vendredi 9 août 2013

La géothermie a-t-elle recours à la fracturation hydraulique ?

Puits d’exploration de gaz de schiste, aux Etats-Unis.
Crédit photo : Ecocommish - 
flickr 
Derrière cette question se cache en filigrane une idée plus dérangeante : pourquoi la géothermie serait autorisée à employer la technique et pas l’industrie pétrolière ?

Soultz-sous-Forêts dans le Bas-Rhin. Ici, un forage à grande profondeur permet de capter la chaleur de la terre. On y fait même de l’« Enhanced Geothermal System » ou EGS, une technique au nom barbare qui permet d’élargir les fissures de la roche pour remonter plus d’eau chaude. Une technique comparable… à la fracturation hydraulique, affirment les pétroliers. Et c’est dans cette faille que les exploitants de gaz de schiste veulent s’engouffrer.

Pointilleux, les acteurs de la géothermie préfèrent, eux, parler de stimulation hydraulique. Stimulation, fracturation, de quoi parle-t-on ? L’association européenne de géothermie (Egec) a publié le 6 juin dernier une noteprécisant les différences entre les deux termes. Car « si les deux techniques sont proches, on ne parle pas de la même chose », martèle Christian Boissavy président de l’Association française de géothermie (AFPG). « Les bulles de gaz de schiste sont emprisonnées dans une formation extrêmement compacte. Il faut donc fracturer massivement pour récupérer le gaz. En géothermie, on exploite un réservoir qui est déjà fracturé. En stimulant, on augmente la perméabilité de la roche, on ne crée pas de nouvelles fissures. »

Moins d’eau, moins d’additifs
De plus, « dix fois plus d’eau sont nécessaires pour la fracturation hydraulique », poursuit Christian Boissavy. Les pressions nécessaires sont infiniment plus importantes pour extraire les gaz de schiste. « Nous utilisons 10 fois moins d’additifs, en volume et en nombre de produits. Nous employons de l’acide chlorhydrique pour éviter le colmatage une fois le forage terminé. » En matière d’eaux usées, la géothermie fonctionne en circuit fermé. Les eaux pompées sont réinjectées dans le réservoir une fois refroidies. Enfin, il faut beaucoup moins de puits en géothermie pour exploiter la chaleur.

Reste que faire l’amalgame arrange bien les pétroliers. Pour Olivier Appert, directeur de l’IFPEN, l’ex Institut français des pétroles, « il n’y a pas deux techniques différentes pour amener à fracturer. Les deux techniques sont identiques ». Même son de cloche dans le rapport Bataille-Lenoir de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques), rendu public le 6 juin dernier où il est clairement précisé : « La fracturation hydraulique est utilisée en géothermie. »

Le retour de la fracturation pour le pétrole ?
Mais pourquoi tant de crispation autour d’un simple terme ? Tout bonnement parce que la fracturation hydraulique est interdite depuis deux ans en France. Et pour les pétroliers qui voient dans la France un nouvel eldorado du gaz de schiste, cet interdit les empêche de rêver. L’Agence américaine d’information sur l’énergie estime que l’Hexagone possède plus de 5 000 milliards de m3 de gaz de schiste. Un chiffre difficile à vérifier mais qui fait tourner les têtes des industriels du pétrole, des foreurs et spécialistes du traitement des eaux.

Pour s’attaquer à la loi du 13 juillet 2011 qui a instauré l’interdiction, le lobby pétrolier tente de la faire vaciller sur ses bases juridiques. « Une loi votée dans la précipitation dont on n’a jamais vérifié la constitutionnalité », concède Muriel Bodin avocate d’associations anti-gaz de schiste.« On ne voulait pas de cette loi car on savait qu’elle ne définissait pas la technique. »

Schuepbach Energy a donc déposé, en janvier dernier, un recours auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) après avoir vu deux de ses permis abrogés. La société texane estime que la « loi méconnaît le principe d’égalité dès lors que cette technique est admise en géothermie ».

La loi bientôt à la trappe ?
Un recours qui n’est pas sans conséquence. Le même tribunal a renvoyé devant le Conseil d’Etat une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La plus haute juridiction administrative a maintenant trois mois pour statuer sur le renvoi ou non de cette QPC devant le Conseil constitutionnel. Au final, les 9 sages pourraient avoir à déterminer si la loi est conforme ou non à la Constitution.

Le cas échéant, elle pourrait bien se voir invalidée. Si c’est le cas, « elle doit être rectifiée dans un climat juridique serein. Or on voit que les lobbies pétroliers ont ravivé les tensions », précise l’avocate. « Je comprends que les pétroliers texans soient fâchés. Ils ont déposé des permis, autorisés dans un premier temps, et maintenant ils ne peuvent plus employer la fracturation hydraulique », admet Christian Boissavy.

Alors va-t-on vers de futurs conflits d’usage du sous-sol ? Entre ceux qui veulent exploiter la géothermie, les hydrocarbures ou stocker du CO2, le Parlement européen tente de calmer le jeu. Dans une résolution votée en septembre 2012, le Parlement invite les autorités publiques « à élaborer une évaluation régionale des incidences sur le sous-sol, afin d’optimiser la répartition des ressources entre l’énergie géothermique, le gaz de schiste et les autres ressources souterraines et ainsi de développer au maximum les avantages pour la société ». Aura-t-on besoin d’un gendarme du sous-sol ? En attendant, la France devra certainement revoir sa copie, et définir enfin précisément ce qu’est la fracturation hydraulique.

Le rédacteur :
GENEVIÈVE DE LACOUR

10-06-2013

http://www.terraeco.net/La-geothermie-a-t-elle-recours-a,50099.html

jeudi 8 août 2013

Podcast: The Inverse-Square Law and Other Strangeness


Why don’t we have insects the size of horses? Why do bubbles form spheres? Why does it take so much energy to broadcast to every star? Let’s take a look at some non-linear mathematical relationships and see how they impact your day-to-day life.

Click here to download the episode.

Or subscribe to: astronomycast.com/podcast.xml with your podcatching software.

“Inverse-Square Law and Other Strangeness” on the Astronomy Cast website, with shownotes and transcript.

And the podcast is also available as a video, as Fraser and Pamela now record Astronomy Cast as part of a Google+ Hangout (usually recorded every Monday at 3 pm Eastern Time):



Visual neurons mapped in action

Researchers detail structure and workings of mouse and fruit fly retinal circuits.



Retina connectomes
Nature Video explores the visual circuitry of a mouse and fruitfly.

Scientists have mapped the dense interconnections and neuronal activity of mouse and fruitfly visual networks. The research teams, whose work is published in three separate studies today in Nature1–3, also created three-dimensional (3D) reconstructions, shown in the video above.

All three studies interrogate parts of the central nervous system located in the eyes. In one, Moritz Helmstaedter, a neurobiologist at the Max Planck Institute of Neurobiology in Martinsried, Germany, and his collaborators created a complete 3D map of a 950-cell section of a mouse retina, including the interconnections among those neuronal cells. To do so, the team tapped into the help of more than 200 students, who collectively spent more than 20,000 hours processing the images1.

The two other studies investigated how the retinas of the fruitfly (Drosophila melanogaster) detect motion. Shin-ya Takemura, a neuroscientist at the Howard Hughes Medical Institute in Ashburn, Virginia, and his collaborators mapped four neuronal circuits associated with motion perception and found that each is wired for detecting motion in a particular direction — up, down, left or right2.

In the third study, Matthew Maisak, a computational biologist at the Max Planck Institute of Neurobiology, and his colleagues mapped the same four cellular networks and tagged the cells of each with protein markers that fluoresce in red, green, blue or yellow in response to stimulation with light3.

Although the three studies looked at tiny bits of neuronal networks in animal retinas, researchers hope that by improving the techniques they will be able some day to map the full sets of connections, or 'connectomes', of entire brains — including human ones.

ONU, 12ème Assemblée des jeunes : " donnez une impulsion dans le monde à travers vos idées "

La 12ème Assemblée des jeunes a débuté mercredi 7 août au Siège des Nations Unies à New York. Des centaines des jeunes venus de tous les continents se sont fixés rendez-vous à l'ONU pour discuter des sujets qui les préoccupent. Pendant trois jours, du 7 au 9 août, les jeunes, sous la conduite d'Ahmad Alhindewi, l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la jeunesse, vont focaliser leurs activités sur leur leadership pour soutenir les Objectifs du Millénaire pour le développement.

Après le dialogue interactif avec des jeunes à travers le monde, le 5 août dernier, le Secrétaire général des Nations Unies s'est adressé, à travers un message vidéo, aux jeunes réunis à New York dans le cadre de la 12ème Assemblée des jeunes. Ban Ki-moon a déclaré dans son message que les participants à cette Assemblée appartiennent à la génération la plus nombreuse des jeunes que le monde ait jamais connu.

Le Secrétaire général a indiqué qu'il y a plusieurs défis à relever concernant les emplois, les opportunités, la justice sociale, l'environnement durable ; et le chrono est en marche sur l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement mais il reste encore beaucoup à faire.

Les Etats Membres des Nations Unies travaillent aussi durement pour la conception et la mise en oeuvre d'un programme de développement après 2015 qui doit permettre de répondre aux besoins de la population et de notre planète, a-t-il ajouté.

" Les dirigeants du monde ont la responsabilité d'assurer votre avenir durable " a-t-il souligné. Mais vous les jeunes avez un rôle important à jouer. Il s'agit de demander des comptes, d'exercer une influence en tant que consommateurs et commentateurs et de donner une impulsion dans le monde à travers vos idées.

Ban Ki-moon a rappelé que le mois dernier, nous avons tous été inspirés par Malala Yousafzai, lorsqu'elle s'est exprimée aux Nations Unies. Le Secrétaire général des Nations Unies a exhorté les jeunes à suivre l'exemple de cette jeune pakistanaise pour défendre ce qui est juste et agir selon leurs convictions.

" Lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons créer l'avenir que nous voulons " a conclu Ban Ki-moon.

http://www.mediaterre.org/actu,20130808080458,1.html

L’entrepreneuriat social en France : réflexions et bonnes pratiques

Le Centre d’Analyse stratégique (CAS) et l’OCDE ont publié un rapport sur l’entrepreneuriat social en France. Celui-ci souligne la vivacité de cette forme d’entrepreneuriat avec « l’augmentation des créations d’entreprises sociales, l’éclosion de chaires dédiées à cette thématique dans les écoles de commerce, la multiplication des incubateurs d’entreprises sociales, l’organisation de conférences et séminaires portant sur l’émergence de ce phénomène ».

Le document est divisé en deux parties :
  1. La première, visant à définir ce qu’est l’entrepreuneuriat social, regroupe des contributions théoriques et analytiques (László Andor, commissaire européen à l’Emploi, aux Affaires sociales et à l’Inclusion ; Antonella Noya, analyste senior des politiques à l’OCDE ; Caroline Lensing-Hebben, chargée de mission au Centre d’analyse stratégique ; Amandine Barthélémy et Romain Slitine, co-fondateurs d’Odyssem),
  2. La seconde aborde le bilan et les perspectives du secteur, sous forme d’actes du colloque organisé par l’OCDE/LEES et le CAS le 6 mars 2012.

En annexe figurent une estimation du poids du secteur, 9 fiches exemples d’entrepreneuriat social réalisées par le Cabinet McKinsey et un recueil de bonnes pratiques de 30 entreprises en France et dans le monde.

Téléchargez l’étude « L’entrepreneuriat social en France / Réflexions et bonnes pratiques »

Documents joints
Téléchargez l’étude (PDF – 4 Mo)

Cet article a été publié le 4 août 2013 sur le site du RIPESS

Le RIPESS est un réseau de réseaux continentaux engagés dans la promotion de l’économie sociale et solidaire. Les réseaux continentaux du RIPESS rassemblent des réseaux nationaux et des réseaux sectoriels. Le RIPESS croit à l’importance d’une mondialisation de la solidarité afin de construire et de renforcer une économie qui met les gens et la planète au centre de son activité. De Lima à Québec, de Dakar au Luxembourg, le RIPESS organise des Rencontres internationales aux quatre ans afin de créer un espace d’apprentissage, d’échange d’informations et de collaboration.

jeudi 8 août 2013

Vacances en Égypte et Tunisie : pas plus d’annulations

Les bords de la mer Rouge – ici Hourghada – ne connaissent pas les mêmes turbulences
qu’au Caire.
























Malgré les troubles qui s’y déroulent, la Tunisie et l’Égypte continuent de séduire les touristes. Mais avec un peu moins d’entrain que l’an dernier.

«Crise en Égypte : de violents affrontements au Caire»; «Tunisie : une foule d’opposants dans la rue»… Tous les jours, les titres de journaux sont alarmants au niveau de la situation politique dans ces pays. Le 9 juillet dernier, le SPF Affaires étrangères interdisait tout voyage vers l’Égypte, excepté vers les régions touristiques de la Mer Rouge et du Golfe d’Aqaba. Un mois plus tard, la recommandation est toujours d’actualité. Pour la Tunisie, le ministère recommande aux voyageurs de rester dans les zones touristiques et de faire preuve de la plus grande prudence. De quoi refroidir les ardeurs des touristes? « Pas vraiment,répond Baptiste van Outryve, porte-parole de Thomas Cook en Belgique. Pour la Tunisie, on note une légère baisse, mais la destination reste toujours parmi les plus prisées, à la quatrième place. Les clients savent que Sousse, Djerba ou Zarzis sont des destinations où il n’y a aucun problème et où l’on garantit la sécurité et le plaisir des vacances.»

Constat partagé par Florence Bruyère, porte-parole de Jetair. «Il y a un recul par rapport à l’an dernier. Mais la Tunisie est à la quatrième place des destinations les plus prisées, derrière l’Espagne, la Turquie et la Grèce. Les gens qui partent savent qu’il y a une différence entre ce qui se passe à Tunis et les autres villes comme Djerba ou Monastir.»

Pour l’Égypte, c’est un peu différent. Tout d’abord, cette destination est plus prisée par les Belges durant l’hiver. Et puis la plupart de la clientèle belge se rend en bord de Mer Rouge ou dans le Golfe d’Aquaba. «C’est 95 % de notre clientèle, avance le porte-parole de Thomas Cook. Nous avons annulé les voyages vers Louxor et les croisières sur le Nil début juillet, conformément à l’avis du SPF Affaires étrangères. Mais cela concerne très peu de clients. Tout au plus une centaine était concernée d’ici le 17 octobre.» Chez Jetair, Florence Bruyère note un léger recul sur la saison de l’été. «Mais l’Égypte est tout de même sixième dans le top des destinations. Il n’y a pas plus d’annulation que d’habitude. On note juste quelques appels supplémentaires de clients liés à la médiatisation.»

Pour l’instant, Thomas Cook et Jetair ont prévu de reprendre les vols vers Luxor le 24 octobre. Mais tout dépendra de l’évolution de la situation.

Source: lavenir
Marc UYTTERHAEGHE

Mise à jour : jeudi 08 août 2013 07h20

Pour General Electric, l'énergie solaire c'est fini


Copyright Reuters

Deux ans après avoir annoncé des investissements massifs dans le solaire, le conglomérat industriel américain jette l'éponge définitivement en revendant à First Solar ses brevets pour des technologies permettant de produire des panneaux solaires reposant sur la un film fin en tellure de cadmium. Ceci alors que le secteur va mieux.

L'énergie solaire, c'est fini pour General Electric (GE). Alors que le marché va mieux, le conglomérat industriel américain jette définitivement l'éponge, deux ans seulement après avoir annoncé des investissements massifs. En avril 2011 en effet GE avait annoncé en grandes pompes qu'il allait investir 600 millions de dollars dans le solaire et construire "la plus grande usine de panneaux photovoltaïques aux Etats-Unis" pour capitaliser sur son rachat de PrimeStar Solar, société établie dans le Colorado. Mais dès 2012 face à la chute mondiale des prix en raison d'une très forte concurrence des fabricants chinois, le projet d'usine était abandonné.

Coûts trop élevés
Ce mercredi, ayant pris trop de retard dans la course a annoncé mardi la revente à l'américainFirst Solar (le premier fabricant américain et deuxième mondial) de ses brevets pour des technologies permettant de produire des panneaux solaires reposant sur un film fin en tellurure de cadmium. "Nous avons décidé de ne pas poursuivre" le projet de fabriquer des panneaux solaires vu la chute de 50% des prix et la surcapacité" du secteur, a expliqué à l'AFP une porte-parole de GE, Lindsey Theale. Hérité de PrimeStar dans le Colorado, le bureau va être fermé avec 50 emplois touchés. "Nous allons nous focaliser sur les systèmes annexes", notamment les convertisseurs d'énergie photovoltaïque en énergie électrique fabriqués en France par la filiale Converteam, a précisé la porte-parole du groupe. En contrepartie de ses brevets, GE va obtenir des actions qui représentent près de 2% de First Solar, soit une valeur de 82 millions de dollars au cours de clôture de mardi. Il conserve aussi des investissements directs dans plusieurs projets solaires dans le monde.

Le marché s'améliore
La décision de GE intervient alors que le secteur va mieux. "Les fondamentaux s'améliorent beaucoup", remarque Angelo Zino, analyste de S&P Capital IQ. La hausse de la demande de la Chine et du Japon (qui dans la foulée de la catastrophe de Fukushima réduit sa production d'électricité nucléaire et développe ses énergies renouvelables) a entraîné une stabilisation des prix. "Le Japon représente désormais 20% du marché du solaire mondial contre seulement 8%" il y a deux ans, remarque Steve Simko, analyste de la maison de recherche Morningstar. Ce dernier estime que la demande nippone, tirée par des subventions gouvernementales, pourrait retomber brutalement.

Consolidation
En outre, le nombre d'acteurs a diminué. Le marché s'est consolidé avec la disparition de nombreuses sociétés trop petites ou pas assez compétitives face à la concurrence chinoise. Cela a été le cas de Solyndra, qui avait été largement subventionnée par l'administration Obama, et qui a fait faillite en 2011. "Le secteur est arrivé à un point où il comporte 8 à 10 acteurs de large échelle" à l'instar de First Solar et Sunpower aux Etats-Unis, de groupes chinois en tête desquels Suntech, ou encore de Sharp au Japon, "et cela devient difficile de se faire une place sur le marché", remarque Angelo Zino.
"GE a la même technologie que First Solar" et parvient en laboratoire à fabriquer des panneaux solaires générant plus d'énergie "mais avec des coûts de production beaucoup plus élevés". Ils ne sont donc pas compétitifs sur ce marché ultra-concurrentiel, poursuit Steve Simko.
Par ailleurs, l'accalmie dans la guerre commerciale participe à la stabilisation du marché. Les Etats-Unis avaient annoncé des taxes dissuasives sur des produits chinois accusés de dumping sur les panneaux solaires. "Ca n'a pas empêché les produits chinois d'entrer aux Etats-Unis mais ça a aidé les autres fabricants asiatiques, et cela a aidé à créer un plancher pour les prix, qui se sont stabilisés ces derniers trimestres", estime Angelo Zino.
L'Union européenne a à son tour annoncé des mesures face aux fabricants chinois: un prix plancher et un plafond aux importations en provenance de Chine, avec la menace d'une taxe à 47% si ces limites sont dépassées.

Solarworld sous l'aile du Qatar
En Europe, Solaworld a franchi une étape importante pour assurer son redressement. Les actionnaires du fabricant allemand de panneaux solaires ont approuvé mercredi un plan d'assainissement des finances du groupe qui fait fondre leurs parts au capital de l'entreprise, mais qui assure la survie de celle-ci. Lundi et mardi, ce grand nom du secteur sérieusement mis à mal par l'environnement très concurrentiel, avait obtenu lundi et mardi l'accord des ses créanciers pour restructurer sa dette et de son capital.
Cette mesure entre dans un projet d'entrée du Qatar au capital de Solarworld, annoncée fin juin, qui était la dernière chance du fabricant de survivre. Après la réduction du capital, le Qatar participera à une augmentation de capital qui lui permettra d'en détenir 29%, tandis que le fondateur et patron de la société, Frank Asbeck, prendra 19,5% des parts. Les anciens actionnaires n'auront plus à terme que 5% du capital

F.G. | 08/08/2013, 08:58

Curiosity rover 1 year

Les demandes de brevets d'invention d'origine marocaine en hausse

Maroc - Les demandes de brevets d'invention d'origine marocaine en hausse de 59% au 1er semestre 2013

Les dépôts des demandes de brevets d'invention d'origine marocaine ont augmenté, au premier semestre 2013, de 59 % par rapport à la même période de 2012, selon un communiqué du ministère marocain de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies.

Au 1 semestre 2013, les dépôts des demandes de brevets d'invention ont atteint 549 dont 156 d'origine marocaine, d'après le rapport l'office marocain la propriété industrielle et commerciale (ompic), cité par communiqué.

Les dépôts émanant des universités pour les 6 premiers mois de cette année ont triplé passant de 26 à 79 demandes, indique le rapport semestriel de l'OMPIC présenté lors de son 19ème Conseil d'administration, tenu récemment sous la présidence du ministre marocain de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara.

L'OMPIC a reçu 5.963 demandes d'enregistrement de marques, soit une augmentation de 15 %, précise le rapport qui fait état d'une "évolution positive des principaux indicateurs de l'office".

Les services en ligne de l'OMPIC ont connu une hausse de 70 % pour les dépôts des marques et de 45 % pour les consultations des documents juridiques, relève le rapport, expliquant cette évolution par le lancement de la nouvelle version du portail www.directinfo.ma

Les activités de coopération ont concerné la signature d'une série d'accords de coopération entre l'OMPIC et l'Office européen des brevets (OEB) visant le rapprochement des systèmes des brevets du Maroc et de l'Europe.

De même, l'office a signé un accord de coopération avec l'Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (OHMI) chargé des marques, des dessins et modèles industriels et de la lutte contre la contrefaçon au niveau européen, selon le communiqué.

Le Conseil d'administration a arrêté les comptes de l'exercice 2012 qui présentent un chiffre d'affaires hors taxes de 47,7 millions de dirhams et un résultat net positif de 8,35 millions de dirhams.

Source : Xinhua

Publié par : Temey, le Jeudi 08 Août 2013 - 06:01

mercredi 7 août 2013