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dimanche 6 octobre 2013

Catastrophes : quelles sont les villes les plus dangereuses du monde ?




Dans le cadre d’une étude sur les catastrophes naturelles, dévoilée le 24 septembre 2013, Swiss Re a analysé comme chaque année l’impact de ces catastrophes sur le plan mondial. De son bilan annuel, on peut déduire quelles sont les zones et les villes les plus menacées au monde par les grandes catastrophes

616 zones urbaines menacées

lI y a donc 616 zones urbaines dans le monde qui sont particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles : elles comptent pas moins de 1,7 milliard d’habitants.

Les 5 cinq catastrophes majeures :
  • les tremblements de terre qui menacent 280 millions de citadins.
  • les tsunamis,
  • les tempêtes et leurs ondes de choc
  • les inondations, ces dernières constituent le plus grand danger :les crues sont les catastrophes les plus menaçantes à travers le monde, avec un potentiel de 380 millions de personnes menacées,

1 humain sur 10 menacé


Au total, sur les 7 milliards d’habitants de la planète, 660 millions d’habitants, soit près d’1 sur 10, sont des citadins exposés à de graves catastrophes naturelles.

Dans certains pays, une ville touchée pourrait déstabiliser l’économie du pays tout entier. C’est le cas par exemple de San José, au Costa Rica ou bien de Lima, au Pérou.

L’Asie en première ligne : les habitants des grandes zones urbaines asiatiques sont particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles.



Le palmarès des villes menacées

En tenant compte de l’ensemble des cinq dangers majeurs, voici les zones les plus menacées :
  • Tokyo – Yokohama court le plus grand risque : la zone urbaine s’étendant entre Tokyo et Yokohama compte 57,1 millions d’habitants potentiellement concernés
  • Manille, la capitale des Philippines : 34,6 millions d’habitants, avec un indice du nombre de jours ramené au niveau national de 1,95. En clair, si Manille est touchée, les Philippines sont déstabilisées beaucoup plus que s’il s’agissait de New York ou Los Angeles.
  • Le delta de la Rivière des Perles, région avec, entre autres, les villes chinoises de Guangzhou (Canton), Shenzen et Dongguan (34,5 millions), ainsi que la mégalopole Osaka – Kobé (32,1 millions).
  • Jakarta : 27,7 millions
  • Nagoya au Japon : 22,9 millions
  • Kolkata l’ex-Calcutta, en Inde :17,9 millions
  • Shanghai en Chine : 16,7 millions
Los Angeles en Californie avec 16,4 millions d’habitants, est en 9ème place. Elle représente la première conurbation à haut risque se trouvant hors d’Asie.
  • Téhéran, avec 15,6 millions de personnes potentiellement affectées, se positionne au 10e rang.

Inondations : 1 Français sur 4 menacé

vendredi 13 septembre 2013

Britain's academics to produce 'doomsday list' of catastrophic events

Britain's finest academic minds are producing a doomsday list of threats to our planet in the hope of saving humanity from itself.


The Astronomer Royal, Lord Rees is set to say that he is pessimistic that global carbon dioxide emissions can be reduced to safe levels within the next 20 years


Led by Lord Martin Rees, the Astronomer Royal, the brain trust includes such luminaries as a former chief scientist, the co-founder of Skype and Prof Stephen Hawking, the world's most famous living scientist.

On the group's agenda are a series of "events with low probability but catastrophic consequences" which they believe mankind could inflict on the planet in future.

They include the risks of cyber attacks on our finance, power and transport networks, of engineered viruses and of networks of computers which could develop a mind of their own and threaten the human race.

While politicians have long been aware of threats like nuclear war, many of the most cataclysmic events which the group forsees stem from new technology, meaning governments could struggle to cope if disaster strikes.

They will also consider other risks such as ecological disasters caused by climate change, and food shortages and pandemics fuelled by the rapidly growing world population.

The aim of the scientists is to determine which risks are most likely to occur, and to come up with a plan to defend the world against them.

Lord Rees announced the formation of the Centre for Study of Existential Risk at Cambridge University last November, along with Huw Price, a professor of philisophy, and Jaan Tallinn, the co-founder of Skype.

Over the past year the centre has gradually begun to take shape, gaining an official base at Cambridge's new Centre for Research in the Arts, Social Sciences and Humanities (CRASSH) and adding advisors including Prof Hawking and Baron Robert May, the former government chief scientist.

The group has also strengthened its international network of consultants and now counts professors of economics, computing, conservation biology, genetics and robotics among its members.

In a wide-ranging speech at the British Science Festival in Newcastle on Thursday night, Lord Rees explained that recent advances in technology "render us vulnerable in new ways."

The modern world is entirely dependent on power grids, air traffic control, international finance and other networks which could be brought down by "catastrophic, albeit rare, breakdowns cascading through the system," he said.

"Pandemics could spread at the speed of jet aircraft, causing maximal havoc in the shambolic but burgeoning megacities of the developing world. Social media could spread psychic contagion - rumours and panic - literally at the speed of light."

More intrusion into our private lives will be necessary in a world in which "even one malign or careless act could be too many," he added, although this is unlikely to trouble the Facebook generation, Lord Rees added.

He continued: "Some would dismiss these concerns as an exaggerated Jeremiad: after all, societies have survived for millenia, despite storms, earthquakes and pestilence.

"But these human-induced threats are different: they are newly emergent, so we have a limited timescale for exposure to them and can't be so sanguine about the abilities of governments to cope if disaster strikes.

"That's why some of us in Cambridge, both natural and social scientists, plant with colleagues at Oxford and elsewhere to inaugurate a research programme to compile a more complete register of these existential risks and to assess how to enhance resilience against the more credible ones."

Prof David Spiegelhalter, a statistician and member of the group, said: "Asteroids crashing on Earth are an existential threat, but there is not really a lot we can do about preventing such an event.

"The ones that we are not so aware of are the technological threats - our reliance on technology leaves us vulnerable to it. We use interconnected systems for everything from power to food supply and banking, which means there can be real trouble if things go wrong or they are sabotaged."

lundi 27 mai 2013

Arctique : trois centres russes de collecte de données spatiales créés d'ici 2015

La Russie créera trois centres de collecte et de traitement de données spatiales en Arctique dans le cadre de la mise en place de son système d'alerte aux situations d'urgence, a annoncé le ministère russe des Situations d'urgence. "Nous avons l'intention de déployer des centres de collecte de données spatiales à Anadyr, à Doudinka et à Mourmansk d'ici 2015 en vue d'augmenter le potentiel du système de suivi spatial des situations d'urgence", a indiqué le ministère sur son site.

Le ministère russe Situations d'urgence met en place un système de suivi spatial des situations d'urgence depuis plusieurs années. Dix satellites russes transmettent actuellement des informations sur les catastrophes naturelles et les accidents en Russie. Des centres de collecte et de traitement de données satellitaires fonctionnent déjà à Moscou, à Vologda, à Krasnoïarsk et à Vladivostok.

La zone arctique du territoire russe compte des centrales nucléaires, des bases de brise-glaces et de sous-marins à propulsion nucléaire, des sites présentant des risques d'incendie, d'explosion et de contamination chimique, ainsi que des éléments importants du système des télécommunications, qui peuvent être le théâtre d'accidents techniques. La Voie maritime du Nord, qui assure la majeure partie des transports de fret le long des côtes russes dans l'Océan glacial arctique, peut devenir une artère internationale de transport importante.

BE Russie 56 >> 27/05/2013 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73097.htm 

lundi 26 mars 2012

Les catastrophes naturelles ont coûté 1,3 billion de $ depuis 2000

Depuis 2000 jusqu'à ce jour, les pertes économiques dues aux catastrophes dépassent plus de 1.3 billion de dollars dans le monde entier, a annoncé l'ONU.

La représentante spéciale du secrétaire Général de l'ONU pour la réduction des risques de catastrophes, Margareta Wahlström, a lancé un nouveau rapport publié par « Development Initiatives ». Selon le rapport, l'impact des catastrophes sur les personnes et l' économie ces dernières 12 années se résume à trois chiffres. : 1.3 billion de dollars de dégâts, 2.7 milliards de personnes touchées et 1.1 million de morts.

Ce document met en évidence les incohérences dans la façon dont les donateurs allouent des fonds pour la réduction des risques de catastrophes. D'après un des auteurs du rapport, les investissements prioritaires et les récipiendaires de l'aide préventive devraient être redéfinis.

« Il n'y a pas assez de fonds et la totalité est toujours attribuée à très peu de pays », a déclaré le co-auteur, Jan Kellet. Par exemple, la Zambie, la Géorgie et le Sri Lanka se situent en tête de la liste des dix pays qui ont reçu, durant la période 2000 et 2009, entre 5 et 7 dollars par habitant. Pourtant, tous les indicateurs montrent que ces populations sont moins exposées que le Myanmar, le Zimbabwe, la Somalie et la République démocratique du Congo (RDC) qui elles ont perçues moins de 1.5 dollar par personne.

Un des auteurs du rapport intitulé « Disaster Risk Reduction : Spending Where It Should Count », Jan Kellet a mis en évidence le fait que les 40 pays bénéficiaires de l'aide humanitaire entre 2000 et 2009 n'ont reçu que 30% du total de l'aide au développement comparé au 90% d'aide d'urgence. De plus, il a ajouté que juste 3,7 milliards de dollars avaient été dépensés durant cette même période dans ces 40 pays. Parmi les 40 pays qui perçoivent l'aide humanitaire on trouve des Etats qui souffrent d' inondations annuelles régulières tels le Bengladesh, le Mozambique, le Soudan et le Pakistan.

« La disparité qui existe dans l'allocation d'aide au développement peut être partiellement expliquée par des stratégies géopolitiques mais il est quand même surprenant de constater que si peu de moyens soient alloués à la diminution de risques », a déclaré Margareta Wahlström. Les auteurs du rapport ont pu mettre en évidence que seuls 3.7 milliards de dollars ont été investis dans 40 pays parmi les plus pauvres au monde ce qui correspond à environ 1% des 363 milliards de dollars qui leur sont alloués en aide au développement.

La représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU a martelé que « clairement il y avait quelque chose qui n'était pas juste ». « Après tout, ces pays regroupent plus de 50% des populations touchées par les catastrophes et 80% des morts », a-t- elle ajouté. Elle a souhaité que les donateurs revoient leurs priorités et s'assurent que les dépenses en direction de la réduction du risque des catastrophes et des changements climatiques sont plus en phases avec les besoins actuels. Le co- auteur, Jan Kellet, a dit « qu'au moment où les besoins humanitaires sont élevés et que les donateurs subissent une pression considérable pour dépenser moins et mieux, il est important de mieux choisir les postes de dépenses ».

En 2010, l'aide des gouvernements a atteint le niveau record de 12.4 milliards. En même temps les appels des Nations Unies en 2010 ont également atteint le niveau record de 11,2 milliards de dollars, le double qu'en 2006.

Source : ONU

Publié le 22 mars 2012

http://www.catnat.net/donneesstats/dernieres-actualites/13744-les-catastrophes-naturelles-ont-co%C3%BBt%C3%A9-1,3-billion-de-$-depuis-2000

dimanche 11 septembre 2011

La Chine satisfaite de ses satellites de surveillance des catastrophes

Deux petits satellites de surveillance des catastrophes, lancés en 2008, ont permis à la Chine de surveiller plus rapidement les catastrophes naturelles avec une plus grande portée, a annoncé le Comité national pour la réduction des catastrophes naturelles.

Depuis la mise en opération des deux satellites en novembre 2008, ils ont fourni aux agences gouvernementales des informations sur les catastrophes trois à six fois plus rapidement qu'auparavant, selon un communiqué du bureau du Comité.

En outre, la zone de surveillance a été élargie de dix fois, ajoute le communiqué.

Les deux satellites, les premiers de ce genre lancés par la Chine, sont équipés de capteurs optiques, à infrarouges et hyperspectraux.

Au cours de ces trois dernières années, ils ont fourni des données pour l'évaluation des dégâts afin de guider les opérations de secours et de reconstruction dans plus de 70 catastrophes naturelles, indique le communiqué.

Ils ont également surveillé la situation de 15 catastrophes à l'étranger, dont le séisme dévastateur à Haïti en 2010.

Les données fournies par les deux satellites ont été largement utilisées dans l'évaluation de la production agricole et la prévention des incendies, selon le communiqué.

Source : Xinhua

Mercredi, 07 Septembre 2011 10:56

http://www.catnat.net/gestion-des-risques/gestion-risques-monde/prevision-des-risques/12876-la-chine-satisfaite-de-ses-satellites-de-surveillance-des-catastrophes

vendredi 2 septembre 2011

Les sciences du numérique pour mieux comprendre les catastrophes

Il y a quelques mois au Japon, tout a commencé par un séisme. Magnitude imprévisible, déchaînement des éléments, enchaînement de causes tragique, mise à l'épreuve des connaissances scientifiques et de toute prévision possible. Aujourd'hui, les chercheurs redoublent d'efforts pour trouver de nouveaux modèles, adapter des solutions. Mieux anticiper, mieux informer, mieux protéger, mieux gérer le risque... Les pistes de recherche sont nombreuses et l'engagement des scientifiques à la mesure du traumatisme. Quelques exemples.

Pour lire l’interview de Jean Virieux, professeur à l’Institut des sciences de la terre à l’université Joseph Fourier de Grenoble publié par le site de l’INRIA


vendredi 2 septembre 2011

http://www.infodsi.com/articles/122751/sciences-numerique-mieux-comprendre-catastrophes.html

jeudi 30 juin 2011

Are We Prepared for a Catastrophic Solar Storm?

A solar disaster isn't a question of if, but when--and it looks like soon

Sun StrokeNASA
 
One of the biggest disasters we face would begin about 18 hours after the sun spit out a 10-billion-ton ball of plasma--something it has done before and is sure to do again. When the ball, a charged cloud of particles called a coronal mass ejection (CME), struck the Earth, electrical currents would spike through the power grid. Transformers would be destroyed. Lights would go out. Food would spoil and--since the entire transportation system would also be shut down--go unrestocked.

Curious about what a CME would mean for us? Check out our feature.  ...

Read more  http://www.popsci.com/science/article/2011-05/are-we-prepared-catastrophic-solar-storm

lundi 27 juin 2011

Dangers naturels: une carte pour mieux protéger la population

Les nombreux victimes et dommages provoqués ces dernières années par de violents orages ou des crues ont incité la Confédération à affiner sa procédure d'alerte de la population. En cas de "fort" ou "très fort" danger, les stations de radio et les chaînes de télévision diffuseront une annonce officielle et unifiée.

Elles utiliseront le même texte, la même carte et les mêmes éléments d'identification optique et acoustique. "Avec un faible investissement, sauver des vies et limiter les dégâts", a déclaré devant les médias à Berne le directeur de l'Office fédéral pour la protection de la population (OFPP), Willi Scholl.

Le Conseil fédéral et le Parlement avaient demandé une meilleure information de la population après les fortes intempéries de l'été 2005. Six personnes étaient décédées et les dégâts avaient atteint environ 3 milliards de francs. Selon les estimations, une meilleure alerte aurait pu réduire cette enveloppe de 500 millions de francs.

Dès 2012, les messages d'alerte parviendront aux médias par l'intermédiaire de la Centrale nationale d'alarme (CENAL), rattachée à l'OFPP. Le dispositif transitoire de MétéoSuisse restera en vigueur jusqu'à fin 2011.

Si la population est prévenue à temps, les dommages peuvent être évités ou réduits de 20%, selon des études. Ces derniers mois, les partenaires ont élaboré ensemble les détails de la mise en oeuvre.

Les offices fédéraux sont responsables du contenu des messages. Les diffuseurs doivent relayer le message dans un délai de 30 minutes à deux heures en fonction de l'urgence de la situation, en règle générale lors d'une émission d'informations.

Selon les partenaires du processus, la radio et la télévision constituent les meilleurs moyens pour diffuser rapidement et de manière sûre les alertes, malgré les possibilités d'Internet et de la téléphonie mobile.

(ats / 27.06.2011 16h24)

lundi 20 juin 2011

Japon : une nouvelle vidéo impressionnante du tsunami vu de l'intérieur d'une voiture

Une vidéo du tsunami qui s’est abattu sur les côtes japonaises le 11 mars dernier, vient d'être mise en ligne sur le net.

On peut vivre ce qu'il s'est passé depuis l’intérieur d’une voiture.


JAPAN TSUNAMI shot by a car driver par Japonation

Images encore très émouvantes prisent par une caméra de fonction utilisée normalement pour filmer des accidents et placée dans la voiture de fonction d'un japonais, Yu Muroga.

La vidéo compte sept heures d’enregistrement au total.

Sources : Republica, 20Minutes
20/06/2011

lundi 30 mai 2011

Accidents nucléaires, inondations, tornades, marées noires... le siècle des catastrophes

Pourquoi la planète semble devenir folle, et comment faire pour y remédier.
 
Ce siècle sera celui des catastrophes. Tout comme le XXe siècle fut marqué par les guerres mondiales, les génocides et les conflits idéologiques exacerbés, le XXIe siècle sera le siècle des cataclysmes naturels, des crises technologiques et de l’alliance contre-nature des deux. Ce sera le siècle où, pour toutes sortes de raisons, ces choses sur lesquelles nous comptions nous feront défaut. ...

Pour les scientifiques, les éruptions solaires sont des catastrophes en puissance. C’est pour cette raison que l’une des sessions de la réunion annuelle de l’American Physical Society était consacrée à discuter des dangers des impulsions électromagnétiques (EMP) provoquées par les éruptions solaires ou les attentats terroristes. Ce genre d’impulsions pourraient griller les transformateurs et priver d’électricité la plus grande partie du pays. L’année dernière, le Oak Ridge National Laboratory a publié une étude affirmant que des années seraient nécessaires pour réparer les dégâts et que cela coûterait des milliers de milliards de dollars.

Et pourtant ce n’est peut-être même pas ça, la catastrophe qui devrait nous inquiéter. Nous aurions sans doute davantage de raisons, en effet, de nous faire du souci au sujet de l’ARkStorm. C’est le nom que le Multihazards Demonstration Project de l’US Geological Survey (USGS) a donné à une hypothétique tempête qui transformerait la plus grande partie de la Vallée centrale californienne en une gigantesque pataugeoire. Le phénomène s’est déjà produit, en 1861-62, lorsqu’il a plu pendant 45 jours sans interruption. L’USGS explique: «L’ARkStorm concentre la chaleur et l’humidité du Pacifique tropical, formant une série de rivières atmosphériques à la violence proche de celle des ouragans, qui vont aller se fracasser sur la côte ouest américaine pendant plusieurs semaines.»
La conséquence, selon l’USGS, pourrait être une inondation qui coûterait 725 milliards de dollars de dégâts directs liés à la perte de propriété et d’impact sur l’économie.

Théorie du «Cygne noir»

... Tous ces événements ont en commun un degré de probabilité assez bas et des conséquences très graves: c’est la théorie du «cygne noir» Si ces événements sont imprévisibles, ils ne doivent pas vous empêcher de dormir pour autant. On ne peut pas vivre en ayant peur du soleil. Ni en étant épouvanté à l’idée qu’un caillou va tomber du ciel et fracasser la Terre, ni que la terre va s’ouvrir sous vos pieds et vous avaler tout rond. L’un des secrets pour ne pas devenir fou consiste à savoir ignorer les dangers hautement improbables à tout moment de la vie.

Pourtant, au cours du siècle qui nous attend, nous allons avoir l’impression que ces cygnes noirs et bien d’autres s’imposeront avec une étonnante régularité. Ce qui s’explique par plusieurs raisons. Nous avons fait le choix de manipuler la planète. Nous avons construit de vastes réseaux de technologies. Nous avons créé des systèmes qui fonctionnent très bien en général, mais restent vulnérables aux catastrophes. Il est de plus en plus difficile pour quiconque, que ce soit une personne, une institution ou une agence, d’appréhender tous les éléments interconnectés de la société technologique. Les pannes peuvent s’enchaîner. Il existe des points faibles non décelés dans le réseau. De petites pannes peuvent avoir de grandes conséquences.

Mais surtout, il y a beaucoup plus de gens, et beaucoup plus de choses, susceptibles d’être touchés par des catastrophes. Ce n’est pas qu’il y ait tout d’un coup davantage de tremblements de terre: nous sommes tout simplement sept milliards d’humains aujourd’hui, dont la majorité vivent en ville. En 1800, une seule agglomération comptait un million d’habitants: Beijing. Or, au dernier recensement, 381 villes atteignaient au moins ce chiffre.

De plus en plus d'habitants dans des zones fragiles

Beaucoup sont des «mégapoles» aménagées dans des zones sismiques—Mexico, Caracas, Téhéran et Katmandou figurent au palmarès de celles qui associent une faiblesse d’infrastructure (des bâtiments à la maçonnerie non renforcée) et des fondations instables.

Les catastrophes naturelles ne cesseront de s’accompagner de crises technologiques—et vice-versa. En mars, le tremblement de terre au Japon a déclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi. L’année dernière, une faille technologique sur la plateforme pétrolière Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique a provoqué la crise environnementale de la marée noire. ...

Dans les deux catastrophes, celle de Deepwater Horizon et celle de Fukushima, les systèmes de sécurité étaient loin d’être aussi résistants que le pensaient les entreprises concernées. Quand ces accidents technologiques se produisent, il existe toujours de petits chemins bien cachés par lesquels des gremlins peuvent venir s’infiltrer. ...

Les risques du «cloud computing»

Charles Perrow, auteur de Normal Accidents, m’a confié que l’infrastructure informatique était un cataclysme en puissance. «Guettez les pannes du cloud computing», m’a-t-il prévenu dans un mail. «Elles auront des conséquences sur les systèmes de surveillance médicaux et dans bien d’autres domaines encore.»

La technologie permet aussi de réduire les conséquences des catastrophes, naturellement. Les pandémies restent une menace, mais la médecine moderne peut nous aider à garder une longueur d’avance sur les microbes en évolution. Les satellites et les modèles informatiques ont aidé les météorologues à anticiper les orages mortels du 27 avril et à avertir les gens de se mettre à l’abri des tornades.

Des règles de construction plus rigoureuses sauvent des vies en cas de tremblements de terre. Le Chili, dont le code de construction est très strict, a été frappé par un puissant séisme l’année dernière mais a déploré bien moins de morts et de dégâts qu’Haïti, pays plus pauvre, quelques semaines auparavant. ...

Le rôle du réchauffement

Le réchauffement climatique est une inconnue dans le programme des catastrophes de notre siècle. Les blogs sont agités par d’énergiques débats autour de l’hypothèse que les récents événements climatiques (tornades, inondations) sont imputables au réchauffement de la planète. ...

... il est clair que le réchauffement climatique va exacerber les catastrophes naturelles en règle générale ces prochaines années, et introduire un nouveau facteur de risque et d’incertitude dans un avenir qui en est déjà bien chargé. Nous n’avons vraiment pas besoin de ça. ...

Alors, si nous sommes incapables de trouver des solutions technologiques aux cataclysmes que notre technologie a provoqués, et si les catastrophes naturelles continuent de s’abattre sur nous comme elles le font depuis la nuit des temps, quelle stratégie adopter? Je veux dire, à part le désespoir? ...

Tout d’abord, nous pourrions essayer de confier la régulation à des gens qui n’ont pas d’intérêts financiers en jeu. Ce qui pourrait signifier, par exemple, des régulateurs gouvernementaux qui gagneraient autant d’argent que ceux qu’ils seraient chargés de réguler.

Ou bien un dispositif de régulateur privé qui contrôlerait le secteur, et sévirait contre les opérateurs voyous. En bref, nous ne voulons pas que toutes les décisions risquées soient prises par des gens qui auraient des intérêts financiers dans l’histoire.

Deuxièmement, il faut garder le sens des proportions: l’apparent déchaînement de cataclysmes ne présage pas la fin du monde. Gare à l’hystérie catastrophiste médiatique. Les catastrophes en série du XXIe siècle seront, dans une certaine mesure, une affaire de perception.

Savoir vivre comme au XVIIIe siècle

Notre sentiment de rebondir de cataclysme en désastre sera en partie dû au rétrécissement du monde et à l’ubiquité des technologies de communication. ...

Troisièmement, il nous faut penser en terme d’amélioration de notre «résilience» sociétale. C’est le dernier mot à la mode dans le domaine de la préparation aux catastrophes. Pensez à ce que vous feriez, et à ce que ferait votre communauté, après un cataclysme. On ne peut pas toujours éviter le désastre, mais peut-être peut-on imaginer la manière de s’en remettre rapidement. Comment communiquerions-nous si une éruption solaire grillait les deux tiers du réseau électrique du pays? Quel moyen aurions-nous de savoir ce qu’il se passe d’ailleurs? Peut-être faudrait-il de temps en temps organiser un week-end «XVIIIe siècle» pour voir comment les gens arrivent à survivre deux jours sans électricité, sans antennes relais, ni câble, ni téléchargement iTunes ...

Mettez au point un plan d’urgence. Achetez des piles et des bouteilles d’eau pour commencer. Trouvez comment fonctionnent les choses autour de vous. Renseignez-vous sur l’infrastructure de votre communauté. Lisez des livres sur les sciences, les technologies et l’ingénierie, et ne vous inquiétez pas si le jargon vous échappe. Puis, une fois que tout cela sera fait, vivez votre vie, et cherchez le bonheur sur une planète qui, si elle est parfois dangereuse, est de loin la meilleure que nous ayons.


Joel Achenbach
Traduit par Bérengère Viennot

slate.fr
Dimanche 29 mai 2011

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