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mercredi 18 septembre 2013

L'adoption du livre numérique au Canada, chez les parents et les enfants

L'un va-t-il vraiment sans l'autre ?

L'organisme canadien BookNet, à but non lucratif, présente les résultats d'une étude portant sur les lecteurs adolescents, montrant que si plus du quart d'entre eux lit en numérique, ce chiffre va augmenter. Dans les foyers canadiens, on retrouve en effet une demi-douzaine d'appareils que les ados utilisent quasiment tous - et parfois pour lire. Même les familles qui ne lisent pas d'ebooks estiment qu'elles s'y mettront sous peu. 


nooccar, CC BY 2.0
En comparaison, aux Etats-UYnis, la moitié des enfants de 2 à 13 ans pratiquent l'ebook. Chez les voisins canadiens, 41 % des parents et 27 % des adolescents (14/17 ans) ont déjà adopté ce mode de lecture. La perspective, ce sont les tablettes, tout d'abord parce que les parents sont plus susceptibles d'en acheter un modèle qu'un lecteur ebook dédié.

Ce qui marque, c'est que les adolescents n'affichent pas de claire préférence pour l'un ou l'autre format : 37 % apprécient l'imprimé, 29 % choisissent le numérique contre 34 % qui n'ont pas de préférence particulière. Évidemment, pour les enfants dont les parents ont opté pour le numérique, l'adoption se fera dans un avenir proche, de l'avis même des parents.

Pamela Millar, directrice des relations avec les clients de BookNet, même les parents qui n'ont pas adopté le format numérique prédisent qu'ils l'adopteront sous peu - aussi la tendance globale se dirige vers le livre numérique. Selon elle, l'effort et l'acceptation de l'interprofession pourraient d'ailleurs porter les efforts marketing vers ce format.

Un des autres points évoqués dans l'étude concerne la découverte de livres, et le bouche à oreille, toujours le facteur le plus important dans la découverte de livres. Les informations sur les auteurs et le livre en ligne sont particulièrement recherchées : 43 % des parents lisent des extraits avant d'acheter, et 18 % le feront dans le futur.

Sur ce point, le réseau social français Babelio avait montré que pour 79,3 % des membres, le bouche à oreille représente « au moins une part importante » de leurs lectures, et de la découverte de livres.

Et en matière de conseils, les parents sont, pour leur progéniture, à la recherche notamment d'applications, « qui ont un potentiel en tant qu'outils pédagogiques efficaces ». Près de 50 % des parents approuvent ce type de contenu, et attendent des applications amusantes, éducatives et améliorant les compétences en lecture. Pour les éditeurs, il devient important de promouvoir des applis éducatives, puisque 40 % des parents sont disposés à en acheter, et qu'en parallèle, 80 % des applis éducatives vendus dans l'iTunes Store sont destinées aux enfants.

De quoi comprendre la volonté d'Apple de mettre en place un secteur spécialement consacré aux enfants dans son App Store, pour distinguer plus nettement les applis classiques ce celles destinées aux plus jeunes.

L'étude complète est disponible à cette adresse, à partir de 500 $.

via Digital Book World

Le mardi 17 septembre 2013 à 08:22:08

mercredi 9 mai 2012

45% des parents espionnent leur ado sur Facebook


9 mai 2012 at 08:57

Dévoilée dans le JDD du dimanche 6 mai, et réalisée par AVG, une société de sécurité, l’étude en question révèle que 45% des parents n’hésitent plus, désormais, à surveiller leurs enfants via le réseau social Facebook. Les parents sondés se défendent d’être des espions et affirment surveiller leurs adolescents à travers Facebook « pour leur bien »…

Ils connaissent le mot de passe

Malins, les parents connaissent le mot de passe de leur ado, pour 72% d’entre eux.
49% des mères espionneraient leur adolescent, contre 39% chez les pères.

Selon Laurence Le Douarin, sociologue questionnée par le JDD, «nous sommes dans un contexte de panique morale qui génère de l’angoisse, les parents cherchent des stratégies pour vérifier que leurs enfants ne font pas tout et n’importe quoi».

Avec le suicide des ados, des histoires d’amitiés qui ont mal tourné ou une vie privée déballée sur Internet, entraînant la honte et la perte de confiance en soi, les histoires toutes plus déprimantes les unes que les autres, liées à Facebook, poussent les parents à s’inquiéter de plus en plus pour leur progéniture.

Les mères auraient également peur que leur ado visite un peu trop souvent des sites pornographiques… Discuter de sexualité n’est donc pas si évident en 2012… Elles craindraient également les jeux d’argent en ligne et le téléchargement illégal.

Les plus grands espions chez les parents ne sont pas Français

Que les ados français se rassurent, ils ne sont pas les plus à plaindre, puisque l’étude révèle que ce sont les parents américains et espagnols qui sont passés maîtres dans l’art de l’espionnage sur Facebook.

Ils sont 61% à surveiller leurs enfants à travers leur compte Facebook. L’étude, qui a été menée dans onze pays, auprès de 4 400 parents d’ados âgées de 14 à 17 ans, révèle en outre que les parents canadiens et italiens sont 54% à se connecter sur le compte Facebook de leur ado.

Pour le psychologue Michael Stora, membre fondateur de l’Observatoire des mondes numériques, «beaucoup de parents vont utiliser Internet comme un outil de contrôle parce qu’ils ne supportent pas que leur ado leur échappe».

De nos jours, les ados ne font plus le mur, ils traversent une fenêtre beaucoup plus discrète : celle d’Internet.

http://www.jepic.org/actualites/45-des-parents-espionnent-leur-ado-sur-facebook-7993/