris provenant du manteau terrestre et de l'impacteur. Une partie de ces débris aurait produit un anneau en orbite qui, par accrétion, aurait donné naissance à la Lune.
Les données recueillies par la sonde LRO semblent corroborer l'hypothèse généralement retenue quant à l'origine et l'évolution de la Lune, à savoir « l'hypothèse de l'impact géant ». Selon cette hypothèse, la Lune se serait formée après qu'un corps de la taille de Mars soit entré en collision avec la Terre, alors toute jeune. L'impact, qui pourrait avoir eu lieu 42 millions d'années après la naissance de notre système solaire, aurait projeté dans l'espace de très nombreux débris provenant du manteau terrestre et de l'impacteur. Une partie de ces débris aurait produit un anneau en orbite qui, par accrétion, aurait donné naissance à la Lune.
mardi 4 octobre 2011
L’évolution de la technologie (disponible) dans la salle de classe
Allez, juste une copie d’image (en fait un code html à intégrer).
4 octobre, 2011 — Jean-Marie Gilliot
http://tipes.wordpress.com/2011/10/04/levolution-de-la-technologie-disponible-dans-la-salle-de-classe/
- Parce que nos amis américains ont l’air d’adorer cette année cette forme de carte (flashcard), principe expliqué récemment dans Thot, et que ces petites synthèses sont souvent percutantes (et parfois pertinentes)
- Parce que dans cette petite carte, on voit l’évolution des supports, et la montée de la vidéo. Les technologies passent. Le numérique évolue, mais reste. L’important est ailleurs (pédagogie, éducation, culture … ).
- Également, pour ce petit chiffre (ça aussi les américains le font très bien) : plus de 80% des enseignants en collège (cela correspond à l’enseignement supérieur) usilisent les médias sociaux dans leur enseignement !
- Et finalement, parce qu’ici la question n’est pas de savoir si chaque élève aura un équipement, mais l’affirmation que 73% des étudiants n’imaginent plus étudier sans PC portable, smartphone, tablette ou livre numérique… Arrêtons de biaiser, de dire que d’autres en reviennent, qu’il y a des salles libre services si jamais les élèves ont besoin d’un ordinateur…
4 octobre, 2011 — Jean-Marie Gilliot
http://tipes.wordpress.com/2011/10/04/levolution-de-la-technologie-disponible-dans-la-salle-de-classe/
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lundi 3 octobre 2011
Révolution ou évolution?
On a appris avec scepticisme que les femmes d'Arabie saoudite pourraient désormais voter et être élues au niveau municipal. Ce royaume est contrôlé par une secte rigoriste de l'Islam où la séparation des sexes atteint des niveaux délirants. Les Saoudiennes continueront à être traitées en inférieures dans de nombreux autres domaines. Sans trop de conviction, le roi a-t-il lâché du lest pour éviter le pire?
Il s'agit pourtant d'une bonne nouvelle émanant d'une région ébranlée par un printemps arabe qui tarde à produire ses fruits en Tunisie et en Égypte, quand il n'est pas carrément sanglant en Syrie et en Libye. Une évolution frustrante, mais graduelle vers la démocratie aura-t-elle plus de succès qu'un processus révolutionnaire amenant à jeter le bébé avec l'eau du bain?
Table rase...
La comparaison est instructive entre la Tunisie et le Maroc, deux anciennes colonies françaises où l'Occident est vu de façon positive. Décrite parfois avec humour comme le plus arabe des pays européens, la petite Tunisie est substantiellement plus avancée que le Maroc en ce qui a trait à la condition de la femme et la laïcité. Il y existe une classe moyenne et intellectuelle importante. On pourrait penser que cela y rend la démocratie plus facile que dans un Maroc foncièrement conservateur.
Cela pourrait bien être le contraire. En Tunisie, on a renversé Ben Ali, un dictateur sans légitimité, enclenchant une dynamique révolutionnaire où on est tenté de faire table rase du passé. Sans raison, on veut réécrire totalement la constitution, ouvrant la voie aux islamistes pourtant très minoritaires. Au Maroc au contraire, un roi intelligent et respecté, entre autres comme leader religieux, a lancé un processus de démocratisation limité, mais réel, recueillant l'assentiment de la majorité de la population.
Dans un premier temps, une révolution est plus trippante. Elle peut sembler nécessaire dans des sociétés bloquées depuis longtemps. Moins frustrante que des mesures partielles laissant subsister de larges pans du passé dans des pays arriérés comme l'Arabie saoudite.
L'histoire montre pourtant que les révolutions finissent rarement bien, alors que les régimes évoluant graduellement peuvent atteindre des niveaux surprenants de démocratie et de prospérité. Quand il est ouvert au changement, le conservatisme apparaît plus porteur de progrès qu'une révolution.
...ou modération
Les sociétés arabes les plus modérées restent profondément musulmanes, avec le danger de dérives fondamentalistes qui ne sont pas cependant inéluctables. L'élément nouveau est une puissante pulsion démocratique issue du peuple. Liée à la révolution technologique, elle est là pour rester, y compris en Arabie saoudite.
À vouloir tout tout de suite, on n'obtient parfois pas grand-chose, quand on ne perd pas carrément ce qu'on a. Les Saoudiennes n'ont pas encore le droit de conduire une automobile, mais elles ont le pied dans l'étrier du pouvoir. Elles ont gagné des droits alors que les Tunisiennes, plus libérées, risquent malheureusement d'en perdre.
Christian Dufour
02/10/2011 09h15
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/christiandufour/archives/2011/10/20111002-091500.html
Il s'agit pourtant d'une bonne nouvelle émanant d'une région ébranlée par un printemps arabe qui tarde à produire ses fruits en Tunisie et en Égypte, quand il n'est pas carrément sanglant en Syrie et en Libye. Une évolution frustrante, mais graduelle vers la démocratie aura-t-elle plus de succès qu'un processus révolutionnaire amenant à jeter le bébé avec l'eau du bain?
Table rase...
La comparaison est instructive entre la Tunisie et le Maroc, deux anciennes colonies françaises où l'Occident est vu de façon positive. Décrite parfois avec humour comme le plus arabe des pays européens, la petite Tunisie est substantiellement plus avancée que le Maroc en ce qui a trait à la condition de la femme et la laïcité. Il y existe une classe moyenne et intellectuelle importante. On pourrait penser que cela y rend la démocratie plus facile que dans un Maroc foncièrement conservateur.
Cela pourrait bien être le contraire. En Tunisie, on a renversé Ben Ali, un dictateur sans légitimité, enclenchant une dynamique révolutionnaire où on est tenté de faire table rase du passé. Sans raison, on veut réécrire totalement la constitution, ouvrant la voie aux islamistes pourtant très minoritaires. Au Maroc au contraire, un roi intelligent et respecté, entre autres comme leader religieux, a lancé un processus de démocratisation limité, mais réel, recueillant l'assentiment de la majorité de la population.
Dans un premier temps, une révolution est plus trippante. Elle peut sembler nécessaire dans des sociétés bloquées depuis longtemps. Moins frustrante que des mesures partielles laissant subsister de larges pans du passé dans des pays arriérés comme l'Arabie saoudite.
L'histoire montre pourtant que les révolutions finissent rarement bien, alors que les régimes évoluant graduellement peuvent atteindre des niveaux surprenants de démocratie et de prospérité. Quand il est ouvert au changement, le conservatisme apparaît plus porteur de progrès qu'une révolution.
...ou modération
Les sociétés arabes les plus modérées restent profondément musulmanes, avec le danger de dérives fondamentalistes qui ne sont pas cependant inéluctables. L'élément nouveau est une puissante pulsion démocratique issue du peuple. Liée à la révolution technologique, elle est là pour rester, y compris en Arabie saoudite.
À vouloir tout tout de suite, on n'obtient parfois pas grand-chose, quand on ne perd pas carrément ce qu'on a. Les Saoudiennes n'ont pas encore le droit de conduire une automobile, mais elles ont le pied dans l'étrier du pouvoir. Elles ont gagné des droits alors que les Tunisiennes, plus libérées, risquent malheureusement d'en perdre.
Christian Dufour
02/10/2011 09h15
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/christiandufour/archives/2011/10/20111002-091500.html
mardi 13 septembre 2011
Le GRE®, Conseil consultatif européen, traite de l'évolution de la formation postdoctorale en Europe
AMSTERDAM, PAYS-BAS--(Marketwire - Sep 12, 2011) - Les dirigeants les plus importants de l'enseignement supérieur des universités et des organisations à travers l'Europe ont rencontré des représentants de l'Educational Testing Service (ETS) et des représentants du Conseil du GRE lors de la réunion inaugurale du GRE(R) Conseil consultatif européen (EAC). Le rassemblement a été organisé en juin par l'Universitat Pompeu Fabra (UPF) à Barcelone, en Espagne. Le conseil nouvellement formé conseille le Bureau du GRE sur les questions liées à l'éducation post-universitaire en Europe, et est le premier conseil consultatif GRE à se former en dehors des États-Unis d'Amérique.
« La décision de l'ETS de se familiariser avec les besoins de la communauté de l'enseignement supérieur en Europe et d'entrer dans un partenariat actif avec les universités et les institutions européennes est très opportune, » dit le professeur Josep Joan Moreso, Recteur, UPF. « La mise en place du Conseil consultatif européen ETS favorisera un bien nécessaire dialogue européen - américain sur les études supérieures. l'UPF est très préoccupée par ces problèmes et est très engagée à contribuer à la réussite de cette aventure. »
Le travail de l'EAC GRE fournira aux représentants européens d'enseignement supérieur une voie officielle pour influencer la politique du programme du GRE. Le Bureau du GRE représente la communauté des cycles supérieurs et est un organisme indépendant qui établit des politiques pour le programme de tests du GRE, administré par l'ETS. Le Bureau supervise les tests, les services et la recherche du GRE, en consultation avec ses comités.
« Avoir un conseil consultatif européen est une étape importante pour le programme du GRE tandis que nous continuons notre travail vers la satisfaction des besoins des établissements et organismes éducatifs en Europe et dans le monde », a déclaré David Payne, vice-président et chef de l'exploitation de la Division de l'enseignement supérieur de l'ETS. « Comme les écoles d'enseignement supérieur et de commerce sont de plus en plus mondialisées, il est important pour nous d'être à l'écoute des problèmes et des défis qui se posent pour que nous puissions continuer à soutenir l'évaluation des besoins de ces programmes. »
Le thème de la première réunion a été l'évolution de l'enseignement du troisième cycle en Europe. Marion Müller, Directeur Général de la Fondation Einstein à Berlin en Allemagne a commenté, « La réunion du GRE EAC à Barcelone a été une conférence enrichissante avec des participants et des discussions intéressantes et très stimulantes, et un échange ouvert d'idées, reliant l'enseignement supérieur d'Europe et des États-Unis, je suis honorée de participer à cet important dialogue transatlantique. »
La prochaine réunion du GRE EAC aura lieu à Istanbul pendant l'été 2012. Pour plus de renseignements, contacter gre@etsglobal.org.
À propos de l'ETS
À l'ETS, nous favorisons la qualité et l'équité dans l'éducation des personnes dans le monde en créant des évaluations basées sur une recherche rigoureuse. L'ETS profite aux particuliers, aux établissements d'enseignement et aux organismes gouvernementaux en offrant des solutions personnalisées de certification des enseignants, l'apprentissage en langue anglaise, et l'enseignement primaire, secondaire et post-secondaire, ainsi que la réalisation de recherche en éducation, d'analyse et d'études des politiques. Fondée comme organisme à but non lucratif en 1947, l'ETS développe, administre et note plus de 50 millions de tests par an - y compris les tests TOEFL (R) et TOEIC (R), le test GRE (R) et les évaluations Praxis Series (TM) - dans plus de 180 pays, à plus de 9 000 endroits dans le monde.
SOURCE: ETS

12 sept. 2011 05h00 HE
http://www.marketwire.com/press-release/le-grer-conseil-consultatif-europeen-traite-de-levolution-de-la-formation-postdoctorale-1559413.htm
« La décision de l'ETS de se familiariser avec les besoins de la communauté de l'enseignement supérieur en Europe et d'entrer dans un partenariat actif avec les universités et les institutions européennes est très opportune, » dit le professeur Josep Joan Moreso, Recteur, UPF. « La mise en place du Conseil consultatif européen ETS favorisera un bien nécessaire dialogue européen - américain sur les études supérieures. l'UPF est très préoccupée par ces problèmes et est très engagée à contribuer à la réussite de cette aventure. »
Le travail de l'EAC GRE fournira aux représentants européens d'enseignement supérieur une voie officielle pour influencer la politique du programme du GRE. Le Bureau du GRE représente la communauté des cycles supérieurs et est un organisme indépendant qui établit des politiques pour le programme de tests du GRE, administré par l'ETS. Le Bureau supervise les tests, les services et la recherche du GRE, en consultation avec ses comités.
« Avoir un conseil consultatif européen est une étape importante pour le programme du GRE tandis que nous continuons notre travail vers la satisfaction des besoins des établissements et organismes éducatifs en Europe et dans le monde », a déclaré David Payne, vice-président et chef de l'exploitation de la Division de l'enseignement supérieur de l'ETS. « Comme les écoles d'enseignement supérieur et de commerce sont de plus en plus mondialisées, il est important pour nous d'être à l'écoute des problèmes et des défis qui se posent pour que nous puissions continuer à soutenir l'évaluation des besoins de ces programmes. »
Le thème de la première réunion a été l'évolution de l'enseignement du troisième cycle en Europe. Marion Müller, Directeur Général de la Fondation Einstein à Berlin en Allemagne a commenté, « La réunion du GRE EAC à Barcelone a été une conférence enrichissante avec des participants et des discussions intéressantes et très stimulantes, et un échange ouvert d'idées, reliant l'enseignement supérieur d'Europe et des États-Unis, je suis honorée de participer à cet important dialogue transatlantique. »
La prochaine réunion du GRE EAC aura lieu à Istanbul pendant l'été 2012. Pour plus de renseignements, contacter gre@etsglobal.org.
À propos de l'ETS
À l'ETS, nous favorisons la qualité et l'équité dans l'éducation des personnes dans le monde en créant des évaluations basées sur une recherche rigoureuse. L'ETS profite aux particuliers, aux établissements d'enseignement et aux organismes gouvernementaux en offrant des solutions personnalisées de certification des enseignants, l'apprentissage en langue anglaise, et l'enseignement primaire, secondaire et post-secondaire, ainsi que la réalisation de recherche en éducation, d'analyse et d'études des politiques. Fondée comme organisme à but non lucratif en 1947, l'ETS développe, administre et note plus de 50 millions de tests par an - y compris les tests TOEFL (R) et TOEIC (R), le test GRE (R) et les évaluations Praxis Series (TM) - dans plus de 180 pays, à plus de 9 000 endroits dans le monde.
SOURCE: ETS
12 sept. 2011 05h00 HE
http://www.marketwire.com/press-release/le-grer-conseil-consultatif-europeen-traite-de-levolution-de-la-formation-postdoctorale-1559413.htm
vendredi 2 septembre 2011
HTML 5 : infographie des technos et navigateurs Web
Des membres de l'équipe Google Chrome ont participé à l'élaboration d'une infographie interactive retraçant l'évolution des technologies et navigateurs Web.
Certaines infographies sont plus réussies que d'autres, et celle-ci est plutôt réussie d'autant qu'elle est interactive. Elle permet de replonger dans le passé jusqu'au présent afin de suivre certaines apparitions de technologies Web et avec elles les évolutions des navigateurs les exploitant.
Plus encore, on pourra avoir un aperçu rapide de l'évolution de l'interface des divers navigateurs représentés. Cela donne un aspect ludique, voire avec un brin de nostalgie.
Un texte disponible en français accompagne cette infographie où l'on peut notamment lire : " le Web d'aujourd'hui est le résultat d'efforts continus venant d'une communauté prônant l'ouverture du Web qui aide à définir ces technologies Web, comme l'HTML5, CSS3 et le WebGL, et à s'assurer qu'elles sont prises en charge par tous les navigateurs Web ".
Ce message porte la patte de Google. L'infographie en HTML5 est en effet annoncée à l'occasion du troisième anniversaire de Google Chrome. Le navigateur a été dévoilé pour la première fois en version bêta publique sous Windows le 1er septembre 2008.
Trois ans plus tard ( et 13 versions stables à ce jour ), Google Chrome gagne des parts d'utilisation de manière tout à fait notable, alors qu'à son lancement c'était plutôt l'interrogation - teintée d'un peu de déception - qui demeurait.
Le vendredi 2 septembre 2011 à 15:22 par Jérôme G.
Plus encore, on pourra avoir un aperçu rapide de l'évolution de l'interface des divers navigateurs représentés. Cela donne un aspect ludique, voire avec un brin de nostalgie.
Un texte disponible en français accompagne cette infographie où l'on peut notamment lire : " le Web d'aujourd'hui est le résultat d'efforts continus venant d'une communauté prônant l'ouverture du Web qui aide à définir ces technologies Web, comme l'HTML5, CSS3 et le WebGL, et à s'assurer qu'elles sont prises en charge par tous les navigateurs Web ".
Ce message porte la patte de Google. L'infographie en HTML5 est en effet annoncée à l'occasion du troisième anniversaire de Google Chrome. Le navigateur a été dévoilé pour la première fois en version bêta publique sous Windows le 1er septembre 2008.
Trois ans plus tard ( et 13 versions stables à ce jour ), Google Chrome gagne des parts d'utilisation de manière tout à fait notable, alors qu'à son lancement c'était plutôt l'interrogation - teintée d'un peu de déception - qui demeurait.
Le Web est aujourd'hui un univers de plus en plus vaste regroupant multitude de pages et d'applications Web liées entre elles, regorgeant de vidéos, photos et contenus interactifs. Ce que la majorité des utilisateurs ne voit pas est l'interaction des technologies du Web avec les navigateurs qui rend tout cela possible.
Au fil du temps, les technologies Web ont évolué pour donner aux développeurs Web la possibilité de créer de nouvelles expériences Web utiles et offrant une réelle immersion à l'utilisateur. Le Web d'aujourd'hui est le résultat d'efforts continus venant d'une communauté prônant l'ouverture du Web qui aide à définir ces technologies Web, comme l'HTML5, CSS3 et le WebGL, et à s'assurer qu'elles sont prises en charge par tous les navigateurs Web.
Les bandes de couleurs du graphique situé à droite représentent l'interaction entre les technologies Web et les navigateurs, qui donne ainsi vie aux nombreuses applications Web que nous utilisons quotidiennement.
mercredi 31 août 2011
Peut-on prévoir l'évolution ?
Si on recommençait toute l'histoire de l'univers depuis le commencement, assisterait-on à la naissance de la vie terrestre ? Verrait-on apparaître les mêmes organismes ? Difficile à dire, mais des travaux américains récents montrent que dans certaines circonstances, l'évolution peut être prévisible.
Les chercheurs se sont longtemps demandé ce qu’il adviendrait si on reprenait tout à zéro à partir du Big Bang. Aboutirait-on au même résultat ? Aux mêmes formes de vie, aux mêmes plantes ? L'Homme existerait-il ?
En fait, il ne s’agit pas exactement d’une loterie. Tout n’est pas uniquement dû au hasard. Tous les organismes qui peuplent la Terre ont été soumis, depuis le début, à des pressions environnementales. La question est : si on appliquait les mêmes pressions environnementales, finirait-on par obtenir le même résultat ?
Destins différents en fonction de l'environnement
C’est dans cette optique que s’inscrit l’étude de Patrick McGrath de l’université Rockefeller et ses collègues, portant sur des animaux souvent utilisés en biologie cellulaire : des vers du genre Caenorhabditis. Les résultats, publiés dans la revue Nature, montrent que dans certains cas, l’évolution séparée de populations distinctes peut mener au même résultat.
Les vers du genre Caenorhabditis – ainsi que de nombreux nématodes – ont un cycle de vie un peu particulier. Au stade larvaire, ils sont capables de détecter s’ils vont devoir lutter pour accéder aux ressources alimentaires, à l’image du quorum sensing chez les bactéries, grâce à des phéromones envoyées par leurs congénères. Si ceux-ci sont en nombre important ou si les ressources sont faibles, ils vont se plonger dans un état larvaire spécial, appelé larve dauer, qu’ils peuvent garder plusieurs mois et pendant lequel grand nombre de leurs fonctions se bloquent, réduisant à peu de chose leur consommation d’énergie. Ils peuvent ensuite revenir à la forme adulte quand l’environnement est moins hostile ou moins concurrentiel.
En laboratoire, les vers sont élevés en grande quantité. En théorie, ces conditions devraient mener les vers à choisir la voie dauer puisqu'ils détectent les fortes densités de populations. Mais les scientifiques ont observé que certaines populations de Caenorhabditis elegans faisaient fi des signaux envoyés et passaient directement au stade adulte. En effet, cela peut leur conférer un avantage, puisque malgré la forte densité, les ressources alimentaires en laboratoire sont toujours suffisantes. En évitant l’étape de larve dauer, ces vers peuvent se reproduire et donc diffuser leurs gènes plus rapidement. C’est un avantage pour le succès reproducteur.
Même gène concerné pour des espèces différentes
Les scientifiques ont découvert que cette adaptation était le fruit de la perte de deux gènes responsables de la synthèse et du fonctionnement d’un récepteur aux phéromones émises par les vers. Sans ce récepteur, impossible d’obtenir des informations concernant les densités de population et donc, de déclencher le stade dauer.
Les chercheurs ont donc comparé les vers de leur laboratoire avec ceux d’autres laboratoires afin de dénicher d’autres populations contournant l’étape dauer. Ils ont ainsi trouvé qu’une population d’une espèce du même genre, C. briggsae, tendait également à éviter le stade de larve dauer même en présence de forte densité. L’ancêtre commun aux deux espèces, C. elegans et C. briggsae, est vieux d’environ 20 millions d’années.
Le contournement du stade dauer chez ces deux espèces est-il dû au même mécanisme ? C’est ce qu’ont investigué les chercheurs. Ils ont découvert que pour C. briggsae aussi, la perte d’un gène conférait cette capacité et en le comparant aux deux gènes perdus par C. elegans, ils se sont rendu compte qu’ils étaient le fruit de l’évolution d’un gène commun appartenant à leur ancêtre. En conclusion, alors qu’une centaine de gènes sont responsables du déclenchement du stade dauer, c’est le même gène qui a été modifié chez ces deux espèces.
C’est ce qui conduit les auteurs à dire que, dans une certaine mesure et dans certains cas, l’évolution est prévisible. Plus précisément, ils supposent que les gènes étudiés ici appartiennent à une classe qui ont une importance capitale dans le processus d’évolution. Leur mutation provoque des changements de phénotype qui sont viables. De là à en conclure que le scénario de la vie se déroulerait de la même façon s'il était reproduit, il y a un gouffre que cette étude n'a évidemment pas franchi.
Par Bruno Scala, Futura-Sciences
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/biologie-3/d/peut-on-prevoir-levolution_33114/#xtor=RSS-8
Les chercheurs se sont longtemps demandé ce qu’il adviendrait si on reprenait tout à zéro à partir du Big Bang. Aboutirait-on au même résultat ? Aux mêmes formes de vie, aux mêmes plantes ? L'Homme existerait-il ?
En fait, il ne s’agit pas exactement d’une loterie. Tout n’est pas uniquement dû au hasard. Tous les organismes qui peuplent la Terre ont été soumis, depuis le début, à des pressions environnementales. La question est : si on appliquait les mêmes pressions environnementales, finirait-on par obtenir le même résultat ?
Destins différents en fonction de l'environnement
C’est dans cette optique que s’inscrit l’étude de Patrick McGrath de l’université Rockefeller et ses collègues, portant sur des animaux souvent utilisés en biologie cellulaire : des vers du genre Caenorhabditis. Les résultats, publiés dans la revue Nature, montrent que dans certains cas, l’évolution séparée de populations distinctes peut mener au même résultat.
Les vers du genre Caenorhabditis – ainsi que de nombreux nématodes – ont un cycle de vie un peu particulier. Au stade larvaire, ils sont capables de détecter s’ils vont devoir lutter pour accéder aux ressources alimentaires, à l’image du quorum sensing chez les bactéries, grâce à des phéromones envoyées par leurs congénères. Si ceux-ci sont en nombre important ou si les ressources sont faibles, ils vont se plonger dans un état larvaire spécial, appelé larve dauer, qu’ils peuvent garder plusieurs mois et pendant lequel grand nombre de leurs fonctions se bloquent, réduisant à peu de chose leur consommation d’énergie. Ils peuvent ensuite revenir à la forme adulte quand l’environnement est moins hostile ou moins concurrentiel.
En laboratoire, les vers sont élevés en grande quantité. En théorie, ces conditions devraient mener les vers à choisir la voie dauer puisqu'ils détectent les fortes densités de populations. Mais les scientifiques ont observé que certaines populations de Caenorhabditis elegans faisaient fi des signaux envoyés et passaient directement au stade adulte. En effet, cela peut leur conférer un avantage, puisque malgré la forte densité, les ressources alimentaires en laboratoire sont toujours suffisantes. En évitant l’étape de larve dauer, ces vers peuvent se reproduire et donc diffuser leurs gènes plus rapidement. C’est un avantage pour le succès reproducteur.
Même gène concerné pour des espèces différentes
Les scientifiques ont découvert que cette adaptation était le fruit de la perte de deux gènes responsables de la synthèse et du fonctionnement d’un récepteur aux phéromones émises par les vers. Sans ce récepteur, impossible d’obtenir des informations concernant les densités de population et donc, de déclencher le stade dauer.
Les chercheurs ont donc comparé les vers de leur laboratoire avec ceux d’autres laboratoires afin de dénicher d’autres populations contournant l’étape dauer. Ils ont ainsi trouvé qu’une population d’une espèce du même genre, C. briggsae, tendait également à éviter le stade de larve dauer même en présence de forte densité. L’ancêtre commun aux deux espèces, C. elegans et C. briggsae, est vieux d’environ 20 millions d’années.
Le contournement du stade dauer chez ces deux espèces est-il dû au même mécanisme ? C’est ce qu’ont investigué les chercheurs. Ils ont découvert que pour C. briggsae aussi, la perte d’un gène conférait cette capacité et en le comparant aux deux gènes perdus par C. elegans, ils se sont rendu compte qu’ils étaient le fruit de l’évolution d’un gène commun appartenant à leur ancêtre. En conclusion, alors qu’une centaine de gènes sont responsables du déclenchement du stade dauer, c’est le même gène qui a été modifié chez ces deux espèces.
C’est ce qui conduit les auteurs à dire que, dans une certaine mesure et dans certains cas, l’évolution est prévisible. Plus précisément, ils supposent que les gènes étudiés ici appartiennent à une classe qui ont une importance capitale dans le processus d’évolution. Leur mutation provoque des changements de phénotype qui sont viables. De là à en conclure que le scénario de la vie se déroulerait de la même façon s'il était reproduit, il y a un gouffre que cette étude n'a évidemment pas franchi.
Par Bruno Scala, Futura-Sciences
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/biologie-3/d/peut-on-prevoir-levolution_33114/#xtor=RSS-8
mardi 30 août 2011
Evolution et siècle du gène
La théorie de l’évolution ne cesse d’évoluer avec des ajouts, des précisions, des hypothèses inédites, se greffant progressivement à l’édifice théorique dès que les laboratoires livrent des connaissances nouvelles. Parfois, des découvertes majeures offrent un champ immense aux hypothèses théoriques en donnant des éléments tangibles permettant de solidifier la conception de l’évolution, trouver des ressorts expliquant la spéciation, fournir des éléments permettant une meilleure vue des embranchements phylogénétiques. L’identification des gènes fait partie de ces grandes découvertes ayant engendré un regard nouveau sur le vivant et surtout, son évolution. Ainsi, la cladistique, spécialité qui a supplanté la taxinomie et la systématique, tente de tracer l’arbre complet des embranchements dont la résultante est la totalité des espèces observées sur la planète. Elle met à profit les analyses de la génétique qui, avec des méthodes statistiques, donne une image assez précise des parentés entre les différents génomes. La génétique des populations est mise à profit par les évolutionnistes. On comprend pourquoi la philosophe des sciences Evelyn Fox-Keller a intitulé son essai sur la biologie « le siècle du gène ». Le 20ème siècle a effectivement été le siècle du gène, au même titre que le 19ème aurait pu être désigné comme le siècle de la thermodynamique, ou de l’entropie si on veut. Le gène est devenu l’objet épistémologique central de la biologie.
L’étude des différences génétiques a introduit quelques modifications dans l’arbre classique issu de la taxinomie. Mais sur le fond, rien n’a été bouleversé. Deux espèces issues d’une très vieille bifurcation sont censées posséder des génomes présentant des différences accentuées, alors que deux autres espèces dont la séparation est récente ont des génomes assez similaires. L’exemple le plus cité étant celui du singe et de l’homme, espèces partageant 98.5 % de génome commun, et dont la spéciation depuis l’ancêtre commun ne date que de quelques millions d’années, c’est-à-dire peu de choses, rapporté à l’évolution complète du vivant. Une souris reste plus proche de l’homme que le vers nématode. Les parentés moléculaires tracées par la phylogénie moléculaire ne font que refléter les similitudes phénotypiques décelées par les méthodes taxinomiques classiques. Peu de divergences apparaissent. La phylogénique moléculaire a pour principe d’analyser les similitudes que montrent les macromolécules du vivant lorsqu’on les extraits à partir de matériel prélevé sur les différentes espèces. Protéines, ARN et gènes sont utilisés par la phylogénie moléculaire mais ce sont les gènes qui occupent une place centrale. Cette place leur a été accordée par la communauté scientifique suite à la découverte de la molécule d’ADN et de l’étude des gènes qui s’en est suivie, avec la découverte du lien entre un gène et un produit essentiel dans la physiologie cellulaire, la protéine. Un gène, un ARN, une protéine, tel fut le dogme central de la biologie moléculaire héritée des années 1970. L’efficacité des techniques de séquençage a contribué à l’âge d’or de la génétique, une période marquée par le séquençage du génome humain et de celui d’autres espèces. Les maladies dites génétiques et les empreintes génétiques ont fait passer le génome et ses gènes dans le domaine public. Mais la génétique soulève des questions essentielles sur la vie et son évolution. Actuellement, des bouleversements sont envisageables. Le gène risque d’être détrôné du piédestal où les généticiens l’ont placé.
L’un des points centraux en sciences du vivant, c’est la rencontre entre la théorie de l’évolution et la génétique. L’investigation scientifique se focalise sur la sélection naturelle et le profil génétique des espèces en prenant pour cible épistémologique cet objet fascinant qu’est le « gène ». La théorie synthétique de l’évolution propose depuis cinq décennies le concept d’une nature qui, jouant sur le triptyque mutation, recombinaison, sélection, finit par sélectionner au sein d’une espèce un patrimoine constitué des milliers de gènes possédant chacun un rôle spécifique dérivé, c’est-à-dire lié au produit de l’expression nucléaire (via les ARN) et de la traduction. L’évolution repose sur une combinaison de gènes dont les mutations sont retenues si elles sont avantageuses du point de vue sélectif. Les initiateurs de cette conception ont associé, au début du 20ème siècle, les acquis de la génétique mendélienne au cadre darwinien. La théorie dite synthétique ou néo-darwinienne fut élaborée dans la seconde moitié du 20ème siècle.
Jusque dans les années 2000, la biologie a centré ses études sur le principe réductionniste accordant au gène un rôle central. Ce principe a été poussé dans ses retranchements philosophiques par Richard Dawkins, concepteur de la thèse du gène égoïste. Cette philosophie de la vie, si elle n’est pas partagée par l’ensemble de la communauté scientifique, a au moins servi de principe heuristique devenu ordinaire dans la conduite des recherches génétiques. La vision génocentrique a dominé la biologie pendant près d’un demi-siècle. Si Le hasard et la nécessité de Monod fait office de « bible » du matérialisme moléculaire, alors Le gène égoïste est lui aussi une « bible » pour la génétique réductionniste de la fin du 20ème siècle. En poussant la vision aux extrêmes, on peut imaginer les gènes comme des entités quasi-magiques se servant des espèces pour se perpétuer. Ils seraient ainsi les unités moléculaires sélectionnées et même les bénéficiaires du grand jeu de la sélection naturelle. Sans aller jusqu’à cette conception, les gènes ont acquis une place centrale dans l’évolution dont ils constituent un des ressorts fondamentaux. Les évolutionnistes ont orienté leurs recherches en misant sur la génétique des populations. Le principe est simple, les séquences des gènes codant pour une protéine varient d’autant plus que les espèces ont divergé dans le temps. Par exemple, le gène humain codant pour l’hémoglobine est plus proche du gène homologue chez le singe que chez le poisson. Mais au fait, qu’est-ce qu’un gène ?
Le gène, cet objet épistémologique aux contours variables
Le gène n’est pas un objet ordinaire, aux contours nets, aux propriétés définitivement connues et assignées. C’est au contraire un objet épistémologique dont les définitions et propriétés ont évolué dans le temps. A suivre...
par Bernard Dugué(son site) mardi 30 août 2011
http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/evolution-et-siecle-du-gene-99781
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