lundi 30 juillet 2012

Ramadan : ceux qui le font, ceux qui ne le font pas

Le ramadan, un mois dont le respect des us et interdits
est autant liés au culturel qu'au cultuel. © AFP
 
30/07/2012 à 09h:04 Par F. Dahmani, T. Hafid, et Y. A. Akdim

La plupart des musulmans, qu'ils soient ou non pratiquants, ont entamé le 20 juillet trente longs jours de privations. En Tunisie, comme en Algérie et au Maroc, le respect des us et interdits liés à ce mois sacré est presque aussi culturel que cultuel. À quelques différences près. Notamment au regard des non-jeûneurs.

En 1964, Bourguiba, buvant un jus de fruit en public durant le ramadan, signifiait au peuple que la construction du pays avait priorité sur les coutumes, et suscita alors une énorme polémique. De fait, en Tunisie, comme en Algérie et au Maroc, le respect du ramadan a toujours été bien plus ancré dans les moeurs que la prière. Quarante-huit ans et une révolution plus tard, à la faveur de l'émergence islamiste, les Tunisiens se révéleraient-ils plus conservateurs et moins tolérants que les autres Maghrébins et que leurs aînés ?

Les musulmans qui ne jeûnent pas, désignés avec dédain par le sobriquet de fatara (« ceux qui mangent »), sont perçus comme des mauviettes, sans volonté, incapables de supporter quelques privations - comparables à celles qu'observent les Juifs lors de Yom Kippour et les chrétiens pendant le mois de carême. En revanche, contrairement au droit algérien ou marocain, la loi tunisienne ne prévoit aucune sanction contre ceux qui n'observent pas le ramadan et n'interdit pas aux établissements de servir leurs clients.

Bras de fer tunisien

Depuis quelques années, les patrons de café et de restaurant hésitent cependant à lever le rideau pendant la journée. « La demande est là, et beaucoup de Tunisiens, surtout en milieu urbain, ne jeûnent pas, mais avec les islamistes ultras, ouvrir est un risque que je ne veux pas courir », explique un cafetier du centre de Tunis. Son propos n'est pas exagéré. L'autoproclamé défenseur des moeurs et de la vertu, Adel Almi, président de l'association Al-Jamia al-Wassatia Li Tawia Wal Islah (« Association centriste de sensibilisation et de réforme »), invite le gouvernement à retirer leur licence aux établissements ouverts durant le mois sacré et intime aux fatara de ne pas provoquer les salafistes en s'affichant.

Comme celui des quatre autres piliers de l'islam, le respect du jeûne relève d'un choix personnel et sa non-observance a toujours été entourée d'une discrétion que certains estiment hypocrite. « Je n'ai pas de comptes à rendre aux hommes. Je ne suis pas pratiquant, je ne jeûne pas et nul ne peut m'y obliger. Pourtant, depuis quelques années, la pression sociale est telle qu'on finit par se sentir honteux », confie Farès, blogueur actif durant la révolution. « Le regard des autres est tel qu'il peut conduire à des drames. Des malades ou des personnes âgées s'entêtent à jeûner, mais beaucoup finissent aux urgences », remarque un médecin de l'hôpital de Sahloul, à Sousse.

Alors que les communautés juive et chrétienne ne changent pas leurs habitudes mais observent plus de retenue en public, nombre de musulmans ont fait des provisions d'alcool, et la bière est en rupture de stock, du jamais vu. Le ramadan, qui tenait plus d'une coutume culturelle que cultuelle dans les années 1970-1980, symbolise désormais, en Tunisie, le bras de fer entre pratiquants et non-pratiquants.

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Où en est la Constitution tunisienne ?

Thierry Brésillon
Journaliste
Publié le 29/07/2012 à 08h42


L’hémicycle de la Constituante (Thierry Brésillon)

Les travaux de l’Assemblée constituante progressent et les grandes lignes de la future Constitution commencent à se dessiner. Mais le rôle du chef de l’Etat et la place de la référence religieuse restent des points de conflit.

Pour l’instant, le travail de rédaction de la Constitution est encore au stade des six commissions chargées des différents chapitres.

Un régime parlementaire monocaméral

L’ensemble des partis est favorable à un régime parlementaire où le chef du gouvernement est responsable devant le Parlement, comme le déclare Selim Ben Abdesselem, député Ettakatol :

« Personne ne veut d’une concentration des pouvoirs entre les mains du Président. Ni un régime présidentiel à l’américaine, ni même un Président fort à la française. »

Le choix d’un système monocaméral (avec une seule Assemblée) a fait consensus. Certains avaient proposé une seconde chambre représentative des régions. Mais les Constituants sont allés à la simplicité.

Conflit sur la présidence

En revanche, le rôle et le mode d’élection du président de la République constituent un point de blocage entre Ennahdha et les autres partis politiques. Le 3 juillet, la commission des Pouvoirs législatif et exécutif a adopté le principe de l’élection du président de la République par l’Assemblée. Mais en l’absence de la majorité des élus non-membres d’Ennahdha. Manœuvre de pression psychologique a dénoncé Samia Abbou, députée CPR. Déroulement normal des travaux de la commission selon le règlement intérieur rétorque Zied Laadhari, vice-président Ennahdha, de la commission, qui a fait procéder au vote.

La question sera tranchée en plénière, mais pour l’instant aucun accord n’est en vue. Quelles sont les deux options en présence ?

Ennahdha souhaite un régime parlementaire avec un Président faible, comme le justifie Zied Laadhari :

« Nous avons souffert de la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme. Nous considérons qu’un Président doté d’une légitimité populaire directe, quels que soient les pouvoirs qui lui sont attribués, aura forcément tendance à prendre davantage de poids, d’autant plus qu’en tant que chef de majorité il aura la maitrise de l’Assemblée. »

L’autre option, qualifiée improprement de régime mixte, est plutôt un régime parlementaire avec un exécutif bicéphale : un Premier ministre responsable devant le Parlement et président de la République élu au suffrage universel dans le but explique Fadhel Moussa (groupe démocrate) :

« De lui accorder la même légitimité qu’au Parlement afin qu’il ait une stature lui permettant d’empêcher les dérives du gouvernement et de la majorité parlementaire. Il serait un garant de l’intérêt supérieur du peuple. »

Sélim Ben Abdesselem précise :

« Un Président élu par le Parlement serait l’homme d’une coalition de partis, ce serait un Président faible incapable d’équilibrer les pouvoirs. Un Président élu par le peuple serait une personnalité respectée disposant d’une autorité morale. »

Derrière cette querelle juridique, les motifs politiques sont évident : la crainte de voir Ennahdha remporter les élections législatives et contrôler de ce fait les pouvoirs législatif et exécutif, reproduisant, à défaut du pouvoir d’un seul homme, le pouvoir d’un seul parti. Et l’espoir de faire élire un candidat plus consensuel. Mais l’élection du président de la République au suffrage universel sera-t-il forcément un facteur d’équilibre ? Reproduira-t-elle la personnalisation du pouvoir, ou sera-t-elle un facteur de tension au sommet de l’Etat ?

Pluralisme et contre-pouvoirs

Le vrai problème, c’est que les constituants cherchent à apporter une solution institutionnelle à la faiblesse des partis en dehors d’Ennahdha. Or, comme le rappelle, avec sagesse Kais Saied, professeur de droit constitutionnel :

« Le problème fondamental est l’équilibre des pouvoirs. Or un réel équilibre ne peut être instauré que s’il y a un pluralisme politique, si la configuration des partis permet une aération du jeu politique. »

L’attention se tourne donc vers le statut de l’opposition au sein du Parlement. Un consens sus devrait pouvoir pour la doter de pouvoirs, notamment pour former une commission d’enquête. Des contre-pouvoirs instititutionnels sont également à l’étude.

Sept instances constitutionnelles sont prévues :
  • une cour constitutionnelle,
  • un Conseil supérieur de la magistrature,
  • une instance électorale indépendante,
  • une instance de régulation les médias,
  • un Conseil des droits de l’homme,
  • une instance de lutte contre la corruption,
  • une instance pour le développement durable et les générations futures.

Cette dernière institution, la plus novatrice, aurait pour rôle, explique Nadia Chaabane (groupe démocrate), une des plus engagées dans la défense de ce projet :

« D’émettre des avis sur tous les textes de lois dans les domaine économique, social et environnemental. Avec obligation de justifier le fait de ne pas suivre l’avis. Sur deux aspects, endettement et environnement, ses avis seraient obligatoires. »

Retour de la référence à la religion

L’autre bataille dans l’élaboration de la Constitution reste la place de la religion. Ennahdha avait renoncé à y inscrire une référence à la charia comme source de droit. Mais les députés les plus conservateurs siégeant au sein de la commission du Préambule, notamment Habib Ellouze, sont revenus à la charge et proposent de donner à l’article 1er, selon lequel « la religion de la Tunisie est l’islam », une valeur supra-constitutionnelle.

L’intention est claire : il s’agit de donner à cette référence une valeur normative qui s’imposerait à l’ensemble du système juridique.

La question se joue également au sein de la commission des droits et des Libertés où les députés Ennahdha ont adopté une disposition restreignant la liberté d’expression en ces termes :

« La liberté d’expression, d’information, de création et de l’art est garantie, à condition de ne pas constituer un trouble à l’ordre public et aux bonnes mœurs. »

Les condamnations récentes ont montré que ces allusions à l’ordre public et aux bonnes mœurs pouvaient servir à imposer le respect du sacré dans un sens très extensif.

Ultime recours : le référendum

Les six commissions devraient prochainement rendre leur copie à une commission de coordination chargée d’harmoniser l’ensemble du texte, qui sera ensuite débattu en séance plénière article par article. La vraie bataille se jouera là.

L’ensemble du texte devra être adopté aux deux tiers de l’Assemblée. Or même en étant isolée sur le rôle de la présidence et la liberté d’expression, Ennahdha dispose de plus d’un tiers des sièges et peut donc empêcher l’adoption du texte.

Faute de consensus, le texte sera soumis au référendum. Voilà qui promet encore quelques mois de querelles politiques, alors que lafrustration sociale ne cesse de croître.

http://blogs.rue89.com/tunisie-libre/2012/07/29/ou-en-est-la-constitution-tunisienne-228105

La police tunisienne en miettes

29 juillet 2012, par Georges Moréas

La Tunisie va mal et la police aussi. C’est du moins ce que me dit un policier tunisien dans un mail envoyé récemment. Depuis le départ de Ben Ali, le pays semble partagé entre l’idéalisme démocratique, né de la Révolution, et claironné par le président provisoire Moncef Marzouki, et une aspiration profonde à l’islam. Et cette ambigüité pèse lourdement dans la musette des policiers.

A priori, dans la rue, ce sont bien les lois islamiques qui prennent le pas sur les lois républicaines. Ainsi, en cette période de ramadan, les forces de sécurité sont souvent à l’œuvre pour fermer les bars et les restaurants, ces endroits ouverts aux « non-jeûneurs ». Mais certains s’interrogent sur la base légale de ces interventions. Et, en l’absence de loi, il semble bien que le ministre de l’Intérieur cède à la pression des « religieux » et notamment à une sorte de congrégation qui il n’y a pas si longtemps, s’appelait encore « Association de la promotion de la vertu et de la prévention du vice ». Il y a quelques jours, lors d’une opération destinée à fermer ces lieux de... perdition situés dans le centre commercial Carrefour, en périphérie de Tunis, mal à l’aise, les policiers ont justifié leur action en invoquant le principe de précaution : éviter que les salafistes ne viennent tout casser. On pourrait donc penser que la police plie devant la milice des extrémistes. Mais en fait, ils ne peuvent guère dire autre chose, les policiers, car en obéissant à un ordre sans base légale, ils se placent eux-mêmes dans l’illégalité. Cette ambigüité dans les instructions de la hiérarchie flirte avec la sensibilité de chacun. Et cela se traduit par des dissonances : une répression violente, le 9 avril, lors des manifestations pour la Fête des martyrs (commémoration de l’année 1938, lorsque les forces coloniales françaises ont tiré sur la foule), alors que quelques semaines plus tôt ces mêmes policiers offraient des fleurs aux manifestants.

Au mois de juin, des heurts violents ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des groupes islamistes radicaux qui dénonçaient une exposition de tableaux jugée offensante pour l’islam. L’un d’eux, « Femme au couscous à l’agneau », représentait une femme nue avec en arrière-plan des bonshommes barbus. Bilan : un tribunal incendié, plusieurs postes de police attaqués et des dizaines de policiers blessés. Mais ils n’ont pas tiré à balles réelles contre les manifestants, malgré la déclaration du ministre de l’Intérieur rappelant à ses troupes qu’une loi de 1969 leur en donne le droit en « état d’urgence ». L’état d’urgence perdure en Tunisie. Il a déjà été prolongé cinq fois depuis qu’il a été prononcé, en janvier 2011. En principe, il doit prendre fin dans 48 heures – à moins qu’il ne soit à nouveau prorogé.

La plupart des syndicats de police se sont montrés satisfaits de cette déclaration de leur ministre. Cependant, jeudi dernier, alors que des manifestants s’en prenaient à la préfecture de Sidi Bouzid, sur le terrain, les forces de l’ordre se sont limitées à des tirs de sommation et à l’utilisation de gaz lacrymogène. Que se serait-il passé dans le cas contraire ? On se souvient en effet que c’est devant cette même préfecture qu’un jeune vendeur de fruits et légumes, Mohamed Bouhazizi, s’était immolé par le feu, marquant symboliquement le point de départ de la Révolution tunisienne et par extension du Printemps arabe. Une place de Paris, dans le 14° arrondissement, porte désormais son nom.

Vu de France, il est bien difficile d’y voir clair dans cet embrouillamini politico-policier. Mais il semble bien que la liberté syndicale des policiers soit en train d’en prendre un sacré coup. Les délégués sont sérieusement mis à mal depuis qu’ils ont osé revendiquer une meilleure protection juridique et une amélioration de leurs moyens d’action afin de pouvoir exercer leur métier « dans les meilleures conditions et dans le respect des valeurs des droits de l’homme dans la Tunisie postrévolutionnaire ». Le Syndicat national des forces de sûreté intérieures exige une rupture nette avec le passé. Il faut que le ministre de tutelle arrête de recycler les symboles de l’ancien régime. Mais, pour l'instant, j’ai l’impression que la seule réforme concerne le changement des uniformes... Il y a quelques jours, ils étaient nombreux à manifester suite à l’arrestation (on ne sait pour quel motif) de leur collègue, Issam Dardouri, secrétaire général de la cellule de l’aéroport international de Tunis-Carthage (il aurait été libéré mardi dernier). Pour les syndicalistes, qui prennent d’énormes risques, la société civile doit aussi se mobiliser et les soutenir dans l’approche d’une police républicaine. « Dans le cas contraire, a déclaré un responsable national, je donne six mois à la police pour revenir à sa qualité d’outil de répression ».

En attendant, les sanctions pleuvent : mutations, révocations, arrestations administratives et judiciaires... Et, à l'opposé, pour les plus souples, promotions surprises. Il y a indéniablement une volonté de contrôler les organisations syndicales pour les empêcher de se pencher sur les dysfonctionnements mis en exergue par la Révolution et sur les errements des fonctionnaires « qui ont contribué à la dictature de l’ancien régime ».

A ma connaissance, il n’y a pas eu de véritable épuration après les répressions sanglantes. Seuls quelques dizaines de cadres auraient été renvoyés.

Et tandis que les forces de l’ordre sont déstabilisées et souvent occupées à des missions de maintien de l’ordre, la criminalité prolifère, l’insécurité s’installe et les touristes fuient le pays. La Tunisie pourra-t-elle attendre les élections prévues pour mars 2013 sans verser dans le chaos ? Et demain, quel sera son profil ? Pour Nicolas Clinchamps, maître de conférences de droit public à Paris 13, le pays est« toujours écartelé entre les deux extrêmes de l’islamisme et du nationalisme ». D’autres vont beaucoup plus loin, comme ce cheikh, al-Khatib al-Idrissi, une référence spirituelle pour les salafistes tunisiens. Lui ne se limite pas à une Tunisie sous charia mais envisage carrément une « nation musulmane » mondiale :l’oumma. Pour lui, ce sont les occidentaux qui ont dressé des frontières entre les musulmans, « mais déjà les dictatures chutent : Tunisie, Égypte, bientôt la Syrie… En même temps, d’autres pays s’affaiblissent, tout comme les États-Unis. Ils vont vers l’effondrement et l’islam en profitera ».

On ne peut être plus clair.

http://moreas.blog.lemonde.fr/2012/07/29/la-police-tunisienne-en-miettes/#xtor=RSS-3208

Tunisie : bisbilles au sein du gouvernement

Par Thibaut Cavaillès
Mis à jour le 29/07/2012 à 19:08 | publié le 29/07/2012 à 18:51


Houssine Dimassi, ministre des finances démissionnaire, dénonce la «politique électoraliste de la plupart des membres du gouvernement», qui a pour conséquence, selon lui, de faire «exploser les dépenses de l'État». Crédits photo : FETHI BELAID/AFP


La deuxième démission d'un ministre en moins d'un mois fragilise la coalition au pouvoir.


Le 13 juillet dernier, Moncef Marzouki ravalait sa fierté pour faire état de la «forte cohésion» régnant au sein de l'équipe au pouvoir composée du parti islamiste Ennahda et de deux partis de centre gauche, Ettakatol et le Congrès pour la république (CPR).

Fin juin, le président tunisien avait pourtant vertement critiqué la décision du chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali, d'extrader l'ex-premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi sans le consulter. Vendredi dernier, les tensions ont rebondi avec la démission du ministre des Finances, Houssine Dimassi (indépendant), le deuxième ministre à claquer la porte depuis l'entrée en fonction du gouvernement. Le 30 juin, Mohammed Abbou avait déjà jeté l'éponge. À la tête du ministère de la Réforme administrative, issu du CPR, le parti de Moncef Marzouki, Mohammed Abou reprochait au gouvernement une attitude trop laxiste dans la lutte contre la corruption.

Dans sa lettre de démission rendue publique, Houssine Dimassi explique sa démission par des «désaccords grandissants» avec le gouvernement en matière de politique économique, monétaire et sociale. M. Dimassi dénonce la «politique électoraliste de la plupart des membres du gouvernement», qui a pour conséquence, selon lui, de faire «exploser les dépenses de l'État». Ces «dérapages» ont, d'après lui, pour «objectif de gagner la sympathie de certaines catégories sociales dans la perspective des prochaines élections».

Autre reproche fait au gouvernement: un projet de loi visant à indemniser ou offrir des postes dans la fonction publique à d'anciens prisonniers islamistes. Selon Houssine Dimassi, cette loi «aura pour conséquence d'engager des dépenses additionnelles asphyxiantes pour les finances publiques». Le limogeage, qualifié d'«inique», du gouverneur de la Banque Centrale, Mustapha Kamel Nabli, le 18 juillet, lui est également resté en travers de la gorge. De même que la nomination de son successeur, Chédli Ayari, sans que lui-même, ministre des Finances, soit consulté.

Tentation hégémonique

Dans un communiqué, le premier ministre, Hamadi Jebali, a accepté la démission de Houssine Dimassi, se défendant sur certains points et évoquant des divergences d'opinion. Ce nouvel incident au sein de la troïka prouve qu'il est difficile de siéger dans un gouvernement aux mains d'Ennahda. Le «mouvement de la renaissance» est d'autant plus réticent à partager le pouvoir qu'il a été interdit sous Ben Ali. Aussi, à la mi-juillet, lors du congrès d'Ennahda, l'annonce par son leader Rached Ghannouchi d'un remaniement gouvernemental imminent a surpris. Rached Ghannouchi n'occupe aucune fonction officielle au sein de l'exécutif.

Cette tendance du parti Ennahda à phagocyter l'appareil d'État n'est pas sans rappeler, selon certains observateurs, le comportement de l'ancien RCD de Ben Ali.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/29/01003-20120729ARTFIG00163-bisbilles-au-sein-du-gouvernement-tunisien.php

vendredi 27 juillet 2012

Pour construire la voiture de demain, il faut améliorer la technologie d'aujourd'hui

Par L'Atelier - Paris 27 juillet 2012  



La technologie d'avenir n'est pas nécessairement le fruit d'une création nouvelle. En revanche, elle peut s'appuyer sur des technologies améliorées afin de servir un objectif plus ambitieux à long terme, à l'instar de l'amélioration de la précision sur GPS au service de la voiture autonome.

Si la voiture autonome est un projet sérieux, elle n'est pas prête de voir le jour dans les semaines qui viennent. Non pas que la technologie soit incapable de résoudre la question, mais certains critères ne sont pas entièrement réglés. Comme la question de la localisation, ou plutôt de son coût. C'est la question à laquelle s'emploient à répondre des chercheurs du MIT et de laNanyang Technological University dans le cadre du programme Future Urban Mobility. Afin d'autonomiser un véhicule à un coût raisonnable, ceux-ci cherchent en effet à "développer une technologie qui permette d'améliorer la collecte de l'information permettant cette autonomisation sans une multitude de capteurs onéreux, quelques capteurs qui communiquent entre eux", explique à L'Atelier Hock Beng Lim Directeur, Recherche et Développement de l'Intelligent Systems Centre de la Nanyang Technological University. Pourquoi ? Simplement pour permettre de maximiser la précision de localisation d'un GPS installé dans une voiture. Car l'idée de ce dispositif est de mettre en relation des voitures via un GPS traditionnel.

Des voitures connectées
Plus précisément, le GPS doit permettre au dispositif encore à l'état de projet de définir la position d'un véhicule, "avec une précision de trois à quatre mètres, contre parfois plus de 10 mètres aujourd'hui et sans nécessiter de trop d'informations sur l'environnement ou de trop améliorer les infrastructures", explique Hock Beng Lim. En effet, un ensemble de voitures autonomes ne pourraient pas évoluer "si sa trajectoire était évaluée avec une erreur possible supérieur à la distance moyenne entre des véhicules", ajoute t-il. Aussi, grâce à un algorithme ad hoc, les chercheurs sont parvenus à améliorer la localisation. Concrètement, deux véhicules sont équipés chacun de leur propre GPS communicant entre eux grâce à réseau dédié, par exemple via wi-fi. Mathématiquement, cela permet notamment de préciser la position par confrontation des données.

Des capteurs supplémentaires
Qui plus est, chaque GPS est lui même connecté au même satellite, ce qui permet d'estimer plus efficacement la distance séparant les véhicule. Enfin, quelques capteurs supplémentaires sont ajoutés au dispositif. Ces capteurs ont "pour fonction de recueillir des informations sur l'environnement afin d'améliorer encore la précision de la localisation fournie par le GPS", développe Hock Beng Lim. Ces capteurs peuvent, par exemple, être des caméras. Celles-ci, fournissant des images pouvant être analysées, permettraient également de calculer la différence de distance entre deux véhicules. Mais pas seulement puisque qu'elles offriraient la possibilité de mieux connaître l'environnement, et par exemple de détecter des obstacles. Néanmoins, conclut-il, "un environnement comprenant trop de bruits, par exemple une ville avec beaucoup d'immeubles, affecterait tout même la précision du dispositif".

http://www.atelier.net/trends/articles/construire-voiture-de-demain-faut-ameliorer-technologie-aujourd-hui

CINQ MAUVAISES RAISONS POUR NE PAS ENTREPRENDRE

Saviez-vous que 60 % des adultes du Québec considèrent le métier d’entrepreneur comme une option intéressante1 ? Qu’en est-il des autres? Peut-être pensent-ils à ces mauvaises raisons :

> Croire qu’être entrepreneur « il faut l’avoir dans le sang »… Beaucoup de compétences peuvent s’acquérir. Demandez à l’École d’entrepreneurship de Beauce ce qu’ils en pensent! (eebeauce.com)

> S’imaginer que le fardeau est trop lourd. VOUS N’ÊTES PAS SEUL lorsque vous êtes entrepreneur. De l’aide est disponible (comme le mentorat pour entrepreneurs). Et puis, vous pouvez conquérir le monde si vos proches collaborateurs sont triés sur le volet.

> Penser que toute forme de vie personnelle est illusoire. La copropriété est une des façons de vivre l’entrepreneuriat différemment, un peu plus à son rythme.

> Être persuadé de ne pas avoir les fonds nécessaires. Bien des formes de financement existent et pourraient vous convenir. Des plus traditionnelles (les banques, etc.) aux plus informelles (vos parents et amis).

> Ne pas avoir d’idée d’entreprise. Être entrepreneur ne veut pas simplement dire CRÉER une entreprise. Cela peut aussi vouloir dire en REPRENDRE une, et l’amener vers de nouveaux sommets!

1 Indice entrepreneurial québécois 2011, Fondation de l’entrepreneurship, avec la collaboration de Léger Marketing et la Caisse de dépôt et placement du Québec

Publié sur le Réseau Hebdos de Quebecor Média

Publié par admin dans Actualités le 26 juillet 2012

http://blogue.entrepreneurship.qc.ca/index.php/actualites_fondation/cinq-mauvaises-raisons-pour-ne-pas-entreprendre

How websites compare and relate to each other on the Internet

This zoomable Internet Map is a visualisation of how internet websites compare and connect with each other.

Each circle on the map is a website on the web. The size of the circle is defined by website popularity. The color of the circle is defined by the country of origin (blue – USA, red – Russia, yellow – China, purple – Japan). People flowing from one site to another form connections. The stronger the connection, the closer the websites are to each other.



Go and find your website on the map, see who your friendly websites are.


JULY 24, 2012

Quand une start-up verse 7500 dollars à ses employés pour qu’ils partent en congés payés


Par Philippe CROUZILLACQ le juil 13th, 2012 .

Coup de communication, ou véritable bonne idée ? Peut-être un peu des deux.

Brad Lorang, co-fondateur de la start-up Fullcontact.com explique sur son blog qu’il lui est récemment venue une drôle d’idée…

Un concept simple, le « Paid, Paid, Vacation » à savoir payer ses employés (en l’espèce 7500 dollars par collaborateur, avant impôts), à la seule condition que celui-ci accepte de prendre des vacances, des congés payés, qu’ils s’engagent à NE PAS travailler pendant lesdites vacances, et surtout à se déconnecter, c’est à dire à demeurer aussi loin que possible d’Internet (de Twitter, de Facebook, et de ses mails).

« Dans le monde dans lequel nous vivons, le monde de Twitter, de Facebook, du mail, de l’iPhone, ou des smartphones Android, on est connecté en permanence, ce n’est pas sain », explique sur son blog Brad Lorang.

L’entreprenaute se dit convaincu que des employés qui acceptent de se déconnecter de temps en temps seront plus disponibles et plus productifs pour l’entreprise.

L’initiative a semble-t-il été plutôt bien accueillie. « Nous n’avons reçu aucune plainte pour le moment », indique Brad Lorang. Tout juste la société a-t-elle créée un album photos pour que chacun puisse déposer ses meilleurs souvenirs de vacances, « payées, payées ».

Aux Etats-Unis, les employés n’ont pas loin s’en faut cinq semaine de congés payés par an, mais dans le cas de FullContatc.com, deux semaines plus les jours fériés.

http://www.newzilla.net/2012/07/13/fullcontact-com-quand-une-start-up-verse-7500-dollars-a-ses-employes-pour-qu%E2%80%99ils-partent-en-conges-payes/

dimanche 1 juillet 2012

Panneau énergétique universelle (infinie) et énergie merveilleuse

Publié par : Teslamaniaque, le Dimanche 01 Juillet 2012 - 06:01

Panneau énergétique infinie (solaires, lunaires, magnétiques)

Nom de du système : [ PEI ] (Model 1)


Définition du système et explications :

C’est un système basé sur le même principe que des panneaux solaires conventionnels, mais avec une différence technique dans l’élaboration de sa cellule qui capte ainsi plus d’énergie comme le rayonnement lunaire (nuit), le solaire, toutes températures (négatives à positives) et même tous champs magnétiques naturels et techniques.

Ce qui permet ainsi a ce système de fonctionner en tout lieu même fermé/isolé (non extrême et en fonction du renforcement des matériaux élaborés qui sont de grand choix.)

Principe de fonctionnement :

Son principe de fonctionnement est simple, il capte toutes énergies et la distribue via un système émetteur spécial de transmission de l’énergie avec pour seul lien, un champ magnétique naturel filtré et stabilisé permettant ainsi tout transfert d’énergie vers un récepteur commun qui ainsi redistribue cette énergie stable MAIS SEULEMENT UTILISABLE sur système fréquence COMMUN à (l’émetteur/récepteur) et donc sur appareil en fréquence de consommation commune (électroniques, acheminement, stockage…etc.).

Mais peut permettre ainsi l’élaboration de nouvel technologie (en Informatique sociale, spatial ; locomotion électrique…etc.).

Le système a avant tout comme avantage de produire l’énergie nécessaire pour tout type d’appareil et cela sans AUCUN PROBLEME de QUANTITE ENERGETIQUE, car n’étant plus IMPORTANT.

Ce système ne produit AUCUNE CHALEUR et Produit plus UNE TEMPERATURE NEUTRE ressenti par un VENT LEGER et FRAIS à SA PROXIMITE.

Conclusion :

Donc on peut en conclure qu’un système de se type, peut nous fournir une récupération énergétique d’importance.

Sans pollution et en respect avec l’environnement et tous équilibres vivants.

Concept : Guiet DorianNationalités française, centrafricaine et portugaise

36 Villas - BP : 2509 - Bangui (RCA)

Tél. : 0023675509830

E-mail : guiet.dorian@yahoo.fr

http://www.invention-europe.com/Article627777.htm

Un week-end allongé... d'une seconde !

Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, les horloges du
monde entier prendront une seconde supplémentaire.
Crédit: Jean-Luc Dauvergne
Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, à 0h temps universel, une seconde supplémentaire vient s'ajouter au temps légal de tous les pays du monde.

Cette seconde, dite "intercalaire" compense le lent ralentissement de la rotation de la Terre au cours du temps.

C'est la 35ème fois qu'une seconde intercalaire est ajoutée à nos horloges, à l'initiative du Service International de la Rotation de la Terre et des Systèmes de Référence. Dans chaque pays, l'instance responsable du temps légal est chargée d'introduire cette seconde supplémentaire. En France, il s'agit du SYRTE (Systèmes de référence Temps-Espace), basé à l'Observatoire de Paris (14ème).

Temps astronomique/ temps atomique

Si cette seconde est introduite, c'est qu'il existe un décalage entre le temps astronomique (UT1) et le temps atomique (UTC).

Le premier est défini par la rotation de la Terre sur elle-même, soit environ 24h. Ce temps permet de déterminer l'orientation de la Terre dans l'espace et donc de situer les objets dans le ciel. Une seconde de ce temps astronomique équivaut à 1/86 400ème de jour terrestre.

Du césium pour définir la seconde

Pour obtenir une unité plus précise, les "gardiens du temps" ont choisi de définir la seconde non plus en se basant sur le mouvement de la Terre, mais en utilisant l'une des propriétés quantiques des atomes: leur tendance à émettre un rayonnement à des fréquences toujours identiques. La fréquence de l'atome de césium est ainsi à l'origine de la définition actuelle de la seconde. Elle permet un découpage d'une seconde en 9 192 631 770 « graduations »! La précision du diable...

Problème: le temps astronomique prend constamment du retard sur le temps atomique. En effet, la rotation de la Terre est irrégulière: « Les effets de marées (induits par influence gravitationnelle de la Lune) la ralentissent doucement mais sûrement, de quelques nanosecondes par jour, explique Noël Dimarcq, directeur du SYRTE. Un pouillème qui peut s'avérer très gênant, par exemple pour la navigation ou le positionnement par GPS ».

La Terre est en retard

D'après un accord international signé en 1972, dès que l'écart entre le temps atomique et le temps astronomique dépasse 0,9 seconde, une seconde intercalaire est ajoutée.

Mais comment mesurer ce « retard » de la Terre? « C'est très simple, il suffit d'observer un objet très lointain (sansmouvement apparent) avec un télescope au sol, poursuit le chercheur. L'objet est observé sous un angle précis. Si la rotation de la Terre était stable, l'objet serait observé exactement sous le même angle à la même heure un jour plus tard. Mais ce n'est pas le cas. La mesure l'écart d'angle permet de déterminer le retard de la Terre par rapport au temps atomique, avec une très grande précision ».



Cette horloge atomique est parmi les plus précise au monde. Son oscillateur est un rayon laser (en bleu) dont la fréquence est réglée par une série de petits miroirs. Sa précision est contrôlée grâce à l'atome de strontium. Crédit: Rémy Padilla/Observatoire de Paris

A Paris, des horloges atomiques de pointe

Le temps atomique, lui, est calculé à partir d'une moyenne du temps donné par 350 horloges atomiques réparties sur toute la planète. En France, c'est le SYRTE qui assure l'exactitude de ce temps atomique grâce à des horloges ultra performantes, qui atteignent une précision de 10-16, soit une erreur de seulement une seconde au bout de 300 millions d'années.

Ces horloges sont également des instruments de recherche fondamentale. En 2015, une version spatiale de la fontaine atomique du SYRTE sera ainsi embarquée sur l'ISS dans le cadre de la mission PHARAO du CNES afin de tester très précisément la relativité d'Einstein qui prédit par exemple que le temps ne s'écoule pas de la même manière en fonction de l'altitude. Ainsi, sur l'ISS, le temps s'écoule plus vite que sur Terre, avec une différence d'environ 1 seconde par millénaire.



Une réplique de cette horloge, dite fontaine atomique, sera embarquée dans l'ISS en 2015 dans le cadre du projet PHARAO. Crédit: Rémy Padilla/Observatoire de Paris

Emilie Martin, le 29 juin 2012

http://www.cieletespace.fr/node/9150