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dimanche 6 mai 2012

Les inventeurs les plus créatifs d'Europe en lice pour l'European Inventor Awar

Publié par : Temey, le Dimanche 06 Mai 2012 - 06:03

Les inventeurs les plus créatifs d'Europe en lice pour l'European Inventor Award : les candidats sont annoncés

Rendre hommage aux hommes et femmes à l'origine des inventions stimulant l'Union de l'innovation, tel est l'objectif de l'European Inventor Award (EIA) organisé chaque année par l'Office européen des brevets (OEB) et les candidats au titre viennent d'être annoncés. Ce prix récompense les inventeurs qui ont permis une avancée technologique, sociale ou économique majeure.

Un jury international composé de représentants du monde de l'industrie, de la science, de la politique et des médias a présélectionné 15 finalistes parmi quelque 200 inventeurs et entrepreneurs. Les candidats sont répartis en cinq catégories : Industrie, Recherche, Petites et moyennes entreprises (PME), Pays non européens et oeŒuvre d'une vie.

D'après Benoît Battistelli, président de l'OEB : «Les brevets jouent un rôle stratégique puisqu'ils stimulent l'innovation et favorisent l'emploi, ce qui permet à la société de continuer à avancer. Derrière chaque invention se trouvent des hommes et des femmes, poussés par la passion de la découverte et à qui l'Office européen des brevets souhaite rendre hommage. Ils sont les véritables héros de l'économie du XXIe siècle.»

Les finalistes proviennent de sept pays européens et deux pays non européens. Ils sont experts dans différents domaines : technologie médicale et médecine, télécommunications, traitement des eaux usées, recyclage des piles, stockage de l'énergie et environnement, habillement, technologie laser, production ferroviaire et construction.

Trois candidats sont en lice pour la catégorie oeŒuvre d'une vie : l'ingénieur et entrepreneur autrichien Josef Theurer, qui a fondé l'entreprise Plasser & Theurer, leader mondial dans le secteur des machines de pose de la voie ferrée ; le Professeur Josef Bille de l'Université de Heidelberg en Allemagne, spécialiste de la correction de la vision au laser et inventeur de la chirurgie oculaire au laser (LASIK) permettant de soigner la myopie, la presbytie et l'astigmatisme ; Mario Polegato, fondateur de l'entreprise italienne GEOX, qui a inventé et amélioré la chaussure perméable à la vapeur afin de combattre les mauvaises odeurs.

Dans la catégorie Recherche, les candidats sont répartis en trois équipes.

La première se compose du Britannique Jason Chin et de l'Australien Oliver Rackham ; ils ont mis au point une méthode permettant d'intégrer les acides aminés de synthèse à des protéines. Les biologistes moléculaires peuvent ainsi contrôler et répliquer les fonctions des protéines dans les cellules avec une précision sans précédent. Leur invention pourrait révolutionner les méthodes de traitement des patients suivant une thérapie protéinique, comme le traitement par insuline. Elle devrait également permettre de mieux détecter le cancer de la prostate, des ovaires ou du côlon.

La deuxième équipe se compose des chercheurs français Gilles Gosselin, Jean-Louis et Martin L. Bryant ; ils ont mis au point le médicament contre l'hépatite B le plus efficace qui soit.

Le troisième groupe de cette catégorie se compose du Professeur Mark van Loosdrecht, du Dr. Merle Krista de Kreuk et du Dr. Joseph Heijnen, tous trois originaires des Pays-Bas. Ils ont mis au point un système très évolué pour le traitement des eaux usées exploitant la biomasse aérobie qui fait d'ailleurs déjà l'objet d'une utilisation commerciale. Ce processus, appelé NEREDA, réduit la teneur en azote et en phosphate à raison de 95% sans recours à des produits chimiques supplémentaires.

L'EIA est organisé en collaboration avec la Commission européenne et le pays assurant la présidence du Conseil européen à la date de la cérémonie, à savoir le Danemark cette année. Les lauréats seront annoncés le 14 juin lors d'une cérémonie organisée à Copenhague.

L'OEB a été fondé dans le but de renforcer la collaboration entre les États européens en ce qui concerne la protection des inventions. Grâce à la centralisation des méthodes de concession des brevets, les inventeurs sont ainsi protégés dans les 38 pays de l'Office européen des brevets.

Pour de plus amples informations, consulter :

Office européen des brevets (EPO) : www.epo.org

Source : cordis.europa.eu

http://www.invention-europe.com/Article627720.htm

dimanche 29 avril 2012

Mort de Roland Moreno, inventeur de la carte à puce



L'inventeur de la carte à puce, le Français Roland Moreno, est décédé dimanche à Paris à l'âge de 66 ans, laissant derrière lui une technologie qui a révolutionné les usages dans le monde.

Né le 11 juin 1945 au Caire, ce passionné d'électronique était PDG de la société Innovatron, qu'il avait fondée en 1972 et qui a émis tous les brevets de base de la carte à puce. Il dévoile la toute première version de la carte à puce en décembre 1974, et dépose un total de 45 brevets les cinq années suivantes.

L'invention de la carte à puce a débouché sur de nombreux usages, tels la carte de crédit bancaire, la carte SIM utilisée dans les téléphones portables ou encore la carte Vitale.

Les brevets déposés en 1974 tombent éventuellement dans le domaine public au bout de vingt ans ce qui a entraîné la société dans de graves difficultés financières et une lourde réorganisation. Innovatron commercialise des licences utilisant la technologie sans contact Calypso, qui a par exemple été développée pour le passe Navigo utilisé dans les transports publics parisiens.

En 2000, Roland Moreno avait annoncé qu'il offrirait un million de francs à qui réussirait à craquer une carte à puce existante dans un délai de trois mois, un pari qu'il avait gagné.

Le Monde.fr avec AFP | 29.04.2012 à 17h10 

vendredi 27 avril 2012

Canada : Le brevet, le bouclier et l'épée des inventeurs !

En se procurant un brevet, «on se paie un beau bouclier». Vrai. Mais surtout, insiste Mireille Jean, «on se paie l'épée qui vient avec !» Son parcours le confirme : qui sait manier le sabre peut gagner gros. Il y a cinq ans, elle a vendu le brevet de sa petite entreprise saguenéenne de télécoms à nulle autre qu'IBM. L'histoire ne dit pas combien, mais on comprend que ce n'était pas des cacahuètes.

Une vingtaine d'hommes et de femmes d'affaires se sont déplacés, hier, pour écouter les conseils de Mireille Jean, entrepreneure, auteure et conférencière, dans les locaux de Québec International, rue Lavigerie. Elle explique comment fonctionne le monde méconnu des brevets.

«Ils ne sont pas juste là pour nous protéger, ils sont là pour nous faire faire de l'argent aussi !» Son livre Innover c'est bien... mais breveter c'est mieux va dans le même sens.

À la tête de Trioniq, sa PME au Saguenay, elle fait breveter un système qui permet l'insertion et l'extraction de cartes électroniques dans les boîtiers d'ordinateur. Sur le site de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, on lit qu'«un brevet est le droit que vous donne le gouvernement d'empêcher d'autres personnes de fabriquer, d'employer ou de vendre votre invention au Canada». Préparer un dossier peut coûter 20 000 $. Il faut aussi breveter dans autant de pays que nécessaire.

Un actif

Mme Jean comprend qu'un brevet en poche «devient un actif». Elle lance l'opération charme. SGI, le fabricant de superordinateurs de Silicon Valley, lui achète une licence, c'est-à-dire le droit d'utiliser son brevet. Peu après, IBM répond présent. Mais IBM ne veut pas louer, il veut acheter la technologie. Un brevet, «ç'a aucun rapport d'où il est et qui le possède. Ç'a rapport à son potentiel commercial. [...] J'étais en affaires ! Même si j'étais une PME de Chicoutimi qui baragouinait l'anglais comme je pouvais, ça ne changeait rien». Son brevet, c'était le «fonds de commerce» de son entreprise. Mais l'offre d'IBM était assez alléchante pour le vendre. «J'ai ouvert le champagne ! [...] J'étais vraiment fière de moi, Mireille Jean, comme propriétaire de PME, d'avoir négocié, avec ce géant-là, à New York, avec des gens en Californie.»

Dans la salle, Bernard St-Pierre, vice-président aux opérations chez Explora, tend l'oreille. L'entreprise, présidée par Harold Vachon, n'a pas de brevets, mais il commence à penser qu'elle devrait s'y mettre.

Dans le Parc technologique, elle conçoit des solutions sur mesure pour rendre portables des équipements fixes : des contrôleurs de spa, des instruments de mesure, etc. «On développe des choses pour nos clients, des fois on a de bonnes idées qu'on pourrait, au lieu de les développer pour les clients, les développer pour nous-mêmes et les vendre à nos clients», soutient M. St-Pierre. S'il n'a pas songé à demander un brevet pour certaines de ses idées, il est fort possible qu'un client ne s'en soit pas privé...

«Si j'invente quelque chose d'intéressant, au lieu de le vendre à un client, je pourrais [demander un brevet], le vendre [sous licence] à plusieurs et garder mes droits.» Il a beaucoup à gagner : «On est excités de voir tout le potentiel qui serait utilisable chez nous. Ça fait réaliser aux gens : attention ! Vous êtes assis sur du potentiel que vous n'utilisez pas !»

Auteur : Pierre-Olivier Fortin

Source : www.cyberpresse.ca

Publié par : Temey, le Jeudi 26 Avril 2012 - 06:00 

http://www.invention-europe.com/Article627710.htm

jeudi 19 avril 2012

Plus de pouvoir aux inventeurs


Twitter présente un nouveau type d’accord en matière de brevet, qui réserve à nouveau (majoritairement) à l’inventeur la décision d’utilisation de son brevet.

Si vous entrez le mot ‘brevet’ dans la fonction de recherche sur le site de Data News, vous serez submergé de messages où des brevets tiennent la vedette dans la lutte qui oppose des entreprises. Apple, Samsung, Microsoft, Motorola, Google et bien d’autres… Ces entreprises sont sur le marché pour acheter (ou vendre) des brevets, ne serait-ce que pour compliquer la vie de leurs concurrentes en déposant des plaintes liées à de présumées atteintes à ceux-ci. Cela se fait souvent au grand regret et à la colère des personnes qui ont effectué le travail de recherche menant à ces brevets. Aujourd’hui, la plupart des brevets sont le résultat du travail de personnes au service d’entreprises, qui s’emparent ensuite des droits (d’utilisation) de ces brevets des inventeurs en concluant des accords avec eux. Il ne reste plus ensuite à l’inventeur qu’à assister, résigné, comment son brevet est exploité dans la lutte concurrentielle.

Twitter présente par conséquent un nouvel ‘Innovator’s Patent Agreement’ (IPA), qui donne plus de pouvoir à l’inventeur même quant à l’utilisation de son brevet. Concrètement, Twitter propose ainsi à ses propres collaborateurs qu’après le rachat des droits d’utilisation, les inventeurs doivent être assurés que les brevets “ne seront utilisés qu’à des fins défensives” et donc “pas pour entamer des procès d’attaque sans leur autorisation”. Twitter introduira plus tard cette année cet IPA qui s’appliquera à “tous les brevets qui sont attribués à nos ingénieurs”. Une première exigence de l’IPA (v.0.95) a été postée en ligne avec la requête de faire réagir les internautes et pour inciter d’autres entreprises à l’utiliser.

De toute façon, il reste la question de savoir si ce sera bien là une solution au problème de l’abus de brevets. Primo, l’entreprise aura encore tout loisir de décider d’utiliser un brevet à des ‘fins agressives’. L’inventeur pourra dans ce cas certes disposer d’une licence ‘royalty free’ (exempte de droits) qu’il pourra de sa propre initiative octroyer à des tiers, mais avec des limites. En outre, l’accord prévoit bien que l’engagement sera transféré au nouveau propriétaire du brevet, mais il faut encore voir ce que cela donnera dans la pratique. Une autre possibilité consiste peut-être à mettre davantage de pression (de la part des autorités?) sur les entreprises, en vue d’attribuer des licences FRAN (Fair, Reasonable and Non-Discriminatory) sur les brevets. Mieux encore, la véritable solution consiste peut-être à arrêter tout simplement de solliciter des brevets sur les ‘développements’ les plus insignifiants ou les plus évidents, tout particulièrement dans le secteur du software….

Guy Kindermans - 13:37

http://datanews.levif.be/ict/actualite/apercu/2012/04/19/plus-de-pouvoir-aux-inventeurs/article-4000082968111.htm

jeudi 29 mars 2012

Inventer le futur, cela vous tente ?

« Si le produit de vos rêves n'existe pas, aidez-nous à l'inventer » : telle pourrait être la proposition faite par les Living Labs. L'idée est d'inviter tous les acteurs et notamment les utilisateurs (citoyens, collectivités, PME, associations ou institutions), dès la conception d'un service ou d'un produit. En France, il en existe déjà plus d'une trentaine parmi les 274 que compte le réseau européen ENoLL (European Network of Living Labs).

Les Living Labs sont un des aspects concrets de l'innovation ouverte (open innovation) et ils peuvent concerner des secteurs très divers. Pour exemple, le Living Lab « lCT Usage Lab » vise à développer des services pour la ville de demain en collaboration avec les usagers (transports, énergie, bâtiments intelligents, santé). Labellisé en 2006, il est porté par ses quatre fondateurs : CSTB (centre scientifique et technique du bâtiment), Inria, l'université de Nice - Sophia Antipolis etOrange Labs

Dans un Living Lab, les (futurs) utilisateurs se retrouvent autour de la table avec des ingénieurs, des ergonomes, des architectes, des sociologues ou tout autre spécialiste adéquat. En général, ces rencontres sont orchestrées en quatre temps : la création des scénarios d'usage, l'exploration des solutions proposées, l'expérimentation puis l'évaluation... avec la possibilité de retourner à la case départ si le but n'est pas atteint !

Axis : des méthodes et outils pour développer l'innovation ouverte

« Un living lab correspond à une rupture totale de système de pensée et de méthodes de travail ! » explique Brigitte Trousse, responsable de l'équipe de recherche Axis, co-représentante d'Inria au sein d' lCT Usage Lab et co-animatrice du réseau « France Living Labs ».

Emblématique de cette démarche d'innovation ouverte, le projet européen Elliot associe notamment, côté Français, Axis de l'Inria et la Fing. L'objectif est de co-créer les futurs services qui pourraient être apportés par des objets communicants via Internet (Internet des objets) dans les domaines de la mobilité et de la santé. Concrètement, comment utiliser et où placer des capteurs de pollution ? Ou comment tirer parti des montres vertes (détection d'ozone ou de C02, mesure de bruit avec localisation automatique par GPS) ? Quel rôle donner au téléphone mobile dans ces problématiques ?

Multidisciplinaires, les chercheurs d'Axis développent des méthodes et outils destinés aux Living Labs pour recueillir et analyser les usages, faciliter la co-création de services, , aider à la prise de décision, ou capitaliser les connaissances utiles à ce champ d'expérimentation nouveau et prometteur.

Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA)- 28/03/2012 16:36:15

http://www.newspress.fr/Communique_FR_252890_1015.aspx

lundi 3 octobre 2011

Les inventeurs exclus du crédit d’impôt en faveur de la recherche ?

Le crédit d’impôt en faveur de la recherche permet aux entreprises de bénéficier d’une restitution d’impôt calculée sur le volume de leurs dépenses de recherche. Ce crédit est à déduire de l’impôt sur les sociétés ou remboursé en cas d’excédent. L’Article 49 septie F de l’Annexe III du Code général des impôts explicite les types de recherche éligibles au mécanisme (fondamentale, appliquée ou relevant des opérations expérimentales), en déclinant la classification établie par l’OCDE – manuel de Frascati. Les dépenses à prendre en compte (personnels, travaux externes, etc. …) sont listées par l’Article 244 quater B du même code.

A la lecture des textes, on pourrait penser ce dispositif fort intéressant pour les entreprises voulant acquérir une invention et la développer. Car, si selon la définition du CGI, le résultat d’une recherche appliquée éligible est « un modèle probatoire de produit, de système ou de méthode », on ne voit pas comment ce qui précède ou suit notamment une demande de brevet n’en relèverait pas ?

Pour passer de l’invention au brevet, il faut établir un premier modèle probatoire, matérialisé d’ailleurs par le descriptif et les dessins de la demande de brevet. Ensuite, pour aller du brevet au produit, il faut quasi généralement de nouvelles définitions en fonction des contraintes d’utilisation, de fabrication, etc. … L’instruction fiscale 4-A-1-00 en date du 8 février 2000, cite comme exemple de développement expérimental éligible au dispositif « l’acquisition d’un brevet en vue de l’adapter à une application particulière, ou d’aboutir à un produit substantiellement nouveau ».

La France devrait donc être riche de PME prospères parce qu’exploitant les brevets d’inventeurs heureux !

Malheureusement, cela ne convient pas aux services du ministère en charge de la recherche, arrivés dans le débat à la demande des services fiscaux. Se sentant démunis pour évaluer les opérations de R & D, ceux-ci ont fait appel aux experts mandatés par ce ministère, c’est-à-dire à des universitaires. Et bien que les textes aient prévu un simple avis, celui-ci s’est vite transformé en oukase de l’expert parce qu’en pratique le fisc s’estime lié par cet avis. La jurisprudence a pourtant condamné cette position regrettable qui fait que l’on passe ainsi d’une éligibilité déterminée par les textes, éventuellement discutable avec le vérificateur fiscal, au diktat d’un expert invisible !

Mais le pire reste que les experts des services en question n’entendent pas du tout appliquer les textes en vigueur, pourtant émanant d’un parlement démocratiquement élu, mais leur propre vision de ce qui relève de la recherche ou pas. Or celle-ci, qui influence considérablement le nouveau projet d’instruction fiscale en matière de crédit d’impôt recherche, se révèle particulièrement hostile à l’invention. On aboutit ainsi à prétendre qu’un « brevet n’implique pas que des travaux de R&D ont été nécessaires ! » C’est bien connu, les inventeurs ne se creusent pas les méninges, ni ne crayonnent durant d’interminables nuits blanches ! Comme ils ne passent pas non plus des journées entières à chercher le détail d’un agencement jusqu’à en avoir la migraine ! La recherche appliquée n’est plus reconnaissable par l’obtention « d’un modèle probatoire ». Il faut brusquement qu’il y ait la levée « d’incertitudes scientifiques et techniques », sachant que cette condition floue, qui n’existe pas dans les textes, apparait clairement à l’entière discrétion de l’expert ! L’utilisation de technologies courantes est aussi rejetée avec dédain alors que la majorité de ce qu’imaginent les inventeurs indépendants utilisent et mélangent lesdites technologies.

En résumé les choses ont peu évolué au Ministère d’Ubu, toujours à l’heure de l’ancien régime par prétendu savoir divin. L’élevage de biquettes de la Reine Marie-Antoinette devait déjà y relever de la sociologie fondamentale et les turpitudes du financier Necker de la recherche appliquée. C’est d’ailleurs à ce titre que le crédit d’impôt recherche a pu rembourser aux banques une partie des coûts de mise au point des outils financiers toxiques dont nous n’avons pas fini de supporter les conséquences ! En revanche, le développement du fardier à vapeur de M. Cugnot n’aurait pu recevoir un sou d’argent public puisque utilisant des technologies connues à son époque – chaudronnerie et thermique.

C’est ainsi que le beau dispositif pourrait se révéler un piège mortel pour un grand nombre d’entreprises qui auront eu le tort de faire confiance à la Loi. Car on leur demandera, après contrôle fiscal et en fonction d’autres critères que cette Loi, de rembourser les sommes versées !

En attendant, cette situation fait le bonheur des sociétés de conseils ayant dans leur staff et suivant la formule commerciale usitée « des experts connaissant bien les experts… » Pas étonnant donc, les PME n’ayant pas les moyens d’accéder aux « experts connaissant bien les experts… » , que se soient les banques et les grands groupes qui aient le plus bénéficié de cette distribution de fonds publics. Entre poire et fromage expertisés, sans doute ?

Samedi, 1 octobre 2011 :: David Warlet

http://www.geostrategie.com/4200/les-inventeurs-exclus-du-credit-d%e2%80%99impot-en-faveur-de-la-recherche%c2%a0/