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dimanche 8 septembre 2013

Acquérir des compétences, une urgence au niveau mondial

Acquérir des compétences, une urgence au niveau mondial !Education Pour Tous, Rapport mondial de suivi 2012, UNESCO 


Ce Rapport, dixième édition trés documentée nous rappelle tout le progrès à accomplir dans les domaines de l’éducation dans le monde où le nombre d’enfants scolarisés à stagné pour la première fois depuis l’année 2000. Et la question seule de scolarité ne suffit pas à réduire ni les problèmes d’alphabétisation des adultes ni le fossé qui se creuse entre le besoin de compétences des pays en voie de développement et l’offre de formation dans un contexte difficile notamment du point de vue social et économique.


Irina Bokova, Directrice général de l’UNESCO :
« Le troisième objectif de l’Éducation pour tous est de faire en sorte que tous les jeunes aient la possibilité d’acquérir des compétences. Atteindre cet objectif est devenu, depuis 2000, une urgence de plus en plus criante.

Le ralentissement économique mondial a une incidence sur le chômage. Un jeune sur huit dans le monde cherche du travail. Les populations de jeunes sont nombreuses et en expansion. Le bien-être et la prospérité des jeunes dépendent plus que jamais des compétences que l’éducation et la formation peuvent leur assurer. Ne pas répondre à ce besoin est un gaspillage de potentiel humain et de puissance économique. Les compétences des jeunes n’ont jamais été aussi vitales.

Le présent Rapport mondial de suivi sur l’EPT nous rappelle que l’éducation ne se limite pas à faire en sorte que tous les enfants puissent aller à l’école : elle doit aussi préparer les jeunes à la vie, en leur donnant la possibilité de trouver un emploi décent, de gagner leur vie et de contribuer à celle de la communauté et de la société auxquelles ils appartiennent. Plus largement, elle doit aider les pays à se doter de la main-d’œuvre dont ils ont besoin pour assurer leur croissance dans l’économie mondiale.

Des progrès indéniables ont été accomplis en direction des six objectifs de l’EPT – avec notamment un développement de la protection et de l’éducation de la petite enfance et des améliorations de la parité entre les sexes au niveau de l’enseignement primaire.

Cependant, à trois ans du terme de 2015, le monde n’est toujours pas sur la bonne voie.
Les progrès vers certains objectifs achoppent. Le nombre d’enfants non scolarisés a stagné pour la première fois depuis 2000. L’alphabétisation des adultes et la qualité de l’éducation exigent encore des progrès plus rapides.

Les évolutions récentes rendent encore plus urgent d’assurer un accès équitable à des programmes appropriés de développement des compétences. Les populations urbaines connaissant une croissance rapide, en particulier dans les pays à faible revenu, les jeunes ont besoin de compétences pour sortir de la pauvreté. Dans les zones rurales, les jeunes doivent pouvoir disposer de nouveaux mécanismes d’adaptation leur permettant de faire face au changement climatique et à la diminution de la taille des exploitations agricoles, ainsi que de saisir les occasions d’exercer des emplois non agricole

Le présent Rapport révèle que 200 millions de jeunes environ ont besoin d’une deuxième chance d’acquérir les compétences élémentaires en alphabétisme et en calcul, qui sont essentielles pour accéder ensuite aux compétences requises pour pouvoir travailler. Dans tout ce tableau, les femmes et les pauvres sont confrontés à des difficultés particulières.

Pour nous, le nombre croissant des jeunes sans emploi ou enfermés dans le piège de la pauvreté doit être un appel à agir – pour répondre à leurs besoins d’ici 2015 et pour entretenir l’élan au-delà de cette date. Nous pouvons parvenir à l’enseignement universel dans le premier cycle du secondaire d’ici 2030, et nous devons y parvenir

L’engagement des donateurs en faveur de l’éducation peut faiblir, et cela est profondément préoccupant. Les budgets publics sont aujourd’hui sous pression, mais nous ne devons pas risquer les gains réalisés depuis 2000 en réduisant maintenant notre engagement. Les éléments présentés dans ce Rapport montrent que les fonds dépensés pour l’éducation génèrent, sur la durée d’une vie humaine, de dix à quinze fois plus de croissance économique. Il est maintenant temps d’investir pour l’avenir.
Nous devons réfléchir d’une manière créative et utiliser toutes les ressources à notre disposition. Les gouvernements et les donateurs doivent continuer à faire de l’éducation une priorité. Les pays devraient examiner leurs propres ressources, qui pourraient donner à des millions d’enfants et de jeunes des compétences pour la vie. Quelles que soient les sources de financement, les besoins des défavorisés doivent revêtir un haut degré de priorité dans toutes les stratégies.

Partout, les jeunes ont un grand potentiel – et celui-ci doit être développé. J’espère que ce Rapport catalysera dans le monde entier des efforts renouvelés pour donner aux enfants et aux jeunes une éducation qui leur permette d’aborder le monde avec confiance, de suivre leurs ambitions et de vivre la vie qu’ils auront choisie ».

Irina Bokova
Directrice général de l’UNESCO

Le Rapport est consultable et téléchargeable à cette adresse : http://unesdoc.unesco.org/images/0021/002180/218015f.pdf

Pour plus d’informations : L’équipe du Rapport mondial de suivi sur l’EPT
c/o UNESCO
7, place de Fontenoy
75732 Paris 07 SP, France
www.efareport.unesco.org

http://www.educavox.fr/actualite/fait-marquant/article/acquerir-des-competences-une

lundi 27 mai 2013

Arctique : trois centres russes de collecte de données spatiales créés d'ici 2015

La Russie créera trois centres de collecte et de traitement de données spatiales en Arctique dans le cadre de la mise en place de son système d'alerte aux situations d'urgence, a annoncé le ministère russe des Situations d'urgence. "Nous avons l'intention de déployer des centres de collecte de données spatiales à Anadyr, à Doudinka et à Mourmansk d'ici 2015 en vue d'augmenter le potentiel du système de suivi spatial des situations d'urgence", a indiqué le ministère sur son site.

Le ministère russe Situations d'urgence met en place un système de suivi spatial des situations d'urgence depuis plusieurs années. Dix satellites russes transmettent actuellement des informations sur les catastrophes naturelles et les accidents en Russie. Des centres de collecte et de traitement de données satellitaires fonctionnent déjà à Moscou, à Vologda, à Krasnoïarsk et à Vladivostok.

La zone arctique du territoire russe compte des centrales nucléaires, des bases de brise-glaces et de sous-marins à propulsion nucléaire, des sites présentant des risques d'incendie, d'explosion et de contamination chimique, ainsi que des éléments importants du système des télécommunications, qui peuvent être le théâtre d'accidents techniques. La Voie maritime du Nord, qui assure la majeure partie des transports de fret le long des côtes russes dans l'Océan glacial arctique, peut devenir une artère internationale de transport importante.

BE Russie 56 >> 27/05/2013 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73097.htm 

vendredi 9 septembre 2011

Les smartphones comme émetteurs d'information dans les situations d'urgence : la TU Darmstadt développe des logiciels pour réseau autonome

Les scientifiques à l'Université Technique de Darmstadt (Hesse) ont développé un logiciel qui permet automatiquement et de façon autonome de construire un réseau ad-hoc pour les smartphones, tout en assurant une bonne efficacité énergétique. La construction rapide d'un tel réseau peut être vitale en cas d'urgence ou de catastrophe climatique, lorsque l'infrastructure traditionnelle a été détruite. Les téléphones peuvent alors émettre rapidement et de manière autonome des informations captées sur l'environnement, le temps et l'information étant deux facteurs cruciaux dans le secourisme en cas de sinistre.

Les scientifiques à l'Université technique de Darmstadt soutiennent en effet que les instruments modernes sont équipés d'une variété de capteurs tels que le GPS, des détecteurs de mouvement électromécaniques et une boussole numérique, idéals pour la collecte d'informations sensorielles sur leur environnement. "Et aujourd'hui, presque tout le monde porte un tel dispositif sur soi, ce qui représente une source d'information cruciale, qui n'est tout simplement pas utilisée", poursuivent les chercheurs.

Au sein du pôle de recherche "Futur Internet" les chercheurs ont donc développé un système autonome permettant aux téléphones de fonctionner en cas de sinistre, par un réseau overlay hybride. Une fois qu'un des périphériques du lieu non couvert reçoit un signal spécial SOS, ils se connectent les uns aux autres en organisant un réseau ad hoc, tel une chaîne de talkie-walkies. Dans ce réseau chaque téléphone coopère et agit comme un noeud de capteurs individuels et transmet l'information au suivant, jusqu'à ce que l'information pertinente soit relayée. "Chaque unité prend en charge les tâches qu'il peut le mieux résoudre. Le résultat est une information de localisation optimale pour le personnel d'urgence ".

Une considération également importante est la consommation d'énergie, puisque la vie de la batterie des appareils est limitée. Les techniciens de Darmstadt utilisent donc pour la transmission des données une combinaison de Bluetooth et de Wi-fi. P. Mogre, directeur du programme, explique que la complémentarité du Bluetooth et du Wi-fi est parfaitement adaptée, car si le wi-fi peut transférer des données dans un délai rapide, cette technologie consomme également de grandes quantités d'énergie, provoquant une décharge plus rapide de la batterie. Le Bluetooth, en revanche, a une faible consommation d'énergie, mais atteint seulement une gamme limitée de récepteurs et nécessite un temps de transfert relativement long. Dans une situation périlleuse où la batterie d'un appareil est déchargée, il envoie les données via Bluetooth à un appareil voisin qui peut alors transmettre l'information via wi-fi. Cette méthode permet d'atteindre une bande passante optimale et une consommation d'énergie la plus basse possible.

BE Allemagne 538 >> 8/09/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67625.htm

lundi 29 août 2011

Les sites communautaires de plus en plus utiles en cas d'urgence





Ces plates-formes sont désormais considérées par nombre d'utilisateurs comme un moyen d'alerter efficacement les secours, et constituent une opportunité pour ces derniers d'agir plus efficacement sur les zones de l'évènement.

En cas d'urgence, les média sociaux sont de plus en plus utilisés en tant que moyen d'obtenir de l'aide, démontre une enquête réalisée par la Croix-Rouge américaine auprès de plus de 2000 Américains. Selon cette dernière, si le téléphone continue d'être considéré comme le moyen le plus sûr d'obtenir une aide rapide et efficace dans n'importe quelle situation, les utilisateurs de média sociaux n'hésitent plus à recourir à ces derniers pour communiquer et s'informer. Toutefois, de profondes disparités apparaissent parmi les personnes interrogées, selon que celles-ci l'ont été par téléphone ou par Internet.

Les utilisateurs réguliers de médias sociaux les voient comme un outil privilégié
Ainsi, il apparaît que les personnes interrogées via le Net sont de fervents partisans de l'utilisation des média sociaux en cas d'urgence. Qu'il s'agisse de Twitter, de Facebook, ou encore d'applications smartphones, tous sont considérés comme des moyens efficaces de communiquer avec ses proches, d'alerter les secours, ou encore d'obtenir des informations sur la situation (en cas de tempête ou de raz de marée par exemple). Comme le précise Wendy Harman, directeur de la stratégie sociale de la Croix-Rouge américaine, "en cas de désastre, les médias sociaux s'inscrivent de plus en plus comme des maillons essentiels de la chaîne d'information".

Vers une généralisation de l'usage des médias sociaux
A l'inverse les personnes interrogées par téléphone affirment privilégier les médias dits "traditionnels" ainsi que le téléphone, et avouent ne pas vraiment faire confiance aux informations véhiculées par les média sociaux. Toutefois, il est intéressant de noter qu'en cas de demande d'aide via un réseau social, plus de 35% d'entre elles s'attendent tout de même à recevoir cette aide en moins d'une heure. Trevor Riggen, directeur du service désastre de la Croix-Rouge, conclue ainsi: "Appeler le 911 est toujours la meilleure chose à faire lorsqu'une personne a besoin d'assistance, mais l'étude démontre que les réseaux sociaux constitue une opportunité non négligeable pour les secours ou les ONG, qui gagneraient à s'impliquer plus au sein de ceux-ci".


Publié le 29 août 2011 

A propos de... L'Atelier BNP Paribas - Paris Ecouter l’article

http://www.atelier.net/articles/sites-communautaires-de-plus-plus-utiles-cas-durgence