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lundi 26 août 2013

Researchers build the world's smallest autopilot for micro aircraft




Researcher Bart Remes and his team of the Micro Aerial Vehicle Laboratory at the TU Delft faculty of Aerospace Engineering have designed, built and tested the world's smallest open source autopilot for small unmanned aircraft. A smaller – and lighter – autopilot allows these small flying robots to fly longer, fit into narrower spaces or carry more payloads, such as cameras. That makes them more suitable to be used in for example rescue operations. Remes: "Our aim? Make MAVs so small and light that every fireman can fit one in his pocket."

The world's smallest autopilot

The world's smallest autopilot for micro aerial vehicles – small flying robots that can be used in safety and rescue operations – is called Lisa/S. It weighs 1.9 grams, more than 30 grams less than its predecessor. The autopilot measures 2 cm by 2 cm. Bart Remes, project manager at the Micro Aerial Vehicle Laboratory at TU Delft: "We programmed new software, Superbitrf, that keeps the autopilot connected to a ground station and a normal RC transmitter at the same time." This combination of functions made it possible to miniaturize the autopilot. Making the autopilot smaller and lighter allows a micro aerial vehicle to stay up in the air longer and carry heavier cameras and sensors. This makes it easier to use MAVs in for example search and rescue operations.



Open source

The research team have chosen to develop Lisa/s open source to make it possible for users to test it and come up with suggestions for improvement. Making all the details available online also helps to make MAVs easily accessible for all. Remes: "Our aim is to make MAVs as commonplace as smartphones and laptops. Farmers can use MAVs to inspect crops for example. Our dream is that every fire fighter carries a MAV in his breast pocket to use for inspections of collapsed or burning buildings without having to go inside."

lundi 19 août 2013

Des chercheurs envoient des données sans pile et sans émetteur

Les signaux transmis par voie hertzienne
peuvent recharger un petit condensateur
qui agit comme une batterie.
(Crédit photo : Université de Washington)
Le système détaillé la semaine dernière à Hong Kong par des ingénieurs de l'Université de Washington pourrait servir de base pour faire communiquer entre eux des terminaux électroniques portables.

Des ingénieurs de l'Université de Washington ont réussi à faire communiquer entre eux, sur de courtes distances, et sans transmission de signaux, des appareils fonctionnant sans piles. Les terminaux mis au point par les chercheurs sont capables d'échanger des données à des vitesses allant jusqu'à 10kbits/s à une distance de 1 mètre. Cette technologie pourrait avoir des applications variées, avec des appareils portables ou des réseaux de capteurs.

Le principe de ce mode de communication pour le moins inhabituel repose sur les signaux de télédiffusion qui couvrent d'ondes les villes et les villages à peu près partout dans le monde. Ces signaux sont parmi les plus puissants présents dans l'air, mais leur réception peut être dégradée par les réflexions des ondes sur les bâtiments, les arbres et même les avions, qui peuvent affecter le niveau du signal reçu par une antenne. C'est sur le différentiel de réflexion qu'ont travaillé les chercheurs pour mettre au point leur système. Ils ont développé plusieurs petits appareils capables de communiquer en renvoyant ou en absorbant les signaux de télévision. « Les deux appareils sont réglés pour fonctionner sur les canaux 22 à 29 de la bande TV UHF et les signaux de télévision sont utilisés de deux façons », a déclaré Joshua Smith, professeur agrégé à l'Université de Washington et co-auteur d'un article sur le système.

Un dispositif absorbe ou réfléchit le signal TV

Joshua Smith a expliqué que les signaux transmis par voie hertzienne (« over-the-air ») sont capables d'induire quelques dizaines ou quelques centaines de microwatts, de quoi recharger un petit condensateur qui agit comme une batterie pour alimenter un petit circuit. Ensuite, pour la transmission des données, « un dispositif absorbe ou réfléchit le signal TV reçu, tandis que l'autre regarde comment varie le signal de télévision reçu ». Quand le premier appareil réfléchit le signal, le niveau de l'onde reçue par le second dispositif doit être plus élevé et quand le premier appareil absorbe le signal, le niveau doit baisser. « Si l'on peut détecter la différence entre les deux, on a tous les éléments pour créer un système capable de transmettre des données binaires », a-t-il ajouté.

Les données peuvent être envoyées à une vitesse de 10kbits/s maximum quand les deux appareils sont situés à 30 centimètres l'un de l'autre environ. Le débit tombe à environ 100 bits/s si les appareils sont situés à un mètre. Mais les chercheurs pensent qu'il est possible d'augmenter la vitesse et la distance en améliorant la détection d'erreur. Et parce que les appareils cherchent à détecter les variations momentanées et rapides du niveau du signal qui se produisent des centaines de fois par seconde, ils ne réagissent pas aux variations du niveau du signal qui ont lieu à des vitesses plus lentes.

Des applications dans les communications NFC

Selon les ingénieurs de l'Université de Washington, leur système pourrait servir dans les communications à courte distance entre appareils électroniques portables ou pour les réseaux de capteurs dans les domaines de la construction ou de l'agriculture. Cette technologie pourrait aussi trouver des applications dans les communications sans contact (NFC). Les détails de leur recherche ont été rendus publics lors de la conférence ACM SIGCOMM 2013 (Association for Computing Machinery's Special Interest Group on Data Communication) qui s'est tenue à Hong Kong du 12 au 16 août, où leurs travaux ont remporté le prix du meilleur article.




Article de Jean Elyan avec IDG News Service

Le 19 Aout 2013

jeudi 19 avril 2012

"Avis de recherche" : Une vidéo et des chercheurs pour transmettre l'amour des sciences

Augmenter le nombre d'étudiants suivant les filières scientifiques, particulièrement des filles, est une préoccupation pour le ministère de l'éducation nationale, comme le prouve l'ouverture récente du site "Ma voie scientifique", mais aussi pour le monde universitaire. L'INRIA, qui s'implique déjà beaucoup sur ce projet, propose un nouvel outil à la portée de tout enseignant de lycée général. "Avis de recherche" est plus qu'un documentaire. Ce peut être le cheval de Troie du monde scientifique dans votre classe.


Destiné aux élèves de terminale scientifique, Avis de recherche est un documentaire fiction qui présente le cheminement du travail de recherche scientifique de la définition d’une problématique jusqu’à la publication d’un article scientifique. Produit par le service multimédia de l’Inria, il a été réalisé en étroite collaboration avec les scientifiques de l’équipe de recherche Simpaf (Simulation et modèles pour les particules et les fluides). Sans clichés, ni caricatures, vous plongez au cœur du quotidien dans un centre de recherche avec des scientifiques qui ouvrent leurs portes pour vous faire partager leurs passions. L'INRIA propose que des chercheurs accompagnent le documentaire jusque dans la classe pour créer un lien direct avec les jeunes.


"L'Inria s'implique dans l'orientation des lycéens de longue date", nous confie Thierry Goudon, un chercheur de l'INRIA qui intervient dans le documentaire. "Il le fait avec des moyens spécifiques relativement importants, comme la valorisation de ces actions dans la carrière des chercheurs. Dans le cadre de la mise en place à la rentrée prochaine de la spécialité ISN (Informatique et sciences du numérique) à destination des élèves de Terminale S, Inria a accompagné le Ministère de l’Education Nationale dans l’élaboration du programme ainsi que dans la rédaction de manuels de référence pour les professeurs. En parallèle, Inria a développé une plate-forme documentaire et participative pour les futurs enseignants (SILO). Tout au long de l’année, les scientifiques de l’institut participent à des actions de médiation de la culture scientifique au sein des lycées à grande échelle (plus de 5000 enfants/an impactés en 2011). Dernièrement, le centre de recherche Inria Lille - Nord Europe a lancé un site web (www.isnlilleacademie.fr) et une page Facebook (http://www.facebook.com/isnlilleacademie) dédiés aux élèves qui choisiront la spécialité ISN à la rentrée. 4500 flyers (sous la forme de place de concert) sont en cours de distribution auprès des élèves de 1ere S dans les établissements pilotes de la région Nord-Pas-de-Calais afin de leur faire découvrir cette nouvelle spécialité qui prendra place dès septembre".

Ce mouvement pour faire connaître les maths connaît un succès croissant dans le monde universitaire comme en témoigne l'initiative Maths pour tous par exemple (http://www.maths-pour-tous.org/ ). "Il y a plusieurs motivations a cela", nous dit T Goudon. ."D abord la prise de conscience que notre activité est ancrée dans la société et qu'il est normal de rendre des comptes au contribuable sur ce que nous faisons. Montrer l'utilité de ce que nous faisons nous permet aussi d argumenter sur le maintien de l'effort commun nécessaire au maintien du niveau élève qui est celui de l'école mathématique française. Un autre enjeu, tient compte tenu de la désaffection pour les sciences "dures". Pour avoir des étudiants il faut savoir faire acte de prosélytisme en amont."


"Cela passe par exemple par le réseau Animath(http://www.animath.fr/ )", poursuit T Goudon, "avec des initiatives comme "Les maths, ça sert !", une opération qui consiste à amener les utilisateurs professionnels des mathématiques (pas seulement académiques) dans les collèges et les lycées dans le but de montrer aux élèves que les matières enseignées dans les établissements sont d’une utilité quotidienne dans un certain nombre de métiers. Ou encore le programme MathC2+ qui propose des stages de mathématiques avec des universitaires pour les élèves particulièrement motivés des classes de 4ème, 3ème, 2nde et 1ère. Il ne s’agit pas de stages de soutien ou de remise à niveau. Le public visé est prioritairement les élèves à potentiel qui ne bénéficient pas dans leur entourage d’un environnement propice au développement d’un projet d’études scientifiques à long terme".

Le film a été téléchargé 300 fois depuis septembre 2011 et diffusé à plus de 500 exemplaires. Les équipes de l'INRIA se sont rendues dans différents établissements. "Il faut, ne le cachons pas, une classe "motivée", nous dit T Goudon. "Les classes ou nous sommes intervenus étaient parfaites de ce point de vue. Nous avons rencontré des élèves de la seconde à la classe prépa. Une question que nous n attendions pas (au même âge nous n aurions jamais eu cela en tête) est celle des revenus et du temps de travail". Aujourd'hui la moitié des lycéens de la série S ne poursuit pas d'études scientifiques dans le supérieur.

François Jarraud

Liens :

Avis de recherche   http://www.inria.fr/centre/lille/recherche/sciences-p[...]

Sur Ma voie scientifique    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/04/[...]

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/04/19042012_Avisderecherche.aspx

dimanche 25 mars 2012

Des chercheurs étudient la mue du chômeur en entrepreneur

Près de 90% des sociétés créées par des sans-emploi en Suisse sont encore en activité après trois ans. De plus, elles ont créé de nouvelles places de travail et ont potentiellement permis de sortir d’autres personnes du chômage. Le sujet a fait l’objet d’une recherche à l’EPFL afin de mieux comprendre les processus de création d’entreprises.

Lorsqu’on est sans-emploi, monter sa propre entreprise peut s’avérer une bonne solution, pour soi et pour l’économie. C’est ce que démontre une étude pilotée par le professeur Marc Gruber, responsable de la Chaire Entreprenariat et commercialisation de technologies de l’EPFL, dont le rapport vient de sortir. Réalisée avec le soutien de plusieurs offices de placements régionaux, cette recherche analyse pour la première fois en détails qui sont les chômeurs qui se mettent à leur compte, quels sont les facteurs qui les y poussent et les aides à disposition et comment leur société évolue. Les chercheurs ont également comparé les données de plusieurs pays – Suisse, Allemagne, France, Belgique. Marc Gruber en donne les grandes lignes…

- Votre étude montre que les entreprises montées par des personnes sans-emploi ne font pas que sortir leur fondateur du chômage…


Tout à fait. Il apparaît que ces entreprises sont génératrices d’emplois. En Suisse, ces sociétés ont créé 2,2 postes en moyenne après trois ans, en plus de celui de leur fondateur, et sortent donc potentiellement également d’autres personnes du chômage! De plus, elles présentent un taux de survie très encourageant, qui est même plus élevé en Suisse que dans les autres pays européens étudiés. 88% d’entre elles sont encore en activité après trois ans, contre 80% en Allemagne ou 77% en Belgique.

- Peut-on dresser le portrait du chômeur susceptible de créer une entreprise à succès?

Il s’agit d’un groupe hétérogène, comprenant des personnes issues de domaines très divers allant du jardinage à l’architecture ou au consulting. Mais l’on peut tout de même dessiner certaines tendances. Il s’agit majoritairement d’hommes, dans une tranche d’âge allant de 30 à 60 ans et qui ont donc une certaine expérience professionnelle au préalable. Deux profils se dégagent: il y a ceux qui ont toujours rêvé de monter leur propre boîte, qui repoussaient ce projet tant qu’ils avaient un emploi salarié et à qui le chômage a offert l’opportunité attendue. Ce sont en général des personnes qui se lancent rapidement, après seulement quelques semaines ou mois d’allocations. Et il y a ceux qui envisagent la création de leur société après des mois voire des années de chômage comme une solution de dernier recours. Cette deuxième catégorie est plutôt minoritaire.

- Comment ces résultats pourront-ils être utilisés?

Cette étude a notamment pour but de mieux comprendre quels effets les interventions et aides octroyées par les gouvernements, qui différent beaucoup selon les pays, peuvent avoir sur l’évolution du chômage. Ces résultats seront donc d’abord utiles à ceux qui font les politiques publiques en la matière, pour améliorer les programmes destinés à faciliter la création d’entreprises, mieux cibler leurs aides financières ou de formation, ou développer de nouvelles formes de soutien. Ces données peuvent également être bénéfiques pour les entrepreneurs ou ceux qui souhaitent le devenir, qui y trouveront des pistes pour valoriser leurs atouts, anticiper les difficultés, cerner leurs lacunes à combler en matière de connaissances ou de management, savoir comment s’entourer.

- Selon vous, y a-t-il une recette pour que ces entreprises marchent bien?

On croit souvent que la chance est le principal ingrédient du succès. Il en faut, c’est vrai! Mais dans cette recherche, nous nous interrogeons sur les autres aspects qui impactent systématiquement les performances d’une nouvelle start-up - l’idée elle-même, les connaissances du fondateur, son expérience de manager, sa personnalité - qui font qu’une société prospère, créé des emplois, fait du profit. En fait, deux facteurs favorisent la réussite: une idée à potentiel de croissance et une expérience dans le domaine du management. Parce qu’il faut savoir comment nager dans un milieu compétitif et connaître la manière dont les autres poissons y évoluent. Nos résultats montrent qu’avoir des connaissances spécifiques au domaine dans lequel on se lance est relativement moins crucial pour les «high-performers», car elles peuvent toujours s’acquérir sur le tas ou être assurées en s’entourant de bons collaborateurs.

- Monter sa propre entreprise peut-il être envisagé pour tous les chômeurs ?

L’entreprenariat n’est pas fait pour tout le monde. Mais nous pourrions au moins demander à chacun de ceux qui se retrouvent sans emploi d’y songer, de le voir comme une alternative possible. Il y a certainement beaucoup d’individus qui feraient de bons entrepreneurs, mais qui n’y pensent pas ou s’interdisent même de l’envisager.

Auteur: Sarah Perrin
Source: Mediacom
16.03.12

http://actu.epfl.ch/news/des-chercheurs-etudient-la-mue-du-chomeur-en-entre/

mardi 11 octobre 2011

PHD Comics: Happening outside

Un excellent site de dessins humoristiques sur la vie d'étudiants gradués ou de jeunes chercheurs. Ce dessin de Jorge Cham montrant un mur épais entre le laboratoire et la vie en général est très amusant et perspicace.

vendredi 23 septembre 2011

Ce soir c'est la "Nuit des Chercheurs 2011"

La Nuit des Chercheurs est une invitation à la rencontre et à l'échange avec des chercheurs. A travers différentes manifestations ils présentent leurs réflexions au public dans des centres de culture scientifique, des muséums mais aussi des théâtres ouvrent leurs portes aux sciences.


Pour la Nuit des Chercheurs 2011 des événements sont organisés dans 18 villes françaises
Illustration: extrait du site nuitdeschercheurs-france.eu

Cet événement a vu le jour sous l'impulsion de la Commission Européenne en 2005. Depuis c'est chaque année que le public a rendez-vous avec les scientifiques qui échangent autour de leurs métiers. La Nuit des chercheurs ce sont plus de 150 manifestations qui auront lieu dans la soirée du vendredi 23 septembre 2011. En France, 13 partenaires sont réunis pour conduire La Nuit des Chercheurs, dans 18 villes: Angers, Besançon, Bordeaux, Brest, Clermont l'Hérault, Dijon, Drancy, Le Mans, Marcoule, Milly la Forêt, Montpellier, Nîmes, Palaiseau, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Villeurbanne.

Au cours de cette soirée, qui se veut conviviale et de partage des savoirs et connaissances, les visiteurs deviendront parfois acteurs...

Pour en savoir plus sur le programme de la "Nuit des chercheurs 2011" dans 18 villes en France:
http://www.nuitdeschercheurs-france.eu/
 
Posté par Isabelle le Vendredi 23/09/2011 à 18:10
 

jeudi 1 septembre 2011

Trois équipes de chercheurs nommées pour le Prix allemand de l'avenir 2011

Le Prix allemand de l'avenir sera remis par le Président de l'état fédéral le mercredi 14 décembre 2011. Le "Prix du président fédéral pour la technique et l'innovation" est doté de 250.000 euros. Parmi les trois équipes de scientifiques présélectionnées, deux sont issues de la Société Fraunhofer (FhG), la troisième est issue du centre de recherche et développement de Daimler AG.

Le projet 6D-Vision développe un système d'assistance à la conduite intelligent. Ce projet est mené par Uwe Franke, Stefan Gehrig et Clemens Rabe au sein de Daimler AG. Ces systèmes seraient à même de réduire fortement la mortalité sur les routes. L'assistant électronique doit pouvoir évaluer le comportement des autres automobilistes dans les cas de situations de trafic complexes. Les systèmes actuels sont trop lents pour évaluer les imprévus (enfant qui joue sur la route, automobile pouvant percuter le véhicule). En se basant sur le fonctionnement du couple oeil-cerveau, les scientifiques ont réussi à améliorer les performances de ce type de système. Ainsi, la technologie 6D reconnaît un enfant au bord de la route en moins de 0,2 secondes (soit deux fois moins que le temps de réaction d'une personne). Grâce à une caméra stéréo, le système capture l'environnement autour du véhicule en 3 dimensions. Un algorithme développé spécialement analyse alors les objets en mouvement. Cette nouvelle technologie pourrait trouver des applications dans tout type de système mobiles comme des robots.

Le second projet est mené par le professeur Karl Leo, directeur de l'Institut Fraunhofer des microsystèmes photoniques (IPMS) et professeur à l'Université technique de Dresde (Saxe), Jan Blochwitz-Nimoth de la Société Novaled AG et Martin Pfeiffer de Heliatek GmbH. Leurs travaux sur les semi-conducteurs organiques pourraient aboutir sur des éclairages avec une meilleure efficacité énergétique et de nouveaux types de panneaux solaires économes en ressources et écologiques.

L'équipe d'Andreas Bett, de l'Institut Fraunhofer des systèmes énergétiques solaires (ISE) de Fribourg (Bade-Wurtemberg), d'Hans-Jörg Lerchenmüller de Soitec Solar GmbH et de Klaus-Dieter Rasch d'Azur Space Solar Power GmbH porte le troisième projet. Ils ont développé des panneaux solaires composés d'un empilement de trois cellules solaires extra-minces composés de différents matériaux. Cet ensemble se compose de nouvelles cellules, modules et d'un système solaire qui transforme deux fois plus d'énergie solaire en énergie électrique. Ces cellules multiples captent différentes longueurs d'ondes lumineuses et sont combinées à des lentilles qui concentrent la lumière. Le docteur Andreas Bett avait déjà établi un record de rendement de 41,1% en 2009. Ce qui lui a valu de recevoir le Prix Joseph von Fraunhofer 2010.

BE Allemagne 537 >> 1/09/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67575.htm

Bilan de l'Ecole d'été franco-allemande pour jeunes chercheurs sur le thème du Cloud Computing

Du 17 au 22 juillet 2011 s'est déroulée une Ecole franco-allemande biannuelle pour jeunes chercheurs sur le thème stratégique du Cloud Computing. Comme à son habitude, cette manifestation a été co-organisée par le Centre de Coopération universitaire Franco-Bavarois (CCUFB) dirigé par A. Honsdorf, et le Bureau de Coopération Universitaire de Munich (BCU). L'encadrement scientifique de l'évènement était assuré par le Prof. Georg Carle (Chaire pour l'architecture et les services des réseaux, Université technique de Munich), et le Prof. Ernst Biersack (Département sécurité et réseaux, EURECOM Sophia Antipolis). Les experts et jeunes chercheurs ayant assisté à cette école d'été ont pris part à des tables rondes, ateliers et discussions, en présence de personnalités de la recherche dans ce domaine émergent, afin de le parcourir de façon exhaustive durant une semaine.

Pour rappel, le Cloud Computing est un procédé qui consiste à transférer sur des serveurs distants les calculs informatiques et les capacités de stockage, traditionnellement localisés sur le poste informatique de l'utilisateur. Les utilisateurs ou les entreprises peuvent ainsi accéder virtuellement à de nombreux services en ligne. Les applications et les données ne sont plus hébergées sur l'ordinateur local, mais dans un nuage ("Cloud") composé d'un certain nombre de serveurs distants et interconnectés au moyen d'une excellente bande passante indispensable à la fluidité du système. A l'image des stations de véhicules en libre service, on passe ici d'un paradigme de possession (d'une mémoire, d'un logiciel coûteux, etc) à un paradigme d'accès (coût d'abonnement au Cloud).

En Allemagne, le Ministère fédéral pour l'économie et la technologie (BMWi) a lancé en 2010 un Programme d'Action en faveur du Cloud Computing, qui se poursuivra jusqu'en 2013, ayant pour but de développer les services Cloud et faciliter son accès pour les PME. En France, l'Etat, Orange, Thales et Dassault Systèmes ont signé fin juillet 2011 un protocole d'accord pour la création d'un vaste programme de services Cloud sécurisés destinés aux entreprises et aux administrations.

Cependant, pour être à même de développer de manière significative le Cloud Computing, de nombreux problèmes, notamment d'ordre technique, doivent préalablement être résolus. Des questions centrales, telles que la tolérance d'erreurs, le développement de nouvelles abstractions de programmes et la problématique de protection des données sont au centre des discussions. Ainsi, si la recherche partenariale est une condition en vue d'obtenir une expertise accélérée ou une masse critique, elle est d'autant plus légitime dans ce domaine qui compte se baser sur des protocoles de sécurité informatique communs. En effet, ces nouvelles technologies de services et de serveurs distants sont géographiquement dispatchées entre les pays mais interconnectées par l'internet, et la France comme l'Allemagne comptent devenir les fers de lance d'une législation stricte sur la protection des données privées. Les doutes exprimés outre-Atlantique quant aux données personnelles étant moindres, les sociétés majeures de services Cloud ont récemment implanté des centres R&D en Allemagne (Google à Berlin, Microsoft à Munich) pour mieux comprendre les attentes des Européens dans ce domaine et travailler sur les interfaces de sécurité.

En conclusion, cette école d'été fut une occasion propice pour d'une part, tracer un panorama de l'état de l'art des recherches en Cloud computing, et d'autre part rapprocher des chercheurs et doctorants franco-allemands sur cette thématique actuelle et stratégique, correspondant à l'agenda scientifique des deux pays et à leur exigence de normalisation dans la sécurité des données numériques. Nous avons également pu prendre connaissance de projets lancés ou en préparation, rapprochant des équipes françaises et allemandes sur de la recherche stratégique en Cloud computing. A retenir, des projets prometteurs entre l'INRIA Saclay et l'Université Technique de Berlin, et un Collège doctoral franco-allemand en technologies informatiques et multimédia, développé entre l'INSA de Lyon et l'Université de Passau (Bavière). Désormais, c'est un double-diplôme de doctorat qui est délivré aux jeunes chercheurs partageant leurs 3 années de thèse entre Lyon et Passau, sur des sujets liés au Cloud computing. ...

 
BE Allemagne 537 >> 1/09/2011

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67573.htm

mercredi 31 août 2011

Une nuit pour tout savoir sur le métier de chercheur

Date de début : 23 septembre 2011
Date de fin : 23 septembre 2011
 
 
Chercheur, qui es-tu ? C’est pour répondre à cette question que la commission européenne a créé en 2005, la nuit des chercheurs. Le but : favoriser les rencontres entre le public, des chercheurs et des artistes. Cette soirée de découverte a lieu dans 320 villes européennes, dont 18 en France. ...
 
Date de publication : 31 août 2011

http://www.science.gouv.fr/fr/agenda/bdd/res/4197/une-nuit-pour-tout-savoir-sur-le-metier-de-chercheur/

 

Innovation Corps : chercheurs et ingénieurs à l'école des entrepreneurs !

Le 28 juillet dernier, la Fondation Nationale pour la Science [1](NSF) a annoncé la création d'une nouvelle initiative public-privé, dénommée "Innovation Corps". L'objectif affiché est de faciliter l'éclosion de nouveaux produits ou services basés sur des technologies issues de la recherche publique (donc des laboratoires universitaires et fédéraux), ceci afin de "redynamiser l'écosystème d'innovation, en construisant des liens générateurs d'opportunités pour les chercheurs et les ingénieurs", précise Subra Suresh, directeur de la NSF. L'objectif est ambitieux et les moyens modestes. En année pleine, la NSF compte en effet consacrer 5 millions de dollars à ce nouveau programme.

Cette initiative présente un caractère singulier car elle s'adresse principalement aux chercheurs et ingénieurs des laboratoires publics. Ces derniers, s'ils sont des experts dans leur domaine, ne possèdent ni les compétences ni parfois la motivation de transformer leurs découvertes (aussi exceptionnelles soient-elles) en produits ou services destinés aux marchés. Selon les concepteurs du programme, le fossé qui sépare ces chercheurs du monde des investisseurs, des marchés et de l'entrepreneuriat en général constitue un obstacle au développement de technologies innovantes.

L'initiative "Innovation Corps" n'a en fait pas pour objectif de transformer les chercheurs en "serial entrepreneurs" mais à leur transmettre de la connaissance et du savoir-faire quant aux premières étapes de transformation d'une technologie en un produit destiné à un marché. Il s'agit donc de les guider dans le processus dit "de recherche translationnelle". Jusqu'à maintenant, très peu d'initiatives visant à favoriser le développement de produits issus de la recherche publique associaient réellement les chercheurs à ce processus, mis à part une initiative en Californie dont nous nous faisions l'écho il y a quelques semaines [2].

Les projets sélectionnés, qui devront tous être issus d'universités ou d'agences fédérales de recherche se verront ainsi proposer une offre complète de formation à l'entrepreneuriat, comprenant notamment :
- Une bourse d'un montant maximum de 50.000 dollars, dédiée exclusivement à l'étude du potentiel commercial d'une technologie
- L'association d'un "mentor", appartenant à un réseau actuellement en cours de formation et dénommé "I-Corps Mentors Network", constitué essentiellement d'entrepreneurs en série à succès ayant adhéré au programme
- Fait complètement nouveau, une formation à l'entrepreneuriat dispensée à l'école de commerce de Stanford (Stanford Business School), en Californie, et fondée sur les travaux du professeur Steve Blank, entrepreneur en série et co-inventeur d'une nouvelle "méthode" de développement de startup.

Une fois sélectionnées, les équipes de projet seront accompagnées pendant 6 mois par leurs mentors et leurs professeurs. Durant cette période, ils auront des objectifs précis à atteindre. Parmi ces derniers, il leur faudra être capable de déterminer une proposition de valeur liée à leur technologie, évaluer un profil de client et de marché, chercher des partenaires ou encore imaginer et tester un modèle d'affaire viable.

Pour faciliter ce processus, la méthode d'enseignement sera elle aussi adaptée au profil "scientifique" des "élèves". Elle repose sur un processus itératif de proposition d'hypothèses, de tests et expérimentations très concrètes qui doit beaucoup aux méthodes de recherche scientifique. Les responsables du programme comptent sur cette nouveauté pour faire en sorte que les chercheurs la mettent en oeuvre et se l'approprient plus aisément. Au final, l'objectif est bien démontrer aux chercheurs qu'ils sont parfaitement capables de déterminer eux-mêmes le potentiel commercial de leur technologie, de la même manière qu'ils testent habituellement une hypothèse scientifique.

Pour participer au programme "Innovation-Corps", chaque équipe sera constituée :
1. D'un "leader entrepreneurial", chargé d'étudier l'environnement concurrentiel, les marchés, et, le cas échéant, de gérer la transition de la technologie vers un produit.
2. Un mentor, appartenant si possible au réseau des "I-Corps-mentor"
3. Un chef de projet, qui sera responsable de la gestion des fonds attribués par la NSF.

La NSF prévoit de distribuer 25 bourses accompagnées de la formation en 2011 - la première "promotion" débutant en octobre - et 100 en 2012, pour un budget total annuel de 5 millions. Seule inconnue, et de taille : la validation du budget de l'année 2012 de la NSF, à ce jour incertain.

Dans nos précédentes publications, nous pointions le manque de planification à moyen ou long terme des initiatives fédérales en faveur de l'innovation [3]. . Le programme "Innovation-Corps" a pour objectif à long terme de changer la manière dont une technologie "passe" du laboratoire aux marchés. Mais le programme est aussi centré autour d'objectifs à plus court-terme, qui permettront de mesurer le succès de chaque projet soutenu. Ainsi, à la fin de la période de formation de 6 mois, chaque équipe "Innovation-Corps" devra être capable de présenter un prototype technique lors d'un évènement spécifique et présenter un plan de développement en adoptant une des voies suivantes :
- Créer une startup autour de la technologie ou présenter un plan d'affaires à des investisseurs
- Licencier la technologie à d'autres entreprises
- Participer au programme SBIR [4]
- Autre option
Ce double suivi sera un indicateur de succès du programme, malgré l'incertitude qui entoure son maintien sur plusieurs années.

Nous disions d'entrée, les moyens mis par la NSF sont faibles au regard des enjeux liés à l'innovation aux Etats-Unis. Selon nous, l'intérêt de l'initiative "Innovation Corps" réside dans le changement qui est en train de s'opérer dans les agences fédérales, sans doute pressées par l'exécutif d'en faire davantage pour valoriser la recherche et conjurer la mauvaise conjoncture du pays : mettre davantage l'accent sur l'innovation [5], et plus particulièrement sur les écosystèmes innovants, alors qu'elles sont censées financer la recherche fondamentale. En prenant en charge l'accompagnement et la formation de chercheurs, la NSF se positionne sur le même plan que certains concours d'entrepreneurs, avec une offre centrée sur des étapes amont du développement de startups technologiques. Désormais, la NSF semble donc vouloir devenir un acteur de cet écosystème d'innovation.

Autre intérêt de l'initiative : elle vient compléter le rôle de certains bureaux de transfert de technologie, dont le coût des activités liés à l'entrepreneuriat rapporté aux profits générés ne peuvent pas être assumés par tous les établissements universitaires, notamment ceux de taille moyenne. [6]. L' "Initiative Innovation Corps" présente donc beaucoup d'atouts en théorie. L'incertitude porte d'une part sur la réaction des chercheurs à ce nouveau programme et d'autre part sur son bon déroulement en 2011.

D'une manière générale, l'"Initiative Innovation Corps", malgré ses atouts théoriques, est symptomatique des limites de l'action fédérale en matière de financement de la R&D. On connaît tous l'état et les modalités des finances fédérales américaines liés aux dépenses de R&D dont le passage obligé est le parlement. Alors que l'Administration doit trouver 4.000 milliards de dollars pour réduire ses déficits et endettement, les agences de financement de la recherche font toutes profil bas. Elles ont tendance à faire usage des reliquats de leur dotation pour explorer de nouvelles idées plutôt que de solliciter une augmentation auprès de leur tutelle. C'est d'ailleurs le sens de la plupart des autres initiatives que l'on a vu récemment apparaître ("startup America", "science envoys", etc.), que l'on peut considérer comme des ballons sondes destinés à tester de nouveaux concepts au moindre coût. Il manque cependant une cohérence et une engagement fédéral forts derrière ces initiatives, que seule une nouvelle politique claire de recherche et d'innovation, suivie d'engagements financiers à sa hauteur, pourrait fournir.

BE Etats-Unis 256 >> 26/08/2011

dimanche 21 août 2011

Le Maroc porte à 65 ans l'âge de départ à la retraite des enseignants chercheurs

RABAT (Xinhua) - Un projet de loi portant à 65 ans l'âge de départ à la retraite des enseignants chercheurs de l'enseignement supérieur a été adopté, jeudi à Rabat, par le gouvernement marocain, rapporte vendredi l'agence marocaine de presse MAP.

Présenté par le ministre marocain délégué chargé de la modernisation des secteurs publics, ce projet vise à prolonger la limite d'âge de départ en retraite des professeurs chercheurs de l'enseignement supérieur à 65 ans, en application de la décision du gouvernement prise dans le cadre du dialogue social, en vue de satisfaire la demande d'élever la limite d'âge des professeurs assistants de l'enseignement supérieur, à l'instar de ce qui est en vigueur pour les professeurs de l'enseignement supérieur.

Le projet permettra aux enseignants chercheurs, qui ne relèvent pas de l'enseignement supérieur, et qui ont atteint l'âge de 60 ans au 1er janvier 2011, date de son entrée en vigueur, de poursuivre l'exercice de leurs fonctions jusqu'à l'âge de 65 ans, en prenant en considération qu'ils sont en situation d'exercice de fonction entre la période étalée entre l'âge de 60 ans et celui du dépôt de la demande pour la poursuite de l'exercice de la fonction, précise la même source.

Samedi 20 août 2011 | 04:44 UTC

http://www.afriquinfos.com/articles/2011/8/20/brevesdafrique-185103.asp