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samedi 23 août 2014

Satellites Galileo: « ça sera compliqué de rétablir la situation »

Le coordinateur interministériel pour la France du programme Galileo, Jean-Yves Le Gall, a déclaré samedi à l'AFP qu'il serait "compliqué" de replacer sur la bonne orbite les deux satellites Galileo envoyés vendredi sur une mauvaise trajectoire.

"Ca sera compliqué. Nous sommes en train de voir si on peut rattraper la situation dans les prochaines heures", a affirmé Jean-Yves Le Gall, par ailleurs président du Centre National d'Études Spatiales (CNES), ajoutant que "les équipes [travaillaient] de concert sur les mesures à prendre pour essayer de ramener les satellites sur la bonne trajectoire".

Interrogé sur la présence suffisante de carburant à bord des satellites, l'ancien patron d'Arianespace a répondu: "c'est la bonne question, c'est la question que nous nous posons".

"On devait être sur une orbite circulaire de 23.000 kilomètres d'altitude, et l'orbite n'est pas circulaire, elle est elliptique et plus basse, aux alentours de 17.000 kilomètres, ce qui veut dire qu'on a du mal à remplir la mission", a poursuivi M. Le Gall, ajoutant qu'une commission d'enquête allait être mise pour comprendre ce qui s'est passé.

"Ce qu'on sait c'est que trois heures après le décollage, quelque chose s'est manifestement mal passé", a-t-il expliqué.

Arianespace refusait pour l'heure de se prononcer sur la possibilité d'une correction de la trajectoire de ces deux satellites, partie intégrante du système de navigation européen censé concurrencer le GPS américain.

"Pendant les 12 dernières années, nous n'avions eu que des succès, cet échec nous rappelle que notre métier, c'est surtout de la technique et pas de la stratégie", a commenté Jean-Yves Le Gall.

Publié par: AFP dans Actualité 23 août 2014

Source: http://www.infos.fr/galileo-les-satellites-envoyes-vendredi-ne-sont-pas-sur-la-bonne-orbite-89698.html#ixzz3BDFtMIkL

lundi 5 août 2013

Galileo’s Secret Telescope Technology Revealed

Galileo could not have built the world’s first astronomical telescope without a revolutionary new theory of optics that he must have kept secret, argue historians of science



The Renaissance physicist, mathematician, philosopher and astronomer Galileo Galilei is perhaps best known for his work on gravity, relative motion and the discovery of numerous astronomical objects such as Jupiter’s four largest moons, the phases of Venus and so on.

But just as remarkable is Galileo’s work as an optical engineer on the design of the telescope. Galileo didn’t invent the telescope but he did adapt the design of the spyglass for astronomical purposes.

In fact, Galileo’s improvements were extraordinary. Between the summer 1609 and the beginning of January 1610, Galileo increased the magnification of his telescope by a factor of 21. He also introduced a number of modifications, such as the ability to control its aperture, that helped to reduce optical aberrations.

It was these changes that turned an ordinary spyglass into a revolutionary astronomical instrument.

So an interesting question is to ask what theory of optics Galileo used to make these advances. The standard view is that Galileo’s improvements were an educated extrapolation of the optical ideas used to design spectacles.

But today, Yaakov Zik and Giora Hon at the University of Haifa in Israel say that Galileo’s understanding of optics must have been much more detailed than that of a standard spectacle-maker. Indeed, they argue that the improvements Galileo made to the telescope could only have been possible with a new theory of optics as revolutionary as the device itself.

Galileo first published his astronomical discoveries in March 1610 in a pamphlet called Siderus Nuncius. At the beginning of the leaflet, Galileo described the properties a good astronomical telescope should have and attempted to convince his readers of the reliability of his observations by describing how its optical performance could be calibrated.

In doing this, Galileo reveals the extraordinary depth of his optical knowledge, say Zik and Hon. For example, he was able to calculate the magnification of his telescope and modify its aperture to minimise aberrations.

He had a focus shift that adjusted the length of the telescope showing that he was aware of the optical power of lenses which he linked to their “lengths”.

He also defined and calculated the apparent field of view of his telescope and used this to measure angular distances between celestial bodies.

Zik and Hon spend some time discussing these new features in the context of the optical technology of the time. “Could these great achievements be accomplished by extending [traditional] optics of the spectacle makers in a lightly theorized practice based on “systematized experience”?, they ask.

Their answer is unequivocal. “We think not.” Instead they argue that Galileo must have had had a much deeper understanding of optics. “We submit that Galileo had a novel optical theory which he did not want to divulge, but his practice and the extant instruments display it,” they say.

That’s an interesting conclusion that testifies to Galileo’s remarkable achievement. But we’ll almost certainly never know what Galileo’s optical theory consisted of—he never published his ideas in this area.

However, it’s not beyond belief that he stood head and shoulders above his peers in this respect, as in many others. There are certainly many individuals in history who have made great strides beyond the state-of-the-art of the time. Zik and Hon’s work show that Galileo is clearly one of them.

Ref: arxiv.org/abs/1307.4963 : Galileo’s Knowledge Of Optics And The Functioning Of The Telescope

August 5, 2013

Feu vert pour le GPS européen: Galileo est en mesure d’établir le relevé de position

Le système européen de navigation par satellite a franchi une étape décisive: aujourd’hui, lors d’une démonstration publique réalisée à Fucino (Italie), M. Antonio Tajani, vice‑président de la Commission européenne, a annoncé qu’il est désormais possible d’obtenir un relevé de positionigrâce aux quatre satellites que compte actuellement Galileo. Ce relevé de position (longitude, latitude et altitude) est une preuve concrète que le programme de navigation par satellite est à même de transmettre des informations extrêmement précises aux appareils de navigation installés dans les véhicules ou à d’autres récepteurs. Cela confirme que Galileo peut fournir des données de positionnement de tout premier ordre. M. Tajani a également annoncé que le lancement de satellites supplémentaires permettra de disposer des premiers services d’ici à la fin de 2014. Il en résultera une amélioration du signal GPS et, grâce à un accroissement de la précision, de la couverture et de la disponibilité des signaux de navigation par satellite, toute une série de nouvelles perspectives commerciales. Comme les avantages de Galileo se concrétisent, les acteurs industriels doivent commencer dès à présent à se préparer aux nouveaux débouchés qui s’offriront à eux. (MEMO/13/718)

M. Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire à l’industrie et à l’entrepreneuriat, a déclaré à ce propos: «C’est un grand jour pour la navigation par satellite européenne. La précision du positionnement que l’on obtient avec seulement quatre satellites Galileo est une démonstration de la compétence industrielle européenne. C’est aussi une étape importante vers le lancement des premiers services, en octobre 2014. Au quotidien, les utilisateurs pourront bénéficier d’une meilleure navigation par satellite et nous verrons s’ouvrir de nouveaux débouchés, ce dont nous avons cruellement besoin dans la situation économique actuelle.»

Pour en savoir plus sur Galileo

Le relevé de position se fonde sur une infrastructure européenne totalement nouvelle

Le relevé de position a été obtenu grâce aux quatre satellites Galileo lancés en octobre 2011 et 2012 et à l’infrastructure terrestre du programme, qui comprend des centres de contrôle situés en Italie et en Allemagne ainsi qu’un réseau mondial de stations au sol. Au moins quatre satellites sont nécessaires pour obtenir un relevé de position en trois dimensions.

Avec quatre satellites, la constellation Galileo est visible en même temps pendant seulement deux à trois heures par jour au maximum. Cette durée va s’accroître à mesure que d’autres satellites seront déployés et que de nouvelles stations au sol entreront en activité.

Les avantages du système Galileo de navigation et de positionnement par satellite

Galileo permettra aux utilisateurs de connaître leur position exacte dans le temps et l’espace, comme le GPS, mais de manière plus précise et fiable. Galileo est le programme de la Commission européenne pour le développement d’un système mondial de radionavigation par satellite sous contrôle civil européen. Il sera compatible et, pour certains de ses services, interopérable avec le système américain GPS et le système russe Glonass, tout en restant indépendant de ceux-ci.

Un niveau de précision élevé

En plaçant les satellites sur orbite avec une plus grande inclinaison par rapport au plan équatorial, Galileo assure également une meilleure couverture des hautes latitudes, ce qui est particulièrement utile pour les utilisateurs du nord de l’Europe, dont la couverture par le seul système GPS américain laisse à désirer à l’heure actuelle. En outre, les propriétés renforcées du signal Galileo le rendent plus facile à acquérir et à poursuivre et lui permettent d’être moins sensible aux interférences et aux réflexions.

Des débouchés commerciaux

Galileo et l’industrie spatiale en général constituent une formidable chance pour l’Europe; c’est vrai au quotidien pour les citoyens et pour les entreprises qui fournissent les infrastructures spatiales, mais aussi et surtout pour les industries en aval qui mettent au point des applications ou des services innovants. Galileo ouvre toute une série de nouvelles perspectives commerciales pour les équipementiers, les concepteurs d’applications et les fournisseurs de services nécessitant une très grande fiabilité.

Certains services dérivés pourraient, par exemple, permettre d’éviter des accidents de la route, d’aider les malvoyants ou les handicapés moteurs à se déplacer, d’accélérer le transport des marchandises dangereuses, d’explorer les fonds marins à proximité des côtes et de réaliser un salage intelligent en hiver.

La protection civile et la sécurité

M. Tajani a aussi indiqué que le secteur public lui-même est un client potentiel des applications de Galileo, notamment dans les domaines de la protection civile et de la sécurité. Le futur service public réglementé (PRS) de Galileo pourra être utilisé par les services d’urgence, pour des transports critiques ou dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications ou de la défense. M. Tajani a regretté que les utilisateurs potentiels ne connaissent pas encore suffisamment les avantages que présente Galileo.

Le PRS sera réservé aux utilisateurs autorisés par les gouvernements pour des applications sensibles exigeant un niveau élevé de continuité. Il utilisera des signaux robustes, c’est-à-dire cryptés et résistants aux brouillages.

Galileo sera prêt à démarrer en 2014

Galileo commencera à fonctionner d’ici la fin 2014, mais l’infrastructure complète sera achevée après cette date.

L’exposition spatiale européenne

L'exposition spatiale européenne est une exposition itinérante qui montre comment l’espace et la navigation par satellite ont une incidence directe sur la vie quotidienne des citoyens, dans la mesure où plus de 30 000 applications dépendent des technologies spatiales. Les visiteurs de tous âges peuvent voir, toucher et expérimenter le large éventail de services et de technologies innovants que leur offre l’espace.

L’exposition universelle sera la vitrine des applications spatiales

L'expo 2015, qui aura lieu à Milan du 1er mai au 31 octobre 2015 sur le thème «Nourrir la planète, énergie pour la vie», illustrera comment l’espace et les applications de navigation par satellite peuvent contribuer au débat mondial sur l’alimentation et le développement durable.

i : Le relevé de position indique le positionnement d’un navire, d'un aéronef ou d'une personne sur la surface terrestre.

Référence: IP/13/729 Date de l'événement: 24/07/2013 Exporter pdf  word 

http://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-729_fr.htm

dimanche 26 mai 2013

Navigation par satellite: le Pakistan va adopter le système chinois Beidou

PEKIN (AFP) - (AFP) - Le Pakistan va bientôt devenir le cinquième pays asiatique à utiliser le système chinois de navigation par satellite Beidou, que la Chine a mis en service commercial en décembre, rapporte samedi le quotidien China Daily.

A l'instar du GPS américain ou du système européen Galileo, Beidou (littéralement "La Grande Ourse") comprend aussi des applications militaires.

En dehors de la Chine, la Thaïlande, le Laos et Bruneï utilisent déjà le système chinois, qui compte actuellement 16 satellites opérationnels,

mais devrait en compter 30 de plus d'ici à 2020, selon le quotidien de langue anglaise.

Actuellement limité à l'Asie, Beidou devrait au cours de la prochaine décennie pouvoir assurer une couverture mondiale.

BDStar Navigation, une entreprise de services liés à Beidou, va installer un réseau de stations au sol au Pakistan afin d'augmenter les performances du système pour la géolocalisation, a déclaré au China Daily son directeur des affaires internationales, Huang Lei.

Il précise que ce réseau coûtera "des dizaines de millions de dollars".

Le site américain Defencenews.com a cité début mai des experts militaires pakistanais qui se disent favorables à l'usage du système chinois, bien que la disponibilité de son signal ne soit pas acquise en cas de conflit.

Toutefois selon l'un d'entre eux, le Pakistan ne peut pas se fier aux Etats-Unis.

"Les forces armées pakistanaises ne peuvent pas dépendre du GPS américain à cause d'une disponibilité qui pourrait être mise en question dans le cadre d'un conflit où la menace nucléaire jouerait un rôle", estime Kaiser Tufail, un ancien pilote de l'armée de l'air pakistanaise cité par Defencenews.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang doit se rendre la semaine prochaine au Pakistan, allié de longue date de la Chine, après une visite en Inde.

Mardi, 21 Mai 2013 12:02

http://www.1000consultants.com/fr/high-tech/10444-navigation-par-satellite-le-pakistan-va-adopter-le-systeme-chinois-beidou-.html

jeudi 3 mai 2012

18 satellites opérationnels en 2014 pour Galileo

édité par: Caroline Albert
2/05/12 - 21h42 Source: belga.be

© afp.


Le système Galileo disposera de 18 satellites opérationnels dans l'espace et commencera à fournir les premiers services de "GPS européen" aux usagers de l'UE à la fin de l'année 2014, a assuré mercredi le commissaire à l'Industrie Antonio Tajani.

Deux satellites seront lancés le 28 septembre 2012 de la base de Kourou, en Guyane française, et viendront s'ajouter aux deux premiers lancés en octobre 2011, a-t-il indiqué à l'issue d'une rencontre à Bruxelles avec les dirigeants des principaux groupes industriels impliqués dans le projet, dont Jean-Yves Le Gall, le patron d'Arianespace.

Six autres suivront en 2013, puis huit autres en 2014, dont quatre lancés par Ariane 5 qui remplacera le lanceur Soyouz. La constellation devrait compter 26 satellites en 2015 et 30 en 2020. Le programme aura coûté 5 milliards d'euros en 2015, ont précisé les services de M. Tajani.

La Commission a demandé une ligne de crédit de 7 milliards d'euros pour Galileo dans le budget pluriannuel de l'UE pour la période 2014-2020, dont 1,5 milliards d'euros destinés à financer les lancements, ont-ils expliqué.

Système mondial de radionavigation par satellite
Galileo est le programme de l'Union européenne pour le développement d'un système mondial de radionavigation par satellite sous contrôle civil européen. Il sera compatible et, pour certains de ses services, interopérable avec le système américain GPS et avec le système russe Glonass, tout en restant indépendant. L'incertitude demeure en revanche pour le financement du programme de surveillance par satellite GMES sur la période 2014-2020, a reconnu M. Tajani.

La Commission veut retirer du budget commun les 4,5 milliards d'euros nécessaires à ce programme et propose de régir son financement par le biais d'un accord entre gouvernements. La majorité des Etats s'opposent à cette démarche et huit pays -- France, Allemagne, Espagne, Finlande, Suède, Grande-Bretagne, Pays-Bas et Italie-- ont pris position en ce sens dans une lettre commune rendue publique en novembre 2011.

Le GMES est devenu un otage dans la bataille qui oppose la Commission européenne et les Etats membres sur le budget européen. "La Commission n'entend pas renoncer", a averti M. Tajani. "Si les Etats ne veulent pas augmenter le budget commun, alors ils ne doivent pas nous demander d'augmenter nos engagements", a-t-il expliqué. L'enveloppe globale du budget de l'UE est fixée sur sept ans et constitue le principal mécanisme de redistribution au sein de l'Union.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/4133/Multimedia/article/detail/1432565/2012/05/02/18-satellites-operationnels-en-2014-pour-Galileo.dhtml?utm_source=RSSReader&utm_medium=RSS

vendredi 21 octobre 2011

Galileo, le GPS européen, attend encore sa mise en orbite

La fusée russe Soyouz devait emporter les deux premiers satellites du concurrent européen du GPS ce 20 octobre. Son lancement a été reporté. Un retard minime, mais qui s'ajoute aux difficultés déjà rencontrées dans la mise en route de ce programme ambitieux.


agrandir la photo

Encore un pépin dans la vie déjà mouvementée de Galileo, futur concurrent (et complément) du GPS américain. Ce 20 octobre 2011, à la mi-journée, les deux premiers satellites du système devaient être placés en orbite. Mais le compte à rebours a été stoppé. L'Agence spatiale européenne ne donne pas plus d'informations pour l'instant sur sa reprise.

Une fois le lancement effectué, Galileo devrait commencer sa carrière officielle, après l'envoi en 2005 et en 2008 de deux satellites de test. Et après des retards et des difficultés budgétaires qui ont fait craindre son abandon. Présenté en février 1999, il était censé entrer en service en 2008.

L'Europe cherche son indépendance technologique

Ironie de l'histoire, ce n'est pas la fusée européenne Ariane qui est utilisée pour cette mission, mais la russe Soyouz. Celle-ci décollera de la base spatiale de Kourou, en Guyane française, pour la première fois de son histoire (un événement qui pourra être suivi en direct sur le site de l'Agence spatiale européenne). L'opération, baptisée IOV (pour In Orbit Validation), inclut l'envoi de deux autres satellites d'ici à l'été 2012. Dix-huit satellites devraient évoluer en orbite moyenne en 2015, ce qui permettra de fournir les premiers services de positionnement. Ariane 5 participera aux opérations, aux côtés de Soyouz. La mise en place du système, qui comprendra au total 30 satellites, sera achevée en principe à l'horizon 2019-2020.

Le Centre national d'études spatiales (Cnes) rappelle qu'avec Galileo l'Union européenne se dotera de son propre système de navigation par satellite, afin de garantir son indépendance en la matière, surtout par rapport au GPS américain. Néanmoins, Galileo ne sera pas un dispositif isolé, puisqu'il sera compatible avec ses concurrents, le GPS mais aussi le russe Glonass. Comme ils combineront leurs signaux, l'utilisateur ne saura pas forcément qu'il recourt à un satellite Galileo.

Un positionnement plus précis qu'avec le GPS
« Une fois opérationnel, Galileo pourra être couramment utilisé dans les transports, les opérations de secours et de sauvetage, les travaux publics, la prospection pétrolière, l'agriculture, ou tout simplement associé à la voiture ou au téléphone mobile dans la vie de tous les jours », écrit le Parlement européen dans un communiqué. Galileo est censé fournir une meilleure couverture que le GPS grâce à son orbite moyenne (plus de 23 000 kilomètres), une plus grande réactivité et une précision poussée (à 1 mètre près au lieu d'une vingtaine pour le signal GPS non militaire). Il s'appuiera aussi sur Egnos, un autre projet européen, qui corrige le signal GPS grâce à des stations au sol.

Cinq services sont prévus, selon le Cnes : « Service ouvert, service commercial, service sauvegarde de la vie, service public réglementé, service recherche et sauvetage. » Galileo est un projet civil et non militaire, à la différence de ses équivalents russe et américain. Il est intégralement financé par l'Union européenne, du fait de la défaillance du secteur privé. En 2008, le Conseil de l'Europe et le Parlement européen avaient trouvé un accord pour les 2,4 milliards d'euros manquants jusqu'en 2013. Entre cette date et 2020, selon Les Echos, 7 milliards doivent encore être dépensés, portant la facture totale à 12 milliards.

Guillaume Deleurence

01net

le 20/10/11 à 14h22

 http://www.01net.com/editorial/544660/galileo-le-gps-europeen-attend-encore-sa-mise-sur-orbite/

samedi 15 octobre 2011

A 3-D Look At Europe’s New Galileo Satellite Navigation System

The European Union and European Space Agency (ESA) will launch the first components next week of the €20 billion Galileo global navigation satellite system. This constellation of satellites will allow users to pinpoint their location anywhere on Earth. It will be a free, fully autonomous and interoperable worldwide satellite navigation system, broadcasting global navigation signals for high-performance services, which ESA says possesses the service integrity guarantees that GPS lacks for commercial and safety-critical services.


The first launch is scheduled for October 20, 2011. This 3-D video provides an overview of the system. Use red/blue 3D glasses to watch in 3D.




by Nancy Atkinson on October 14, 2011

http://www.universetoday.com/89892/a-3-d-look-at-europes-new-galileo-satellite-navigation-system/

Galileo : mise en orbite des 2 premiers satellites le 20 octobre

Les 2 premiers satellites du futur système de navigation européen attendent actuellement leur lancement en Guyane. Avec une meilleure couverture et précision, Galileo sera prêt à faire face au GPS américain.

Une constellation de 30 satellites


Les 2 premiers satellites de la constellation Galileo devraient être mis en orbite le 20 octobre. Crédits : Astrium.
Les 2 premiers satellites de la constellation Galileo devraient être mis en orbite le 20 octobre. Crédits : Astrium.

Le 1er satellite opérationnel du système de positionnement par satellites européen Galileo est arrivé en Guyane le mois dernier. Son lancement avec un 2e satellite de la constellation est prévu le 20 octobre sur la 1ere fusée Soyouz à décoller du centre spatial guyanais.

« Le lancement par paire est rendu possible grâce à la charge utile que peut emporter le lanceur russe. Cela nous permet d’accélérer la phase de déploiement de la constellation, tout en en diminuant le coût » explique Claude Audouy, responsable des opérations Galileo au CNES, à Toulouse.

« Astrium est chargé de la construction des 4 premiers exemplaires opérationnels de la constellation, qui seront d’abord utilisés pour une ultime phase de tests, avec un début des opérations prévu pour 2014 » ajoute-t-il. La construction de 14 autres exemplaires sera confiée à OHB-System, une entreprise allemande. Au total, la constellation disposera de 30 satellites.

Le CNES a fortement participé aux phases de test et d’expérimentation en préparation pour Galileo (avec Euridis et Egnos) ainsi qu’à la définition des signaux utilisés.

Un système européen à vocation civile et globale


Salle de controle principale pour la mise à poste des satellites Galileo au Centre spatial de Toulouse. Crédits : CNES/E. Grimault.
Salle de controle principale pour la mise à poste des satellites Galileo au Centre spatial de Toulouse. Crédits : CNES/E. Grimault.


« Galileo provient d’une volonté européenne d’indépendance en termes de positionnement vis-à-vis du GPS américain et GLONASS russe » explique Claude Audouy.

En effet, tandis que ceux-ci sont sous contrôle militaire, Galileo est civil.

Financé à 100% par la Commission européenne qui a contracté l’ESA pour en assurer le développement, le système vise à fournir un meilleur service pour les applications civiles et commerciales.

Galileo fournira une meilleure couverture ainsi qu’une meilleure précision (jusqu’à 1 m au lieu de 20 m pour le GPS) grâce à sa constellation plus nombreuse et à son orbite plus élevée. En effet, à 23 222 km d’altitude, les satellites Galileo disposeront d’un angle d’inclinaison plus élevé, très utile en ville.

Cette orbite plus élevée leur permettra également de balayer des latitudes plus importantes, allant de -56° jusqu’à +56°. Bien que le système européen se veuille indépendant, il sera néanmoins compatible avec le GPS et GLONASS. L’utilisateur ne saura pas qu’il utilise un satellite Galileo, car les systèmes sont complémentaires.
 

4 octobre 2011