Affichage des articles dont le libellé est information. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est information. Afficher tous les articles

samedi 7 septembre 2013

La sécurité de l’information en entreprise s’apprend dès l’université



Un programme de formation des utilisateurs sur différents risques rencontrés en ligne a été mis en place dans une université et réduirait considérablement les possibilités d’attaque des systèmes.

La multiplication des sources de navigation et l’envoi quasi systématique de données personnelles a pris un essor tel que, depuis quelques années, les sources de piratage en entreprise augmentent autant que l’utilisateur baisse sa garde. De ce fait, des programmes de sensibilisation à la sécurité de l’information commencent à se mettre en place de part le monde. L’Information Assurance and Security Research Group avec la School of Professional and Continue Education de l’Université de technologie de Malaisie ont établi un programme commun. « Jusque là considérée comme un facteur de manque de productivité, (…) la sécurité de l’information ne doit plus être sous-estimée » selon Oyelami Julius Olusegun et Norafida Binti Ithnin, auteurs du rapport.

Des formations dispensées en fonction des publics cibles

Mis en place sur le campus de ladite université, le programme s’adressait à 2 grands ensembles: les étudiants et les membres du corps professoral avec le personnel. Pour atteindre les étudiants, le programme a privilégié l’e-mailing , les annonces sur le journal de l’école ou des prises de paroles lors de la présentation des associations. Afin de toucher la seconde audience, des programmes de formations obligatoires ou facultatifs selon les directeurs de programmes ont été mis en place. Bénéficiant potentiellement de moins de compétences liées à l’utilisation d’internet, ce public a bénéficié prioritairement des formations en face à face. Celles-ci traitent de problèmes fondamentaux et récurrents tels la sécurité des mots de passes ou la cyber-sécurité. Le programme de formation en ligne, en cours de développement, devrait traiter de sujets plus brûlants en plus de fondamentaux. A noter que le sujet semble préoccuper puisque la formation a d’ores et déjà été suivie par plus de 900 professeurs.

L’interactivité pour améliorer le dispositif

Les suggestions des participants sont grandement sollicitées pour améliorer le programme de formation. Les commentaires, questions additionnelles, exemples explicatifs ou autres annotations incrustées dans les vidéos viennent ainsi enrichir le dispositif ou éclairer ses zones d’ombre. De tels programmes semblent de plus avoir un effet positif mesurable. En effet, des menaces plus nombreuses sur les systèmes ont été détectées par l’Université. D’apparence perverse, la cause pourrait en fait être bénéfique. En effet, la question se pose de savoir si les virus sont tout simplement plus nombreux ou si le programme a conduit à l’augmentation du rapport sur les infections.

lundi 19 août 2013

Infos fun sur l'espace

Regarder les étoiles, c'est voyager dans le temps. Car leur lumière met des années à arriver sur Terre. La plus proche ? Proxima du Cebtaure : on la voit aujourd'hui comme elle était il y a... 4 ans. Un bref instant pour Neptune dont une seule année dure 164 ans. Ce qui a pour résultat que, depuis sa découverte en 1846, une seule année s'est écoulée sur cette planète.

Savez vous aussi que, pour s'habituer à se déplacer dans l'espace, les astronautes s'entraînent en piscine. Que le temps nécessaire à un astronaute pour enfiler sa combinaison de 115 kilos est de 45 minutes. Que les étoiles ne scintillent pas, que l'espace sent la rouille, le métal chaud et la poudre à canon après un tir ?

Publié le lundi 19 août 2013

lundi 24 juin 2013

Accès à l’info : quel est l’impact d’Internet ?

L’accès à Internet, sur mobile comme sur ordinateur, a incontestablement transformé la façon dont chacun accède à l’info et la consomme. Cette transformation nuit-elle au journalisme ou offre-t-elle une nouvelle opportunité aux médias ?

Article rédigé par Antoine Msika. Actuellement en poste chez Pearltrees, Antoine suit de près l’actualité des startups francophones et du web.

C’est l’objet de l’étude menée par le Reuters Institure for the Study of journalism, qui publie son nouveau rapport. Un rapport en partie financé par Google, la BBC et France Télévision.



Le constat : l’info devient plus mobile, plus sociale et de plus en plus en temps-réel

L’étude souligne une forte croissance de l’accès à l’info sur tablette. En France par exemple : 6% des sondés disaient lire les news sur leur tablette en 2012. Ils sont 11% cette année. Soit près du double. Aux Etats-Unis, ils étaient 11% en 2012, et 16% en 2013.

Autre point intéressant : si l’ordinateur reste le premier device pour accéder aux news sur internet, un tiers des sondés indiquent utiliser au moins deux devices. La lecture de l’actu est donc multi-plateformes. Le rapport souligne par ailleurs que la multiplication des devices entraine une consommation d’info plus importante en temps total, et aussi en nombre de connexions tout au long de la journée.

Ceci dit, le multi plateformes ne concerne pas uniquement le numérique : 49% de ceux qui disent consommer de l’info sur tablette indiquent lire une journal papier au moins une fois par semaine. 81% d’entre eux regardent aussi la télé pour s’informer. Le rapport indique qu’un comportement similaire se retrouve chez les utilisateurs de smartphones.

Ainsi, le développement de l’accès à l’info sur les nouveaux formats, ne semble pas être une menace directe pour les formats traditionnels

L’étude souligne par ailleurs qu’en France et en Allemagne l’adoption du numérique comme moyen d’accès à l’info est plus lente que dans les autres pays étudiés (Europe de l’ouest, US, Brésil et Japon) : un tiers des sondés ont indiqué avoir utilisé uniquement une forme traditionnelle d’accès à l’info (TV, radio, papier) la semaine précédente.

Comme on pouvait s’y attendre, il existe aussi une différence nette selon l’âge. Les moins de 45 ans considèrent internet comme leur source principale d’information, et comme la source qu’ils utilisent le fréquemment. En revanche, les plus de 45 ans, la télé reste la source principale.

A noter que les sondages ont été réalisés en ligne, donc ces chiffres sous-estiment sans doute l’importance des médias traditionnels.

Dernier apprentissage de l’étude : en plus des plateformes, les formats utilisés changent aussi. L’info consommée sur le net tend à s’éloigner du format article et/ou image au profit de courtes vidéos et du streaming en direct d’émission TV ou radio. L’étude remarque aussi le développement des live blogging pour suivre les développements des événements marquants ou des rencontres sportives.

Au final, ce qui compte pour les lecteurs, c’est de pouvoir accéder à l’info à chaque instant, où qu’ils soient. Si effectivement une tablette ou un smartphone facilitent cela, ce n’est pas pour autant que seuls les contenus numériques sont plébiscités. La possibilité d’avoir un accès différés à une émission TV ou radio est aussi importante. La clé est l’accès multiplateforme.

samedi 1 juin 2013

Au secours de l’information



Au milieu des débats médiatiques, l’information perd de l’importance et de cette manière on prive le citoyen d’un moyen essentiel pour exercer son droit à l’information et à la communication.

La tâche journalistique aujourd’hui fait face à de nouvelles complexités. Ni meilleures ni pires que celles auxquelles les collègues dans d’autres temps ont du trouver des réponses. Simplement différentes. Mais cette seule situation exige de prêter attention, ne pas apporter des réponses toutes faites, mener une réflexion sur la profession et la responsabilité des journalistes (des communicateurs en général) sur la scène médiatique, qui est politique et sociale simultanément.

Au milieu du débat sur le journalisme avec différents adjectifs (indépendant, militant et autres…), ce qui s’avère le plus surprenant et en même temps grave c’est que l’information, les nouvelles, matière essentielle de la tâche des journalistes, disparaît au milieu des confrontations économiques, politiques, du jeu des opinions et des intérêts de tout type. À qui cela nui ? Essentiellement aux citoyens qui s’avèrent privés de l’information, un élément fondamental pour construire leur propre avis.

Aujourd’hui l’information est un produit qui manque – quand il n’est pas inexistant dans beaucoup de services d’information chargés des opinion, points vue, intérêts et, pas si rarement, de mauvaise foi et d’intentions jamais transparentes.

Ce ne sera pas celui qui écrit, le défenseur de la présumée objectivité journalistique construite par la tradition libérale. Une telle objectivité n’existe pas (et n’a jamais existé). En premier lieu, parce que le choix d’un fait et non d’un autre pour le présenter aux auditeurs comme nouvelle, exige de mettre en jeu des points de vue, d’établir des priorités, des coupes, de prendre ceci et de laisser cela. Et ensuite, la façon de présenter chaque fait, le choix des sources, de souligner cet aspect ou cet autre, exige une construction qui s’appuie sur des regards et des perspectives sur cet événement en particulier, mais aussi sur l’histoire, sur les contextes, sur les scénarios.

Ceci a été et sera toujours ainsi. Pour tous. Pour ceux qui s’auto qualifient d’ « indépendants » et, à ligne suivante, d’ « objectifs », et pour ceux qui se considèrent eux-mêmes des « militants » et, pour ce même motif, les défenseurs d’une cause qui est au-dessus de toute prétendue objectivité. Aucune position ne s’avère blâmable pourvu qu’elle soit exercée avec honnêteté, avec la plus grande véracité (comprenant par cela la sujétion à la vérité des faits) et transparence en ce qui concerne les intentions de celui construit l’information. Actuellement on peut estimer jusqu’à regrettable l’attitude de certains protagonistes de la scène de l’information, argumentant en faveur du journalisme « indépendant » et de l’ « objectivité » tandis que reste en évidence, de manière indubitable, qu’ils font le jeu des intérêts politiques, économiques et corporatifs. La même chose pourrait être dite d’autres qui ont cessé de penser avec leurs têtes et ont commencés à le faire avec leurs portefeuilles tandis qu’ils s’autoproclament chefs de la « liberté d’expression ».

Méritent un plus grand respect ceux (au moins pour celui qui écrit cette note) qui, à la lumière du jour, laissent en évidence que leur exercice journalistique s’aligne dans une certaine cause politique, sociale ou culturelle dont ils se sentent défenseurs ou militants. ...


Página 12 . Buenos Aires, le 27 mai 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. Paris, le 27 mai 2013.


Cette création par http://www.elcorreo.eu.org est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 Unported.

dimanche 20 mai 2012

Les réseaux sociaux misent sur l'information

Par Marie-Catherine Beuth Mis à jour le 18/05/2012 à 22:14 | publié le 18/05/2012 à 19:07

 
Twitter compte 140 millions de membres actifs.
Crédits photo : Pascal SITTLER/REA/Pascal SITTLER/REA 
 
Après LinkedIn et Facebook, Twitter adapte son service avec les recommandations d'utilisateurs.


Après le livre dont vous êtes le héros, voici le journal dont vos amis sont les rédacteurs en chef. Soucieux de capter l'attention de leurs utilisateurs, lesréseaux sociaux capitalisent sur leurs bases d'utilisateurs pour lancer des services de recommandation d'information.

Dernier en date, Twitter vient d'annoncer le lancement d'une lettre d'information hebdomadaire, inspirée de la rubrique «Découvrir» de la plate-forme de microblogging. Les 140 millions de membres actifs de Twitter vont recevoir, dans les prochaines semaines, par e-mail, une newsletter personnalisée. Elle offre des liens vers les 5 articles les plus partagés dans leur réseau, ainsi que les personnes qui les ont partagés. «Pour vous aider à décider lesquelles comptent le plus pour vous», explique l'entreprise sur son blog. Afin d'inciter les utilisateurs à découvrir aussi de nouveaux comptes, Twitter complète sa lettre hebdomadaire avec 5 tweets qui ont eu beaucoup d'écho dans la semaine.

Twitter avait signalé son intention d'entrer sur ce marché de la recommandation d'information en rachetant la start-up Summify en janvier dernier. C'est la technologie développée par cette dernière qui est aujourd'hui exploitée par la lettre Twitter Stories. Elle doit aider les utilisateurs du site à se repérer dans le flot des 340 millions de tweets, envoyés quotidiennement sur la plate-forme.

Dénicher et remonter

Mais la pépite de San Francisco n'est pas seule sur ce terrain. Son annonce intervient un mois après le lancement d'une fonction ­«articles tendance» surFacebook. Le réseau social affiche désormais une sélection d'articles dans le fil d'actualité de ses membres. La sélection est constituée à partir des articles lus par les amis des utilisateurs sur des sites d'information ou dans des applications connectés à Facebook. Et ce ne pourrait être qu'un début, le réseau social cofondé par Mark Zuckerberg ayant fait parler de lui en janvier avec le recrutement d'un journaliste au poste de «managing editor».

Mais c'est le réseau social pro­fessionnel LinkedIn qui avait, le premier, saisi le potentiel que représentait sa communauté d'utilisateurs pour dénicher et remonter les informations qui abondent sur la Toile. Il y a un an, le site créé par Reid Hoffmann lançait en effet LinkedIn Today, une newsletter quotidienne composée d'articles sélectionnés par les membres du réseau grâce au bouton de partage ­«LinkedIn Share». Avantage pour LinkedIn: en se basant sur une ­communauté de professionnels, les articles partagés sont souvent pointus et utiles pour ses membres. Après un an d'expérimentation aux États-Unis, LinkedIn Today est désormais attendu en Europe.

Par Marie-Catherine Beuth
Journaliste, Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/medias/2012/05/18/20004-20120518ARTFIG00618-les-reseaux-sociaux-misent-sur-l-information.php

jeudi 3 mai 2012

Les internautes se multiplient au Maroc grâce au programme Maroc Numeric 2009-2013

Le Maroc enregistre la plus forte augmentation du nombre d'internautes en Afrique du Nord selon le cabinet international d'intelligence économique, Oxford Business Group.

L'étude démontre que la stratégie marocaine de développement de l'information et de l'économie numérique porte ses fruits. L'opération, baptisée Maroc Numeric 2009-2013 et lancée en 2009 par le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, s'organise, "autour de quatre priorités stratégiques : la transformation sociale par les technologies de l’information (TI) ; l’orientation des services publics vers les usagers ; l’informatisation des petites et moyennes entreprises (PME) ; le développement de l’industrie des technologies de l’information au niveau national".

Les résultats ne sont pas faits attendre : le nombre d'internautes s'est multiplié (49% de la population dorénavant) et il s'agirait selon le cabinet "d’un des taux les plus hauts d’Afrique du nord et le déploiement de la technologie 4G et des réseaux de fibres optiques prévu pour cette année devrait permettre à encore plus de Marocains de se connecter". Le cabinet surenchérit : en moins de trois ans, le pays aurait enregistré une hausse globale du nombre d’abonnements à Internet de 300%.

Les entreprises sont les premières concernées par l'équipement et l'accès à Internet, le cabinet rapporte ainsi que "selon l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT), 98% des entreprises marocaines de plus de 10 employés étaient équipées d’ordinateurs en 2010, parmi lesquelles 91% bénéficiaient d’un accès à Internet".

Mais le cabinet note certains freins au développement du réseau : le coût et le taux d'équipement en ordinateur. Le coût du haut débit reste élevé pour la plupart des Marocains, "bien que le Maroc ait réussi à se doter de prix parmi les plus bas d’Afrique et d’un des taux de pénétration les plus hauts du continent (...) en septembre 2010, la facture mensuelle moyenne de l’ADSL était de 116 dirhams (10,4 €) alors que la facture de 3G était de 37 dirhams (3,3 €)". D'autre part, le taux d’équipement en ordinateur étant bas (34% des foyers équipés d’un ordinateur personnel), l'agence dénombre 8 millions d'internautes qui accèdent à Internet depuis des cybercafés.

Voir l'ensemble du rapport

Astrid Jousset

Jeudi 3 Mai 2012

http://www.econostrum.info/Les-internautes-se-multiplient-au-Maroc-grace-au-programme-Maroc-Numeric-2009-2013_a10158.html

mardi 10 avril 2012

Architecture de l'information, architecture des connaissances

Dossier d'actualité Veille et Analyses : N° 74 avril 2012
Auteur(s) : Annie Feyfant

Télécharger la version intégrale du dossier (version PDF)


Visant à appréhender ce que peut-être l’architecture de l’information (AI), peu présente dans la littérature francophone, cette revue de littérature propose quelques éléments descriptifs, sur le rôle, les fonctions et enjeux de l’Architecture de l’information. Celle-ci ne se limite pas au design de site web mais se préoccupe des conséquences de la massification de l’information, notamment quant aux objectifs de repérabilité, d’utilisabilité, d’attention portée à l’expérience de l’utilisateur. Occultant l’un des principaux champs d’application de l’AI, à savoir la gestion de l’information dans les organisations, ce dossier pré-sente les travaux et réflexions relatifs à la gestion de connaissance surabondantes, au rôle des architectes et producteurs de ces connaissances, notamment en Sciences humaines et sociales.

L’architecture de l’information est l’art et la science d’organiser l’information de telle sorte qu’elle soit repérable, gérable et utile, au travers de sites web, de communautés de pratiques qui soient humaine-ment et socialement acceptables pour les personnes concernées. Sa fonction est donc de rendre l’information compréhensible, de simplifier la mise à disposition, la recherche, la navigation, bref, l’usage de l’information, dans l’optique d’une acquisition de connaissances.

Outre la structuration des documents, c’est le design et notamment le design relationnel, mise en relation de l’usager avec l’information « pertinente » et/ou le savoir, sur lesquels se focalisent les architectes de l’information. Cette préoccupation dépasse l’aspect matériel pour prendre en compte l’aspect humain, évolutif, dynamique de l’information.

Il s’agit de produire, traiter, diffuser les connaissances, grâce aux outils web, aux réseaux, pour plus d’efficacité (utilisabilité), de visibilité ou de repérabilité.

Le concept d’AI permet d’appréhender les pratiques d’enseignement à la revendication de nouvelles pratiques offertes par le numérique : Comment avec un ensemble de documents d’une autre nature adapter lecture, écriture et apprentissages et utiliser les potentialités du numérique pour apprendre autrement ?
On peut distinguer actuellement deux vecteurs de transmission des connaissances : les environnements « institutionnels », comme les plates-formes pédagogiques, et tous les lieux de partages collaboratifs ou non (blogs, wiki, etc.). Les premiers sont plutôt structurés en fonction des besoins et objectifs des institutions ou des enseignants. Les seconds ont pour spécificité le mode individuel de production et de publication, l’organisation et le traitement collectifs d’un grand volume d’informations avec un accès plus ouvert. L’essentiel est bien de constituer un environnement propice aux apprentissages.

Cet environnement d’apprentissage connecté fait également référence à des concepts d’équité, de participation, de lien social, mais là encore à un glissement de la notion d’éducation à la notion d’apprentissage ; d’un passage de la consommation d’information à un apprentissage participatif ; du transfert des institutions au réseau.
 
Au delà d’une « facilitation » dans l’acquisition des connaissances, une approche globale de l’information sur le web se traduit également dans la dynamique des humanités numériques, que constituent cet ensemble ces communautés de pratiques ( de recherches) mobilisant les usages numériques en sciences humaines dans une philosophie transdisciplinaire des plus innovantes.

Le défi de l’architecture de l’information est de bien faire comprendre la nécessité de prendre en compte la globalité des processus de production, recherche et diffusion des connaissances. Se préoccuper du design de l’information, c’est comprendre qu’il est possible (nécessaire) de façonner la manière d’apprendre, d’enseigner, de communiquer, que ces nouvelles humanités transcendent les disciplines et les modalités d’apprentissages traditionnelles.

En ligne : http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil&dossier=74&lang=fr 

samedi 15 octobre 2011

Médias et réseaux sociaux : quelles pratiques en France (étude)

étude réseaux sociaux
L’institut CSA en partenariat avec Orange publie pour le portail TerraFemina une étude sur l’utilisation des médias et réseaux sociaux par la population française (octobre 2011) en axant les questions sur l’adoption des nouveaux médias numériques par le panel représentatif (18 ans et plus avec accès à Internet).

Quelques points saillants des résultats de cette enquête :

- Le développement croissant des pratiques d’information sur Internet, qui complètent ou remplacent les médias traditionnels (TV, radio, journaux et magazines) avec une sur représentation des médias en ligne chez les cadres et jeunes ; les séniors et catégories populaires restant plus attachés à des médias traditionnels (Presse écrite, TV, radio). 76% des Français déclarent consulter l’information sur un portail Internet (32% souvent et 44% de temps en temps). L’information sur le site Internet des grands médias est souvent la référence : c’est une pratique qui concerne 7 internautes sur 10.

- 75% des internautes français naviguent plusieurs fois par jour, 10% surfent une fois par jour (ou presque), 6% trois à cinq fois par semaine et 8% moins souvent. Les femmes sont les plus assidues à Internet puisque 81% d’entre elles naviguent plusieurs fois par jour au lieu de 70% pour les hommes. Il y a une corrélation entre le fait d’être inscrit sur un réseau social (le plus souvent Facebook) et le fait de se connecter plusieurs fois par jour.

- Facebook rentre dans le quotidien des Français : 53% d’entre eux possèdent un compte dont trois quart des cadres, 73% des 25-34 ans et 65% des 18-24 ans. Facebook est davantage utilisé par les femmes (61% au lieu de 46% pour les hommes).

- La pratique de Twitter n’est pas, de loin, généralisée : 8% des internautes français possèdent un compte dont 24% de cadres et 13% des 18-24 ans. Twitter est davantage utilisé par les hommes (10% au lieu de 5% chez les femmes). 15% des internautes français déclarent suivre le compte d’un proche ou d’une personnalité : 4% très souvent et 11% de temps en temps ; chez les cadres (33%), les 18-24 ans (22%) et les 25-34 ans (21%). Twitter est donc utilisé dans une approche média traditionnel (diffusion).

- La pratique contributive des internautes est faible sur les nouveaux médias numériques : 38% indiquent commenter l’actualité sur un blog, un site d’information (10%), les réseaux sociaux (28%) avec une sur représentation de cet aspect contributif pour les cadres et les 25-34 ans. La diffusion d’un lien vers un article, une vidéo ou une image sur un réseau social s’inscrit dans les mêmes proportions pour des catégories socio professionnelles similaires.

- Les médias Internet sont d’abord appréciés parce qu’ils correspondent à la capacité d’accéder à l’information le plus vite possible (32%), de disposer d’une information sûre et vérifiée (30%), de connaitre l’avis d’autres personnes sur l’information (21%) et de disposer de l’analyse de spécialistes sur l’information (29%). Les internautes séniors et catégories populaires font davantage confiance aux médias traditionnels (journaux, TV, radio) pour ces mêmes items.

- On assiste également à une montée en puissance de pratiques nomades : 36% des internautes français consultent l’information sur téléphone mobile (12% souvent, 24% de temps en temps). Cette pratique est répandue chez 52% des cadres et 43% des 25-34 ans.


Posté par Jean-Luc Raymond le Mardi 11 octobre 2011

Crédit média : Institut CSA

http://www.netpublic.fr/2011/10/medias-et-reseaux-sociaux-quelles-pratiques-en-france-etude/

jeudi 22 septembre 2011

Valider l’information sur Internet : documents d’analyse

Publié sur le site NetPublic.fr :

Pascale Peurot (professeur certifié affectée à l’Université de Limoges) a proposé au printemps 2011 une journée de formation aux documentalistes en CDI de collèges et lycées (Académie de Limoges) sur la thématique : Valider l’information.
 
Le site Documentalistes de l’Académie de Limoges propose le téléchargement de 3 supports liés à ce rendez-vous d’apprentissage :

 - Valider l’information sur Internet (11 pages, pdf)
Grille de netscoring : liste des critères de qualité de l’information sur l’Internet. Principes de qualité des sites Internet : guide pratique.

 - Valider l’information sur Internet : Approche didactique (16 pages, pdf)
Il est question de la notion de source(s) d’information. Qu’est-ce qu’une référence ? Carte heuristique de définition d’un document

 - Valider l’information sur Internet (2 pages, document Word)
Proposition de scénario pour l’évaluation de l’information. Tableau bibliographique.


 Licence : Creative Commons by-nc-sa
 

mardi 20 septembre 2011

Le logiciel libre dans les institutions du savoir : autonomie et cohérence

 
Les universités devraient prendre parti pour le « libre »
 

Il a été question ces dernières années des enjeux de gouvernance des universités, cette pratique de gestion axée sur une logique de l'expertise plutôt que sur la participation démocratique [1]. Cette dérive a ramené, avec raison, la mission des universités dans le débat public. Une mission que l'on dit de recherche, de partage, de valorisation des connaissances et de la technique, mais aussi de service à la communauté. La poursuite de ces objectifs requiert que les milieux universitaires jouissent d'une juste part d'autonomie, d'indépendance et de transparence [2].

Cette logique d’expertise, qui va à l’encontre d’une logique de collaboration, traverse le monde universitaire d’une manière insidieuse. En effet, comme pour l’ensemble des organismes publics et parapublics, les institutions universitaires, par l'entremise de leur conseil d'administration, ont des pratiques d'octrois systématiques de contrats à des fournisseurs de logiciels propriétaires alors qu'existent des solutions libres. On se retrouve donc avec une approche de technologies fermées au moment où celles-ci traversent toute la pratique d’enseignement et de recherche universitaires.

La maîtrise des outils de production du savoir nous échappe...
La philosophie qui sous-tend le logiciel libre, basée sur les principes de liberté, d'accessibilité, d'entraide et de transparence [3], correspond pourtant étroitement à la mission universitaire. Si Newton n'avait pu se hisser sur les épaules de géant de ses prédécesseurs, nous en serions probablement encore à débattre de la chute des corps. Qu'est-ce que la communauté scientifique, sinon un vaste espace d'échange, de discussion, d'exploration et de débat? Comment un tel espace peut-il exister sans l'accessibilité aux propositions scientifiques, aux données et aux méthodes expérimentales? Que vaut la falsifiabilité d'une proposition sans accès à ces sources d'information? [4]

Par ailleurs, et je rappelle que c’est là une donnée fondamentale, le réseau et les outils qui forment la trame de la communauté scientifique sont constitués de logiciels. Que l'on pense, par exemple, aux protocoles de communication et de programmation, aux logiciels de calcul, d'interface avec instrumentation, de rédaction, de recherche bibliographique, etc. Il apparaît important que ces instruments ne compromettent pas l'autonomie et les activités du milieu universitaire.

La dominance du « propriétaire »
Pourtant, une proportion dominante des outils utilisés dans ces institutions sont des logiciels propriétaires. Comment expliquer cela? D'abord, mentionnons que le marché des technologies de l'information et des communications est fortement oligopolistique. L'exemple le plus frappant est peut-être cette impossibilité de se procurer un ordinateur personnel qui ne soit pas livré, aux frais du client, avec un système d'exploitation sous licence propriétaire. L'usage consacre ensuite ces stratégies propriétaires comme normales alors que des solutions plus cohérentes, selon les principes évoqués, existent à qualité généralement égale ou supérieure. De surcroît, étant libres, ces dernières évoluent en synergie avec les besoins de leurs utilisatrices et utilisateurs, qui les évaluent constamment. Cette participation démocratique dans la conception et l'évolution de leurs outils est garante du maintien de leur pertinence et de leur qualité.

Basculer dans le « libre »
Évidemment, la vitalité de la communauté du logiciel libre est directement corrélée au nombre d’utilisatrices et d’utilisateurs. Comment alors favoriser l'adoption de cette stratégie? Le milieu universitaire est en fait un espace privilégié pour y parvenir, de par sa triple mission d'enseignement, de recherche et de service à la communauté. Dans un premier temps, par l'intermédiaire d'intervenants dans la formation universitaire, il est possible de proposer la stratégie du libre comme solution de rechange au statu quo d’une approche propriétaire favorisant les transnationales multimilliardaires. L'étudiant est alors à même d'évaluer, pour lui-même d'abord, les avantages et défis qui en découlent. Dans un second temps, la solution s’imposera par l'expérience de la recherche et du partage de l'information inhérente à ses activités, puis finalement lors du transfert de connaissances vers la communauté, laquelle à son tour profitera du renforcement de son autonomie dans l'usage de techniques construites dans le paradigme du logiciel libre. Seulement alors, les instances de gouvernance perchées bien haut dans leur gestion soi-disant indépendante finiront par percevoir le rayonnement, les avantages fiscaux et la contribution à l'avancement de la mission des institutions du savoir que le logiciel libre est à même d’offrir.

Propagande par l'exemple, finalement... Saluons l'initiative de l'Association francophone pour le savoir-Acfas d'être passée au libre pour sa plateforme Internet, souhaitons surtout que cette initiative en inspire d'autres! Et pour conclure en citant de nouveau Newton, pourquoi ne pas construire plus de ponts que de murs!

1) A. Leduc et J. Lebel, 2008 : Questions de gouvernance, Découvrir, volume 29 numéro 4, 36-47
2) C. Sabourin, 2009 : La recherche universitaire sous influence, À Bàbord, numéro hors-série (avril 2009) - À l'heure de la gouvernance : l'université entre déclin et relance, 13-14
3) Free Software Foundation (http://www.fsf.org)
4) K. R. Popper, 1972 : Objective knowledge - an evolutionary approach, Oxford Clarendon Press, 380p.

septembre 2011

Martin Deshaies-Jacques, UQAM - Université du Québec à Montréal

http://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2011/09/logiciel-libre-dans-institutions-savoir-autonomie-coherence

vendredi 9 septembre 2011

Les smartphones comme émetteurs d'information dans les situations d'urgence : la TU Darmstadt développe des logiciels pour réseau autonome

Les scientifiques à l'Université Technique de Darmstadt (Hesse) ont développé un logiciel qui permet automatiquement et de façon autonome de construire un réseau ad-hoc pour les smartphones, tout en assurant une bonne efficacité énergétique. La construction rapide d'un tel réseau peut être vitale en cas d'urgence ou de catastrophe climatique, lorsque l'infrastructure traditionnelle a été détruite. Les téléphones peuvent alors émettre rapidement et de manière autonome des informations captées sur l'environnement, le temps et l'information étant deux facteurs cruciaux dans le secourisme en cas de sinistre.

Les scientifiques à l'Université technique de Darmstadt soutiennent en effet que les instruments modernes sont équipés d'une variété de capteurs tels que le GPS, des détecteurs de mouvement électromécaniques et une boussole numérique, idéals pour la collecte d'informations sensorielles sur leur environnement. "Et aujourd'hui, presque tout le monde porte un tel dispositif sur soi, ce qui représente une source d'information cruciale, qui n'est tout simplement pas utilisée", poursuivent les chercheurs.

Au sein du pôle de recherche "Futur Internet" les chercheurs ont donc développé un système autonome permettant aux téléphones de fonctionner en cas de sinistre, par un réseau overlay hybride. Une fois qu'un des périphériques du lieu non couvert reçoit un signal spécial SOS, ils se connectent les uns aux autres en organisant un réseau ad hoc, tel une chaîne de talkie-walkies. Dans ce réseau chaque téléphone coopère et agit comme un noeud de capteurs individuels et transmet l'information au suivant, jusqu'à ce que l'information pertinente soit relayée. "Chaque unité prend en charge les tâches qu'il peut le mieux résoudre. Le résultat est une information de localisation optimale pour le personnel d'urgence ".

Une considération également importante est la consommation d'énergie, puisque la vie de la batterie des appareils est limitée. Les techniciens de Darmstadt utilisent donc pour la transmission des données une combinaison de Bluetooth et de Wi-fi. P. Mogre, directeur du programme, explique que la complémentarité du Bluetooth et du Wi-fi est parfaitement adaptée, car si le wi-fi peut transférer des données dans un délai rapide, cette technologie consomme également de grandes quantités d'énergie, provoquant une décharge plus rapide de la batterie. Le Bluetooth, en revanche, a une faible consommation d'énergie, mais atteint seulement une gamme limitée de récepteurs et nécessite un temps de transfert relativement long. Dans une situation périlleuse où la batterie d'un appareil est déchargée, il envoie les données via Bluetooth à un appareil voisin qui peut alors transmettre l'information via wi-fi. Cette méthode permet d'atteindre une bande passante optimale et une consommation d'énergie la plus basse possible.

BE Allemagne 538 >> 8/09/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67625.htm

dimanche 3 juillet 2011

Règles d’utilisation des réseaux sociaux par l’AFP

L’AFP publie ses règles d’utilisation des réseaux sociaux pour recueillir de l’information.

L’article sur le site de l’AFP

Règles d’utilisation des réseaux sociaux pour recueillir de l’information

Principes généraux
Les réseaux sociaux, tels que Twitter, Facebook ou YouTube, se sont imposés ces dernières années comme des outils de travail pour les reporters et les éditeurs de l’agence : outils de veille, d’alerte mais aussi parfois – dans des cas bien particuliers – sources d’informations ou de collecte de photos et de vidéos.

Dans la plupart des circonstances, le bon sens et nos pratiques habituelles telles qu’elles sont détaillées dans le manuel de l’agencier nous permettent de garantir une bonne utilisation des matériaux circulant sur ces réseaux. Cependant, l’utilisation de données issues des réseaux sociaux comporte des risques pour la réputation de l’agence en matière de fiabilité et d’exactitude – en raison du caractère ouvert d’internet – et peuvent également avoir des retombées juridiques. D’où la nécessité de respecter des règles spécifiques, établies à partir de nos expériences en la matière, afin de réduire au maximum les risques pour l’agence et de fournir aux clients tous les éléments de contexte nécessaires. Règles pour le texte

Quand c’est pertinent pour leur domaine de couverture, les reporters et éditeurs surveillent Twitter, Facebook, etc. tout comme ils le font avec d’autres sites de veille. Pour toute information utilisée en provenance de ces réseaux, ils appliquent les mêmes règles de vérification que celles utilisées pour l’ensemble de leurs sources et s’assurent notamment que l’agence a le droit de publier ou de distribuer les données recueillies.

Ce que nous pouvons faire
1. Suivre les déclarations de personnalités, d’hommes ou femmes politiques
Les reporters peuvent utilement bâtir sur Twitter et Facebook un réseau de comptes de confiance et pertinents dans leur domaine, qu’il s’agisse de personnalités, d’hommes ou femmes politiques, de contacts ou de concurrents, faute de quoi nous risquons de manquer des déclarations ou informations importantes. Dans le cas de comptes Twitter ou Facebook dont l’authenticité est certaine, il n’est nul besoin de vérifier avec la source ou son représentant si cela conduit à nous retarder. Ainsi, lors du retour dans son pays de l’opposant égyptien Mohamed ElBaradei le 27 janvier, nous avons eu comme source directe son frère, mais nous avons également utilisé un message sur Twitter de ElBaradei en personne.

2. Fournir des réactions à un événement
Nous pouvons utiliser Facebook, Twitter et autres pour faire état de l’écho rencontré par un événement dans les réseaux en ligne, comme dans le cas de réactions du public à la mort d’une célébrité.

3. Rechercher des personnes qui font l’actualité, des contacts
Les sites sociaux et de partage de contenus peuvent aussi être des outils de recherche utiles. Par exemple, lorsque l’affaire du trader français Jérôme Kerviel, accusé d’avoir fait perdre cinq milliards d’euros à la Société Générale, a éclaté, nous avons pu trouver des collègues sur sa page Facebook et les contacter pour recueillir leurs commentaires en recherchant leurs coordonnées dans l’annuaire. Nous pouvons également utiliser les pages officielles Facebook pour lancer des appels à témoignages.

4. Etre alerté sur un événement et ses développements
Les journalistes utilisent Twitter comme alerte sur la base de messages émanant de contacts sélectionnés et de la concurrence, ou encore grâce à des mots-clé liés à un événement spécifique, comme un sommet ou une conférence. Le 1er mai, la mort de Ben Laden a d’abord filtré sur Twitter, une heure avant l’annonce officielle du président Barack Obama, via le compte de Keith Urban, responsable du cabinet de l’ancien Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld. Cette veille s’intègre à l’indispensable recherche de nos propres informations, qui reste la priorité et qu’elle permet le cas échéant d’enrichir.

Ce que nous ne pouvons pas faire
Une déclaration non recoupée sur un réseau social ne doit pas être utilisée comme source pour annoncer un événement ni pour décrire un événement en cours, sauf si – comme pour un autre canal d’information – nous sommes certains de l’authenticité du compte sur lequel elle est publiée.
Nous nous sommes ainsi laissé prendre dans le passé à un faux compte Twitter sur lequel le ministre britannique des Affaires étrangères était censé avoir envoyé un message de condoléances après la mort de Michael Jackson, se concluant par les mots : “RIP, Michael.”

Nous devons toujours recouper les informations factuelles trouvées sur des réseaux sociaux, en prenant garde au risque d’histoires fabriquées de toutes pièces sur internet.

En septembre 2009, par exemple, l’agence DPA a écrit qu’un groupe allemand de rap, les Berlin Boys, avait préparé un attentat suicide contre une petite ville des Etats-Unis, Bluewater. L’histoire semblait recoupée par le site internet du groupe de rap, le site de la chaîne de TV KVPK et une page de Wikipédia. En réalité, ni le groupe de rap, ni la chaîne de TV ni même la ville américaine n’existaient. DPA a dû convoquer une conférence de presse pour présenter des excuses.

Les journalistes de l’agence se doivent d’être rigoureux et prudents dans l’utilisation des commentaires qui sont publiés sur les réseaux sociaux ou sur internet. La dérision (« le LOL ») et une parole décomplexée qui sont une composante importante de ces réseaux ne doivent pas nous faire oublier nos règles de bases : ne pas citer de propos diffusés via des comptes anonymes, ne pas publier de propos graveleux, diffamatoires, racistes, sexistes, etc. Les journalistes de l’agence se doivent de traiter ces commentaires comme toute parole recueillie dans le cadre d’un reportage classique.

Rappelons enfin qu’il est interdit d’utiliser Wikipédia comme source de documentation, encore moins d’en reproduire des passages. Le mode de rédaction participative de cette encyclopédie en ligne ne répond pas à nos critères de fiabilité. Règles pour la vidéo et la photo

Il peut arriver que nous utilisions des vidéos et des photos postées sur des sites tels que Twitter, Facebook et YouTube. Cela peut devenir un recours inévitable, par exemple lorsque les médias professionnels sont exclus par les autorités de la couverture d’un événement, ou lorsqu’un témoin a posté des images exclusives ou exceptionnelles d’un événement, lorsque la seule photo disponible d’une personne qui fait l’actualité se trouve sur un site tel que Facebook, ou encore lorsque telle vidéo ou photo devient en elle-même une information.

Avant toute publication, nous devons nous poser trois questions :
1. L’image a-t-elle une valeur informative qui justifie son utilisation et la prise de risque par l’agence ?
2. Avons-nous vérifié son contenu, son origine et quel est/sont les détenteurs des droits ?
3. Fournissons-nous à nos clients la mise en contexte nécessaire ? ...

Nous devons toujours fournir l’URL originelle, afin que les clients disposent de toute l’information disponible.

par Daniel Salles dimanche 3 juillet 2011

Lire la suite  http://www.educavox.fr/Regles-d-utilisation-des-reseaux