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vendredi 8 août 2014

Que penser des tablettes en entreprise : gadget ou véritable outil de travail ?

L’environnement d’entreprise ne cesse de se transformer, en partie pour tenir le rythme d’intégration des avancées technologiques et satisfaire les nouvelles demandes des collaborateurs.

Certaines entreprises n’ont pas tardé à adopter un modèle de fonctionnement axé sur la mobilité, pour rester compétitives et continuer de satisfaire les attentes de leurs salariés souvent calquées sur celles du grand public ; celles qui n’ont pas encore investi dans des terminaux mobiles ou réfléchi au déploiement d’une stratégie mobilité doivent savoir qu’un fossé technologique se creuse entre l’expérience attendue par l’utilisateur et les contraintes IT imposées en interne.

Les entreprises qui ne se soucieront pas de combler cet écart d’innovation peuvent renvoyer l’image d’un employeur peu attirant. Reste à savoir comment s’y prendre ? Les tablettes vont-elles un jour s’implanter dans l’entreprise ou resteront-elles à jamais plutôt réservées au grand public ?

L’environnement d’entreprise moderne
Les attentes des salariés sont de plus en plus guidées par leurs expériences privées. La démocratisation des terminaux et des applications, la fréquentation des réseaux sociaux et les frontières qui s’estompent entre vie professionnelle et vie privée les amènent à vouloir profiter des mêmes fonctionnalités et de la même liberté de choix au travail qu’à la maison.

Les salariés trouvent naturel d’avoir le choix des technologies qu’ils préfèrent utiliser, de pouvoir consulter librement et sans risque leurs comptes personnels et professionnels sur le même dispositif, et d’être équipés de terminaux mobiles puissants pour rester productifs partout. Selon une étude menée par CDW, 94% des employés estiment que les terminaux mobiles les rendent plus efficaces et 67% affirment que leur employeur perdrait en compétitivité sans ce type d’équipement . Sachant qu’il est possible d’adapter ces appareils en fonction des préférences des utilisateurs, ces derniers préfèrent les technologies personnalisées, qui stimulent leur efficacité.

La volonté de satisfaire les attentes des salariés et de leur fournir les outils dont ils ont besoin pour bien travailler fait émerger différents business models. Quatre d’entre eux sont plus fréquemment adoptés : Corporate Issued (outils proposés par la société), COPE (Corporate Owned Personally Enabled), CYOD (Choose Your Own Device) et BYOD (Bring Your Own Device). Ces modèles de mobilité ont des effets positifs sur la productivité et la culture d’entreprise, mais ils influencent aussi les achats de solutions IT et de terminaux et leur intégration à l’infrastructure de l’entreprise.

L’enjeu de la mobilité
Ces modèles visent à aider les entreprises à combler le « fossé technologique » qui se creuse entre les technologies auxquelles aspirent les salariés (souvent la réplique des terminaux qu’ils utilisent chez eux) et la possibilité pour l’entreprise de les intégrer. Beaucoup peinent encore à appréhender les risques pour la sécurité, les problèmes de compatibilité IT et les implications au niveau du réseau. La coexistence de multiples systèmes d’exploitation, logiciels et terminaux ne fait que compliquer l’approche d’administration et de protection des données internes et confidentielles enregistrées sur des systèmes extérieurs. De nombreuses entreprises ont mis un frein à l’adoption d’une politique BYOD, essentiellement en raison des craintes de sécurité et des préoccupations financières liées aux adaptations de l’infrastructure IT en place. Pour combler le fossé technologique, elles ont dû trouver des compromis entre le risque envisagé et sa maîtrise. D’où les modèles COPE et CYOD, sorte de terrain d’entente pour satisfaire à la fois les services IT et les exigences des salariés nées du grand public.

Malheureusement pour les entreprises en proie à ce fossé technologique, le rétrécissement n’est pas pour demain, bien au contraire. Les prévisionnistes s’interrogeant sur la croissance économique de la technologie annoncent de prochains bouleversements des environnements des entreprises. Markess International prévoit que les terminaux dits de nouvelle génération (smartphones, tablettes, PC tactiles…) devraient peser pour 31% du parc installé des entreprises d’ici 2015, presque autant que les PC fixes qui en représenteront 36% à la même échéance. De plus, selon Gartner, les dépenses IT mondiales devraient totaliser 3777 milliards de dollars en 2014, soit une hausse de 3,1 % par rapport à 2013, avec les tablettes comme principal moteur de croissance du marché des terminaux (270,7 millions d’unités vendues d’ici fin 2014) . Les entreprises qui ne font pas l’effort d’accompagner l’adoption des terminaux mobiles encourent le risque de se voir distancer par leurs concurrents et de perdre le contrôle de leur environnement au profit des salariés qui prendront la liberté d’utiliser les terminaux de leur choix au travail.

Quelles possibilités pour les entreprises ?
En France, l’engouement que suscitent les tablettes auprès du grand public continue de s’intensifier, avec une augmentation des ventes prévue de l’ordre de 21% en 2014 selon GfK. Si quelques entreprises en ont déjà équipé leurs collaborateurs, beaucoup craignent encore les répercussions IT de cette nouvelle pratique. Avant tout, il s’agit d’évaluer et de justifier la légitimité des tablettes dans l’entreprise. Les modèles de mobilité CYOD et BYOD sont un bon moyen d’y parvenir. Surtout depuis l’avènement d’une nouvelle catégorie de tablettes, qui conjuguent les souhaits des consommateurs et les nécessités commerciales des entreprises. Ces nouvelles tablettes se connectent aux environnements d’entreprise, elles combinent les atouts de performance, de design et de réactivité appréciés par les consommateurs, tout en procurant des gages de sécurité supplémentaires aux services IT et la possibilité d’intégrer l’environnement interne préexistant, en totale compatibilité avec les applications Windows et Microsoft Office. Ajoutons à cela la disponibilité depuis peu d’applications mobiles d’entreprise et l’on comprend aisément que la simplicité d’utilisation des tablettes et leurs options de mobilité en font un choix potentiellement très avantageux pour les entreprises.

Quels outils privilégier ?
Les contraintes de fonctionnements internes génèrent de la frustration pour les salariés habitués dans le privé à des conditions d’utilisation de la technologie bien plus souples. Il n’y a aucune raison que le rythme des innovations technologiques ralentisse, que les employés revoient leurs attentes à la baisse, ni que les services IT cèdent sur le niveau de leurs exigences. Il faut donc s’attendre à ce que le fossé technologique continue de se creuser, ce qui signifie qu’il devient urgent pour les entreprises de prendre le train en marche. Les décideurs IT qui réfléchiront à l’adoption d’une stratégie de mobilité et qui s’interrogeront sur les meilleures pratiques d’intégration des terminaux mobiles à leur environnement seront perçus comme des employeurs modernes et des acteurs dynamiques, soutenant activement la productivité. Les tablettes d’entreprise ont le vent en poupe pour combler ce fossé technologique. Il est temps de les reconnaître comme des outils d’entreprise légitimes entre autres terminaux et dispositifs, et plus spécifiquement concernant la nouvelle catégorie de tablettes hybrides. A mi-chemin entre une tablette et un notebook, ces dernières représentent le compromis approprié pour une utilisation personnelle et professionnelle.

Par Antoine Ferraz, Field Marketing Manager, Dell Client Solutions

Publié le mardi 5 août 2014

http://www.itrmobiles.com/articles/149813/penser-tablettes-entreprise-gadget-veritable-outil-travail-antoine-ferraz-field-marketing-manager-dell-client-solutions.html

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