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jeudi 24 juillet 2014

dimanche 15 septembre 2013

dimanche 11 août 2013

A Map of the World, with Each Name Listed in that Country's Language




maptitude:

This is a endonym map - a map in which labels are written as they would be in the area being labeled. In other words, each country’s name is written in its native language. It’s a great representation of how our own maps are very tailored to our own use, in ways we don’t usually think about. You can see more of this map here.

http://scienceandorfiction.tumblr.com/post/57884249521/maptitude-this-is-a-endonym-map-a-map-in

dimanche 26 mai 2013

French MPs vote bill for lectures in English at French universities

Sorbonne University, Paris, one of Europe's oldest.
paris-sorbonne.fr
France's lower house on Thursday approved a plan to allow more courses to be taught in English at French universities, despite concerns that such a move might undermine efforts to promote the French language.

The full bill is expected to be approved in the Assembly and the upper house Senate, where the ruling Socialists and their allies have majorities.

The vote followed two hours of heated debate, with lawmakers from the main right-wing opposition UMP saying the measure threatens France's identity.

"A people that speaks a foreign language more and more loses its identity piece by piece," said Jacques Myard of the UMP.

However Socialist MP Thierry Mandon called the controversy "a storm in a teacup."

The aim of the measure is to improve the employability of French young people but also to increase the number of foreign students at France's universities from 12 percent of the total to 15 percent by 2020.

Supporters argue that in an increasingly competitive global market for higher education, if some lectures and teaching take place in English, more foreign students will be attracted to French universities. They will then inevitably improve their French while studying in France.

France's prestigious and highly selective Grandes Ecoles, which are separate from the less selective university system, already deliver strands of their courses in English, as do many business schools.

30 per cent of students who study outside their home country choose the United States, while 18 per cent choose Britain. France hopes to improve on its current figure of 11 per cent.

Several unions, some public figures and the influential Académie Française, set up in 1635 to regulate and protect the French language, condemned the measure.

By RFI

Le français à l’université : le pourquoi avant le comment

Apparemment ça se frite à nouveau à propos de l’anglais, langue de la communication scientifique mais pas de la France, mais en France y a des scientifiques, d’où problème apparemment. Tom Roud a pondu un bon billet sur le sujet, donc commencez par le lire.

Pour rebondir sur le billet de Tom, il me semble qu’il faut d’abord définir pourquoi on veut utiliser le français en priorité sur l’anglais. Les motivations auxquelles je peux penser sont :
  1. On est chez nous, nom d’Dieu.
  2. C’était comme ça de mon temps, pas de raison que ça change.
  3. A force d’entêtement, on finira bien par dominer le monde.
  4. J’ai la flemme d’apprendre une autre langue que la mienne propre.
  5. On pense différemment dans différentes langues, donc en gardant différentes langues actives on améliore la diversité des modes de pensée au niveau international.
  6. Nos ex-colonisés apprennent le français de toutes façons, autant que ça leur serve ainsi qu’à nous.
  7. Ca fait bien rire les anglais, ils ont pas la vie facile, faut leur faire plaisir.
  8. Si on travaille en anglais, on pourra plus facilement faire des comparaisons internationales, et ça va se voir qu’on est nuls.

Un intrus s’est glissé dans cette liste. Sauras-tu le retrouver ami lecteur ? Oui ! La raison numéro 5 est valable ! Pour poursuivre la discussion, oserais-je vous proposer de traverser le lac Léman, et voir comment ça se passe à Lausanne (en Suisse y a pas que des banques et du chocolat, y a aussi des universités) ?

A l’Université de Lausanne, où je travaille, en biologie (pas forcément pareil dans les autres matières), les deux premières années d’études sont en français à 100%. Avantage : les francophones apprennent les bases dans une langue qu’ils maîtrisent, de même d’ailleurs qu’un petit contingent d’italophones qui préfèrent ça que d’étudier en allemand (y a pas d’études de biologie en italien en Suisse). Inconvénient, les doctorants et post-doctorants non francophones (y en a plein) doivent faire des TP/TD en français (tout le monde ou presque enseigne en thèse) ; on s’en sort en mettant dans la salle un mélange de francophones et non francophones. Et les professeurs ? Quand on en embauche un prof qui doit enseigner en 1ère 2ème année, il s’engage à se mettre au français. On a des anglais, des allemands, des suisses allemands, des polonais, qui enseignent en français (même des français). En troisième année, le français reste dominant mais l’anglais est possible. Avantages : ça permet d’intégrer plus facilement les profs et les assistants non francophones, et surtout ça permet d’enseigner en anglais dès que des étudiants d’échange international le demandent. Ce qui m’arrive plus ou moins tous les ans en dernier semestre de bachelor (= licence). Nos masters de biologie fondamentale sont entièrement en anglais, et les étudiants sont un mélange de francophones, italianophones, germanophones, et un-peu-partout-phones. Avantages évidents : mobilité internationale des étudiants (et dans le cas Suisse, mobilité entre cantons…), enseignement par les profs et post-docs étrangers, formation des étudiants à la langue de la science. Inconvénients : je ne sais pas, personne ne se plaint à ma connaissance. Enfin, les enseignements de niveau thèse sont entièrement en anglais.

Je connais moins bien les détails à l’EPFL voisine, mais les masters de science sont aussi en anglais je crois, les premières années aussi en français, et les étudiants et les enseignants sont très internationaux. A noter aussi que l’EPFL pousse les cours massifs en ligne (MOOC) en français, notamment à destination de l’Afrique francophone. Ils sont où, ils sont où, ils sont où les français ? Notez le mélange d’anglais et de français sur cette page des MOOC à l’EPFL.

Un truc rigolo dans cette histoire, c’est que les suisses romands sont très francophones, même que les suisses alémaniques s’en plaignent. On ne peut pas dire que le français soit en voie d’extinction dans le coin.

Il me semble qu’on peut avoir le beurre et l’argent du beurre : les étrangers qui apprennent le français, les francophones qui apprennent l’anglais, la mobilité internationale des étudiants, la visibilité internationale de la recherche, et la communication francophone auprès du public.

Et pour revenir au point 5 ci-dessus, j’aurais deux réflexions finales :
  • Un francophone qui fait de la science largement en anglais continue à penser comme un francophone, tout en gagnant à communiquer avec les autres. C’est par cet échange et cette confrontation d’idées et d’approches que nous nous enrichissons tous, pas en s’enfermant dans des citadelles illusoires*.
  • Si l’usage de l’anglais colore légèrement notre manière de penser, permettez-moi de m’en réjouir. Dans mon expérience, de la philosophie aux éditorials de magazines et de l’écriture scientifique aux mémoires de guerre, l’anglais est plus clair et plus direct.

* vous avez vu, je n’ai pas dit Ligne Maginot.

jeudi 5 avril 2012

Un guide pédagogique pour réussir le cyberespace multilingue



" Net.lang : Réussir le cyberespace multilingue " est un guide pédagogique, politique et pratique permettant d'appréhender et de comprendre les principaux enjeux du multilinguisme dans la société de l'information.

Fruit du travail collaboratif de 27 auteurs, ce guide aborde la présence des langues dans le cyberespace, l'influence des technologies de l'information sur la diversité linguistique, l'apport du multilinguisme numérique dans la construction de nos sociétés ou encore des questions globales liées à la gouvernance de l'internet ou à l'économie des langues. Il s'adresse aux acteurs institutionnels et aux décideurs afin de favoriser la construction de politiques d'aménagement linguistique utilisant pleinement les compétences de l'internet et plus généralement du numérique.

Préfacé notamment par le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, et la Directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, ce projet a reçu le soutien de l'OIF dans le cadre de ses actions visant à garantir l'existence de la diversité culturelle et de la pluralité linguistique dans la société de l'information.

Réalisé par le réseau mondial dédié à la promotion de la diversité culturelle Maaya il est disponible en ligne gratuitement dans ses versions pdf (voir ci-dessous) et e-pub pour les supports mobiles.

L'ouvrage (484 pages) est disponible en plusieurs langues et sur plusieurs supports. Il peut être librement téléchargé en PDF grâce au lien ci-dessous (licence Creative Commons by-sa).

Les liens connexes

Télécharger le guide (pdf) (7 hits)
Site net-lang.net (6 hits)
Source : Communiqué de l'OIF (6 hits)

par Vincent JAY

Portail International, 04/04/12 à 11h12 GMT

http://www.mediaterre.org/international/actu,20120404111239.html

mardi 27 mars 2012

L'avantage d'être bilingue

Les enfants bilingues performeraient mieux sur le plan des connaissances que les enfants unilingues, avancent des chercheurs canadiens.

Par exemple, le bilinguisme améliorerait la pensée abstraite, la mémoire de travail et la concentration des enfants. Et cela, peu importe la culture et les langues qu’ils maîtrisent.

Ces habiletés liées à la connaissance ne feraient pas pour autant d’eux des enfants plus intelligents, mais elles leur permettraient d’acquérir des capacités d’apprentissage importantes lors de l’entrée à l’école.

«Connaître deux langues stimulerait des habiletés cognitives clés dans le bon développement de l’apprentissage», avance Ellen Bialystok, neuropsychologue au laboratoire de développement cognitif de l’Université York de Toronto.

Les enfants, dont la seconde langue parlée est similaire à celle enseignée (comme l’anglais et l’espagnol), auraient même un avantage supplémentaire du côté langagier sur les enfants dont les langues parlées sont très différentes, par exemple l’anglais et le cantonais.

Être bilingue n’enrichirait cependant pas le vocabulaire des enfants. Au contraire, ils maîtriseraient légèrement moins de mots que leurs compagnons unilingues du même âge.

«Les parents peuvent constater, avec cette recherche et d’autres, qu’il y a de grands bénéfices à donner à leurs enfants l’opportunité de devenir bilingues», conclut la chercheuse dont l’étude a été publiée récemment dans la revue Child Development.

Isabelle Burgun, le 27 mars 2012, 13h43

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2012/03/27/lavantage-detre-bilingue

lundi 10 octobre 2011

Les sites de ressources sélectionnés par l’An@é



Chaque mois l’An@é effectue une sélection de sites au fil de l’actualité, sites très spécialisés ou plus généralistes, connus ou moins connus, toujours signalés par nos internautes comme très utiles dans le cadre de la préparation de la classe et l’accompagnement de projets, d’apport documentaire ou information sur des outils. De la maternelle au lycée.


Voici les 9 sites sélectionnés
  • La Banque Numérique des Savoirs en Aquitaine
  • La météo en éducation
  • La pédagogie en éducation prioritaire
  • Enseigner la littérature de jeunesse à l’école primaire
  • Des sites d’exercices interactifs, de dictées accessibles en mp3 ou des comptines animées
  • Des ressources en géographie à partir du lycée
  • Site pour les langues, pour les sciences
  • Découverte du monde, musées du monde et histoire de l’art par des tableaux
  • Un site Internet qui permet de créer son magazine au format PDF, Web (feuilletage en ligne) ou papier
 
 
ACCÈS A CETTE SÉLECTION


par An@é(son site) lundi 10 octobre 2011

http://www.educavox.fr/Les-sites-de-ressources,1377

lundi 3 octobre 2011

Les écoles d'ingénieurs misent sur les langues étrangères

"Toutes les écoles d'ingénieurs enseignent au moins une langue obligatoire : l'anglais", annonce une étude de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d'Ingénieurs (CDEFI). Elles sont même 62 % à imposer une deuxième langue obligatoire, au choix des élèves dans la plupart des cas.

Non seulement les écoles d'ingénieurs suivent donc les préconisations de la CTI (Commission des Titres d'ingénieurs) sur l'enseignement des langues étrangères, mais elles sont 97 % à estimer qu'elles sont importantes dans le cursus d'ingénieurs.


Diversité de l'offre de langues…
L'étude met en évidence la diversité de l’offre des langues ainsi que l’effort des écoles d'ingénieurs pour augmenter cette offre. Au total, 16 langues étrangères différentes sont enseignées : 10 langues européennes, 3 du Moyen-Orient et 3 d’Extrême Orient.

Les langues les plus enseignées : l'anglais (dans 100 % des écoles) suivie de l'espagnol et de l'allemand (92 %), le chinois (71 %) et le japonais (53 %). La langue que les écoles aimeraient ajouter à leur offre actuelle est… le portugais !


… et des différences dans l'enseignement
L'étude de la CDEFI met cependant en avant les différences dans l'enseignement même des langues concernant les horaires hebdomadaires, volume total, validation académique, qualification des enseignants et validation externe.


Orientations

Mis en ligne le 30/09/2011

http://www.e-orientations.com/actualites/les-ecoles-d-ingenieurs-misent-sur-les-langues-etrangeres-8502

samedi 20 août 2011

Les tests d'anglais : TOEIC, TOEFL et les autres !

les tests d'anglais


Simples formalités pour certains, véritable supplices pour les autres, les tests d’anglais fleurissent ces dernières années. Les plus connus d’entre eux, le TOEIC et le TOEFL, cachent en réalité plus d’une dizaine de tests du genre, rien que pour l’anglais. Afin d’aider les étudiants, mediaetudiant.fr dresse le tableau et les appréciations pour chaque test.


Le TOEIC
Le TOEIC (Test Of English for International Communication) est avant tout un test à visée professionnelle pour valider son niveau d’anglais. Deux versions du test, l’un sur version papier avec des QCM à remplir en 2h, et l’autre sur internet d’une durée d’1h20. Un résultat compris entre 10 et 990 points où, plus le score est élevé, plus le niveau de langue en anglais est jugé bon.

Bien préparer le TOEIC reste indispensable pour ceux qui se destinent à une carrière à l’étranger. Plus de 5000 entreprises exigent d’ailleurs une évaluation du TOEIC avant l’embauche.


Le TOEFL
Davantage tourné vers les étudiants et le monde universitaire, le TOEFL (Test Of English as a Foreign Language) est plus généraliste et est destiné aux étudiants voulant suivre une partie de leurs études dans une université anglophone (américaine, anglaise ou autre).

Trois tests possibles entre la version papier (sur 677 points), la version informatique (sur 300) et la version internet (sur 120).

Il est conseillé aux étudiants de s’inscrire au test le plus rapidement sur internet ou via son établissement. Obtenir son certificat de langue avant les dossiers de candidature ou la recherche de stage peut être un vrai plus.


L’IELTS
L’IELTS (International English Language Testing System) est l’un des tests les plus complets. Notant la lecture, l’expression orale et écrite, ou encore la compréhension, ce test requiert au minimum un mois de cours de langue et l'écoute de conseils pour apprendre l'anglais.

Valable lui aussi pour deux ans, l’IELTS amène nécessairement à l’obtention d’un diplôme puisqu’il est noté de 1 à 9 ; le but étant d’avoir le score le plus élevé. Ce test reste quelque peu contraignant (il ne peut être réalisé qu’à Paris ou Bordeaux) et cher (compter 170 € pour passer le test sur une journée).


Le BULATS
Le BULATS (Business Language Testing Service) est un service d'évaluation linguistique à destination des sociétés/organisations qui veulent tester les aptitudes en langues étrangères de leurs employés, de leurs postulants ou de leurs stagiaires. Des épreuves sur la compréhension, la lecture et la grammaire.

Là encore, deux versions possibles entre la version papier et la version informatique. Valable deux ans pour une épreuve qui dure 1h15.


Les examens de Cambridge
Les examens les plus prestigieux et les plus reconnus au niveau international avec une préparation qui dure en moyenne 10 à 12 semaines.

Certaines écoles de langue proposent également des préparations accélérées en un mois. Gros avantage : les examens de Cambridge, proposés sur trois niveaux (ACE, CPE et FCE) sont valables à vie.

Le ACE
L’ACE (Advanced Certificate) correspond au niveau C1 du Cadre européen de référence pour les langues, soit le cinquième degré sur six.

Le CPE
Le CPE (Certificate of Proficiency) correspond au niveau C2 du Cadre européen de référence pour les langues, soit le plus haut des six degrés. Si ce test est réussi, les étudiants concernés bénéficieront de la reconnaissance d'un statut équivalant à un niveau bilingue.

Le FCE

Le FCE (First Certificate) correspond au niveau B2 du Cadre européen de référence pour les langues, soit le quatrième degré sur une échelle de six niveaux. C’est le niveau qu’un étudiant est sensé avoir atteint après avoir passé le BAC.


Tests d’anglais : la préparation
Les conseils pour apprendre l’anglais sont nombreux et aussi évident que ceux qui consistent à dire de regarder des séries anglophones, des films en version originale ou encore écouter des radios anglaises ou américaines via internet.

Lire les journaux en anglais demeure l’un des conseils les plus précieux à donner aux étudiants qui souhaitent étudier en Angleterre.

Chaque test a sa propre préparation mais des sites internet comme Tests-de-langues.com permettent de tester son niveau de langue avant de se lancer. Et pour les plus craintifs, il est toujours possible d’apprendre l’anglais en s’amusant.


Publié par MediaEtudiant.fr, dans Vie étudiante, le 19/08/2011

http://www.mediaetudiant.fr/vie-etudiante/tests-anglais-classement-inscription-notation-5781.php

samedi 30 juillet 2011

L’enseignement des langues est-il réellement de mauvaise qualité?

langues« Un Flamand ne doit pas être bilingue mais trilingue », affirme Pascal Smet, le ministre flamand de l’Enseignement. Outre une connaissance parfaite du néerlandais, l’homme prône l’apprentissage de la deuxième langue du pays, le français, et de la langue véhiculaire européenne, l’anglais. L’allemand restera la quatrième langue pour les élèves flamands, mais les écoles pourront aussi, sous certaines conditions, proposer les autres langues de l’Union européenne ainsi que celles des pays « BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine).

Et en Communauté française? Point de plan Marshall du multilinguisme à l’horizon. A vrai dire, la situation est préoccupante. Il y a quelques mois, une thèse déposée à l’UCL dressait un rapport accablant sur la situation des langues côté francophone : imprécision des programmes, manque « flagrant » de cohérence entre établissements scolaires quant aux objectifs poursuivis, pauvreté du matériel, classes surpeuplées, etc. Son auteur, Dany Etienne, assistant à l’UCL en didactique des langues et prof d’anglais et allemand au niveau secondaire, a accepté de répondre aux questions de nos utilisateurs.

Peut-on vraiment dire que l’enseignement des langues en Communauté française laisse à désirer?
Non. Pas du tout. Les impressions exprimées par les étudiants à l’occasion de notre recherche (faite sous la direction du Prof. Pierre Godin) sont à classer en deux grandes catégories. Les satisfaits sont ceux qui ont suivi un parcours de langue moderne (dite) 1 à raison de 4h/sem (donc 6 années d’enseignement à 4h/sem) ainsi que ceux qui ont suivi une langue moderne (dite) 2, c’est à dire durant au moins 4 années à raison de 4h/sem. Les étudiants moins satisfaits sont en majorité ceux qui ont soit suivi un parcours moins cohérent (changement de langue en cours de parcours, abandon de la LM1 au profit d’autres options, etc), soit ceux qui ont choisi des options plus faibles en langues, généralement les options 2h/sem. Il faut également préciser que nous avons mesuré leur degré de satisfaction par rapport aux exigences de l’enseignement supérieur (universitaire et non universitaire) et non par rapport à un idéal utopique comme celui évoqué par Mme Onkelinx, le bilinguisme.

Ces déclarations de 1996 ont fait et continuent à faire énormément de dégâts. En effet, si l’on compare les performances de nos élèves à la sortie du secondaire à celles d’un natif, on ne peut être que déçu, que l’on soit élève ou parent. Déconstruire ce mythe du bilinguisme était une des visées de notre travail. Nous voulions rédiger des objectifs clairs et réalistes pour l’apprentissage d’une langue étrangère dans le contexte scolaire de la Communauté française. Si cette dernière s’attelle à rédiger de nouveaux programmes scolaires, elle devrait tenir compte d’une partie de notre travail et clairement y faire apparaître le fait que le bilinguisme n’est pas l’objectif des cours de langues étrangères. Nous sommes convaincus que, de pair avec une communication adéquate au grand public, cela évitera bien des déceptions et contribuera à rendre du crédit à la formation en langues dispensée dans l’enseignement obligatoire.

Déconstruire le mythe du bilinguisme

Si oui, est-ce les enseignants qui en sont responsables?
Même si ma réponse à la première question est non, permettez-moi de rebondir ici sur la notion de « responsabilité » que vous évoquez. Si l’on considère la partie des répondants à nos enquêtes qui nous fait part d’une insatisfaction, nous devons constater que ce sont donc bien souvent les étudiants au parcours moins cohérent ou ayant choisi des options en langues plus faibles qui constituent la majorité des cas. Si donc il faut pointer un responsable (parmi d’autres), nous dirions que c’est le système scolaire qui permet aux parents et aux élèves de choisir parmi une dizaine de parcours différents en langues.

La Communauté française devrait pour le moins réfléchir à cette donnée et envisager une rationalisation des parcours possibles. Toutefois, cette faille du système ne peut être tenue pour seule responsable des insatisfactions. Bien des enseignants (et des étudiants!) tant du secondaire que du supérieur nous font part de grandes lacunes dans les connaissances lexicales et grammaticales des étudiants. Cela aussi est dû « au système », plus précisément aux programmes scolaires qui mettent trop l’accent sur le communicationnel et négligent les aspects plus formels de l’apprentissage d’une langue. Bien qu’il y ait eu des assouplissements des premières directives et qu’il y a des différences entre le « réseau officiel » et le « libre », il faut reconnaître que l’inspection et le conseil pédagogique ont eu tendance à stigmatiser l’étude et l’évaluation du vocabulaire et de la grammaire à un point tel que bien des enseignants ne savent toujours pas aujourd’hui si oui ou non (et dans quelle mesure) ils peuvent évaluer le code. Concernant ce point aussi, des directives plus claires et surtout moins dogmatiques aideront certainement à améliorer la situation globale. Enfin, cette question sur la responsabilité est une question très difficile dans la mesure ou les facteurs sont multiples et que seule une action conjointe sur différents fronts pourra vraisemblablement améliorer la situation. Il ne faut en effet pas oublier la formation initiale des enseignants qui peut être améliorée, ainsi que la qualité et l’offre de la formation continuée, sans oublier le nombre d’élèves par classe, le matériel, etc. Pour conclure sur ce point, je me dois aussi de souligner qu’il y a un facteur (primordial dans l’apprentissage) sur lequel il est fort difficile d’agir : la motivation des élèves. Sans motivation, il sera toujours difficile d’apprendre quoi que ce soit. (Nous pourrions continuer ici à parler du rôle des enseignants en ce qui concerne la motivation des élèves, c’est certain, mais il conviendrait alors aussi de parler du rôle des parents, ce qui nous mènerait trop loin).

Une différence entre acquisition et apprentissage


Quelles améliorations préconisez-vous afin de rendre l’enseignement plus efficace?
Il faudrait essentiellement:
  1. Déterminer des priorités en matière d’enseignement des langues.
  2. Définir des objectifs clairs et réalistes en se détachant des considérations méthodologiques trop présentes dans les référentiels actuels.
  3. Rationaliser les choix possibles en matière de parcours scolaires en langues.
  4. Limiter le nombre d’élèves par classe (au moins pour une voire deux heures sur quatre).
  5. Commencer l’apprentissage des deux langues étrangères plus tôt (une déjà dès la troisième maternelle par exemple, à travers des activités d’éveil, etc).
  6. Equiper les locaux de langues avec tout le matériel nécessaire (en bon état de fonctionnement).
  7. Améliorer tant la formation initiale que l’offre et la qualité des formations continuées.
En Wallonie, apprendre une seconde langue en 5e primaire, n’est-ce pas tard? Ne devrait-on pas s’inspirer de ce qui se fait à Bruxelles où les élèves découvrent le néerlandais dès la 3e primaire?
Bien évidemment. En Communauté germanophone aussi (si mes renseignements sont exacts), on démarre l’apprentissage d’une langue étrangère (par exemple le français) dès la maternelle. L’âge atteint par les élèves en 5ème primaire est déjà un âge « critique ». Pour simplifier, on peut dire que c’est un âge à partir duquel on n’acquiert plus une langue (comme on acquiert sa langue maternelle), mais bien où on doit l’apprendre. La distinction entre acquisition et apprentissage n’est pas un simple jeu de mots. C’est une différence fondamentale dans le domaine des langues qu’il conviendrait de davantage prendre en compte.

mercredi 27 juillet 2011

L'âge est une mauvaise excuse pour ne pas apprendre une langue

Il n'est jamais trop tard pour apprendre une autre langue. Cette information va contre les idées reçues. Il s'avère même que, sous certaines conditions contrôlées, les adultes deviennent meilleurs que les enfants dans le processus d'apprentissage d'une nouvelle langue. On pensait le plus souvent que les enfants de moins de 7 ans savent plus facilement se débrouiller avec une nouvelle langue, car leur cerveau est plus « plastique » et qu'ils utilisent une mémoire procédurale (celle qui permet de toujours savoir faire du vélo) ; ils peuvent donc acquérir la langue sans en faire l'effort conscient. On disait aussi que les adultes utilisaient la mémoire dite « explicite » à la place.

Les linguistes se demandent s'il ne s'agit pas au bout du compte d'attitudes envers tant les adultes que les enfants que des différences dans le cerveau... On a réalisé diverses expériences dans le cas de l'apprentissage d'une règle : les adultes ont mieux réussi que les enfants de 8 ans et la mémoire implicite semble cruciale dans ce domaine.


newtoon
27/07/2011

http://www.sur-la-toile.com/article-11662-L-age-est-une-mauvaise-excuse-pour-ne-pas-apprendre-une-langue.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+BlogSur-la-toilecom+%28Blog+Sur-la-Toile.com%29&utm_content=Google+Reader