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jeudi 9 octobre 2014

Les utilisations civiles des drones

Les drones m’intéressent et me fascinent. Je n’en possède pas et je ne les utilise pas encore. Je n’en suis pas technologiquement spécialiste. Cependant, je peux traiter et analyser les images acquises par des caméras embarquées à bord de drones. C’est le genre de technologie qui va se développer considérablement dans les années prochaines. Leur utilisation va se diversifier et va toucher toutes les catégories humaines, et même les animaux. Comme c'est souvent le cas quand il s'agit de technologies en évolution rapide, la loi a du mal à faire face à la montée en popularité des véhicules aériens sans pilote (UAV). Dans [1], on évoque la tentative de quelques poids lourds de l’industrie qui se sont associés pour constituer la Small UAV Coalition afin d’ouvrir la voie à un usage commercial, philanthropique et civil de petits drones aux États-Unis et dans le monde. Le groupe cherche également à soutenir l'utilisation récréative des petits drones par les amateurs. L'objectif principal de la coalition est de développer un processus réglementaire ouvert qui assure "une exploitation sûre, fiable et opportune des petits drones." Elle fait également pression pour des changements de réglementation afin que les petits drones puissent être exploités au-delà de la ligne de vue avec des degrés divers d'autonomie. Le groupe classe les petits drones dans la catégorie de ceux qui pèsent moins de 25 kg et qui volent généralement à une altitude de moins de 122 m au-dessus du niveau du sol. Ces petits drones sont également alimentés par des batteries rechargeables et peuvent être pilotés manuellement via une télécommande ou de manière autonome en utilisant un programme automatisé se trouvant à bord. Ils peuvent procurer des avantages considérables aux consommateurs de tant de manières passionnantes et pratiques. Cependant, pour en profiter en toute légalité, il faudrait réglementer leur utilisation notamment en ce qui concerne les fréquences de communication utilisés et les questions de vie privée.


Photo: Shutterstock publiée dans [1]

La livraison par drones

Les petits drones peuvent être utilisés dans quasiment tous les domaines ayant une relation avec le géospatial, tels que la photo aérienne, la topographie et la cartographie, l'agriculture de précision, la livraison de produits aux consommateurs, la gestion des catastrophes, le journalisme, et la surveillance. Je vais en présenter quelques exemples qui viennent d’être évoqués pendant cette semaine sur plusieurs sites. Bien sûr, je ne traiterai que les applications civiles. Les militaires ne les utilisent que pour tuer ou faire de la reconnaissance à l’instar de l’information donnée par [2] qui indique que le commandement de l'armée libanaise a annoncé, dans un communiqué, la violation de l'espace aérien libanais, mardi, par deux drones de reconnaissance israéliens. Parmi les applications civiles, on trouve celle publiée sur les deux sites [3] et [4], qui concerne les livraisons de colis avec des drones. C'est DHL en Allemagne qui vient d'obtenir une première véritable autorisation de vol commercial ! DHL vient d'obtenir l'autorisation de livrer des colis par drone au nord-ouest de l'Allemagne et plus précisément sur l'Île de Juist. Les habitants de cette île sont parfois un peu coupés du monde et ont besoin d'être ravitaillés rapidement en médicaments ou autres colis urgents. Le drone de DHL a été baptisé Parcelcopter 2.0. Il s'agit d'un quadricopter capable de voler à une altitude de 50 mètres et à la vitesse de 65 km/h durant 45 minutes avec une charge de 1,2 Kg. Durant le vol, un opérateur sera en charge de surveiller à distance si tout se passe bien et sera même autorisé à prendre le contrôle de l'appareil en cas de problème. C'est une véritable bonne nouvelle que de pouvoir utiliser les drones pour livrer des zones éloignées sans avoir besoin d'affréter un hélicoptère ou un avion beaucoup plus cher. Voir la vidéo.




La deuxième utilisation vient de paraître dans [5] et [6] qui indique que la FAA ("Federal Aviation Administration") aux Etats-Unis allait autoriser six entreprises de production audiovisuelle à recourir à des drones sur le territoire américain. Cette décision est un premier pas vers le développement généralisé des drones au sein de la puissante industrie du film et de la télévision. Jusqu'à présent, les drones étaient bannis des tournages aux Etats-Unis, un pays qui a interdit l'usage des drones à des fins commerciales en 2007. La décision de la FAA marque donc un revirement notable. On s'oriente vers un élargissement des autorisations d'utilisation de drones à des fins commerciales aux Etats-Unis : un marché potentiellement très important...

En plus de cette information, on aussi dans parle [6] du PlexiDrone qui est un drone dont les pièces peuvent être assemblées et préparés pour le vol en une minute. Il dispose d'un support sur ​​sa face inférieure pour attacher une caméra vidéo. Sa monture est personnalisable et peut prendre en charge n'importe quel appareil photo de moins de 1 kg. Le PlexiDrone est piloté avec un appareil mobile iOS ou Android et possède un train d'atterrissage rétractable. Il est muni d’un GPS qui permet d’utiliser le drone pour vous suivre par derrière comme quand on fait du ski, du snowboard, du vélo ou du jogging. La batterie 5000 mAh fournit un temps de vol entre 15 et 35 minutes, tandis que la portée s'étend à 1000 m. Le PlexiDrone arbore également un capteur à l'avant conçu pour détecter des objets dans une proximité de 3 m pour aider à prévenir les collisions. Voir la vidéo.




L'observation des volcans par drones

La troisième utilisation est dans l’observation des volcans [7]. Une équipe de vidéographes a récemment envoyé un drone muni d'une caméra GoPro pour visiter l’éruption actuelle de la fissure Holuhraun au sommet du volcan islandais Bardarbunga. Les résultats sont étonnants et excessivement rares, avec des images en gros plan de bouillonnement et d’explosion du magma. Il faisait si chaud que la caméra (qui vaut 1000 dollars) a fondu et heureusement que la carte micro SD ait survécu pour pouvoir récupérer ces images spectaculaires d’un volcan en éruption.

Pour promouvoir l’utilisation des drones à des fins civiles, le site [8] informe de la tenue, le 10 octobre 2014, au Parc d'Activités Alpespace en France, des 1ères Rencontres Interprofessionnelles Drones en Rhône-Alpes. 200 à 300 participants sont attendus à ce rendez-vous inédit auquel vont participer les professionnels du secteur que sont les fabricants, les prestataires et les télé-pilotes, mais aussi les institutions, les collectivités et les entreprises qui utilisent déjà ces engins révolutionnaires ou qui souhaitent découvrir les solutions qu'offrent ces derniers dans un contexte civil. Des conférences débats vont présenter les drones, l’état des lieux et la législation française et européenne dans ce domaine, ainsi que leurs utilisations actuelles et les perspectives d'évolution. Il y aura aussi des démonstrations de drones et des mises en situation.


Références
[1] Small UAV Coalition formed to promote civil and commercial use of small UAVs. Publié le 2 octobre 2014.
http://www.gizmag.com/small-uav-coalition/34097/?utm_source=Gizmag+Subscribers&utm_campaign=e261f995f7-UA-2235360-4&utm_medium=email&utm_term=0_65b67362bd-e261f995f7-91181277

[2] Des drones sionistes dans le ciel de Liban. Publié le mercredi 01 octobre 2014. 

[3] La livraison par drone arrive en Allemagne par DHL. Publié le 30 septembre 2014. 

[4] Ultra-Portable Camera Robot that You can Swarm. Publié le 26 septembre 2014.

[5] Les drones arrivent sur les tournages américains. Publié le 3 octobre 2014. 
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76851.htm

[6] Modular PlexiDrone homes in on aerial photography.  Publié le 2 octobre 2014. 

[7] Drone with GoPro camera films closeup of Iceland volcano. Publié le 3 octobre 2014.

[8] 1ères Rencontres Interprofessionnelles Drones en Rhône-Alpes. Publié le 7 octobre 2014. 
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76878.htm



dimanche 29 septembre 2013

What Lurks Beneath The Earth's Surface

Shinichi Kuramoto of the Center for Deep Earth Exploration in Japan displays a replica of earthquake fault rock.TOSHIFUMI KITAMURA/AFP/Getty Images

Recently there has been an eruption of revelations from below the surface of the Earth: Major aquifers beneath Kenya and a vast volcano deep in the Pacific Ocean. In just the past six months, there have been reports of new oilfield discoveries in Canada, Colombia, Israel and other spots.

Inner Earth seems to be getting more attention these days than outer space. There may be nothing new under the sun, but there is a lot happening where the sun don't shine. Besides oil and water, researchers are digging for untold minerals and medicinal knowledge and maybe even some of the deepest secrets of all.

Whole Earth Cataloguing

Humans have long imagined what wonders await explorers of the deepest lands and waters. The 19th century French novelist Jules Verne plumbed the fictional depths in phantasmagorical stories such as Journey to the Center of the Earth and 20,000 Leagues Under the Sea.

Invading the planet's interior today is an essential undertaking, says Brenda J. Buck, a geoscientist at the University of Nevada, Las Vegas. "There is much we have to learn about how our interaction with the Earth affects the Earth and all other living things, and how our interaction with the Earth affects ourselves."

For example, many naturally occurring materials are extremely dangerous to our health, explains Brenda, who focuses on medical geology. She names two: arsenic and asbestos. Both substances occur in nature, and asbestos has even been mined for use in many everyday applications. Now we know that both are human carcinogens.

"Where they occur is not always known," Brenda says. "Sometimes it isn't until people get sick that a search is initiated to figure out why. In other cases, routine analyses discover the presence of these materials and routes of human exposure are identified, but then studies are needed to find out if people are getting sick from these exposures."

New research, Brenda says, is revealing more minerals to be carcinogenic. She cites erionite, "a zeolite mineral that is similar to asbestos in size and shape and when breathed in the lungs is highly carcinogenic."

During investigations of the Earth's innards, scientists may discover all kinds of things.

Finding Faults

In one way, subterranean exploration is getting more difficult, Brenda says. Many places "have been so altered by human activities that they obscure what is there."

In her own backyard, Brenda says, it's difficult to locate the faults that cut across the Las Vegas valley. "Houses and shopping malls have been so built up that it is not easy to pick out the subtle elevational changes that indicate a fault scarp is there," she explains. "And since everything is built up, we can't easily — or can't at all — dig a trench to learn more about that fault."

One piece of info that would be nice to know, she points out: Is the fault likely to be tectonically active again?

But in another way, Brenda adds, "today we have satellites and other technologies that make it easier to discover new things about the surface and subsurface of the Earth."

Above And Below

It's true, says Compton Tucker, a senior scientist at the National Aeronautics and Space Administration. A whole array of new geophysical tools developed for various tasks enable researchers to boldly go below where any human has ever ventured.

While reaching for the stars, we are also delving into the dirt.

New gravity data provided by satellites, Compton says, help researchers measure "very exactly, variations in the earth's gravity field — which tells you, certainly, things about water storage beneath the surface and how that varies."

The recent technology, Compton says, "comes out of our knowledge of gravity fields from firing ballistic missiles from point A to point B on the surface. Because if you don't know what the gravity field is, you have no possibility of hitting your target. So this is a very benign and actually beneficial use of something which has come out of the military sphere."

Unintended Consequences

Dig a little and there is no telling what you will find.

While engaged in sea-floor drilling, for instance, Japanese scientists have discovered ginormous amounts of microorganisms. "The total volume of those organisms is nearly equivalent to the on-land one," says Shinichi Kuramoto of the Center for Deep Earth Explorationin Yokohama.

Life among the micro-creatures, dwelling in the deepdark of the Earth's interior, may potentially shed light on our planet's past, Shinichi says, and may even address the question: "Where do we come from?"

by LINTON WEEKS

dimanche 8 septembre 2013

Le plus grand volcan terrestre gît dans le Pacifique

Nous connaissons moins bien les fonds marins que la surface de la Lune. En témoigne la découverte du plus grand volcan de la planète dans les profondeurs du Pacifique, jusque-là passé inaperçu. Aujourd’hui éteint, le massif Tamu affiche la même superficie que les îles britanniques !

Le massif Tamu affiche une superficie d'environ 310.000 km2. Par comparaison, le Mauna Loa, un volcan hawaïen, présente une surface de 5.200 km2. © IODP

Les fonds marins ne sont pas uniformément plats au large du Japon, environ 1.500 km à l’est de ses côtes, dans le Pacifique. C’est précisément à cet endroit que se trouve Shatsky Rise, un plateau océanique d’origine volcanique de la taille de la Californie, lui-même recouvert de plusieurs massifs rocheux. En 2009, le site a fait l’objet d’une campagne scientifique organisée dans le cadre de l’International Ocean Drilling Program (IODP, expédition 324). Son but était alors de mieux comprendre la formation puis l’évolution du massif Tamu, dont le sommet culmine 2 km sous la surface de l’océan.

Ce choix n’est pas anodin puisqu’il s’agit du plus vieux et du plus grand édifice géologique du plateau. On pensait alors qu’il devait son existence au refroidissement de laves émises par plusieurs volcans. Un argument fort plaidait en ce sens, puisque le site affiche une surface de 310.000 km2 (environ 650 km de long, pour 450 km de large), soit l’équivalent de la superficie des îles britanniques. La surprise a donc été de taille lorsque les résultats sont tombés : le massif ne se compose que d’un seul volcan en bouclier !

Aux dernières nouvelles, le massif Tamu était éteint, et devrait le rester. Cependant, il est devenu le plus grand volcan connu sur Terre. Le fait étonne car la plupart des volcans sous-marins connus présentent des surfaces de quelques dizaines des kilomètres carrés. Pour se faire une idée, sa base, bien que plus petite, peut être comparée en ordre de grandeur à celle d'Olympus Mons (environ 500.000 km2), sur Mars, considéré comme le plus imposant du Système solaire avec ses 22,5 km d'altitude. L’information a été dévoilée dans la revue Nature Geoscience par William Sager, de l’université américaine Texas A&M, en collaboration avec d’autres spécialistes.


Les profils sismiques et les forages ont été réalisés depuis le JOIDES Resolution, un navire de recherche scientifique spécialisé dans les forages profonds. Il fait 144 m de long, et possède en son centre un derrick de 60 m de haut. © IODP/USIO

Un volcan dont les pentes douces étonnent

Pour percer les secrets du massif Tamu, les chercheurs ont réalisé, depuis le navire JOIDES Resolution, plusieurs profils sismiques du site, ainsi que des forages pour récolter des échantillons de roche. Des mesures radiométriques ont confirmé leur âge : 144,6 ± 0,8 millions d’années. Après analyse, il a apparu que tous les prélèvements présentaient la même composition chimique, ce qui montre qu’ils sont issus d’une même source. Les données sismiques l’ont d’ailleurs confirmé : les roches résultent du refroidissement d’un magma qui s’est écoulé depuis le centre de l’édifice. Ces deux indices trahissent bien l’existence d’un seul et unique volcan.

Un détail jugé « anormal » a également surpris les chercheurs : la faible déclivité des pentes du volcan, puisqu’elle est majoritairement comprise entre 1° et 1,5°. Elle serait à mettre en relation avec l’important taux d’effusion et la faible viscosité de la lave qui a donné naissance au site, dont les racines descendent d’ailleurs à plus de 30 km de profondeur. Les autres volcans sous-marins ont des parois plus abruptes, c’est-à-dire dont la déclivité est supérieure à 5°.

Des datations en cours doivent encore le confirmer, mais le massif Tamu pourrait s’être formé en un million d’années, voire moins. Il se trouvait alors à l’intersection de trois plaques tectoniques(volcanisme de divergence), dont la plaque Pacifique sur laquelle il trône actuellement. Qui sait quelles surprises nous réservent encore les fonds océaniques ?

Le 08/09/2013 à 14:41 - Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/volcan-record-plus-grand-volcan-terrestre-git-pacifique-48795/#xtor=RSS-8

mercredi 17 juillet 2013

10 volcans en éruption vus de l’espace



N’est pas feu Haroun Tazieff qui veut mais cette série de clichés de volcans en éruption pourrait bien éveiller une vocation chez les internautes.

Selon Wikipedia, chaque année, on compte quatre volcans sur cent qui sont en éruption. La poésie des photos qui suivent, pour la plupart, prises par la NASA et ISS n’a d’égale que l’inexpugnable arrogance de la beauté de Carlotta (OSS 117 : Rio ne répond plus).

Kliuchevskoi, Russie :




Manam, Papouasie-Nouvelle-Guinée :




Api, Indonésie :




Mont Pavlof, Alaska :




Eyjafjallajokull, Islande :




Mont Shinmoe, Japon :




Puyehue, Chili :




Klioutchevskoï, Russie :




Etna, Italie :




Nyiragongo, République Démocratique du Congo :




Source : Twisted Sifter

il y a 35 minutes par Morgan Lecouflet

http://www.minutebuzz.com/culture--10-volcans-en-eruption-vus-de-espace-69389/

lundi 1 juillet 2013

Dans le manteau terrestre, les upwellings restent étonnamment stables

Le manteau terrestre est loin d’être un milieu statique, faute de quoi les continents ne se déplaceraient pas. Mais comment ces mouvements convectifs visqueux ont-ils évolué au cours des ères géologiques ? Une nouvelle approche a fourni d’étonnants résultats. Par exemple, les upwellings actuellement présents sous l’Afrique et le Pacifique n’ont pas changé de place depuis des millions d’années.

Les formations des chaînes de montagnes, mais aussi celles des bassins océaniques, sont des activités géologiques observables à la surface de notre planète, comme les éruptions volcaniques et les séismes. Or, elles sont liées à la tectonique des plaques, qui dépend elle-même desmouvements visqueux convectifs en cours dans le manteau terrestre. Ces liens sont supposés exister depuis plusieurs ères géologiques, mais cette information est difficile à confirmer. En cause, notre faible connaissance de l’historique des mouvements de matière dans le manteau.

Mais elle progresse, comme en témoigne une nouvelle étude parue dans Nature. L'équipe de Clinton Conrad, de la Manoa's School of Ocean and Earth Science and Technology (SOEST), est parvenue à établir un lien entre la dynamique du manteau terrestre et le mouvement des plaques tectoniques en surface. Or, cet historique est parfaitement connu. Il va de soi que pour réaliser une telle avancée, l’équipe a eu recours à des mathématiques et de la modélisation. L’un des résultats leur a littéralement coupé le souffle !



Cette coupe au travers de notre planète montre la position des deux upwellings majeurs présents dans le manteau (african upwelling et pacific upwelling), ainsi que le sens de déplacement des plaques terrestres (structures orange en périphérie) et océaniques visibles (lignes bleues épaisses). © Clinton Conrad, SOEST

Les points de divergence, clé pour l’étude du manteau

Clinton Conrad est parti du constat suivant : globalement, la plupart des plaques tectoniques tendent à se déplacer vers le nord, et à converger vers un point précis. En l’occurrence, il se situe dans l’est asiatique. Ainsi, le chercheur s’est demandé s’il n’y avait pas d’autres points de ce type qui caractérisent la tectonique des plaques, en se basant sur leurs moments bipolaires et quadripolaires. Trois autres lieux d’intérêt ont été trouvés, dont deux points de divergence. Ils se situent respectivement sous le centre de l’Afrique et au milieu du Pacifique.

Or, ils se trouvent justement là où se situent actuellement des upwellings majeurs dans le manteau, c’est-à-dire des mouvements de roches remontant vers la surface de notre planète. Ainsi, une association a été établie entre les points de divergence et les upwellings. Les chercheurs ont alors relancé leurs calculs pour suivre l’évolution de ces points au cours de ces 250 derniers millions d’années, depuis le début du Mésozoïque. Aucun changement significatif n’a été observé. Ainsi, les deux upwellings occupent une position stable depuis plusieurs ères géologiques, quelles que soient la taille et la position des continents.

Cette découverte pourrait bien jeter les bases d’une nouvelle approche visant à étudier les liens qui unissent la dynamique du manteau et les activités géologiques qui ont eu lieu à la surface de notre planète depuis des millions d’années. Elle pose également de nouvelles questions, sur lesquelles nombre de scientifiques risquent de s’arracher les cheveux. Par exemple, quels mécanismes maintiennent ces upwellings en place dans un environnement aussi dynamique que celui du manteau terrestre ?

Le 01/07/2013 à 13:30 - Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

dimanche 30 juin 2013

Découvrez des volcans somptueux vus depuis l'espace

Si les volcans observés de très près demeurent déjà impressionnants, ceux-ci scrutés depuis l’espace le sont d'autant plus. Découvrez à quoi ressemblent ces formations géologiques terrestres et parfois même sous-marines, vues à une distance qui se compte en milliers de kilomètres. 

Le volcan Cleveland situé sur les îles Aléoutienne dans le Sud-Ouest de l'AlaskaLe Sarytchev ou pic Sarytchev, un volcan de Russie situé dans les îles Kouriles, sur l'île de Matoua. Le Mayon est un volcan actif des Philippines situé sur l'île de Luçon dans la province d'AlbayLe Cotopaxi est un volcan d'Équateur culminant à 5 897 mètres d'altitude, situé au sud-est de Quito, la capitale du paysLe glacier Eyjafjallajokull abritant le volcan islandais Eyjafjöll responsable de la fermeture de nombreux aéroport européens en 2010 après une soudaine éruptionLe volcan russe de Chiveloutchsitué dans la péninsule du KamtchatkaLe mont Pavlof, un volcan des États-Unis situé en Alaska et culminant à 2 519 mètres d'altitudeLe volcan Aracar, un stratovolcan actif mais au repos actuellement culminant à 6 095 mètres dans la province argentine de Salta Le Llullaillaco ou Llullay-Yacu, deuxième plus haut volcan actif au monde. Ce volcan se trouve dans les Andes à la frontière entre l'Argentine et le ChiliLe volcan Santa Ana situé dans la cordillère d'Apaneca au Salvador

Résultant de la montée d'un magma, puis de l'éruption d'une partie de celui-ci, un volcan se caractérise d’ordinaire par son aspect de montagne conique couronnée par un cratère ou une caldeira. Lorsque leur lave refroidie et retombe après le temps de l’éruption, des roches éruptives du volcan peuvent alors s'accumuler et atteindre des centaines de mètres d'épaisseur qui donnent ainsi vie à des montagnes ou bien même parfois à des îles. Visibles souvent à des kilomètres à la ronde en raison de leur taille gigantesque, ceux-ci le restent également depuis l’espace comme en atteste cette magnifique série de photographies de volcans observés depuis les hauteurs stratosphériques. 

Plus d’un millier de volcans actifs disséminés tout autour du monde 

On a recensé que la planète Terre comptabilisait près de 1 500 volcans terrestres actifs dont une soixantaine en éruption par an. Il n’est ainsi pas rare que depuis l’espace des volcans en éruption aient pu être observés grâce notamment à ce caractéristique nuage de cendre volcanique s’échappant de leur cratère. Comme l’impressionnant volcan Cleveland situé sur les îles Aléoutienne dans le Sud-Ouest de l'Alaska, où le volcan est entré en activité de manière spectaculaire le 23 mai 2006. Photographié par l’ingénieur Jeff Williams stationné à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), ce cliché montre avec quelle force le volcan est entré en éruption en laissant s'échapper de son cratère une épaisse fumée grise qui s'élevait alors à près de 6,000 mètres au-dessus du niveau de la mer. 

Autre volcan semblant sortir cette fois d’une planète inconnue : le volcan Santa Ana situé dans la cordillère d'Apaneca au Salvador et ici photographié à l’aide d’un calculateur d’émissions thermiques servant à détecter ses points d’activité les plus chauds. 

Quand un volcan fait fermer de nombreux aéroports européens 
Si beaucoup d'éruptions volcaniques n'ont pas fait date dans l'histoire, on ne peut pas en dire autant cependant du célèbre Eyjafjöll. Ce stratovolcan islandais âgé d'environ 700 000 ans qui on se souvient en 2010 était tout à coup entré en éruption et avait alors obligé une grande partie des aéroports européens à fermer leur portes en raison du nuage de cendres présent dans l'atmosphère.

En savoir plus: http://www.gentside.com/volcan/decouvrez-des-volcans-somptueux-vus-depuis-l-039-espace_art51908.html
Copyright © Gentside

samedi 14 avril 2012

Le choc des mondes vu de l'espace

Cette image prise par le satellite Envisat est dominée par les îles indonésiennes de Bali, Lombok et Sumbawa.


Crédit: ESA

Elles font toutes trois partie de l'arc volcanique de la Sonde qui borde la fosse sous-marine de Java, où deux plaques tectoniques vont à la rencontre l'une de l'autre et l'une passe sous l'autre. La déformation tectonique le long de la fosse de Java a causé le séisme de 2004 dans l'océan Indien et du tsunami qui a suivi.

L'île la plus à l'ouest est Bali, l'une des principales destinations touristiques d'Indonésie. Parmi les montagnes au centre de l'île, on trouve des pics de plus de 3 000 m, dont un volcan actif qui est visible sur le côté droit de l'île.

Les fortes réflexions du signal radar utilisé pour produire cette image apparaissent comme de petites taches lumineuses. Elles sont principalement détectables au sud de l'île, et plus particulièrement concentrées autour de la ville de Denpasar, la capitale provinciale. Elles illustrent l'apparence typique d'une zone urbanisée sur une image radar, causée par les multiples réflexions du faisceau radar sur les bâtiments et plus spécialement sur les structures métalliques.

Au centre de l'image se trouve Lombok. Comme sur Bali, on peut y distinguer des réflexions multiples concentrées autour de la ville de Mataram. Les variations de couleurs qui s'étirent à travers les plaines de l'île, qui constituent des terres fortement agricoles, témoignent des changements intervenus sur les terrains.

L'île de Sumbawa, à l'ouest, est dominée par des zones montagneuses et notamment par le Mont Tambora, un volcan actif.

En 1815, une très forte éruption a entrainé de fortes pluies de cendres qui ont dévasté l'agriculture locale et ont même affecté une grande partie de l'hémisphère nord. On attribue plus de 70 000 victimes à cette catastrophe.

Cette image est une compilation de trois passages du radar d'Envisat les 20 juin, 19 août et 17 décembre 2011. A chacun a été attribué une couleur (rouge, vert et bleu) et c'est leurcombinaison qui a donné cette vue. Les couleurs qui y apparaissent révèlent les changements intervenus à la surface entre les passages d'Envisat.

Posté par Michel le Mardi 10/04/2012 à 00:00 

mercredi 28 mars 2012

Keeping an eye – from the sky – on volcanoes

The importance of global and frequent data coverage of volcanoes was highlighted in a recent article published in Science. Satellites are finding that volcanoes previously thought to be dormant are showing signs of unrest.
 
As the 2010 eruption of Eyjafjallajökull in Iceland demonstrated, volcanic eruptions can have consequences over large regions, so the global perspective offered by satellite systems is vital for monitoring volcanoes in remote and inaccessible terrain.

Most volcanoes around the world are not monitored effectively – or at all. The ‘Monitoring Volcanoes’ article made reference to a study of over 440 active volcanoes in 16 developing countries. The study revealed that 384 have rudimentary or no monitoring, including 65 volcanoes identified as posing a high risk to large populations.

Earth-observing satellites, such as ESA’s Envisat, can detect unrest on currently unmonitored volcanoes.

Interferometric Synthetic Aperture Radar – or InSAR – is a remote sensing technique where two or more radar images over the same area are combined to detect slight surface changes occurring between acquisitions.

Tiny changes on the ground cause changes in the radar signal and lead to rainbow-coloured interference patterns in the combined image, known as a ‘SAR interferogram’.

Movement of magma underground may cause deformation of the surface above, thus InSAR can be used to monitor volcanoes.

Main Ethiopian Rift
Active volcanoes are often dangerous and difficult to access, so satellite methods provide a global perspective not achievable using ground instruments.

InSAR is particularly useful for tropical areas – where cloud cover can obscure visual observations – because the radar beam can see through clouds.

Satellite views also provide a global perspective, mapping tectonic strain across continents and allowing the exploration of volcanoes in remote or inaccessible areas.

As a result, many volcanoes previously thought to be dormant are now known to be showing signs of unrest. The resources for acquiring more detailed, ground-based monitoring can now be targeted at such volcanoes.

One example outlined in Science’s article was the uplift detected at Mount Longonot, Kenya. Using radar data from ESA’s Envisat satellite, scientists recorded a 9 cm uplift between 2004 and 2006.

InSAR has enormous potential, but is still a relatively new technique that relies on frequent repeat times and mission longevity. But launching new Earth-observing satellites can provide the data continuity necessary to carry on observations using InSAR.

The upcoming Sentinel satellites, being developed for Europe’s Global Monitoring for Environment and Security (GMES) programme, are expected to acquire data over all land masses every six days for the next two decades.


ERS captures Etna 'breathing' 1992–2001
Mount Etna ‘breathing’







“InSAR is a growing field – in the past 10 years of my involvement, the number of satellites, processing algorithms and applications has multiplied,” said Juliet Biggs, co-author of ‘Monitoring Volcanoes’ and postdoctoral fellow under ESA’s Support to Science Element.

“The community has gone from a small handful of specialists to a wide range of practitioners in academia, government and industry.

“ESA’s mission policy has been at the root of this expansion, and I hope to be working with them for many years to come on the next generation of Sentinel satellites.”

Early warning of eruptions still faces major challenges, and scientists are still trying to figure out how to tell whether a period of volcanic unrest will lead to eruption. But consistent monitoring can provide insights into patterns and consequences of activity that can help to get a clearer picture of a mountain’s behaviour. And high-resolution satellite data can also support the civil protection authorities to draw up evacuation plans.

28 March 2012

http://www.esa.int/esaEO/SEM2CGGY50H_index_0.html



lundi 26 mars 2012

Pacifique : le manteau terrestre nous livre un nouveau secret

La structure de la Terre révèle de nouveaux secrets. En de nombreux points du Globe, y compris dans le Pacifique, des ondes sismiques sont ralenties au niveau de la couche nommée discontinuité de Gutenberg ou G. Elle correspondrait en réalité à l’interface lithosphère-asthénosphère et serait composée de magmaen fusion. Contrairement à ce que l'on pensait, cette couche n’existe qu’à proximité des volcans.


La surface de la Terre est recouverte par des plaques lithosphériques enmouvements. Elles se composent de morceaux de la croûte terrestre, continentale ou océanique, et d’une partie du manteau supérieur. La limite inférieure de cette structure froide et rigide se situe généralement entre 100 et 200 km de profondeur. Au-delà commence l’asthénosphère, une seconde région du manteau relativement chaude et ductile.

L’étude de la vitesse de propagation des ondes sismiques est un outil précieux qui est exploité pour caractériser la structure interne de la Terre. Ce paramètre est lié à la densité et à la viscosité des matériaux traversés. Dans les faits, les ondes accélèrent en pénétrant en profondeur dans lalithosphère puis ralentissent brusquement lors de leur passage au sein de l’asthénosphère avant d'accélérer à nouveau. En certains points du Globe, des réductions de vitesse plus importantes que la normale (15 à 30 %) peuvent être observées entre 35 et 120 km de profondeur sous les océans, donnant ainsi naissance à une discontinuité dites de Gutenberg (G). La frontière séparant le manteau inférieur du noyau extérieur porte également ce nom, il ne faut pas confondre ces deux limites !

La profondeur de cette discontinuité G coïncide souvent avec la frontière lithosphère-asthénosphère (LAB). Il n’existe cependant pas de preuve directe affirmant qu’elles ne forment qu’une seule et même structure. L’origine de la discontinuité G pose également question car la température ne peut pas expliquer les variations de viscosité et donc de vitesse. Nicholas Schmerr du Goddard Space Flight Center Planetary Geodynamics Laboratory de la Nasa fournit aujourd’hui, dans la revue Science, un nouvel éclairage sur les processus en jeu, grâce à des observations réalisées dans le Pacifique. La discontinuité G marque bien la frontière lithosphère-asthénosphère mais uniquement sous des régions où le volcanisme est important.


Du magma peut s'accumuler sous la lithosphère à proximité des volcans actifs. Les ondes sismiques provenant de l'étoile (à gauche) sont réfléchies sur cette masse. Elles seront alors perçues par un réseau de sismographes (triangle bleu). L'absence de magma se traduit par un manque de réflexion profonde selon la méthode employée par l'auteur. © Carnegie Institution for Science


Du magma coincé sous la lithosphère, près des volcans

Il est difficile d’étudier la structure précise de la Terre sous l’océan pacifique, surtout au-delà de 100 km de profondeur. Il n’y a en effet pas assez d’îlescorrectement positionnées sur lesquelles construire des stations d’étude et la pose de sismomètres sur le plancher océanique est difficile et coûteuse. De plus, la superficie à couvrir est énorme. Les cartographies de la discontinuité G présentent donc de nombreuses lacunes pour cette région. Nicholas Schmerr est parvenu à exploiter des ondes sismiques de hautes fréquences, nommées SS, et à développer une nouvelle technique d’analyse pour pallier ces problèmes.

Ses résultats vont permettent de changer certaines croyances concernant la structure de la Terre. La discontinuité G n’est pas une couche homogène recouvrant l’ensemble du Pacifique. Elle n’a été détectée qu’à proximité de lieux présentant un volcanisme récent en surface. Par ailleurs, la profondeur de cette couche augmente proportionnellement à l’âge de la plaque lithosphérique la surplombant. Or, ces dernières s’épaississent avec l’âge, abaissant ainsi la position de la frontière lithosphère-asthénosphère. Conclusion : la LAB et la discontinuité G sont en réalité deux éléments identiques.

Sur base de ces résultats, Nicholas Schmerr émet l’hypothèse suivante : la discontinuité G serait composée de magma en fusion bloqué sous la lithosphère. Ces roches peu visqueuses pourraient avoir deux origines : un phénomène de décompression dans l’asthénosphère (des minéraux chauds se déplacent trop rapidement vers le haut, la pression diminuant, ils se liquéfient) ou la remontée d’un diapir mantellique sous la forme d’un panache.

Cette découverte devra être prise en compte par les chercheurs étudiant le fonctionnant de la tectonique des plaques. Il est difficile maintenant d’affirmer que les plaques glissent sur la discontinuité de G alors que celle-ci n’est pas continue...

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

Le 26 mars 2012 à 11h29

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/pacifique-le-manteau-terrestre-nous-livre-un-nouveau-secret_37665/#xtor=RSS-8

vendredi 23 mars 2012

La puissance des volcans

La nature propose des spectacles souvent fascinants. S’il y en a un particulièrement hypnotisant, ce sont bien les coulées de lave.

La lave en fusion est un phénomène absolument magnifique et d’autant plus lorsqu’on l’observe depuis son salon. Bien au chaud, mais pas trop !

La vidéo qui suit est suffisamment impressionnante, la lave coule, s’éparpille … On se rend tout de suite compte du danger. Ce fort débit émane du volcan Kilauea qui se trouve dans l’archipel d’Hawaii située au sein de l’océan Pacifique. Il est plus précisément dans le sud-Est de l’île d’Hawaii, et est considéré comme l’un des volcans les plus actifs de la planète

La vidéo est filmée par Leigh Hilbert le 24 Février 2012. Ce volcan est une véritable menace, une semaine après cette vidéo, une coulée de lave a détruit une partie des jardins royaux d’Hawaii ainsi qu’une maison.





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[Gizmodo]
http://www.gizmodo.fr/2012/03/23/la-puissance-des-volcans.html