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jeudi 11 juillet 2013

Ramadan : calcul ou observation à l’œil nu ?

Croissant de Lune au-dessus d'une mosquée. 
Crédit : JL. Dauvergne/Ciel et Espace Photos
Observations et calculs astronomiques jouent un rôle central dans l'imbroglio actuel sur la date du début de ramadan. Le début du jeûne, qui marque le neuvième mois du calendrier musulman fondé sur la Lune, est marqué par l'apparition dans le ciel du premier croissant de notre satellite.

En mai 2013, le Conseil français du culte musulman (CFCM) avait décidé d'annoncer cette date à l'avance, le 9 juillet, en s'appuyant sur le calcul astronomique.

Il a cependant dû faire marche arrière à la dernière minute, après que la commission théologique de la mosquée de Paris ait annoncé le 9 juillet que, « la vision de la Nouvelle Lune s'étant révélée impossible à établir en France, comme dans les pays musulmans », le jeûne devait débuter ce 10 juillet.

Le ramadan suspendu à un fin croissant

Le calendrier musulman compte douze mois, alternativement de 30 et 29 jours. Le début du neuvième mois (Ramadan) se produit après la Nouvelle Lune, lorsque l'astre redevient visible sous la forme d'un fin croissant.

Traditionnellement, à la fin du 29e jour du mois précédent (Cha'bâne), les croyants guettent l'apparition de la toute jeune Lune lors de la « Nuit du doute ». Si le croissant refuse de se montrer, alors le début du jeûne est reporté d'un jour.

Cependant, le croissant n'est pas facile à observer. « Sa visibilité dépend beaucoup des conditions climatiques, mais aussi surtout de la position géographique. Du fait de sa latitude assez élevée, la zone de visibilité coupe souvent la France en deux : le premier croissant de Lune est généralement perceptible plus tôt dans le sud du pays », souligne Patrick Rocher, de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE).

Un calcul astronomique complexe

L'IMCCE transmet tous les ans ses prédictions de visibilité du croissant lunaire à la Grande Mosquée de Paris. Néanmoins, jusqu'ici, aucune date n'était annoncée à l'avance par les autorités religieuses. La décision conciliait les annonces faites par les pays musulmans, les données astronomiques et la concertation des différentes composantes du CFCM. Elle était finalement prise au dernier moment, lors de la « Nuit du doute ».

Mettant en avant un souci d'organisation pour les fidèles, en particulier dans un pays comme la France, dont le calendrier civil ne correspond pas au calendrier musulman, le CFCM a choisi de s'appuyer sur les calculs astronomiques, en adoptant le principe énoncé lors de la Conférence internationale sur l'observation de la Lune, en novembre 1978.

Selon ce principe, le mois lunaire est supposé commencer le soir, le centre de la Lune au coucher du Soleil étant plus de 5° au-dessus de l'horizon et l'élongation (c'est-à-dire l'angle entre le Soleil et la Lune vu depuis la Terre) étant de plus de 8°.

Comme ces conditions dépendent du lieu d'observation, le CFCM a également adopté le principe de « transfert de visibilité », selon lequel le mois lunaire est entamé partout dans le monde si le premier croissant de la Lune est visible ne serait-ce qu'à un endroit du globe.

Le croissant de Lune n'était pas visible à l'oeil nu depuis la France lundi soir. En revanche, il l'était en Polynésie française, par exemple (voir ce lien).

Il est aussi à noter qu'en réalité, comme le prouve l'extraordinaire cliché ci-dessous de l'astrophotographe Thierry Legault, la Lune possède un fin croissant même à la Nouvelle Lune.

Un infime croissant observé à la lunette astronomique et en infrarouge au moment exact de
la Nouvelle Lune, le 8 juillet 2013 à 9h14min heure française, depuis Elancourt (Yvelines).
Crédit : 
Thierry Legault.





























Une affaire de tradition, de théologie et de politique

Malgré la polémique, l'utilisation de calculs astronomiques plutôt que d'observations n'est pas nouvelle dans le monde musulman. Ils sont déjà utilisés pour fixer les heures de début et de fin de jeûne, déterminées par le Soleil, ainsi que pour les prières rituelles.

En outre, dans des pays comme les États-Unis, le Canada, l'Allemagne ou les pays des Balkans, les méthodes scientifiques sont déjà utilisées pour pallier l'aléa des observations à l'œil nu. La Turquie procède également ainsi, et le jeûne y a donc commencé dès le mardi 9 juillet.

Sylvain Guilbaud, le 10 juillet 2013

http://www.cieletespace.fr/node/10650

dimanche 20 mai 2012

Will economy trump Islam in Egypt?

Article by: JEFFREY FLEISHMAN , Los Angeles Times
Updated: May 19, 2012 - 7:09 PM

For many voters, Egypt's landmark presidential election should focus on restoring nation's prosperity, not religion.

An Egyptian woman stands in front of a mural depicting military ruler Field Marshal Hussein Tantawi, on the left side of the face and ousted president Hosni Mubarak, right side, in Cairo, Egypt, Saturday, May 19, 2012. Egyptians are for the first time freely electing their president starting May 23-24.
Photo: Manu Brabo, Associated Press

CAIRO - Adham Bishr said Egypt's next president should give him a job, not tell him how to worship God.

Men gathered around Bishr in a scrap of shade by the Nile, arguing over inflation and politics before disappearing into the grit and anger of a neighborhood at Cairo's edge. The men, mostly unemployed drivers, mill hands and laborers, want work; their sons, college students with dim prospects, wonder whether the future will bring enough money to take a wife.

"I don't care about how much Islam is in the government," said Bishr, laid off years ago from a sugar factory. Before that, during decades when Egypt paid unlivable wages, he built roads in Iraq and welded metal in Saudi Arabia. "I want a president who will rebuild our country. We need to rise again to greatness."

Egypt is hobbled by economic turmoil, poor health care, failing social programs and lack of security. The top candidates in the presidential election that begins Wednesday have addressed these concerns, but the issues have often been eclipsed by passion over how deeply Islam should permeate a new constitution and government.

Start of a new era

The election will set the trajectory and tenor of an untested political Islam emerging from more than a year of Arab uprisings. It's a struggle between ultraconservatives and liberals over whether Egypt should lean toward the fundamentalism of Saudi Arabia or the moderate inclinations of Turkey. The discourse is driven by influential scholars and clerics who invoke piety as a political barometer.

Most Egyptians agree that Islam should guide national policy. But men like Bishr -- more than 40 percent of Egyptians live on less than $2 a day -- fear that the elite's preoccupation with religion and talk of reviving centuries-old caliphates are diversions from the country's entrenched problems. Such sentiment is shared miles away in cafes frequented by the young professionals.

"We need to get the economy on its feet," said Shady Ghoneim, an electronics importer who supports leading secular candidate Amr Moussa. "Foreign investors won't come back unless they can trust a moderate president."

The landmark vote promises to end an era of autocratic rule that began in 1952, when Gamal Abdel Nasser led a military coup that freed Egypt from colonial rule. Since then, the nation has known only military men as its presidents. The question is whether the Arab world's most populous state is prepared to deliver an Islamist to the palace.

The choices Egyptians face among the top candidates are clear and symbolize the contentiousness over how to move beyond the legacy of Hosni Mubarak, who was ousted last year. Moussa, a former foreign minister, promises to offer a secular balance against a parliament controlled by Islamists. He is challenged by Abdel Moneim Aboul Fotouh, a liberal Islamist straining to appease moderate and ultraconservative sensibilities, and Muslim Brotherhood hopeful Mohamed Morsi, who has veered toward hard-line clerics.

Prosperity denied

Morsi's place of third or fourth in the polls indicates that respondents, about 40 percent of whom say they are undecided, are suspicious of the Brotherhood and seek a candidate less driven by religious dogma than enshrining a civil state. That's true for Bishr and the men of the Tora neighborhood, which echoes with tales of prosperity denied.

Bishr took part in last year's uprising in Tahrir Square. Most of his friends did not, and Tora, like many working-class and poor neighborhoods, watched from the outskirts as history unfolded. Parents here hustle for handyman jobs and subsidized bread; they want Egypt kept out of wars and enough household money to fix broken shutters and sagging walls.

"The poor should be the first priority," said one man. "Egyptians are merciful," said another. "We already have Islam in our hearts."

http://www.startribune.com/nation/152161475.html

jeudi 10 mai 2012

Le pèlerinage de Ghriba, "événement clé" du tourisme à Djerba

Le Point.fr - Publié le 10/05/2012 à 12:25 - Modifié le 10/05/2012 à 16:44

Les 9 et 10 mai, des centaines de Juifs se sont rendus sur l'île de Djerba, pour un pèlerinage à la synagogue la plus ancienne d'Afrique.

Des pèlerins à la synagogue de Ghriba, la plus ancienne d'Afrique, le 9 mai 2012. © Fethi Belaid / AFP

"Si le pèlerinage se passe bien, la saison touristique se passe bien", récite, telle une incantation, Perez Trabelsi. Sa kippa de travers, le chef de la communauté juive de Djerba, qui comprend près de 1 200 personnes, termine les derniers préparatifs en cette matinée du 9 mai. Le pèlerinage de la Ghriba, la plus ancienne synagogue d'Afrique, commence dans quelques heures. Selon le président de ce lieu de culte, près de 1 500 Juifs de Tunisie et d'ailleurs devraient se rendre dans cette synagogue pendant deux jours. En 2011, pour des raisons de sécurité à la suite de la révolution, cette fête a été annulée, annonçant une saison touristique désastreuse pour l'île avec 682 000 visiteurs, contre 1,2 million en 2010 sur les 7 millions qui s'étaient rendus en Tunisie.

Sur les quatre premiers mois de l'année 2012, plus de 220 000 touristes se sont rendus sur cette île du sud de la Tunisie, soit une baisse de 23,4 % par rapport à la même période de 2010, année de référence. Et malgré les mises en garde d'Israël, plus de 300 ressortissants français et italiens notamment ont fait le déplacement pour le pèlerinage de la Ghriba. Le 3 mai, le Conseil israélien de sécurité nationale (CNS) a "déconseillé fortement" à ses ressortissants de se rendre en Tunisie et particulièrement à Djerba, accusant des activistes de planifier des attentats.

"On veut montrer aux touristes qu'il n'y a aucun risque à Djerba. L'île a toujours été calme, même pendant la révolution", soutient un agent de sécurité. Devant l'entrée du bâtiment blanchi à la chaux, le dispositif de sécurité est visible, mais selon les habitants, il est moindre que sous Ben Ali. Un hélicoptère patrouille en permanence. Un détecteur de substances explosives à la main, un homme parcourt la patio du lieu de culte. "Il n'y a aucun risque. Il s'agit de mesures de prévention après les appels de certains extrémistes", rassure le commandant AbdelmajidLabiaad. Quelques semaines plus tôt, une vidéo montrant un orateur appelant au meurtre des Juifs sur l'avenue Habib Bourguiba, à Tunis, avait circulé sur le Net, avant d'être dénoncée par l'ensemble de la classe politique. Pour apaiser les tensions, Moncef Marzouki, le président de la République tunisienne, s'est rendu à Djerba le 11 avril pour commémorer le 10e anniversaire de l'attentat contre la synagogue qui avait fait 21 morts deux semaines avant les festivités annuelles. "Seule une trentaine de personnes étaient venues cette année-là", se souvient Perez Trabelsi.

"Miroir du tourisme tunisien"

Des youyous retentissent dans la synagogue. Une jeune femme, la tête couverte et les yeux rougis par les larmes, sort d'une petite grotte. Alors que certaines brûlent des cierges, d'autres écrivent leurs voeux sur des oeufs, à l'image de Nicole. Vêtue de blanc et d'un fichu sur la tête, cette assistante d'éducation à Paris se rend chaque année à la Ghriba. Organisé annuellement au 33e jour de la Pâque juive, ce pèlerinage attire "en moyenne entre 7 000 et 8 000 personnes", assure Perez Trabelsi, et lance d'une certaine manière la saison touristique sur l'île. Mais ce petit homme trapu regrette cette année que le ministère du Tourisme n'ait pas invité des personnalités religieuses d'autres pays "comme le faisait l'ATCE" (Agence de communication extérieure), depuis dissoute.

"Le ministère du Tourisme n'a jamais joué le rôle de l'ATCE qui était utilisée pour des fins politiques. Cet événement religieux doit exister, réussir et être respecté. L'État met tout en oeuvre pour qu'il se passe bien", s'emporte Mohamed Essayem, le commissaire régional du Tourisme à Djerba depuis 7 ans. Jeudi, le ministre Elyes Fakhfakh se rendra à la cérémonie de clôture du pèlerinage. "Sur le plan touristique, ces visiteurs sont des habitués, ils ont leurs hôtels, leurs magasins. Cela fait partie du rituel de l'île, qui est le miroir du tourisme tunisien", analyse Mohamed Essayem.

Dans le souk de la localité de Houmt Souk, de nombreux commerçants ne ressentent pas de retombées particulières du pèlerinage, à l'exception de Mohamed. "En cinq jours, je me fais plus de 1 000 dinars (500 euros), contre 100 (50 euros) en temps normal", défend ce marchand d'épices. Huiles essentielles, épices, masques pour le visage..., sa petite échoppe, dans laquelle trône une photo de son père portant un keffieh palestinien et qui a ouvert ce magasin il y a 40 ans, propose toutes sortes d'articles nécessaires aux rites religieux.

Haut de gamme

Dans la cour du foundouk ("hôtel" en arabe), une sono crache de la musique. Une vente aux enchères a lieu. Les recettes assureront une partie de l'entretien de la synagogue "bâtie sur une pierre de Jérusalem", estimé à 30 000 dinars par an, selon Perez Trabelsi. Avant 1967, les pèlerins dormaient sur place. Depuis, ils ont pris place dans les hôtels de l'île.

"Le pèlerinage de la Ghriba est un événement clé du tourisme à Djerba. C'est un peu comme Lourdes pour les chrétiens ou l'Arabie saoudite pour les musulmans. Cette année, nous avons entre 70 et 90 pèlerins sur les deux hôtels, c'est beaucoup moins que d'habitude", regrette Sami Ounalli, directeur commercial des hôtels Radisson et Park Inn situés dans la zone touristique de Djerba. En bord de mer, ornés de palmiers, ces hôtels luxueux qui proposent des formules alléchantes pour les touristes enregistrent en ce début du mois de mai un taux d'occupation de moins de 60 %, contre près de 80 % les années précédentes.

Mohamed Essayem, qui représente l'Office national du tourisme tunisien (ONTT), note cependant une certaine reprise du tourisme sur les dix derniers jours du mois d'avril. L'ONTT, qui espère "une saison aussi bonne qu'en 2010", cherche maintenant à attirer "une clientèle différente, plus haut de gamme", à travers la promotion des maisons d'hôtes notamment, "afin de recréer du lien entre les touristes et la culture locale". Mais aussi pour contrecarrer les effets néfastes du tourisme de masse promu sous Ben Ali. Un discours que soutient Mohamed-Habib Tekitek. Dans son bureau de la municipalité situé au centre de Houmt Souk, ce retraité devenu bénévole à la municipalité énumère : "1 000 tonnes de déchets par jour à cause des hôtels", des problème d'eau, un environnement dégradé... Alors que le tourisme représente près de 80 % de l'économie locale, il a, selon lui, "défiguré l'île. Nous devons maintenant essayer de sauver ce qu'il reste."

JULIE SCHNEIDER

dimanche 8 avril 2012

La religion et la science

Les Dossiers de La Recherche font le point sur les relations entre la religion et la science. Du Big-Bang à la théorie darwinienne de l’évolution, découvrez comment les doctrines religieuses s’invitent dans les débats scientifiques. 





Des conférences destinées à promouvoir des idées créationnistes, des hommes politiques qui défendent l’enseignement des doctrines religieuses dans les cours de sciences au lycée : partout dans le monde, des individus, des organismes remettent en question la légitimité de la science pour expliquer certains phénomènes.

Le retour du créationnisme [...] inquiète les scientifiques. Ses défenseurs veulent imposer l’idée que l’intervention divine serait une explication valide sur le plan scientifique.

La vision monothéiste occidentale a abouti à une description de l’Univers qui serait unique, avec un début et une fin. Mais des avancées récentes de la physique, comme de la biologie, conduisent à des descriptions scientifiques du monde très différentes : un Univers sans origine, perdu dans une multitude d’autres, qui ne lui ressemblent même pas.

jeudi 22 mars 2012

Les plus grands scientifiques de tous les temps croyaient en Dieu !

Les scientifiques qui sont présentés dans cet article sont incontestablement considérés par le monde scientifique mais aussi par la population en générale comme faisant partis des plus grands scientifiques de tous les temps. Chacun a fait des découvertes fondamentales qui ont révolutionné la science et chacun est le père fondateur d’une des majeures branches scientifiques [...]


(la suite sur CentPapiers.com)
 
http://www.centpapiers.com/les-plus-grands-scientifiques-de-tous-les-temps-croyaient-en-dieu/96126?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+centpapiers+%28Cent+Papiers%29