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lundi 19 août 2013

Le Logement étudiant : Premier frein à l'autonomie et à la réussite universitaire

Une des résultats issu de l'enquête annuelle de l'UNEF

Source : enquête de l’INSEE. Indice des prix à la consommation juin 2013, rapport de l’OLAP 2013.
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Le logement pèse en moyenne 55% du budget annuel total d'un étudiant.

En région parisienne, il faut compter un loyer mensuel d'une moyenne de 700 euros pour un logement de petite surface (moins de 25 m2), et de 500 euros par mois en région (source : rapport de l’OLAP).

DES FRAIS HORS LOYERS EXORBITANTS.

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Au loyer mensuel s'ajoutent les frais d'accès à la location (caution, frais d’agence,...), les charges locatives (entretiens, assurance et électricité) et la taxe d'habitation qui constitue souvent un 13ème mois de loyer. A Paris, l'ensemble de ces dépense supplémentaires dépassent les 600 euros par an.

Un parc de logement public très insuffisant.

Malgré l'indécence des prix du parce locatif privé, le logement public du CROUS, dont les loyers sont à tarif sociaux, ne permet d'accueillir que 7% des étudiants (3% en Ile de France). La promesse du gouvernement de construire 40 000 logements CROUS nouveaux sur le quinquennat, nécessite une accélération importante du rythme des constructions (à hauteur de 9 000 par an).


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dimanche 2 octobre 2011

Une "allocation d'autonomie" pour les jeunes

Eva Joly, la candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, s'est prononcée samedi en faveur d'une "allocation d'autonomie" pour "faciliter l'accès aux études supérieures" des jeunes, et d'un "crédit formation" de 8 ans "utilisable tout au long de la vie".

Lors d'une convention nationale de son parti à Lyon sur l'enseignement supérieur et la recherche, Eva Joly a posé "deux principes fondamentaux": "l'accès de tous à de bonnes conditions d'études et le droit inaliénable à reprendre des études".

"Depuis 10 ans la proportion d'une classe d'âge qui accède aux études supérieures a diminué de 3 points en France alors qu'elle augmentait de 4 points dans le même temps en Allemagne", a-t-elle dit, suggérant l'instauration d'une "allocation d'autonomie".

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a également réaffirmé samedi à Trappes (Yvelines) qu'elle instaurerait une "allocation d'autonomie" pour les jeunes, de 400 euros en moyenne par mois, si elle était élue présidente.

En outre, Eva Joly veut "donner le droit à l'erreur, le droit de rater, le droit de recommencer, de partir de travailler et de revenir", avec un "crédit formation de 8 années" qui serait "utilisable tout au long de la vie".

"L'émancipation de la jeunesse passe aussi par le logement", a-t-elle poursuivi lors de son discours, s'engageant à faire construire "50.000 logements sur le quinquennat" si elle était élue.

"L'enseignement supérieur et la recherche sont des thèmes fondamentaux dans ma campagne", a déclaré la candidate à l'AFP. "Ils sont dans une situation de grande souffrance après une succession de réformes", selon elle.



Publié le 01.10.2011, 18h38

http://www.leparisien.fr/lyon-69000/eva-joly-favorable-a-une-allocation-d-autonomie-pour-les-jeunes-01-10-2011-1635174.php

mardi 20 septembre 2011

Le logiciel libre dans les institutions du savoir : autonomie et cohérence

 
Les universités devraient prendre parti pour le « libre »
 

Il a été question ces dernières années des enjeux de gouvernance des universités, cette pratique de gestion axée sur une logique de l'expertise plutôt que sur la participation démocratique [1]. Cette dérive a ramené, avec raison, la mission des universités dans le débat public. Une mission que l'on dit de recherche, de partage, de valorisation des connaissances et de la technique, mais aussi de service à la communauté. La poursuite de ces objectifs requiert que les milieux universitaires jouissent d'une juste part d'autonomie, d'indépendance et de transparence [2].

Cette logique d’expertise, qui va à l’encontre d’une logique de collaboration, traverse le monde universitaire d’une manière insidieuse. En effet, comme pour l’ensemble des organismes publics et parapublics, les institutions universitaires, par l'entremise de leur conseil d'administration, ont des pratiques d'octrois systématiques de contrats à des fournisseurs de logiciels propriétaires alors qu'existent des solutions libres. On se retrouve donc avec une approche de technologies fermées au moment où celles-ci traversent toute la pratique d’enseignement et de recherche universitaires.

La maîtrise des outils de production du savoir nous échappe...
La philosophie qui sous-tend le logiciel libre, basée sur les principes de liberté, d'accessibilité, d'entraide et de transparence [3], correspond pourtant étroitement à la mission universitaire. Si Newton n'avait pu se hisser sur les épaules de géant de ses prédécesseurs, nous en serions probablement encore à débattre de la chute des corps. Qu'est-ce que la communauté scientifique, sinon un vaste espace d'échange, de discussion, d'exploration et de débat? Comment un tel espace peut-il exister sans l'accessibilité aux propositions scientifiques, aux données et aux méthodes expérimentales? Que vaut la falsifiabilité d'une proposition sans accès à ces sources d'information? [4]

Par ailleurs, et je rappelle que c’est là une donnée fondamentale, le réseau et les outils qui forment la trame de la communauté scientifique sont constitués de logiciels. Que l'on pense, par exemple, aux protocoles de communication et de programmation, aux logiciels de calcul, d'interface avec instrumentation, de rédaction, de recherche bibliographique, etc. Il apparaît important que ces instruments ne compromettent pas l'autonomie et les activités du milieu universitaire.

La dominance du « propriétaire »
Pourtant, une proportion dominante des outils utilisés dans ces institutions sont des logiciels propriétaires. Comment expliquer cela? D'abord, mentionnons que le marché des technologies de l'information et des communications est fortement oligopolistique. L'exemple le plus frappant est peut-être cette impossibilité de se procurer un ordinateur personnel qui ne soit pas livré, aux frais du client, avec un système d'exploitation sous licence propriétaire. L'usage consacre ensuite ces stratégies propriétaires comme normales alors que des solutions plus cohérentes, selon les principes évoqués, existent à qualité généralement égale ou supérieure. De surcroît, étant libres, ces dernières évoluent en synergie avec les besoins de leurs utilisatrices et utilisateurs, qui les évaluent constamment. Cette participation démocratique dans la conception et l'évolution de leurs outils est garante du maintien de leur pertinence et de leur qualité.

Basculer dans le « libre »
Évidemment, la vitalité de la communauté du logiciel libre est directement corrélée au nombre d’utilisatrices et d’utilisateurs. Comment alors favoriser l'adoption de cette stratégie? Le milieu universitaire est en fait un espace privilégié pour y parvenir, de par sa triple mission d'enseignement, de recherche et de service à la communauté. Dans un premier temps, par l'intermédiaire d'intervenants dans la formation universitaire, il est possible de proposer la stratégie du libre comme solution de rechange au statu quo d’une approche propriétaire favorisant les transnationales multimilliardaires. L'étudiant est alors à même d'évaluer, pour lui-même d'abord, les avantages et défis qui en découlent. Dans un second temps, la solution s’imposera par l'expérience de la recherche et du partage de l'information inhérente à ses activités, puis finalement lors du transfert de connaissances vers la communauté, laquelle à son tour profitera du renforcement de son autonomie dans l'usage de techniques construites dans le paradigme du logiciel libre. Seulement alors, les instances de gouvernance perchées bien haut dans leur gestion soi-disant indépendante finiront par percevoir le rayonnement, les avantages fiscaux et la contribution à l'avancement de la mission des institutions du savoir que le logiciel libre est à même d’offrir.

Propagande par l'exemple, finalement... Saluons l'initiative de l'Association francophone pour le savoir-Acfas d'être passée au libre pour sa plateforme Internet, souhaitons surtout que cette initiative en inspire d'autres! Et pour conclure en citant de nouveau Newton, pourquoi ne pas construire plus de ponts que de murs!

1) A. Leduc et J. Lebel, 2008 : Questions de gouvernance, Découvrir, volume 29 numéro 4, 36-47
2) C. Sabourin, 2009 : La recherche universitaire sous influence, À Bàbord, numéro hors-série (avril 2009) - À l'heure de la gouvernance : l'université entre déclin et relance, 13-14
3) Free Software Foundation (http://www.fsf.org)
4) K. R. Popper, 1972 : Objective knowledge - an evolutionary approach, Oxford Clarendon Press, 380p.

septembre 2011

Martin Deshaies-Jacques, UQAM - Université du Québec à Montréal

http://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2011/09/logiciel-libre-dans-institutions-savoir-autonomie-coherence

lundi 22 août 2011

Licence : laxisme accru des MCC

Toutes les chroniques sur la nouvelle licence : cliquer ici. Article 16 de l’arrêté du 1er août 2011 relatif à la licence. “1. D’une part, la compensation est organisée sur le semestre, sans note éliminatoire et sur la base de la moyenne générale des notes obtenues pour les diverses unités d’enseignement, pondérées par les coefficients ; d’autre part, elle est organisée entre deux semestres immédiatement consécutifs en application de l’article L. 613-1 du code de l’éducation“.

Ce point 1 garde des modalités en vigueur du contrôle des connaissances (MCC) : compensation des notes entre contrôle continu et contrôle terminal pour une matière donnée, compensation des notes des différentes matières qui constituent une unité d’enseignement, compensation des notes entre les unités d’enseignement d’un semestre. Ce point 1 introduit deux nouveautés : l’interdiction de notes éliminatoires, la compensation entre les notes des deux semestres de la même année. Les organisations étudiantes ont demandé et obtenu ces compensations élargies. Elles ont obtenu le lait, le pot au lait, l’argent du beurre et la crémière et même la vache.

Point 2 de l’article 16. “Sur proposition du conseil des études et de la vie universitaire adoptée par le conseil d’administration, un dispositif spécial de compensation peut être mis en œuvre qui permette à l’étudiant d’en bénéficier à divers moments de son parcours et, notamment, lorsqu’il fait le choix de se réorienter, d’effectuer une mobilité dans un autre établissement d’enseignement supérieur français ou étranger ou d’interrompre ses études. Ce dispositif a pour but de permettre à un étudiant qui le souhaite en fonction de son projet personnel d’obtenir à divers moments de son parcours un bilan global de ses résultats et d’obtenir ainsi la validation correspondante en crédits. Le dispositif est placé sous la responsabilité du jury du diplôme et les règles de compensation prennent en compte la nécessaire progressivité des études”.

Lecteur, il vous faut relire une nouvelle fois ce point 2 qui ajoute une compensation qui n’existait pas dans les arrêtés de 1997 et de 2002… Le Conseil d’administration de l’université pourra décider en toute autonomie un dispositif spécial de compensation pour les étudiants qui voudront se réorienter, changer d’établissement ou arrêter leurs études.

Ce pourrait être par exemple une compensation intégrale entre les 4 premiers semestres de la licence. Le cas suivant deviendrait possible. Semestre 1 (moyenne 8), semestre 2 (moyenne 13) = validation de L1 par compensation annuelle des 2 semestres. Semestre 3 (moyenne 12) et semestre 4 (moyenne 7) = 19, non validation de la L2 par compensation annuelle des deux semestres. Dispositif spécial pour les partants : compensation calculée sur les 4 semestres : 13 + 8 + 12 + 7 = 40. Les deux années se trouvent validées alors que l’étudiant n’a validé que deux semestres sur quatre et a échoué à la L2.

Un tel dispositif spécial devrait changer les comportements des étudiants “moyens”. Inquiets pour leur réussite en S4 et en L2, des étudiants vont penser à se réorienter, à demander un transfert dans un autre établissement (candidature à une licence professionnelle par exemple), à arrêter leurs études… temporairement. Certains auront envie de faire valider à bon compte leurs deux années de licence.

Inconcevable, me direz-vous ? Mais pourquoi donc les jurys de diplôme ne donneraient-ils pas un petit coup de pouce à des étudiants qu’ils ne reverront plus ? Par expérience pas si lointaine, je sais que des jurys prendront cette décision, qu’ils attribueront même un ou deux points de plus pour que l’étudiant partant atteigne la moyenne de 40 aux quatre semestres.

Ces départs en fin de L2, tout à fait rationnels de la part d’étudiants “moyens”, vont sacrément perturber les flux. Las parcours de formation deviendront encore plus aléatoires ! Les départs et les arrivées vont donner davantage de boulot aux services des transfets entrants et sortants. Se rappeler de plus que ces nouvelles MCC sont applicables dès l’année …. 2010-2011.

Question posée récemment à une collègue : “et la licence” ? “Le nouvel arrêté, c’est un vrai sabotage” ! Les enseignants de licence ont compris ont compris qu’on ne reviendrait pas en arrière en matière de modalités de contrôle des connaissances (MCC). Le ministre sabote la licence. Les organisations étudiantes sabotent la licence. Pourquoi les enseignants-chercheurs, par déontologie professionnelle, ne la saboteraient-ils pas ? La licence, vu les nouvelles MCC, ne validera plus rien, ni des connaissances, ni des compétences !

Lundi, 22 août, 2011 at 19:15

http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/08/22/licence-laxisme-accru-des-mcc/

jeudi 11 août 2011

L'autonomie libère la créativité

Le monde du travail moderne est source de stress et parfois de mal-être. Cela est dut notamment à des méthodes de management qui aliènent le salarié. Le docteur Rodet nous propose des alternatives pour réduire le stress et booster sa productivité. Du travail humain. Premier extrait.


À l’échelle d’une civilisation
L’Homme est conduit par la liberté d’action. L’histoire en offre des exemples inlassablement répétés. Jacqueline de Romilly l’exprime avec éclat dans un texte de 2008 consa­cré à l’engagement : « Les Athéniens lorsqu’ils travaillaient pour un maître ne se donnaient aucune peine et aussitôt libérés, travaillant pour eux-mêmes, ils firent un grand effort et connu­rent de grands succès. Ceci se traduisit d’ailleurs dans les faits puisque d’abord la liberté et l’enthousiasme des combattants rendaient compte de succès des Grecs contre un envahisseur bien plus nombreux, et que bientôt la démocratie à Athènes coïncida avec un effort extraordinaire dans tous les domaines et en par­ticulier dans le domaine culturel où apparaissent alors tous les chefs-d’oeuvre. » Il est indéniable qu’à l’échelle d’une civilisation ou d’une société la liberté d’action et son corollaire, l’autonomie, peuvent être à l’origine d’une ardeur exceptionnelle et de grandes réalisations !


À l’échelle individuelle
À l’échelle individuelle, la médecine en fournit un autre exemple vivant et actuel. C’est un domaine où l’autono­mie est de règle et où il ne peut en être autrement. Dans sa pratique humanitaire, parfois exposée à des conditions extrêmes, il devient parfois vital d’imaginer, dans l’instant, de nouvelles solutions. Un exemple, survenu dans un dis­pensaire de brousse au sud-ouest du Burkina Faso vaut ici mieux que bien des théories.

Un nourrisson de quelques mois, gravement déshydraté et souffrant visiblement de paludisme, est amené par sa mère au dispensaire. Il fallut de très nombreuses tentatives pour réussir à le perfuser à la main, mais il restait à im­mobiliser celle-ci pour faciliter l’écoulement du précieux liquide qui allait réhydrater le jeune enfant et traiter son affection. À bout de solution toute faite et immédiate, un abaisse-langue, savamment bricolé et fixé avec une bande afin d’éviter tout mouvement de la main, s’avéra être le recours ultime et salvateur. Parallèlement, la stagnation de l’urine sous l’enfant entraînant des complications, fut confectionné, encore une fois avec les moyens du bord et un peu d’imagination et de créativité, un petit étui pénien pour faciliter l’évacuation du liquide. Au bout de quelques jours, l’enfant est reparti guéri.

Au-delà du cas d’espèce dont l’exemple se produit en per­manence dans des conditions délicates d’exercice de la médecine, ce que l’on retiendra, c’est la capacité créative induite par l’autonomie. L’autonomie, confrontée à la réa­lité, libère la créativité qui permet de faire ce que l’on était incapable d’imaginer.

Au total, après ces exemples ci-dessus que chacun d’entre nous pourrait parfaitement alimenter de ses réflexions, connaissances ou expériences propres, pourquoi ne pas considérer que ce qui a fait le succès de toute une civilisa­tion, ce qui fonctionne au niveau individuel pourrait égale­ment constituer un facteur de performance dans le domaine de l’entreprise ?


À l’échelle des entreprises
C’est le pas franchi par Daniel H. Pink qui analyse plu­sieurs exemples d’entreprise où des expériences d’autono­mie – de liberté d’action – ont été menées.

Le groupe australien Atlassian qui fournit des outils de développement de logiciels à plus de 20 000 clients dans 134 pays représente une référence. Ce groupe organisait une journée de l’autonomie plusieurs fois dans l’année. À cette occasion, il était demandé aux ingénieurs de s’inves­tir sur le sujet de leur choix dès lors qu’il ne s’agissait pas de leur mission habituelle. Le soir, un grand rassemblement permettait aux ingénieurs de faire part de leurs réflexions. Il a été admis que, grâce à ces journées privilégiant l’auto­nomie, un nombre significatif de corrections de dysfonc­tionnements divers avait pu voir le jour. Devant les succès constatés, Atlassian a étendu cette démarche d’autonomie.

Chez Google, près de la moitié des nouveaux produits nais­sent pendant les 20 % de temps d’autonomie intense.

Un autre principe, défini par deux consultants, Jody Thompson et Cali Ressler, illustre, lui aussi, l’impact po­sitif de l’autonomie : il s’agit de l’environnement de travail axé uniquement sur les résultats (ROWE : Results Only Work Environnement). Ce principe selon lequel les employés sont payés pour des résultats plutôt que le nombre d’heures travaillées, mis en place dans une douzaine d’entreprises en Amérique du Nord, permet aux employés de travailler quand ils veulent, comme ils veulent, d’où ils veulent. Les réunions sont… optionnelles. Dans la grande majorité des cas, les résultats ont été excellents avec une augmentation de la productivité, de l’engagement, de la satisfaction des salariés et… une diminution du turnover !

Ce cas pourrait paraître extrême à certains et il l’est certai­nement. En revanche, lorsque l’on écoute Jean-François Zobrist, le président de Favi, leader mondial en fonderie sous-pression d’alliages cuivreux, on a une vision proche et là aussi une entreprise très performante. Dans cette grosse PME de plus de 500 salariés, on n’a ni tableau de produc­tion, ni horaires fixes, ni indicateurs de qualité, ni même de direction des ressources humaines et pourtant… elle tourne à merveille. L’autonomie est tellement importante que, même si elle génère des dysfonctionnements minimes, les bénéfices inhérents à la qualité du climat l’emportent très largement !

Lors d’une table ronde organisée par le Salon Créer à Lille en septembre 2010 et consacrée à la place de l’Homme dans l’entreprise, Arnaud Garni, le directeur de la communica­tion interne et institutionnelle de Leroy Merlin expliquait que la force de son entreprise était de ne pas se comporter comme un groupe mais comme une flottille de magasins autonomes.

Ces différents exemples illustrent bien l’effet qu’une part plus ou moins importante d’autonomie peut avoir sur la créativité, sur l’engagement, sur le plaisir à travailler et donc sur la performance.

Et cependant, souvent, on a peur de l’autonomie.


Dr Philippe Rodet – Médecin urgentiste – a créé le Cercle Strees-Info, a participé à la création des Commissions nationales sur le stress. Il publie en 2011 : "Se protéger du Stress et réussir : 7 leviers de motivation"

Publié le 11 août 2011

http://www.atlantico.fr/decryptage/autonomie-libere-creativite-162138.html