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jeudi 12 septembre 2013

Coming soon: World's first 'invisible' tower

World's first 'invisible' tower














Tower Infinity will be built just outside of Seoul near Incheon International Airport. Through digital processing, images will be scaled, rotated and merged to create a seamless panoramic image that appears on rows of LED screens to create an illusion of invisibility.



How it works
A graphic by GDS Architects explains how they'll pull off the Infinity Tower's "invisibility" illusion using cameras placed at three different heights to create a seamless panoramic image.

High-tech camouflage
From left to right, a look at how the building will appear when the LED facade system isn't activated; then lit with 30% power; on the far right, 100% power.

World's sixth tallest tower













Tower Infinity's invisible face is essentially just state of the art camouflage. In essence, whatever is going on behind the building will be projected onto the front of the building. No word from the building's developer on how long we'll have to wait to see the illusion in real-life.




Not just another tall building












"Instead of symbolizing prominence as another of the world's tallest and best towers, our solution aims to provide the world's first invisible tower, showcasing innovative Korean technology while encouraging a more global narrative in the process," says Charles Wee, design principal for GDS Architect.






Tower Infinity
















Set to be the world's first "invisible" tower, when complete, Tower Infinity will stand 450 meters (1,476 feet) tall.




Night view


A night perspective of the Infinity Tower, with the LED facade system turned off.


'Invisible' observation decks


Seoul's Tower Infinity will reportedly be used primarily for leisure activities. It will include a series of observation decks, a movie theater, roller coaster, water park and numerous food and beverage outlets.


(CNN) -- For architecture buffs numbed by the ongoing global battle to crank out record-breaking tall buildings, here's something innovative to spark the imagination.

The South Korean government has granted approval to begin construction on the world's first "invisible" tower.

Designed by U.S.-based GDS Architects, the glass-encased Tower Infinity will top out at 450 meters (1,476 feet) and have the third highest observation deck in the world.

The project is backed by Korea Land & Housing Corporation, a state-owned land and public housing developer.

The invisibility illusion will be achieved with a high-tech LED facade system that uses a series of cameras that will send real-time images onto the building's reflective surface.

It will be built just outside of Seoul near the Incheon International Airport.

Neither the developer nor GDS have released a target completion date.

The development will reportedly be used primarily for leisure activities. It will include a series of observation decks, a movie theater, roller coaster, water park and numerous food and beverage outlets.

Though height isn't its main selling point, Tower Infinity is no slouch in the vertical department.

When completed, it's expected to come in sixth on the list of the world's highest towers, behind Tokyo SkyTree, Guangzhou's CantonTower, Toronto's CN Tower, Moscow's Ostankino Tower and Shanghai's Oriental Pearl.

Editor's note: The original version of this paragraph said Tower Infinity would be one of the world's tallest buildings, not towers. The error has been corrected.


How the building will appear when the LED facade system isn't activated; then lit with 30% power; on the far right, 100% power.

How it works

Tower Infinity's invisible face is essentially just state of the art camouflage.

Cameras will be placed at three different heights on six different sides of the building to capture real-time images of the surroundings; three other sections, each filled with 500 rows of LED screens, will project the individual digital images.

Through digital processing, images will be scaled, rotated and merged to create a seamless panoramic image that appears on the LED rows to create the illusion of invisibility.

In essence, whatever is going on behind the building will be projected onto the front of the building.

According to GDS, managers will be able to alter the level of power used to give the building different levels of invisibility.

"Instead of symbolizing prominence as another of the world's tallest and best towers, our solution aims to provide the world's first invisible tower, showcasing innovative Korean technology while encouraging a more global narrative in the process," said Charles Wee, GDS design principal, in a statement.

In 2011 GDS, in collaboration with firms Samoo Architects and A&U, was awarded first prize in a National Design Competition sponsored by the Korea Land & Housing Corporation to provide design and engineering services for the observation tower.

By Karla Cripps, CNN
September 12, 2013 -- Updated 1115 GMT (1915 HKT)

More: Google captures view from world's tallest building

http://edition.cnn.com/2013/09/12/travel/seoul-invisible-skyscraper-tower-infinity/index.html

Le top 10 des gratte-ciel les plus inutiles au monde

Une association internationale de conseil en habitat urbain et gratte-ciel vient de publier le classement des dix bâtiments de grande taille les plus inutiles au monde.


1/11La course aux gratte-ciel les plus élevés au monde (ici le Burj Khalifa à Dubaï) débouche parfois sur les hauteurs uniquement destinées à flatter l'orgueil des constructeurs, car une bonne partie du bâtiment n'est pas occupée. Image: Kamran Jebreili/Keystone



2/1110. Le Minsheng Bank Building à Wuhan (Chine) est haut de 331 m, mais son étage occupé le plus haut est à 237m: 94m, soit 28% de sa hauteur, ne sont pas occupés. Image: DR



3/119. The Pinnacle à Canton (Chine) est haut de 360 m, mais son plus haut étage occupé culmine à 265 m: 95 m, soit 27% de la hauteur de l'immeuble, ne sont pas occupés. Image: DR



4/118. La Rose Tower de Dubaï (Emirats Arabes Unis) culmine à 333m, mais l'étage le plus haut occupé se situe à 237m: 96m, soit 29% de la hauteur de l'immeuble, ne sont pas occupés. Image: DR



5/117. L'Emirates Tower Two (tour de droite) de Dubaï (Emirats Arabes Unis) hisse sa flèche à 309m, mais c'est à 213m que culmine l'étage le plus haut occupé: 97 m, soit 31 % de la hauteur de l'immeuble, ne sont pas occupés. Image: DR



6/116. La New York Times Tower de New York (Etats-Unis) se hisse jusqu'à 319m, mais c'est à 220m de haut que se situe l'étage le plus haut qui soit occupé: 99 m, soit 31% de la hauteur de l'immeuble ne sont pas occupés. Image: DR



7/115. L'Emirates Tower One (tour de gauche) de Dubaï (Emirats Arabes Unis) culmine 26m plus haut que sa petite soeur, soit à 335m, mais l'étage occupé le plus haut se trouve à 241m: 113m, soit 32% de la hauteur de l'immeuble, ne sont pas occupés. Image: DR



8/114. Le Burj-Al-Arab de Dubaï (Emirats Arabes Unis) culmine à 321m de haut, mais il faut descendre jusqu'à 198m pour trouver l'étage occupé le plus haut: 124m, soit 39% de la hauteur de l'immeuble, ne sont pas occupés. Image: Mohammed Salem/Reuters



9/113. La Bank of America Tower de New York (Etats-Unis) se pointe à 366m, mais c'est à 235m que l'étage le plus élevé se situe: 131m, soit 36% de la hauteur de l'immeuble, ne sont pas occupés. Image: Gary Hershorn/Reuters



10/112. La Zifeng Tower de Nankin (Chine) culmine à 450m, mais il faut descendre à 317m pour atteindre l'étage occupé le plus élevé: 133m, soit 30% de la hauteur de l'immeuble, ne sont pas occupés.
Image: DR

Depuis son inauguration en janvier 2010, le Burj Khalifa détient le titre de gratte-ciel le plus haut du monde, avec près de 830 m. Si plusieurs projets et chantiers devraient lui contester ce titre, il vient de se voir décerné un titre moins prestigieux: celui de bâtiment de haute taille le plus inutile au monde.

C'est une association internationale regroupant des fédérations d'architectes et des organismes d'information sur l'urbanisme, le CTBUH (Conseil sur les grands immeubles et l’habitat urbain), qui d'ordinaire fait de la promotion et de l'information sur les plus hautes constructions humaines, qui vient d'établir ce palmarès.

Chine, pétromonarchies du Golfe et New York

Pour y parvenir, le CTBUH a pris en compte plusieurs critères: leur hauteur totale, la hauteur de leur plus haut étage occupé et leur hauteur non-occupable. Ces données ont permis d'estimer l'«utilité» des bâtiments. Et la valeur utile de ces gratte-ciel a permis aux auteurs de l'étude de dresser le classement des dix buildings les moins utiles au monde, soit ceux dont la hauteur utilisée est la plus faible.

Les nouveaux champions des constructions géantes (Chine et pétromonarchies du Moyen-Orient) se retrouvent sans surprise en bonne place dans ce top 10, même si l'ancienne capitale mondiale des gratte-ciel, New York, place deux de ses tours dans le classement.


dimanche 21 juillet 2013

Sky City : début des travaux pour le plus grand immeuble du monde


Les travaux pour la construction du futur plus grand gratte-ciel du monde, Sky City("ville du ciel"), viennent de commencer dans la ville de Changsha, capitale de la province du Hunan en Chine.

C'est hier, samedi 22 juillet à 14h10 que les premiers coups de pelle ont été portés sur le terrain défraîchi qui accueillera la tour haute de 838 mètres. La zone de construction qui s'étale sur 1,05 km2 a accueilli les premières pelleteuses à l'ouvrage, après que Zhang Yue, fondateur et président de la compagnie de construction Broad Sustainable Building ait officiellement donné le coup d'envoie lors d'une cérémonie.



La construction devrait se dérouler sur 7 mois au total dont 4 mois seront dédiés à la construction des pièces détachées de l'immeuble et 3 mois pour l'assemblage sur place. 20 000 ouvriers sont déjà à pied d'oeuvre sur la fabrication des 280 000 composants qui seront assemblés pour réaliser ce building préfabriqué. Pour l'assemblage lui-même, ce sont 3 000 ouvriers qui travailleront et se relaieront jours et nuit pour construire le plus grand gratte-ciel du monde en un temps record. En 24 heures, les travailleurs pourront assembler 7 étages, 12 en 6 jours, 30 en 15 jour, et prendront au total 4 mois pour finaliser les 220 étages qui composent le million de mètres carrés de Sky City.

C'est d'ailleurs le côté "jeu de construction" qui attire le plus les médias du monde entier à l'heure actuelle puisque le bâtiment lui-même ne restera pas longtemps le détenteur du record du plus grand immeuble au monde après sa finition en avril 2014.

Concernant les chiffres supplémentaires fournis par la compagnie Broad, nous apprenons entre autre que Sky City possédera 93 ascenseurs, pourra accueillir 4 450 ménages dans des appartements entre 60 et 520 m2 et possédera 250 chambres d'hôtels. Une rue piétonne de 10 kilomètres de long et 3,9 mètres de large, nommée "Heaven Street" ("rue du paradis" en français), traversera 170 étages du bâtiment. Celle-ci pourra être parcourue en une heure ou deux et sera bordée de terrains de basket, d'airs de jeux ou de bibliothèques, et passera même à proximité d'une ferme biologique étalée sur 130 ha, de 8 000 m2 de jardins en plein air, de 4 héliports, et d'une piscine de 720 m2.

En outre, on sait également que le plus grand immeuble du monde accueillera en son sein des magasins, des écoles, un hôpital ou des bureaux. C'est d'ailleurs un des points forts du projet selon le constructeur, car cet aménagement évitera les déplacements en voiture et réduira ainsi considérablement les émissions de CO2. L'écologie est d'ailleurs au centre de la construction puisque Broad a prévu des parois d'isolation de 20 cm d'épaisseur en plus des murs, des fenêtres à quadruple vitrage, le recyclage de la chaleur et de l'air frais pour chauffer ou refroidir naturellement le bâtiment, etc. En tout ce sont une vingtaines de technologies différentes, au coeur de Sky City, qui seront au service de l'environnement afin réduire les émissions de dioxyde de carbone jusqu'à 120 000 tonnes selon le constructeur.

Le budget total prévu à ce jour pour la construction s'élève à 9 milliars de yuans, soit environ 1,12 milliards d'euros.

Prochainement, une conférence de presse tenue par l'agence de presse chinoise Chine Nouvelle (Xinhua) pour répondre notamment aux questions de sécurité que tous se posent.

© Chine Informations - La Rédactionle 21/07/2013 07:57, modifié le 21/07/2013 08:36

mercredi 27 juin 2012

Combien de temps faut-il pour construire un gratte-ciel?

Regardez cette vidéo et dites ce que vous en pensez.



Une entreprise chinoise de construction appelée Broad Sustainable Building (BSB) a construit un immeuble de 30 étages en seulement 15 jours.

La vidéo montre comment ils pourraient réussir dans leur prochain projet : ils veulent construire le bâtiment le plus haut du monde en 90 jours.

Une fois terminé, le bâtiment préfabriqué serait de 838 mètres. C'est plus de 10 mètres plus haut que Dubaï Burj Khalifa, le plus haut bâtiment du monde actuel. Il a fallu environ 5 ans pour construire le Burj Khalifa.

via Kottke.

http://thekidshouldseethis.com/post/25552163884?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+TheKidShouldSeeThis+%28The+Kid+Should+See+This.%29 

samedi 28 avril 2012

La Barkia Afrika, la voiture 100% tunisienne



Tandis que la Tunisie qui légifère s’attelle au redressement du pays, la Tunisie qui entreprend démarre sur les chapeaux de roues, au volant de nouvelles ambitions qui, sous le label « Barkia Afrika », ont l’élégance, la puissance, le confort, et la sophistication de la première automobile nationale.

Il fallait avoir du cran pour s’attaquer à ce secteur clé de l’économie et de l’industrie, en vue d’en faire un fleuron 100% tunisien. Ce challenge était à la portée de Mohamed Barkia, un investisseur, spécialiste de l'automobile, et originaire de Sfax, qui a annoncé le lancementdu premier modèle de la marque, une belle citadine dotée d’un moteur d’1,6 L, qui a pris le nom de son créateur. Pesant 1,37 tonnes, la voiture montera jusqu’à 180 km/h, pour une consommation de 6,3 L au 100 km. Une cinq places confortable et spacieuse, agrémentée d'un pare-chocs et de feux sophistiqués.

Après avoir pris son destin en main, gageons que la Tunisie prendra désormais la vie côté Barkia Afrika 20010 !

le 28. avril 2012 - 11:30

http://oumma.com/12589/barkia-afrika-voiture-100-tunisienne

samedi 14 avril 2012

L'innovation, c'est béton

Par Olivier James - Mis à jour le 14 avril 2012, à 16h 51 - Publié le 14 avril 2012, à 10h 21 | L'Usine Nouvelle n° 3281

ENQUÊTE Stades, lignes à grande vitesse, musées... Les grands chantiers fleurissent en France. Ces projets exceptionnels tirent l'innovation dans l'ensemble du secteur et profitent aussi aux PME.

L'histoire vaut ce qu'elle vaut ! L'architecte aurait pris une feuille de papier, l'aurait mise en boule puis jetée au sol en disant : "Voilà ce que sera l'architecture." L'anecdote concerne Franck Gehry et son projet pour la Fondation Louis Vuitton pour la création commandé par Bernard Arnault, le PDG de LVMH. Au coeur du Jardin d'acclimatation dans le XVIe arrondissement de Paris, l'édifice, véritable chrysalide cristalline, marie verre, béton, bois et métal dans un enchevêtrement de lignes courbes et de volumes asymétriques. Un mélange de matériaux assez rare. Seule la modélisation numérique en 3 D permet d'obtenir une représentation du bâtiment aux formes et aux interactions si complexes. "En la matière, le BTP, des donneurs d'ordres aux entreprises de construction, a pris près de vingt ans de retard par rapport à des groupes comme Boeing, Airbus ou Renault, reconnaît Louis Demilecamps, le directeur des ressources techniques et du développement durable de Vinci Construction France. Pour cette raison, le rythme des évolutions des techniques dans le bâtiment est très différent de ce que connaissent d'autres secteurs."

Le rattrapage s'effectue à marche forcée. Dans un secteur qui se mondialise aussi, les constructeurs doivent innover. À tout prix. "Dans cette compétition mondiale, l'innovation est le seul élément différenciant, assène Pierre Berger, le nouveau directeur général d'Eiffage. Nous ne parvenons à exporter que lorsque nous apportons à un client des solutions techniques qui n'existent pas sur place"[lire notre interview en article lié]. Principaux acteurs concernés ? Les "majors" du secteur que sont Vinci, Bouygues et Eiffage, mais aussi la multitude de petites et moyennes entreprises (PME) qu'elles entraînent dans leur sillon. Les grands groupes font en effet appel à un panel toujours plus large d'activités (ingénierie, énergie, informatique, télécoms...). "Les grands projets doivent s'insérer dans un environnement urbain, humain et écologique de plus en plus contraignant, explique Florence Darmon, la directrice générale de l'École spéciale des travaux publics (ESTP) de Cachan. La construction devient beaucoup plus exigeante en termes technologiques."

DES AIGUILLES D'ACIER

Le nombre de grands projets en cours ou sur le point d'être lancés dans l'Hexagone a de quoi laisser pantois quand on se rappelle, par ailleurs, l'état des finances publiques. Trois lignes ferroviaires à grandes vitesse (LGV) ; plusieurs stades de football (Lille, Nice, Bordeaux, Lyon), en prévision du championnat d'Europe de 2016, et de rugby (le stade Jean Bouin, à Paris, l'Arena, à Nanterre) ; le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem) à Marseille ; le nouveau ministère de la Défense, la Canopée des Halles, la Philarmonie et le palais de justice à Paris... Pour ne citer que les plus importants. "Il n'y a jamais eu autant de grands projets", assure Patrick Bernasconi, le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). À de rares exceptions près, ils sont la preuve du dynamisme des acteurs du BTP, contraints de trouver des solutions via de nouveaux matériaux, des modélisations informatiques toujours plus complexes, des systèmes d'information de pointe...

Conçu par Rudy Ricciotti, l'un des architectes français les plus inventifs, le stade Jean Bouin, en cours de construction à Paris, est un concentré d'innovations. "En général, pour les toits des stades, on choisit un matériau léger, le plus souvent une toile, précise Christophe Carminati, le responsable du projet pour la société Léon Grosse. Là, l'architecte voulait du béton. Et qui en plus laisse passer la lumière !" Il s'en amuse encore. Chez Léon Grosse, l'une des rares PME a avoir remporté un tel marché, on ne cache pas les difficultés rencontrées pour mener à bien cette construction. D'abord le choix d'un matériau innovant : du béton fibré à ultrahautes performances, sorti des laboratoires il y a une dizaine d'années. Constitué de ciment Ductal de Lafarge, de sable ultrafin et d'aiguilles d'acier, il est quasiment dépourvu de bulles d'air. Bien plus résistant à la compression et à la flexion qu'un béton traditionnel, son prix est aussi beaucoup plus élevé : il coûte dix fois plus cher. Par ailleurs, ils est nettement plus difficile à mettre en oeuvre. Mais il ouvre la voie à des applications totalement nouvelles...

Le toit du stade Jean Bouin est constitué de milliers de triangles remplis de béton fibré, joints par des rotules et parsemés d'inclusions de verre. Avec ce matériau, Léon Grosse a pu mettre en oeuvre un toit de quatre centimètres d'épaisseur. Avec un béton traditionnel, elle aurait été de 20 centimètres. La façade est elle aussi constituée d'une résille en béton fibré. Le même d'ailleurs qui est employé pour le Mucem. Un projet de pointe conçu également par Rudy Riccioti. Pour le projet parisien, il a imaginé de surcroît une structure dissymétrique. Les pentes du toit sont inclinées dans tous les sens. "En temps normal, on teste en soufflerie une maquette en bois bardée d'une centaine de capteurs, explique Christophe Carminati. Au vu de l'architecture du stade, nous avons mis au point une maquette virtuelle avec l'équivalent de 100 000 capteurs !" Elle prend en compte toutes les constructions alentour, dont le Parc des Princes, jusqu'à l'hippodrome d'Auteuil, à près d'un kilomètre.

La modélisation numérique, longtemps cantonnée à la présentation des projets, devient une composante incontournable pour leur réalisation. C'est le cas pour la Canopée des Halles, une vaste structure de verre et de métal imaginée par les architectes Jacques Anziutti et Patrick Berger dans le cadre du réaménagement du coeur de la capitale. Vinci en assurera la construction. Ce toit monumental recouvert de verre, un immense ensemble de 100 mètres par 100 mètres dont la portée atteindra 90 mètres à certains endroits, formera une gigantesque feuille translucide. Un défi techologique. Où se situent les charges ? Quelle doit être l'épaisseur des poutres ? Le groupe girondin Fayat, qui a déjà réalisé des bâtiments pour Airbus, à Toulouse, et Renault, au Maroc, est chargé via sa filiale gersoise Castel et Fromaget de la construction de cette structure métallique aux formes inédites. L'entreprise a aussi été retenue pour réaliser la charpente et la couverture du futur stade de Bordeaux, qui sera construit par Vinci.

CHANTIER ZÉRO PAPIER

L'innovation se niche même dans la construction des LGV. Estimée à 7,8 milliards d'euros, la future ligne Sud Europe-Atlantique reliera Tours et Bordeaux. C'est le plus grand chantier en Europe. Lancé en début d'année, il est réparti en 15 lots de 20 kilomètres chacun chapeautés par autant de responsables de chantier. Du jamais vu, d'autant qu'il va falloir le réaliser en seulement 73 mois. "Il y a quelques années, on nous aurait donné deux années de plus", assure Xavier Neuschwander, le directeur de Cosea, le groupement d'entreprises piloté par Vinci Construction. Aux grands maux les grands remèdes ! Avec l'aide d'IBM, un système informatique de partage des données va voir le jour. Il regroupera pour chaque collaborateur les plans de conception, d'exécution, les procédures à suivre... Soit plus de 800 000 documents. "C'est la première fois que nous réalisons un chantier zéro papier", se réjouit Xavier Neuschwander. Au final, une maquette 3 D va voir le jour. Une vraie révolution ! Filière d'excellence moins visible que d'autres secteurs, le BTP français compte sur l'innovation pour conserver son rang.

http://www.usinenouvelle.com/article/l-innovation-c-est-beton.N172609?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29#xtor=RSS-215

jeudi 22 mars 2012

Airbus veut se renforcer en Tunisie avec la construction d'un parc d'aviation civile


Airbus veut développer ses activités en Tunisie (Photo Airbus)
Airbus veut développer ses activités
en Tunisie (Photo Airbus)


Le constructeur aéronautique Airbus compte créer prochainement un parc civil aérien de sous-traitance dans plusieurs domaines (outillage, logistique, traitement de surface...) en Tunisie selon le président d'Airbus pour la région du Moyen-Orient, Habib Fekih.

Il s'entretenait lundi 19 mars 2012 avec Hamadi Jebali, premier ministre tunisien.

Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'extension de l'usine d'Aerolia , située à Mghira et spécialisée dans les composants aéronautiques. Habib Fekih ajoute alors que cette extension permettrait d'augmenter le personnel de l'unité de 400 personnes à 1 700 employés et cadres.

Ainsi, le plan vise à soutenir les efforts du pays dans sa lutte interne contre le chômage : le pays compterait environ 800 000 chômeurs.

Astrid Jousset

Mardi 20 Mars 2012

http://www.econostrum.info/Airbus-veut-se-renforcer-en-Tunisie-avec-la-construction-d-un-parc-d-aviation-civile_a9455.html