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jeudi 4 juillet 2013

Le plus grand bâtiment du monde s’offre un soleil et un horizon artificiels


Un bâtiment d’un nouveau genre vient d’ouvrir ses portes en Chine, annoncé comme la plus grande structure au monde.

Le New Century Global Center a ouvert ses portes le 28 juin dernier dans le sud-ouest de la province du Sichuan en Chine.



Il s’agit là de la plus grande structure habitable au monde, une construction qui multiplie les superlatifs.

Avec ses 500 mètres de long, 400 mètres de large et 100 mètres de haut, le bâtiment est capable d’abriter l’équivalent d’un cinéma de 14 salles, des bureaux, un parc aquatique, une plage artificielle, 15 000 places de parking, un bateau pirate, des hôtels, un complexe universitaire et un terrain de skate capable d’accueillir les plus grandes compétitions internationales.


À titre de comparaison, la structure pourrait contenir 20 fois l’opéra de Sydney, 3 fois le Pentagone ou 4 fois la citée du Vatican.

Construit en à peine plus de 3 ans, le bâtiment présente également quelques caractéristiques étonnantes, comme un soleil artificiel qui distribue à la fois de la lumière et de la chaleur, ainsi qu’unécran LED géant de 150 mètres de long simulant un horizon.

Le soleil artificiel devrait permettre à la structure de proposer de la lumière 24 h sur 24. Puisque rien n’a été annoncé concernant l’éventuelle utilisation de panneaux solaires pour alimenter la structure, il pourrait également s’agir ici de la nouvelle structure la plus polluante de Chine.



Le jeudi 04 Juillet 2013 à 16:10 par Mathieu M.

http://www.generation-nt.com/plus-grand-batiment-monde-offre-soleil-horizon-artificiels-actualite-1756822.html

samedi 29 juin 2013

Les différentes types d'infrastructures de recherche


Organisations internationales (O.I.), Très grandes infrastructures de recherche (T.G.I.R.) et Infrastructures de recherche (I.R.) représentent les trois types d'infrastructures de recherche française : cette classification simple ainsi que leurs principes fondateurs ont été établis afin d'aider aux choix stratégiques en terme de décisions politiques et d'engagements financiers.



Principes fondateurs des infrastructures de recherche française

La diversité des outils et des dispositifs concernés obligent à être plus explicite sur les principes fondateurs des infrastructures de recherche.

Les principes des infrastructures de recherche peuvent s’énoncer ainsi :
  • Elle peut conduire une recherche propre et/ou fournir des services à une communauté d’utilisateurs. Dont les acteurs économiques sont soit présents sur le site ou interagissent à distance.
  • Elle doit disposer d’une gouvernance identifiée, centralisée et effective et d’instances de pilotage scientifique.
  • Elle doit avoir des instances d’évaluation adéquates. Au plan international, elle doit donc être concentrée sur l’ouverture et l’accessibilité en terme d’excellence scientifique par ses pairs. 
  • Elle requiert un plan de financement et doit pouvoir produire un budget consolidé.
  • C’est un lieu privilégié de collaboration avec le secteur économique notamment dans les phases de conception, d’ingénierie et de mise en service.
  • Elle permet aussi de lever des verrous technologiques dans le cadre de l’innovation.

Trois composantes différentes : O.I., T.G.I.R. et I.R.

Pour pouvoir distinguer ces grands ensembles, il faut donc établir une classification : elle s’appuie sur le fait qu’au sein de ces derniers, les décisions politiques et les engagements financiers sont de différentes natures. Elle permet également d’assurer une cohérence des efforts réalisés par tous les acteurs de la recherche dont l’Etat, collectivités régionales et territoriales, Union Européenne.

     Les Organisations Internationales
Elles sont des outils et des dispositifs inscrits dans la durée et construits dans le cadre de grands accords internationaux.

    Les Très Grandes Infrastructures de Recherche 
Elles sont un regroupement d’instruments qui font soit l’objet de partenariats internationaux ou européens. Ou sont des instruments majeurs dans les réseaux de collaboration industrielle et d’innovation. Cet ensemble relève d’une politique national ou d'une stratégie gouvernementale au titre des "très grandes infrastructures de recherche". Elle est traduite au moyen de plusieurs actions de la LOLF.

    Les Infrastructures de Recherche
Elles correspondent aux critères définis plus haut et relèvent des choix des différents opérateurs de recherche. Dans cette catégorie, à l'issue d'une phase "Projet" peuvent entrer :
  • Les infrastructures mises en oeuvre par les Alliances programmatiques ou par leurs membres ou encore par des établissements publics en raison de leurs missions particulières.
  • Les infrastructures labellisées par les programmes incitatifs gouvernementaux, notamment "Equipement d'Excellence" dans le cadre des investissements d'avenir.
  • Les réseaux d'infrastructures mutualisant soit des ressources humaines, soit des équipements de recherche et disposant d'une gouvernance centralisée, identifiée et effective.
Gestion des budgets O.I., T.G.I.R. et I.R.

Le financement des O.I. et des T.G.I.R. en France est géré par le budget de la MIRES

Pour les I.R., il n'y a pas de suivi budgétaire centralisé par l'État. Leur budget est suivi directement par les établissements de recherche qui les mettent en œuvre. 

Publication : 28.06.2013

samedi 14 avril 2012

1er modèle de l'Univers observable du Big-Bang jusqu'à aujourd'hui

Une équipe de chercheurs du Laboratoire Univers et Théories (LUTH, Observatoire de Paris/ CNRS/Université Paris Diderot) (1) dirigée par Jean-Michel Alimi vient de réaliser pour la première fois le calcul de la structuration de tout l'Univers observable, du Big Bang jusqu'à aujourd'hui. La simulation effectuée a permis de suivre 550 milliards de particules. Elle est la première des trois étapes d'un projet exceptionnel, appelé Deus: full universe run (2) réalisé sur le nouveau supercalculateur CURIE de GENCI exploité au Très Grand Centre de Calcul (TGCC) du CEA. La simulation déjà réalisée et celles programmées pour fin mai 2012 constitueront une aide exceptionnelle aux grands projets d'observation et de cartographie de notre Univers. Elles permettront de mieux comprendre la nature de l'énergie noire et son influence sur la structuration de l'Univers, l'origine de la distribution de la matière noire et des galaxies.



Volume de l'Univers accessible avec la simulation, c'est-à-dire tout l'Univers Observable et la comparaison avec le domaine d'Univers observé aujourd'hui. Au bord du disque extrait de la sphère céleste totale on retrouve l'observation du fond cosmologique.
© Deus consortium.

Après des développements de plusieurs années, six chercheurs (3) de l'équipe Cosmologiedu LUTH ont réalisé la première simulation de la structuration de tout notre Univers observable, du Big Bang jusqu'à aujourd'hui. Au-delà du modèle cosmologique standard avecconstante cosmologique qu'ils viennent d'achever, leurs travaux distinguent deux autres modèles cosmologiques avec énergie noire (4), composante mystérieuse introduite pour expliquer l'accélération de l'expansion de l'Univers (5). Quelle est l'empreinte de l'énergie noire sur la structuration de l'Univers ? Et réciproquement, comment déduire de l'étude de la structuration de l'Univers la nature de cette énergie ? Deux questions fondamentales auxquelles le projet Deus: full universe run tentera de répondre.

La simulation du modèle standard de la cosmologie, qui vient d'être réalisée, a déjà permis de mesurer le nombre d'amas de galaxies de masse supérieure à cent mille milliards demasse solaire qui s'élève aujourd'hui à plus de 144 millions. Autres enseignements: le premier amas de ce type est apparu alors que l'Univers n'avait que 2 milliards d'années et l'amas le plus massif dans l'Univers observable aujourd'hui pèse 15 millions de milliards de masses solaires. Les données générées lors du calcul permettent également de mesurer les fluctuations de la distribution de la matière noire. Celles-ci résultent des fluctuations du fond de rayonnement cosmologique issues du Big-Bang, observées par les satellites WMAP et Planck. Ces observations sont cette fois obtenues dans une simulation qui couvre toute l'histoire de l'Univers, avec une précision jamais atteinte et sur la plus large gamme d'échelles jamais observées, de quelques millionièmes à la taille de l'Univers. Elles dévoilent avec précision les empreintes sur la matière noire des oscillations du gaz primordial ("Oscillations Baryoniques Acoustiques"). Ces calculs apparaissent déjà comme une mine prodigieuse de nouveaux résultats intéressant toute la communauté cosmologique.

La mise en œuvre de ce projet exceptionnel a été rendue possible grâce aux puissantes ressources mises à la disposition de ces chercheurs par GENCI (6), le Grand Equipement National de Calcul Intensif, sur son supercalculateur CURIE doté de plus de 92 000 unités de calcul et capable de réaliser 2 millions de milliards d'opérations à la seconde (2 PFlop/s). La machine CURIE est installée et exploitée par le CEA au sein du Très Grand Centre de Calcul, à Bruyères-le-Châtel (Essonne). Conçue par Bull, c'est l'une des cinq machines les plus puissantes au monde.

Deus: full universe run constitue une nouvelle avancée qui dépasse largement les calculs les plus performants réalisés à ce jour par toutes les équipes internationales sur les plus grands centres de calcul du monde. L'ensemble du projet nécessitera plus de 30 millions d'heuresde calculs (près de 3500 ans) réparties sur la quasi-totalité des unités de calcul CURIE. Plus de 150 péta-octets de données (soit l'équivalent de 30 millions de DVD) seront générés durant ces calculs. Grâce à un processus de sélection avancé et innovant, il sera possible de n'en conserver que 1 Po utile.

Dès à présent, il est possible de parcourir pour la première fois, pour le modèle standard de la cosmologie avec constante cosmologique, la distribution de la matière noire et des galaxies dans tout l'Univers sur des distances équivalent à 90 milliards d'années-lumière (7), et d'observer leurs évolutions tout au long de l'histoire de l'Univers.

Les résultats de ces voyages, dans tout l'Univers observable d'ici et maintenant jusqu'à la limite du Big-Bang pour les trois modèles cosmologiques, sont programmés pour fin mai prochain. Ils permettront de mieux connaître l'influence de l'énergie noire sur la structuration de l'Univers et constitueront une aide exceptionnelle à l'élaboration et l'interprétation des "catalogues" cosmologiques présents et futurs des grands projets d'observation, spécialement ceux portés par les grandes agences spatiales internationales, comme le projet EUCLID (8) qui vient d'être sélectionné par l'ESA, l'agence spatiale européenne. ...

Plus obtenir plus de photos: http://bit.ly/AqJHGf

Pour aller plus loin: www.deus-consortium.org

Posté par Michel le Vendredi 13/04/2012 à 00:00