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mardi 1 octobre 2013

No more Glonass-M satellite launches planned before end of year

Glonass.                                                                     Photo: RIA Novosti

The 2013 program of the Russian Federal Space Agency (Roscosmos) does not include any more satellite launches as part of the Global Navigation Satellite System (GLONASS) project this year, a space rocket industry source said.

"The GLONASS orbiting group is functioning normally. All 24 satellites are operating. All the areas are covered. There is no need to conduct new launches before the end of the year," he said.

Following the loss of three Glonass-M satellites, media reports claimed that two launches of Glonass-M satellites were expected to take place from the Plesetsk Cosmodrome in early September and at the end of October.

The GLONASS system includes a total of 29 satellites, one of which is currently undergoing maintenance, three make up a backup group, and another one is being tested.

Voice of Russia, Interfax

Today, 10:00

mercredi 7 août 2013

Le système Scorpion pour remplacer GLONASS en temps de guerre




Le ministère russe de la Défense a commencé à remplacer les systèmes de navigation au sol RSDN-10 par de nouveaux systèmes Scorpion, écrit mardi 6 août le quotidien Izvestia.

En cas de guerre, ces systèmes terrestres de détermination des coordonnées géographiques remplaceront les systèmes spatiaux GPS etGLONASS. Le programme de renouvellement est prévu jusqu'en 2020 et a commencé cette année par trois systèmes du réseau de Transbaïkalie.

"Lors d'un conflit, tous les signaux satellites traversant l'espace seront activement brouillés par ce qu'on appelle un "bruit blanc", a déclaré Iouri Koupine de l'université russe de radionavigation et du temps. Les Scorpions sont destinés à doubler le GLONASS dans ce genre de situations."

Les systèmes de navigation actuels ont été conçus dans les années 1940-50 et remplissaient partiellement les fonctions de détermination des coordonnées (avec une marge d'erreur de 150-180 mètres), actuellement prises en charge par GLONASS et GPS. A l'heure actuelle, vu l'usure de l'équipement et la complexité de la maintenance, les RSDN-10 ne sont pratiquement pas utilisés, et la majeure partie des stations ont été retirés du service. Les systèmes au sol doivent être avant tout remplacés pour des raisons de sécurité nationale en termes de radionavigation.

Le nouveau système de navigation profite des progrès scientifiques des dernières années. Les Scorpions sont capables de couvrir un large rayon d'action (1 000 km au lieu de 600 km). De plus, les RSDN-10 ne sont pas équipés de stations de correction locale du contrôle situés à grande distance, ce qui empêche les ondes radio de pénétrer sur le territoire de l'ennemi potentiel et rend les systèmes de navigation invisibles.

"Les principaux "consommateurs" de ces stations en service dans la défense antiaérienne et l'armée de l'air sont également l'aviation à longue portée et la marine, déclare Iouri Koupine. Ils reçoivent les signaux de l'heure exacte et synchronisent leurs équipements grâce à ces réseaux.

Contrairement aux systèmes obsolètes, les Scorpions sont capables de maintenir automatiquement les paramètres du signal émis, ils peuvent être contrôlés à partir d'une télécommande commune et sont capables de supprimer les impulsions radio résiduelles. Les récepteurs du système peuvent être installés sur du matériel aérien, terrestre, naval et fluvial. Un autre avantage des Scorpions réside dans le fait qu'ils peuvent être synchronisés avec le système GLONASS, ce qui améliore significativement leur efficacité.

"Les équipages de l'aviation à longue portée ne se réfèrent jamais aux données d'un seul système pour déterminer leur emplacement, a déclaré Petr Deïnekine, ex-commandant de l'armée de l'air. On utilise toujours un ensemble de moyens pour localiser l'emplacement exact de l'appareil. Il faut également un système de navigation autonome pour que l'équipage ne dépende pas des moyens radiotechniques et spatiaux qui pourraient subir des interférences. D'ailleurs, la question de l'exactitude de la navigation est l'un des principaux problèmes en tant de guerre comme de paix.

Hormis la mise en service de toutes nouvelles solutions techniques, on prévoit également la modernisation des systèmes existants. L'agence russe Rosoboronpostavka a commandé la modernisation des systèmes RSDN-10 et RSDN-20 Alpha. La modernisation se déroule dans le cadre du programme fédéral "Les systèmes de navigation globaux" et en conformité avec le Plan de navigation russe pour 2008-2015. Un budget de 1,2 million d'euros a été alloué au ministère de la Défense à ces fins.

La mise en service du Scorpion se fera en quatre étapes. En 2013-2015 seront remplacés trois systèmes du réseau de Transbaïkalie, en 2016-2017 – quatre systèmes du réseau du Caucase du Nord, en 2017-2019 – quatre systèmes en Extrême-Orient, et en 2019-2020 – trois systèmes du réseau de l'Oural du Sud. Hormis les nouveaux systèmes de navigation, l'armée russe recevra des récepteurs aériens invulnérables au brouillage qui fonctionnent avec les signaux de GLONASS, GPS, de l'ensemble de l'arsenal des RSDN et du Scorpion.

Izvestia© RIA Novosti. Maxim Bogodvid
13:05 06/08/2013

mardi 2 juillet 2013

Une fusée russe portant trois satellites explose au décollage




La fusée Proton-M portant trois satellites pour le système de navigation Glonass a explosé, mardi 2 juillet, lors de son lancement à partir du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

La fusée, dont le lancement était retransmis en direct par Roscosmos, l'agence spatiale russe, et la chaîne de télévision publique Rossia 24 a changé de trajectoire quelques secondes après le décollage, à 4 h 38, et a explosé environ une minute après. "Il semble que ce lancement va se solder par une catastrophe", a commenté le présentateur de Rossia 24, juste avant que la fusée n'explose, laissant de grandes flammes rouges monter vers le ciel.

"FUITE DE COMBUSTIBLE"

L'accident "n'a pas fait de victimes ni de dégâts", mais a provoqué une "fuite de combustible" de la fusée, a indiqué pour sa part l'agence spatiale kazakhe, Kazcosmos. Une partie du personnel de Baïkonour a été évacuée en raison de cette fuite, a déclaré une source au cosmodrome, citée par l'agence Interfax, en affirmant qu'un "nuage toxique" avait été formé au-dessus du lieu de la catastrophe, ce qui suspendra les lancements de la base de Baïkonour pendant deux ou trois mois, selon une autre source de l'industrie spatiale.

Des investigations sont en cours pour déterminer la cause de cet incident, qui,selon The Moscow Times, serait probablement lié à un problème technique sur le propulseur d'appoint.

La Russie a connu ces dernières années une série d'échecs dans le lancement de ses satellites ou de véhicules cargos vers la Station spatiale internationale (ISS). En décembre 2010, trois satellites Glonass lancés à partir d'une fusée Proton étaient retombés dans l'océan Pacifique après l'échec de leur mise en orbite, provoqué par une surcharge de carburant dans le lanceur. Le système Glonass a été conçu par la Russie pour rivaliser avec le système de navigation américain GPS et le futur système européen Galileo.

Le Monde.fr avec AFP | 02.07.2013 à 08h09 • Mis à jour le 02.07.2013 à 09h11