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mercredi 18 septembre 2013

Je publie donc je suis (1/4) : Sommes-nous tous devenus des émetteurs ?

VIDÉO | Je donne mon avis, tu donnes ton avis, ton humeur… De Facebook à Twitter, le Web est devenu un immense lieu de prise de parole. Le chercheur Olivier Bomsel nous éclaire.



Dans son dernier ouvrage, Protocoles éditoriaux : qu'est-ce que publier ?, le chercheur Olivier Bomsel s'intéresse à ce que nous faisons tous, désormais, à longueur de temps : publier ! Depuis l'avénement d'Internet et des réseaux sociaux, notre monde est saturé d'images, de tweets, d'avis, de commentaires. Un océan de signes en tous genres, toutefois ordonné par des logiques, des mécaniques, des « protocoles éditoriaux ». Voyage au pays de ses protocoles, où l'on croisera Steve Jobs tout autant qu'Hammourabi ; Marcel Duchamps tout autant que Nabilla.

A lire :
Protocoles éditoriaux : qu'est-ce que publier ? d'Olivier Bomsel (Armand Colin, 2013)

Le 09/09/2013 à 16h25- Mis à jour le 18/09/2013 à 10h15
Réalisation : Pierrick Allain, Emmanuel Tellier

http://www.telerama.fr/idees/je-publie-donc-je-suis-1-4-sommes-nous-tous-devenus-des-emetteurs,101845.php#xtor=RSS-37

lundi 16 septembre 2013

Les médias sociaux influeraient le cycle de vie des publications scientifiques.




Alors que les réseaux sociaux ont définitivement investi les sphères publiques et privées, qu’en est-il de la communauté scientifique ? Nul doute que des écosystèmes sociaux pourraient soutenir les travaux universitaires.

Un scientifique américain sur quarante serait actif sur Twitter selon une étude publiée par laQueen’s University. De même des milliers de billets ont été enregistrés sur les blogs de recherche et 2 millions de scientifiques utiliseraient Mendeley, l’outil de partage de référence dans le domaine.Pour les chercheurs, la puissance des médias sociaux accélérerait radicalement le rythme de publication mais surtout le partage des connaissances. Et pour mesurer la contribution la plus évidente apportée par les médias sociaux, le groupe de recherche a évalué l’évolution de l’amplitude d’un réseau scientifique du fait de l’utilisation de Twitter. Leur constat est le suivant : en plus de ne demander que peu d’investissement, la construction d’un réseau virtuel se développerait bien plus vite que les relations interpersonnelles et offrirait une meilleure visibilité des travaux de recherche.

Des « départements virtuels » aux profils variés

Ainsi, en comparant les tailles relatives de départements universitaires physiques et « virtuels », il a été possible de constater que le nombre médian de followers était sept fois plus important que les relations « physiques » issues d’un département de recherche. Et si la majorité (55%) des followers est composée d’étudiants ou de scientifiques, une proportion non négligeable est composée de professionnels des médias ou du grand public. Auparavant conditionnées par les seuls avis de pairs, ces données semblent indiquer que les études peuvent aujourd’hui englober les apports d’une communauté de non spécialistes. Ainsi, l’étude révèle que seulement 19% des liens vers des articles sont diffusés par une petite communauté de scientifiques quand 47% des tweets de « Nature Chemistry » sont retweetés en moyenne quatre fois.

Une nouvelle dimension du feedback

Et si le nombre de citations est la KPI des études scientifiques, tweeter peut largement agir sur cette mesure. En effet, pour les chercheurs, les articles disposant d’une bonne diffusion sur Twitter dans les trois premiers jours après leur publication étaient onze fois plus susceptibles d’être les plus cités entre 17 et 29 mois plus tard. Mais l’ère des médias sociaux favorise également l’avènement de nouvelles mesures plus complètes et qualitatives que les étroites citations. Ces mesures alternatives ont pour objectif de quantifier de manière plus large l’impact d’une étude ainsi que la portée de la connaissance scientifique au delà des revues spécialisées. Beaucoup de ces mesures sont basées sur des données provenant de partage sur les réseaux sociaux ou de volumes de téléchargements. Enfin, Twitter permet bien évidemment l’instigation d’une discussion en ligne encore méprisée par nombre de scientifiques. La faute aux phrases chocs et accents mis sur des détails croustillants pour augmenter les partages au terme d’une trop grande vulgarisation de la science.

lundi 26 août 2013

Le libre accès aux publications scientifiques atteint un seuil critique

Commission européenne
Communiqué de presse

Bruxelles, le 21 août 2013

Le libre accès aux publications scientifiques atteint un seuil critique

La tendance générale consistant à rendre accessibles gratuitement les résultats de la recherche aux lecteurs, ou phénomène du «libre accès», a été confirmée aujourd’hui par une étude financée par la Commission européenne. Cette étude montre que le libre accès a atteint un seuil critique, environ 50 % des articles scientifiques publiés en 2011 étant désormais accessibles gratuitement. Il s'agit d'une proportion deux fois supérieure à celle que prévoyaient les études antérieures, ce qui s'explique par l'application d'une meilleure méthodologie et une définition élargie du libre accès. Par ailleurs, selon cette étude, plus de 40 % des articles validés par la communauté scientifique et publiés dans le monde entier entre 2004 et 2011 sont désormais librement accessibles en ligne. L’étude examine le cas de l'Union européenne et de certains pays voisins, ainsi que ceux du Brésil, du Canada, du Japon et des États-Unis.

En rendant les résultats de la recherche plus accessibles, le libre accès peut contribuer à améliorer la science, à la rendre plus performante et à favoriser l'innovation dans les secteurs public et privé.Mme Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission européenne responsable de la recherche, de l’innovation et de la science, a déclaré: «Ces résultats nous indiquent que le libre accès est promis à un bel avenir. Le partage des résultats de la recherche dans la sphère publique est bénéfique pour la science et renforce notre économie fondée sur la connaissance.»

L’étude a permis d'examiner la disponibilité des publications universitaires dans vingt-deux domaines du savoir au sein de l’espace européen de la recherche, au Brésil, au Canada, au Japon et aux États-Unis. À l'heure actuelle, dans plusieurs pays et disciplines, plus de 50 % des documents sont mis à disposition en libre accès. La disponibilité gratuite de la majorité des articles est à présent une réalité dans les domaines des sciences et technologies, de la recherche biomédicale, de la biologie et des mathématiques et statistiques. Les domaines où la mise en œuvre du libre accès est moins avancée sont les sciences humaines et sociales, les sciences appliquées, l'ingénierie et la technologie.

Une communication récente de la Commission européenne (IP/12/790) a défini le libre accès comme un élément essentiel à l'amélioration de la circulation des connaissances et par conséquent de l'innovation en Europe. C'est pourquoi le libre accès sera obligatoire pour toutes les publications scientifiques produites avec l'aide de fonds du programme Horizon 2020, le programme de l'UE pour le financement de la recherche et de l'innovation pour la période 2014-2020. La communication en question recommande que dans leurs programmes nationaux, les États membres prévoient des mécanismes similaires à ceux de la Commission.

Mme Geoghegan-Quinn a souligné que la Commission européenne encourage le libre accès en Europe, y compris aux résultats de la recherche financée par ses propres ressources: «Le contribuable européen ne devrait pas avoir à payer deux fois pour la recherche financée par des fonds publics. C’est la raison pour laquelle nous avons fait du libre accès aux publications le principe par défaut du programme Horizon 2020, le prochain programme de l'UE pour le financement de la recherche et de l’innovation.»

Contexte

L’étude a été réalisée par Science-Metrix, une entreprise de recherche spécialisée dans l'évaluation, et portait sur les 28 États membres de l’UE, ainsi que la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande, la Norvège, la Turquie, l’ancienne République yougoslave de Macédoine, Israël, le Brésil, le Canada, le Japon et les États-Unis. Deux autres rapports du même groupe, examinant les politiques de libre accès et la question du libre accès aux données, ont également été publiés aujourd'hui.

Concernant les politiques de libre accès, le rapport a constaté qu'en science, la majorité des 48 premiers bailleurs de fonds considère acceptables les deux formes principales du libre accès, à savoir, le libre accès aux publications dans les revues (approche dite de la «voie dorée» ou «voie hybride») et l’auto-archivage (approche dite de la «voie verte»). Plus de 75 % d'entre eux ont accepté des périodes d’embargo de six à douze mois, correspondant au délai entre la parution d'une publication et le moment où elle est mise à disposition en libre accès.

La troisième étude a toutefois révélé qu'à l'heure actuelle, il existe moins de politiques mises en œuvre en faveur du libre accès aux données scientifiques qu'en faveur du libre accès aux publications. Le libre accès aux données scientifiques connaît une évolution rapide dans un environnement où les citoyens, les institutions, les administrations publiques, les organismes à but non lucratif et les entreprises privées coopèrent avec souplesse en vue d'améliorer les infrastructures, les normes, les prototypes et les modèles commerciaux. Dans le cadre du programme Horizon 2020, le programme de l'UE pour le financement de la recherche et de l'innovation pour la période 2014-2020, la Commission prévoit également de mettre en place un projet pilote concernant le libre accès aux données collectées par la recherche financée par des fonds publics, en tenant compte des préoccupations légitimes liées au respect des intérêts commerciaux, de la vie privée et de la sécurité.

La Commission fera du libre accès aux publications scientifiques un principe général du programme Horizon 2020. À partir de 2014, tous les articles produits avec l'aide de fonds de ce programme devront être mis à disposition en libre accès:
  • soit immédiatement par l'éditeur, qui les publiera en ligne (approche dite de la «voie dorée» ou «voie hybride»); les coûts de publication engagés pourront alors être remboursés par la Commission européenne;
  • soit par les chercheurs, six mois au plus tard après la publication (12 mois pour les sciences sociales et humaines), via des archives libres d'accès (approche dite de la «voie verte»).

Liens

Liens vers les trois études:

http://www.science-metrix.com/pdf/SM_EC_OA_Availability_2004-2011.pdf

http://www.science-metrix.com/pdf/SM_EC_OA_Policies.pdf

http://www.science-metrix.com/pdf/SM_EC_OA_Data.pdf

Site Horizon 2020: http://ec.europa.eu/research/horizon2020/index_en.cfm


Contacts:

Michael Jennings (+32 2 296 33 88) Twitter: @ECSpokesScience

Inma Martinez Garcia (+32 2 298 73 03)


Télécharger le communiqué de presse:
DOC
PDF

Commission Européenne - IP/13/786 21/08/2013

samedi 24 août 2013

Recherche scientifique : au labo, les Chinois !

La recherche scientifique progresse à un rythme effréné en Chine, en quantité comme en qualité.

Photo : CDC / Science Photo Library
Dans son dernier bilan des études publiées dans ses 17 revues savantes, le prestigieux groupe Nature Publishing a observé une hausse de 35 % de 2011 à 2012 du nombre d’articles signés par des chercheurs chinois installés en Chine.

Même si la Chine n’a pas encore rattrapé les pays industrialisés en matière de qualité globale de la recherche, ce résultat prouve qu’il s’y fait de plus en plus de science de calibre mondial.

En 2011, la Chine a produit au total 373 756 publications savantes, au deuxième rang mondial derrière les États-Unis, qui en ont publié 519 573. Le Canada est huitième, avec 80 679 publications.

La Chine devrait toutefois dominer le classement du nombre d’études publiées par pays vers 2022, selon Nature.

Le budget chinois de la recherche progresse de 20 % par an et a atteint 1,7 % du produit intérieur brut en 2012. En pourcentage du PIB, les dépenses de recherche au Canada étaient de 1,74 % en 2011, contre 1,85 % en 2010.




23 août. 2013par Valérie Borde

samedi 8 octobre 2011

Aspects juridiques de la publication scientifique



Guide pratique à l’attention des membres de la communauté universitaire





Laurence Thys

Juriste, assistante à l’Université de Liège


BRUXELLES 2009


COLLECTION « REPÈRES EN SCIENCES BIBLIOTHÉCONOMIQUES »

Sommaire
PRÉAMBULE
INTRODUCTION
GUIDE EN VERSION INTÉGRALE

PRÉAMBULE


Depuis plusieurs années, les universités et académies universitaires de la Communauté française de Belgique sont engagées dans une politique dynamique en faveur de l’Open access. Ce mouvement, initié dans les années 1990, promeut un accès libre et gratuit à l’information scientifique grâce notamment aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Plusieurs initiatives ont ainsi vu le jour, telle la prise en charge, à titre institutionnel, des frais de publications dans des revues Open access fonctionnant selon le modèle dit inversé [1] d’une part et de l’autre, la réalisation de projets spécifiques, dont la création, au sein de chaque université, d’un répertoire institutionnel. Ces répertoires, que l’on appelle également archives ou dépôts, consistent en des serveurs, librement accessibles via l’Internet, sur lesquels les auteurs de documents scientifiques peuvent déposer les références bibliographiques et le texte intégral de ceux-ci.

Au cours du développement de ces répertoires, il est apparu que la communauté universitaire était peu sensibilisée aux aspects de propriété intellectuelle de la publication scientifique,

généralement parce qu’elle en méconnait soit les principes légaux, soit les enjeux. Pourtant, nous assistons depuis quelques années à l’avènement d’un nouvel environnement numérique qui engendre des modes d’exploitation des œuvres originaux et très différents de ceux que nous avons pu connaître dans l’univers analogique. En matière scientifique, l’évolution de la technique ouvre la voie à une diffusion la plus rapide et la plus large possible de l’information, ce qui constitue incontestablement une chance à saisir.

C’est à cette occasion que ce guide a été rédigé pour donner aux chercheurs un aperçu des droits qui sont susceptibles de protéger une oeuvre en espérant qu’alors, ils n’y renonceront plus systématiquement au profit des éditeurs.

L’auteur tient à remercier Myriam Bastin, Eric Geerkens et Paul Thirion pour leur relecture attentive de la présente contribution et leurs suggestions judicieuses. Ses remerciements vont également aux membres de la Commission "Bibliothèques" pour leurs contributions concernant les spécificités de certaines universités.

INTRODUCTION


Vous êtes enseignant, chercheur, assistant ou étudiant à l’université et vous rédigez un article, une thèse, un rapport de recherche, un mémoire… qui devrait être prochainement publié.

Par ailleurs, en tant que membre du personnel ou étudiant, vos contributions devront probablement être déposées dans un répertoire institutionnel et éventuellement diffusées par l’Internet.

Des problèmes juridiques peuvent se poser lors de la rédaction d’un document autant que lors de sa diffusion.

GUIDE EN VERSION INTÉGRALE

À télécharger en format pdf en bas de page

Source
Flash - 216.2 ko
Flash - 216.2 ko
Aspects juridiques de la publication scientifique
Aspects juridiques de la publication scientifique
 
vendredi 7 octobre 2011

par antonin

http://www.collectif-papera.org/spip.php?article1184

mardi 19 juillet 2011

Wikipedia lance un système de notation et de classement des articles

Wikipedia a annoncé via son blog officiel son intention de lancer sur l’ensemble des pages Wikipedia en anglais un système de notation du contenu en fonction de certains critères de qualité comme le niveau de confiance, l’objectivité, la couverture du sujet et le style.

Aft phase 2 Wikipedia lance un système de notation et de classement des articles

 

La note, un gage de qualité ?

Le système a été lancé en mai de manière limitée sur 100,000 articles en anglais (par exemple sur la page du Tour de France 2011). Après avoir analysé les statistiques d’usage de la nouvelle fonction sur ce premier batch d’articles le déploiement va continuer au rythme de 370,000 articles par jour jusqu’à ce que tous les articles en anglais (3,6 millions) en soient dotés.

D’après les premières analyses d’usage de Wikipedia, le système s’est déjà avéré utile pour plusieurs choses et notamment augmenter le nombre de « lecteurs passifs » qui commence à contribuer à la rédaction des articles ainsi que donner aux équipes de modération une manière de voir en direct les articles problématiques qui doivent être retravaillés ou protégés.

Comme pour tout contenu généré par les utilisateurs, la possibilité d’avoir une idée rapide de la qualité du contenu est extrêmement bénéfique. Ceci est d’autant plus vrai que même dans les milieux scientifiques où citer ses sources est un art, citer du Wikipedia, même si la pratique n’est toujours pas acceptée dans la plupart des cas se démocratisera probablement un jour et un système de notation comme celui-ci peut devenir s’il est largement utilisé une preuve de qualité comme un genre de « peer-reviewed journals » populaire.

Rappelons que Wikipedia est déjà à l’heure actuelle incroyablement précis et complet sur les articles scientifiques comme nous l’apprenait un article de 2005 paru dans le très sérieux journal Nature qui plaçait Wikipedia et l’Encyclopédie Britanica au même niveau de confiance.

Le classement des meilleurs articles

Qui dit notation dit moyenne sur les différents critères de notation et qui dit moyenne dit classement général des meilleurs et des pires articles de Wikipédia ! Ecrire un bon article pour la gloire d’être dans le Top 10 de la connaissance globale, ça peut motiver ! Pour l’instant cette fonctionnalité n’est implémentée que pour les notes des dernières 24h mais en toute logique devrait être étendue prochainement. Je vous encourage à regarder un peu ce classement qui révèle déjà des tendances intéressantes, drôles ou déprimantes comme « Rupert Murdoch » dans le Top des pires articles du jour ou la présence inquiétante d’un grand nombre d’articles liés à Harry Potter dans les meilleurs…

Pour l’instant pas de signe d’une quelconque intention de Wikipedia de transcrire ce système de notation en d’autres langues mais si tout se passe bien en anglais il n’y a pas de raison qu’on le retrouve bientôt sur les pages en français !

19 juillet 2011 :: 13:58 :: Par

http://www.presse-citron.net/wikipedia-lance-un-systeme-notation-et-de-classement-des-articles