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dimanche 15 avril 2012

Quand les Facs dament le pion aux grandes écoles

Créé le 12-04-2012 à 06h05- Mis à jour le 14-04-2012 à 12h47

Par Véronique Radier


DECRYPTAGE C'est un trésor à redécouvrir: transformée, l'université française offre des diplômes d'excellence à des prix défiant toute concurrence. Des formations toujours plus en prise avec le monde du travail.

Université Paris-Dauphine (Challenges)

Attention, cliché. Nos universités ont mauvaise presse. Voici quelques mois encore, un reportage de France 2 sur Toulouse 2-Le Mirail, intitulé "La fac poubelle", défrayait la chronique. On y voyait des hordes d'étudiants perdus, livrés à eux-mêmes, sans une place pour s'asseoir, des amphithéâtres vétustes, des bâtiments en préfabriqué... "Oui, tout cela existe, mais ce n'est qu'une toute petite partie de la réalité. Nous nous apprêtons à inaugurer un campus totalement modernisé, nous avons à cette occasion revisité tous nos cursus", explique Nicolas Golovtchenko, vice-président de Toulouse 2. Lui-même dirige un master en urbanisme dont les diplômés s'insèrent à merveille sur le marché de l'emploi.

Car c'est bien là le paradoxe: même si tout n'est pas rose - loin s'en faut -, nos universités sont engagées depuis plusieurs années dans une révolution qui bat en brèche ces clichés. Elles ont aujourd'hui radicalement changé d'époque. Une succession de réformes, du LMD, imposant le standard européen, licence (bac + 3), master (bac + 5), doctorat (bac + 8) à la loi sur l'autonomie, en passant par le plan "réussite en licence", ont bouleversé le paysage. Sans parler des pôles de recherche, des initiatives d'excellence et des Labex, qui conduisent à des fusions, mariages, regroupements entre facs, mais aussi avec des grandes écoles.

Insertion record

Académique, l'université? "Plus d'un étudiant sur deux prépare désormais un diplôme professionnel", constatent les études ministérielles. Mieux, ces jeunes accèdent à l'emploi dans des conditions bien plus satisfaisantes qu'on ne l'aurait imaginé. Une enquête nationale, chapeautée par le ministère de l'Enseignement supérieur, vient d'en apporter pour la seconde fois la preuve. Trente mois après leur diplôme, le taux d'insertion des masters de l'université est de 91%, presque tous en emploi stable, un score très comparable à celui des diplômés des grandes écoles.

Auscultées comme elles ne l'avaient jamais été auparavant, les facs sont souvent les premières surprises par leurs propres performances. "Nous savions que nos diplômés se plaçaient plutôt bien, mais on ne s'attendait pas à ça, raconte ainsi Mohammed Bernoussi, ex-directeur de l'UFR de psychologie à l'université de Nantes. En psychologie du travail, nous atteignons les 100%!" Décomplexées, bien des universités remettent désormais leurs diplômes en grande pompe, avec toges et amphithéâtres d'honneur. Certaines n'hésitent plus à vanter leurs mérites dans des plaquettes ou des publicités. "7 bonnes raisons de choisir l'université de Poitiers", annonce ainsi une pleine page dans un quotidien national: insertion rapide des diplômés, choix des formations adossées à une recherche innovante, accompagnement, ou encore international. "Les facs attaquent le marché, assume, sans complexe aucun, Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université et à la tête d'Assas. Il y a indiscutablement un grand vent de changement à l'oeuvre."

Si l'enseignement demeure adossé à la recherche, avec tous les atouts que cela peut comporter, les cursus les plus performants appliquent aussi par le menu les meilleures recettes des écoles, collant aux attentes du monde professionnel, constituant des réseaux. "Il faut qu'on soit imaginatif pour vaincre les réticences face aux formations universitaires, avance Bernard Castagnède, directeur de la faculté des sciences du Mans et responsable du master acoustique des transports et de l'environnement. Pour ce master, nous allons ainsi chercher les meilleurs experts de Nantes, Lyon et Grenoble. Nos élèves passent une semaine sur chaque site."

Entreprises converties

Alors que le grand public n'a pas encore pris conscience de ces changements, les entreprises, elles, ont déjà négocié le tournant. "Nous souhaitons ouvrir nos recrutements à environ 20% de diplômés venus de l'université, assure ainsi Jean-Marc Mickeler, responsable de la marque employeur chez Deloitte, l'un des Big Four, ces grands cabinets d'audit placés au firmament des débouchés de rêve par les étudiants. Elles ont aujourd'hui bien compris nos attentes, que ce soit Dauphine, bien sûr, mais aussi Paris 1, Nanterre, Strasbourg, Aix-en-Provence, Lyon..." De grands groupes n'hésitent plus à verser leur contribution dans les fondations que créent les universités et à s'impliquer très concrètement dans la création de formations, à l'image de Capgemini qui a mis sur pied un cursus avec Paris 13. "Nous sortons d'une culture très marquée, où les recrutements s'effectuaient massivement dans les grandes écoles, parmi ses pairs", explique Stéphanie de la Tour du Pin, responsable des relations campus à Safran. Aujourd'hui, un réseau d'ambassadeurs du motoriste, anciens de masters universitaires, sillonnent les amphithéâtres "pour nous faire connaître et augmenter le vivier de candidatures spontanées". Même à L'Oréal et chez d'autres employeurs plébiscités, la fac a désormais ses entrées.

Certes, les grandes écoles conservent une longueur d'avance en termes de salaires et de niveau de poste. Mais dans certaines spécialités, il s'en faut d'un cheveu. "Auparavant, les universitaires pouvaient se voir proposer des rémunérations inférieures de 15 à 20% à celles de leurs homologues des grandes écoles, c'est de moins en moins le cas. Les entreprises se sont aperçues qu'elles trouvaient des profils intéressants venant de la fac", constate ainsi Bern Terrel, directeur au cabinet Hudson. Et bien des programmes, comme vous pourrez le découvrir dans les pages suivantes, n'ont rien à envier au top des écoles, voire les surclassent!

Frontières estompées

Et puis, les facs jouent franc jeu. Alors que la Conférence des grandes écoles refuse de livrer ses données d'insertion selon les établissements, Dauphine, afin de mettre terme au petit jeu de poker menteur auquel se livrent certaines universités, a confié le suivi de ses diplômés à l'Apec (Association pour l'emploi des cadres): après vingt-quatre mois, un taux d'insertion de 94%, avec un salaire moyen de 2.400 euros net mensuels et une rapidité de placement d'un petit mois...

A la faveur des rapprochements d'établissements voulus par le ministère de l'Enseignement supérieur pour rattraper notre retard dans la compétition mondiale, les barrières tombent. Pierre Tapie lui-même, président de la Conférence des grandes écoles, connu pour sa défense ardente de ce modèle d'excellence, assure désormais qu'entre une fac de droit et une école il n'y a pas de différence. "Les frontières entre les deux types d'établissement sont d e -plus en plus poreuses. Aujourd'hui, l'insertion professionnelle fait partie des missions de l'université. Tandis que les grandes écoles doivent faire de la recherche." Décidément, c'est la révolution.

Par Véronique Radier

http://www.challenges.fr/emploi/20120412.CHA5222/quand-les-facs-dament-le-pion-aux-grandes-ecoles.html

dimanche 1 avril 2012

La sélection à l'entrée du master fait toujours débat

Les étudiants master 1 non-acceptés en master 2 se retrouvent pénalisés car titulaires d'un diplôme bac + 4 non-reconnu à l'international et assimilé à une licence par les employeurs. Cette exception française fait débat.


Pour certains étudiants, le couperet est difficile à accepter. Étudiante en master 1 de d'histoire à Bordeaux, Juliette a été refusée l'an dernier dans tous les master 2 auxquels elle avait postulé: «Je ne sais plus quoi faire. J'ai essayé de trouver un travail mais dans toutes les annonces, ce sont des master 2 qui sont demandés. Je me rends compte que mon diplôme ne vaut pas grand-chose.» Sa situation est la conséquence du système français qui institue une sélection entre le master 1 et le master 2… sous couvert de ne pas sélectionner les étudiants trop tôt. Mais cette coupure au milieu d'un diplôme est problématique. Difficile de ne pas terminer son master, car le bac + 4 n'est plus un niveau de sortie normal comme l'était auparavant la maîtrise.

«Nous nageons en pleine hypocrisie!», s'alarme ce maître de conférences en psychologie de l'université de Strasbourg, «tous les ans, nous acceptons des étudiants en master 1, en sachant pertinemment qu'ils n'ont à peu près aucune chance de passer en master 2». Comment leur expliquer que leur bac + 4 ne correspond plus à rien sur un plan international et qu'aux yeux des employeurs, il ne vaut pas plus qu'une licence? interroge-t-il.

Licence, master, doctorat

À l'image de beaucoup d'universitaires, il souhaiterait qu'une sélection soit instaurée dès le master 1. Depuis 2006, toutes les universités françaises ont intégré le système LMD (licence, master, doctorat) calqué sur le processus de Bologne, comme l'ensemble des pays européens. La France s'est pliée à ce nouveau système sauf sur un point qui fait toujours débat, celui du master. Personne n'a réussi à trancher ce problème délicat.

Alors ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse avait vainement tenté de poser la question en 2007 en proposant une sélection à l'entrée du master 1, estimant que la sélection en cours de diplôme était du «bidouillage». L'Unef, principal syndicat des étudiants, avait néanmoins obtenu gain de cause, menaçant de continuer à faire descendre les étudiants dans la rue si le gouvernement remettait en cause la possibilité d'un bac + 4 ouverte à tous. Le système actuel ressemble donc à celui de l'ancienne maîtrise. L'accès reste automatique en M1.

Certes, les universités se sont peu à peu adaptées. Une sélection qui ne dit pas son nom s'opère de plus en plus souvent à l'entrée en master 1, surtout dans les filières les plus prisées, en prétextant un manque de places. «On demande les dossiers de licence des étudiants. Ce n'est pas légal mais c'est accepté. Les textes sont inadaptés, alors on s'arrange», explique le responsable d'un master finance d'une université parisienne, «il y a forcément une sélection là où tout le monde veut la même place».

Ce n'est pas forcément le cas dans des universités plus périphériques. Sur ce point, rien de nouveau, s'il était assez aisé d'intégrer autrefois un DEA ou un DESS dans certaines disciplines, dans d'autres la sélection était également très forte. Dans les faits, les étudiants tendent aussi à poursuivre de plus en plus en master 2, les universités ayant créé beaucoup de diplômes de master 2 depuis cinq ans. La plupart finissent par trouver une place sauf dans certaines filières, notamment en sciences humaines.

Mais la véritable question reste celle de l'employabilité de la licence, toujours bien plus faible que celle du master. Théoriquement, les étudiants titulaires d'une licence doivent disposer de compétences suffisantes pour réussir une insertion professionnelle. Ce n'est guère le cas aujourd'hui. Aussi plus que jamais, le diplôme de master reste le Graal pour la majorité des étudiants quitte à ce que certains se cassent les dents en cours de route.

Par Marie-Estelle Pech

vendredi 21 octobre 2011

L’alternance dans le SUP, ça paye !

11 chroniques sur l’alternance dans le SUP depuis le 1er septembre 2011. Aujourd’hui, chronique sur l’insertion professionnelle des apprentis. Les diplômés de 2ème cycle, qui ont obtenu, au cours de leurs études, un ou plusieurs contrats en alternance (70% en contrat d’apprentissage et 30% en contrat de professionnalisation) dans une entreprise industrielle (40%), de services (60%), ont-ils une meilleure insertion que les diplômés en formation initiale, avec ou sans stage ?

L’enquête 2011 de l’Association pour l’Emploi des Cadres (APEC) auprès des diplômés 2010 répond clairement “Oui” à cette question. Source. APEC, L’alternance dans l’enseignement supérieur, septembre 2011. L’enquête quantitative 2011 a été complétée par des entretiens auprès de diplômés “alternants”, d’étudiants en cours d’alternance, de responsables de l’alternance dans les établissements.

L’alternance a progressé rapidement ces dernières années dans l’enseignement supérieur mais d’importants efforts de développement sont encore nécessaires. Selon l’APEC, elle est inégalement développée selon les filières de formation (page 12). Trois champs offrent près de la moitié des possibilités de mener des études en alternance. Les diplômés en gestion et comptabilité représentent 29% des diplômés qui ont obtenu leur diplôme en alternance (et seulement 8% des diplômés non alternants). Une situation inverse est observée en sciences humaines (9% des diplômés en alternance et 20% des diplômés non alternants).

Plus de 90% des jeunes diplômés concernés se disent “très satisfaits” ou “satisfaits” d’avoir suivi une formation en alternance (le principal motif de satisfaction est d’avoir intégré le monde de l’entreprise). L’alternance s’avère payante en termes d’insertion (pages 27 à 32). 40% des diplômés “alternants” ont reçu une proposition d’embauche dans l’entreprise d’accueil (29% seulement pour les non alternants “stagiaires”). 83% ont trouvé un 1er emploi dans les 8 mois suivant l’obtention de leur diplôme (76% pour les non alternants).

Les conditions d’emploi sont toujours meilleures pour les alternants. Davantage de contrats stables lors du 1er emploi (58% contre 48%). Davantage de statuts de cadre pour les diplômés en apprentissage (73%) que pour les diplômés en contrat de professionnalisation (42%). Des salaires significativement plus élevés : 30.300 euros annuels bruts pour les diplômés apprentis, 27.600 pour les diplômés issus d’un contrat de professionnalisation, 26.000 pour les diplômés n’ayant pas suivi de formation en alternance…

L’APEC a choisi de faire des enquêtes au printemps suivant l’obtention du diplôme. Ce délai est trop court pour mesurer le devenir à terme de l’insertion. L’enquête est donc critiquée, mais elle a le grand mérite d’exister depuis plusieurs années et d’utiliser exactement la même méthodologie. Les résultats des enquêtes APEC peuvent donc être comparés d’une année sur l’autre. C’est un atout décisif pour elles.

La plupart des enquêtes des Observatoires universitaires et du CEREQ observent une montée progressive du taux d’emploi au cours des 18 premiers mois après l’obtention des diplômes, puis une stabilisation. Deux à trois ans après l’obtention de leur diplômes, les diplômés “alternants” ont-ils encore un avantage sur les diplômés non alternants ? L’enquête Génération 2007 le dira peut-être un jour, le CEREQ n’étant pas pressé d’en publier les résultats.

L’enquête de l’OFIPE de l’université de Marne la Vallée sur la situation au 1er décembre 2010 des 956 diplômés de master 2008 confirme les résultats de l’APEC. 30 mois environ après l’obtention de leur master, les 272 diplômés qui ont bénéficié d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation au cours de leur formation ont de meilleures conditions d’emploi (tableau de la page 3). Ils ont obtenu leur 1er emploi plus rapidement. Ils sont moins au chômage. Ils ont plus souvent un contrat stable. Ils sont plus souvent cadres. Les “alternants apprentis” gagnent les salaires les plus élevés. Appel aux autres observatoires : enquêtes qui confirment ou infirment ces résultats ?


Article du on Mercredi, octobre 19th, 2011 at 14:37 dans la rubrique Insertion professionnelle.

http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/10/19/lalternance-dans-le-sup-ca-paye/

mercredi 28 septembre 2011

Poursuivre ses études après un master

Vous êtes titulaire d’un master mais souhaitez peaufi ner votre parcours de formation en vous lançant dans un nouveau programme diplômant. Pourquoi pas ! Un cursus complémentaire donnera à votre profi l des atouts supplémentaires pour convaincre de futurs employeurs. Explications avec Paul Nihoul, professeur en droit international à l’université catholique de Louvain.

Le master complémentaire présente plusieurs avantages : spécialisation, association à une université prestigieuse, ouverture à une autre culture, transition avant le monde du travail… De plus, s’il arrive d’être trop qualifié pour un poste particulier, on n’est jamais trop qualifié pour le marché de l’emploi en général !

Miser sur un master à l’étranger
Le master à l’étranger est, pour moi, l’option idéale. Pourquoi étudier encore dans la langue de sa formation initiale ? L’apport serait inévitablement limité. L’avantage principal de ce type de master est de pouvoir fonctionner ensuite dans cette langue au niveau professionnel. D’ailleurs, la formation post-master est souvent liée à une carrière internationale.

Si l’on s’oriente vers ce type de carrière, la formation post-master est généralement indispensable. En revanche, elle est moins importante si l’on veut travailler dans un environnement régional ou national. Mais connaître des langues est un gage de sécurité sur le marché de l’emploi actuel et dans l’avenir, car le monde est en train de devenir de plus en plus international.

La question du financement
Financer un post-master n’est pas toujours à la portée de tous, surtout si l’on veut étudier à l’étranger. Beaucoup de jeunes Belges sont habitués à l’idée que les études sont gratuites ou presque. Or, les études ont un coût. Les étudiants sont confrontés à cette réalité lorsqu’ils se renseignent sur les droits d’inscription à l’étranger. Cela ne doit pas les effrayer mais cela peut les aider à affiner leur projet. Il ne faut donc pas se décourager à cause du prix, quitte à attendre.

Souvent le choix final de l’université dépendra du budget, mais il ne faut pas oublier que l’étudiant ne sera gagnant que si son post-master lui permet d’acquérir un diplôme provenant d’une excellente institution, sanctionnant de nouvelles compétences et acquises dans une langue étrangère.

Savoir ce que l’on veut
Il existe quantité de masters complémentaires. Il y a les spécialisations, les masters linguistiques, les études à l’étranger… Pour bien choisir, il faut avant tout avoir une idée claire du job qui vous intéresse et de ce que vous attendez de votre carrière. Ensuite il faut choisir le bon programme. Cela demande donc de prendre une multitude d’informations. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte dans votre recherche. Il faut enquêter au moins sur le programme que vous recherchez, les universités qui le proposent, la (ou les) langues du programme et son coût.

Éviter le piège de l’éternel étudiant

Une fois votre diplôme en poche, si vous préférez poursuivre vos études plutôt que de vous lancer tout de suite sur le marché de l’emploi, l’idée est bonne a priori. Mais il ne faut surtout pas avoir l’air, aux yeux de votre futur employeur, d’un éternel étudiant. Il faut que ce master complémentaire ait une réelle plus-value sur le marché de l’emploi. Le plus important, c’est de choisir une formation qui soit complémentaire de votre diplôme principal. Par exemple, si vous êtes diplômé en lettres, vous pouvez vous orienter vers un métier spécifique (agrégation, diplôme en gestion, ressources humaines, etc.). Si vous avez opté pour une carrière scientifique, vous pouvez, par exemple, développer vos langues, etc.

Attendre le bon moment
Parfois, cela peut-être une bonne idée d’attendre quelques années pour savoir comment orienter sa carrière. Après quelques expériences professionnelles, vous saurez probablement mieux le job qui vous convient, la filière dans laquelle vous vous sentez à l’aise. Vous pourrez également avoir envie de monter votre société, ce qui demande de suivre des formations adéquates. Certaines formations demandent d’ailleurs une expérience professionnelle. Du point de vue financier, vous vous sentiez également plus à l’aise.

Marie-Noëlle Rasson

http://www.studyrama.be/spip.php?article1969

vendredi 9 septembre 2011

Un Master "3D multimedia technology"

Suite à un appel à projets des ministères français et norvégien chargés de l'enseignement supérieur et du ministère français des affaires étrangères et européennes, un parcours de Master franco-norvégien en "3D multimedia technology" entre la Faculté des Sciences de l’Université de Saint Etienne et le Collège Universitaire de Gjøvik vient d’être créé. Ce projet vise à mettre en place un co-diplôme de Master dans ce domaine.
 
Cette nouvelle formation de Master, qui ouvre en septembre 2012, s’appuie sur le Master "Optique, Image, Vision" stéphanois et sur le Master in "Media Technology" norvégien. Avant d’aboutir à la délivrance d’un diplôme conjoint, les étudiants recevront ces 2 diplômes. Le cursus s’appuie sur les offres de cours existantes dans les masters nationaux de chacun des partenaires.

Les 2 premiers semestres se déroulent à Saint-Etienne, une partie des enseignements seront dispensés à distance, selon un programme de cours réparti entre les deux Universités. Le 3e semestre s’effectuera à Gjøvik selon les mêmes modalités d’enseignement. Le quatrième semestre sera consacré au stage et au mémoire de Master. Il pourra s’effectuer en laboratoire ou en entreprise, en France, en Norvège ou dans un autre pays.

Pour accéder à cette formation, les étudiants doivent détenir un diplôme de niveau Licence ou équivalent (180 ECTS, BSc) en informatique (Computer Science). Elle est ouverte à tout étudiant (sans distinction de nationalité) qui sera recruté notamment sur la base de l’excellence de son dossier, sa motivation et ses compétences linguistiques (afin d’internationaliser la formation et de la rendre compétitive, la formation est entièrement enseignée en anglais).

Pour la 1ère promotion, un effectif d’au moins 9 étudiants est prévu. Ensuite une augmentation progressive du nombre d’étudiants est envisagée (12 puis 15 au moins). Le financement des autorités françaises et norvégiennes est destiné à la mobilité des étudiants et des enseignants-chercheurs impliqués ainsi qu’aux coûts liés à la promotion du Master.