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dimanche 26 mai 2013

French MPs vote bill for lectures in English at French universities

Sorbonne University, Paris, one of Europe's oldest.
paris-sorbonne.fr
France's lower house on Thursday approved a plan to allow more courses to be taught in English at French universities, despite concerns that such a move might undermine efforts to promote the French language.

The full bill is expected to be approved in the Assembly and the upper house Senate, where the ruling Socialists and their allies have majorities.

The vote followed two hours of heated debate, with lawmakers from the main right-wing opposition UMP saying the measure threatens France's identity.

"A people that speaks a foreign language more and more loses its identity piece by piece," said Jacques Myard of the UMP.

However Socialist MP Thierry Mandon called the controversy "a storm in a teacup."

The aim of the measure is to improve the employability of French young people but also to increase the number of foreign students at France's universities from 12 percent of the total to 15 percent by 2020.

Supporters argue that in an increasingly competitive global market for higher education, if some lectures and teaching take place in English, more foreign students will be attracted to French universities. They will then inevitably improve their French while studying in France.

France's prestigious and highly selective Grandes Ecoles, which are separate from the less selective university system, already deliver strands of their courses in English, as do many business schools.

30 per cent of students who study outside their home country choose the United States, while 18 per cent choose Britain. France hopes to improve on its current figure of 11 per cent.

Several unions, some public figures and the influential Académie Française, set up in 1635 to regulate and protect the French language, condemned the measure.

By RFI

samedi 13 avril 2013

L'université française va-t-elle parler anglais ?

ENQUÊTE Des associations s'élèvent contre le projet de loi sur l'enseignement supérieur qui étend la possibilité de cours dispensés en anglais plutôt qu'en français.

Par MARIE PIQUEMAL

12 avril 2013 à 16:10

Et si, demain, à la manière des Bretons et des Basques, on militait pour sauver l’enseignement en langue française ? Angoisse de vieux grincheux ou inquiétude fondée ? Plusieurs voix s’élèvent contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur, présenté en conseil des ministres le 20 mars, qui permettra aisément aux facs et écoles de dispenser leurs enseignements en anglais plutôt qu’en français.

«Si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…», justifiait le 20 mars à Libération la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. Professeur au collège de France, Antoine Compagnon, a aussitôt bondi : «Je l’invite à franchir les quelque deux ou trois cents mètres qui séparent son bunker ministériel des amphis du Quartier latin pour découvrir le monde réel, lui répond-il dans nos colonnes. En anglais, on parle defriendly fire pour désigner le genre d’action que vient de mener la ministre. Car Mme Fioraso nous tire dans le dos alors que nous montons au front.»
L'exception va devenir la règle


Jusqu’ici, la loi Toubon de 1994 posait comme principe qu’en France, dans n’importe quelle école ou université publique ou privée, tous les enseignements devaient être dispensés en français, la langue de la République. A deux exceptions près : pour les cours de langues et lorsque l’enseignant est un intervenant étranger.

Une règle pas toujours respectée, certains établissements comme Sciences-Po s’autorisant déjà des entorses au nom de l’internationalisation de leur cursus. «Certes. Sauf que là, il n’y aura plus de limite. Ce projet de loi renverse totalement les choses. Ce qui était du domaine de l’exception peut devenir la règle», s’insurge François-Xavier Grison, responsable des solidarités francophones pour l’Union populaire républicaine, un mouvement qui prône la sortie de la France de l'Union européenne. Il a été l’un des premiers à alerter, lançant le 4 mars sa pétition «contre la loi Fioraso parce que pour la langue française», signée par 7 800 personnes à ce jour. «63 nationalités sont représentées parmi les signataires, se réjouit-il, preuve qu’il y a encore des défenseurs de la francophonie sur cette terre...»
L'académie française offusquée

Depuis cette pétition, la polémique fait son chemin. Les associations de défense de la langue française tempêtent avec leurs petits moyens. Régis Ravat, président de l’association Francophonie avenir, se désole de constater «l’anglicisation progressive de notre pays, encouragée par la droite comme la gauche. La ministre Fioraso dit "langue étrangère" dans sa loi mais c’est d’une totale hypocrisie. Tout le monde sait qu’elle veut dire "anglais". Maintenant, même pour un CAP de carrossier, on impose de parler anglais. Au nom, paraît-il, d’une ouverture vers le monde... Je dirais au contraire qu’on s’enferme. On se tourne vers le seul monde anglosaxon.»

Même l’Académie française s’est offusquée de ce texte rédigé, dit-elle, en des termes trop vagues. «Il ne paraît ni opportun, ni même possible d’adopter pareille disposition de loi dont la valeur symbolique serait d’autant plus grande qu’elle serait plus vague et qui inaugurerait de véritables franchises linguistiques dans les universités françaises», jugent les membres de l’Académie dans une déclaration commune datée du 21 mars. L’article 2 de la loi Fioraso autorise l’enseignement en langue étrangère dans le cadre d’«un accord avec une institution étrangère» ou «d’un programme européen». L’Académie alerte «sur les dangers d’une mesure qui se présente comme d’application technique, alors qu’en réalité elle favorise une marginalisation de notre langue».
37% des étudiants étrangers viennent pour le français


Le cabinet de la ministre assure qu’il ne s’agit en aucun cas de«renoncer aux enseignements en français. Mais on peut comprendre que pour des Coréens qui viennent étudier en France, il est pas mal qu’ils puissent avoir quelques cours en anglais pour commencer».

La ministre Geneviève Fioraso vient d’envoyer une lettre aux académiciens pour expliquer sa démarche. «Il ne s'agit pas d'un renoncement linguistique mais au contraire d'un levier pour le développement de la francophonie», écrit-elle. Elle n’envisage pas de retoucher au texte de loi, assurant qu’il répond à une demande des présidents d’université et des écoles. Avec un argument imparable,«améliorer l’attractivité de l’enseignement supérieur français vis-à-vis des étudiants étrangers».

Cet argument ne tient pas la route, selon Bernard Cerquiglini, le recteur de l’agence universitaire de la francophonie. «Il est faux, concrètement, de dire que toute la recherche se fait en anglais aujourd’hui. 780 universités dans le monde utilisent le français pour la formation et la recherche. Le français est une langue internationale de savoir, au même titre que l’anglais, le mandarin ou l’hindi. Les faits sont là.»

«Rien ne prouve d’ailleurs que dispenser des cours en anglais est un avantage compétitif», renchérit François-Xavier Grison, l’auteur de la pétition. Sur les quelque 250 000 étrangers qui font leurs études en France, 45% disent venir pour la qualité de la formation et 37% pour la connaissance de la langue française, selon une étude menée en 2011 par CampusFrance-TNS Sofres.

Les défenseurs de la langue française posent tous la même question : en quoi le glissement vers le tout anglais est-il inéluctable ? En Italie, l’université de Politecnico di Milano dispensera d’ici peu les cours de maîtrise seulement en anglais. Une association italienne a envoyé un communiqué cette semaine aux médias français, espérant une mobilisation en France. «On sait fort bien que la France est un pays qui s’est toujours battu pour défendre sa langue et sa culture.»

mardi 13 septembre 2011

Selon les Anglais, Internet serait plus important que l’eau potable

Une étude du Science Museum de Londres parue récemment révèle qu’une des premières choses dont les Anglais auraient besoin s’ils devaient recommencer leur vie aujourd’hui serait une connexion à Internet. Cette préoccupation passe avant l’eau potable, la douche (à croire que les gens préfèrent rester connectés que propres), le chauffage, et bien d’autres ! Le célèbre réseau social Facebook passe lui-même avant les toilettes et les chaussures !



L’étude, réalisée sur 3 000 adultes britanniques, avait pour but de démontrer l’importance et la nécessité de l’eau potable pour une exposition sur la problématique de l’eau et de la faim dans le monde (Water Wars: Fight the Food Crisis / Les guerres de l’Eau : Combattre la Crise Alimentaire). Arrivée seulement en troisième place, après le soleil (un clin d’oeil à la météo déplorable des Anglais) et la connexion Internet, il semblerait que le Science Museum ait fait chou blanc.

Un tel résultat démontre que dans les pays occidentaux, l’eau potable est devenue une des choses les plus banales et ordinaires, tandis qu’elle continue d’être un véritable luxe dans de nombreux pays, touchant malheureusement des millions d’individus.

Les appareils technologiques prennent une place importante dans la liste. On retrouve notamment les smartphones (en 10ème place), la télé écran plan, les ordinateurs portables, le lecteur DVD, l’iPod, l’iPad, et des consoles telles que la Wii et la Xbox. Des sites tels que Google, Ebay et Twitter font aussi partie des « essentiels ». Le moteur de recherche est ainsi situé en 22ème place, avant la voiture.

La responsable de l’exposition, Sarah Richardson, s’avoue choquée par de tels résultats, ajoutant que dire que l’on ne peut vivre sans des choses purement matérielles plutôt qu’avec de l’eau potable lui paraît complètement fou.

Pour les interessés, voici la liste complète dressée à la suite de l’étude :1. Le soleil
2. La connexion Internet
3. L’eau potable
4. Le réfrigérateur
5. Facebook
6. Le NHS (National Health Service) : le système de santé public du Royaume-Uni
7. La cuisinère (l’appareil ménager, bien sûr)
8. L’email
9. Les toilettes
10. Le téléphone mobile / les smartphones
11. Le thé et le café
12. La machine à laver
13. La douche
14. Le chauffage
15. Les analgésiques
16. Les légumes
17. L’aspirateur
18. La bouilloire
19. Le sofa
20. Les chaussures
21. Les fruits
22. Google
23. La voiture
24. Le fer à friser
25. Les transports publics
26. L’ordinateur portable
27. Le chocolat
28. Le lecteur DVD
29. La montre
30. Le maquillage
31. La TV écran plat
32. La bague de mariage
33. Le sèche-linge
34. L’eau en bouteille
35. Ebay
36. Le vélo
37. L’iPod
38. La climatisation
39. Les couches jetables
40. Les ampoules
41. Le correcteur informatique
42. Le GPS
43. Le soutien-gorge push-up
44. La Wii
45. L’iPad
46. Le club de gymnastique
47. Les billets de la saison pour leur club de foot
48. Le congélateur
49. La Xbox
50. Twitter

Et vous, quelle serait votre première préoccupation si vous deviez recommencer votre vie demain ?

12 septembre 2011 :: 19:53 :: Par Nicolas Lecointre

http://www.presse-citron.net/selon-les-anglais-internet-serait-plus-vital-que-l-eau-potable