lundi 30 septembre 2013

La NASA publie ses tests pour créer un nouveau vaisseau



Jamais à court d’idées, la NASA travaille en ce moment à la création d’un nouveau type de navette supersonique. Si elle travaille actuellement sur un prototype, c’est sur une reproduction miniature que les tests sont effectués et publiés sur Internet.

Afin d’effectuer ses tests, la NASA a en effet créé une réplique à 5,8 % de l’échelle de la véritable navette, et utilise de nombreux outils, notamment pour mesurer sa portance. Pour cela, la maquette est placée dans un tube soufflant de l’air à une vitesse subsonique. La NASA utilise alors plusieurs outils pour effectuer ses mesures, notamment l’utilisation d’un spray fluorescent qui permet de visualiser des courants d’air au-dessus et autour de l’appareil. C’est ainsi, explique la NASA, qu’elle peut déterminer certains paramètres essentiels de ses créations, et ainsi les ajuster en fonction du comportement qu’elle veut leur faire prendre.

Par Nicolas Aguila30 SEPTEMBRE 2013 17:30 - Source: Tom's Guide FR

Le "digital store", le mariage de l'e-commerce et de la proximité

Une femme navigue sur internet 
© AFP/Archives Lionel Bonaventure
Paris (AFP) - Vendeurs connectés, suivi étroit de la navigation sur internet des clients, courriels personnalisés, stocks partagés : s'appuyant sur le succès des nouvelles technologies, les marques réinventent le sur-mesure pour fidéliser les clients et limiter les ventes perdues.

Baptisé "digital store", ce concept se veut une sorte de mariage entre le online et le offline, la vente en ligne et le commerce de proximité, résume Franck Poisson, stratégiste e-commerce chez Demandware, spécialiste américain du commerce digital qui le propose, comme d'autres acteurs de la high tech, à des grands groupes.

Fini donc les enseignes avec moult canaux de vente cloisonnés (magasin physique, boutique en ligne, centres d'appel, catalogues ou brochures), souvent gérés par différents prestataires, qui communiquent très rarement entre eux et gèrent chacun de leur côté leurs stocks et leur clientèle.

Le digital store veut casser ces cloisons qui "frustrent souvent les clients et débouchent sur des ventes perdues", selon Franck Stauffer, responsable Edition chez RBS Change, une plateforme d'e-commerce française.

Concrètement, alors que la concurrence est âpre avec des promotions quotidiennes, l'enseigne digitalise complètement son offre de produits et récupère toutes les données sur les clients (ceux du web y compris), sur les produits et sur les stocks.

Grâce à une tablette, le vendeur en magasin peut accéder à ces informations dans l'espace de vente. Il a ainsi accès rapidement au profil (taille, style) et aux achats antérieurs d'un client. Il devient conseiller et peut se servir de ces renseignements pour lui recommander des produits, effectuer des alignements et changements de prix pour le satisfaire.

Le vendeur-conseiller a aussi la possibilité de consulter la disponibilité des produits en stock. Bref, il a une vue unifiée du client et du stock. Le paiement ne se fait plus à la caisse, mais via un dispositif spécial équipant sa tablette.

L'objectif affiché est de fidéliser le client par une meilleure connaissance de ses habitudes et en collant aussi de près à ses attentes.

"Le client veut être reconnu par la marque; il veut avoir l'impression qu'on l'identifie à elle", explique Jean-Louis Serradilla, le président France du spécialiste du marketing digital Neolane, propriété de l'éditeur de logiciels américain Adobe.

Pour lui, un commerçant ne doit plus se battre sur les prix mais sur les services qu'il propose aux consommateurs. Quand un acheteur donne des informations personnelles, il s'attend à ce que l'entreprise s'en serve pour lui parler "intelligemment", dit M. Serradilla.

Elle doit par exemple éviter, selon lui, d'envoyer à un homme des promotions sur les nouvelles crèmes pour femmes ou encore des offres parlant de "Votre Valentine" à un homosexuel.

Si le concept séduit, seules quelques marques ont accepté de le tester pour l'instant. Les concepteurs espèrent une montée en puissance en 2014.

C'est le cas depuis quelques mois du groupe Manfield, dont l'activité, la vente des chaussures, est confrontée fréquemment à des ruptures de stocks pour des problèmes de taille.

"Avant quand un client se présentait dans un magasin Manfield à Marseille par exemple, s'il n'y avait pas sa taille en stock, il repartait et c'était une vente perdue", narre le PDG Frédéric Thierry.

"Aujourd'hui le vendeur, qui a accès au stock de tout le réseau via sa tablette, peut lui proposer de le livrer directement chez lui", avance M. Thierry.

A la différence d'un pureplayer sur internet qui a son dépôt avec son stock ou d'un magasin qui a des stocks dédiés à internet dans ses entrepôts, un digital store a un stock unique partagé.

S'il ne donne pas de chiffre, M. Thierry indique que le digital store a eu un "impact certain" sur les ventes de Manfield, qui en a aussi profité pour optimiser ses coûts logistiques.

Le groupe a néanmoins dû revoir sa politique marketing, investir dans l'achat de tablettes et former ses vendeurs.

A terme, le but est de faire du digital store une sorte de show-room, avec expositions et possibilité d'essayer des articles, selon M. Serradilla. L'achat s'effectuera via la tablette ou le smartphone et la livraison au lieu choisi (domicile, bureau...) par le client.

Dimanche, 29 Septembre 2013 13:32

Vous ne lisez pas le japonais ? Des lunettes le font pour vous!

Les lunettes du japonais NTT Docomo
présentées au salon de l'électronique
Ceatec, en banlieue de Tokyo, le 30
septembre 2013 

© AFP Yoshikazu Tsuno
Chiba (Japon) (AFP) - Lire un menu de restaurant en japonais, rien de plus difficile pour un étranger au Japon, mais avec des lunettes traductrices, cela peut se faire en un clin d'oeil, tout comme la reconnaissance des personnes.

A l'occasion du salon de l'électronique Ceatec en banlieue de Tokyo, le premier opérateur de télécommunications mobiles local, NTT Docomo, a présenté plusieurs applications à base de lunettes munies d'une caméra et servant d'écran mono ou binoculaire.

L'une de ces fonctions permet de voir se substituer à l'image filmée une traduction en anglais d'un menu de restaurant écrit en japonais, ou bien dans d'autres langues au choix. L'utilisateur voit cette image "retouchée" via les lunettes.

Autre application possible: l'affichage à l'écran d'informations (nom, prénom, fonction, etc.) relatives à une personne que l'on rencontre et qui serait enregistrée dans le répertoire de son smartphone, le tout grâce à un système de reconnaissance/identification de visage.

NTT Docomo imagine aussi que toute surface plane rectangulaire (comme un cahier, un porte-feuille) puisse être assimilée à un pavé tactile sur lequel le doigt se pose et agit comme il le ferait sur l'écran d'un smartphone ou d'une tablette, à la différence près que l'image ne s'affiche que via les lunettes.

La reconnaissance des mouvements du doigt se fait grâce à une bague portée à l'index. Ses changements de position sont transmis au smartphone qui les traduit en instructions. Si bien que l'on manipule les images affichées sur l'écran des lunettes en agitant son doigt sur une surface quelconque.

Tout ou partie de ces technologies devraient être prêtes pour les jeux Olympiques de Tokyo en 2020, lesquels seront aussi une vitrine du savoir-faire des Japonais pour faciliter par divers moyens techniques la vie des visiteurs et notamment des étrangers de passage.

Toutefois, reste encore à s'affranchir d'ici-là de nombre d'obstacles techniques tels que la taille des lunettes, leur autonomie (car elles ont besoin d'une batterie), la rapidité de reconnaissance des images ou visages et la réduction du temps de réponse.

Lundi, 30 Septembre 2013 15:35

Japan Launches Industrial Harvesting Robot



joshbyard:

Japan Launches Industrial Harvesting Robot That can Judge the Ripeness of Individual Strawberries

The machine moves on rails in a greenhouse. It has a 3D stereo camera system to image the berries and judge which ones are ripe according to color.

When it finds one, a robotic arm reaches out and snips its stem. Into the basket it goes. It can harvest a berry every 8 seconds.

"This robot would harvest two-thirds of the strawberries during the night when growers are sleeping," Shibuya Seiki’s Mitsutaka Kurita told AFP.

"The farmer can then pick the rest of the strawberries that the robot couldn’t get at."

While a small basket of strawberries can fetch about $5 in Japan, harvesting them takes a lot more work than other produce such as rice, tomatoes, or cucumbers. But the machine could eventually pay for itself.

(via $50,000 strawberry-picking robot to go on sale in Japan | Crave - CNET)

The Difference Between Film and Digital Photography

Sally Wiener Grotta and her husband Daniel wrote some of the first books and articles about digital photography. Sally was an award-winning photographer in film days, and has maintained her reputation in the digital imaging age. In this interview, she talks about how to buy a digital camera -- including the radical idea that most people really don't need to spend more than $200 to take quality photos. (We had some bandwidth problems while doing this remote interview, but the sound is clear so we decided to run it "as is" rather than try to remake the video and lose the original's spontaneity.)


Watch rocket launch into space




The unmanned SpaceX rocket carried a Canadian satellite into orbit.

CNN Weekend Shows

Added on September 29, 2013

http://edition.cnn.com/video/data/2.0/video/us/2013/09/29/nr-lemon-space-x-rocket.cnn.html

Le plastique biodégradable : une grande invention italienne

Du plastique oui, mais sans pétrole, à faible impact environnemental et depuis aujourd'hui toujours plus italien. A la Novamont le Mater Bi, que nous connaissons surtout pour les sacs biodégradables de supermarchés, est produit déjà depuis 30 ans : la nouveauté est l'ultérieure diminution de l'usage de matière première d'origine fossile. Il ne s'agit pas seulement de défendre le territoire contre les entreprises polluantes explique-t-on à la Novamont : il s'agit également d'une occasion de relance industrielle du pays, parce que les nouvelles technologies seront exploitées dans des établissements en Sardaigne et dans la Vénétie.

"Il s'agit d'un Mater Bi de quatrième génération - explique Luigi Capuzzi, directeur de la recherche de Novamont- parce que c'est un plastique qui contient quatre nouvelles technologies différentes. La première est celle qui a été développée dans les années quatre-vingt par un groupe de scientifiques autour de Catia Bastioli, aujourd'hui administrateur délégué Novamont : une technologie de complexation d'un des composant de l'amidon avec des polymères qui jusqu'à quelques années encore étaient achetés à l'extérieur."

La deuxième technologie est celle qui existe actuellement sur le marché, dans laquelle les polymères (c'est à dire des macros molécules complexes) sont produits par Novamont grâce à une technologie développée au début des années deux mille. Ces polymères, en revanche, s'obtiennent à partir de monomères qui eux, jusqu'à aujourd'hui, devaient être achetés. Désormais les deux nouvelles technologies permettent de produire les deux monomères clefs, à partir de ressources renouvelables : "l'acide azélaïque obtenu à partir de l'huile végétale dérivant du chardon sera produit à Porto Torres : le chardon que nous sommes déjà en train de cultiver de façon expérimentale dans les alentours de l'établissement de production." L'autre est le butane-1,4-diol, obtenu à partir de bactéries capables de digérer le sucre et de le transformer en ce précieux composant du plastique bio : "nous le produirons sur la plateforme biotechnologique de Bottrighe, dans la province de Rovigo. Et la nouveauté sera que nous serons les premiers à le faire avec un unique passage biochimique, donc l'avantage est important aussi bien en termes d'environnement qu'en termes économiques", explique Capuzzi.

Trente années de plastique biodégradables est l'habituelle polémique : mais les produits de la terre, ne serait-il pas préférable de les utiliser pour se nourrir, plutôt que pour produire du plastique ? "Nous ne soustrairons pas un seul mètre carré à la production de nourriture : nous utilisons, et utiliserons seulement les terrains en marge qui aujourd'hui ne produisent rien et ne donnent pas de bénéfice. Et puis le chardon pousse très bien en Sardaigne, il a besoin de très peu d'eau et n'a pas besoin d'engrais.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74045.htm

Autoporté, antisismique et isolant : un toit qui ressemble à des Lego

Un toit qui par sa philosophie constructive rappelle les LEGO, les populaires briques inventées par l'entreprise de jouets danoise, qui ont stimulé l'imagination de générations d'enfants. Il s'agit de panneaux conçus et brevetés par MAS (Modular Anti-Seismic Solar), une entreprise constituée en 2010 de quelques entreprises actives dans le secteur du green building et faisant partie du district technologique Veneto Nanotech. La particularité des panneaux de MAS, facile à monter et avec des dimensions standards (93x186x25 cm), est de pouvoir être utilisés directement comme toit, d'être autoportés, en plus d'être antisismiques et isolants. Non seulement, la couverture modulable, adaptée aux habitations, hangars et constructions industrielles, sert de panneau photovoltaïque et solaire thermique, mais elle permet également de participer à l'atteinte des objectifs prévus par le nouveau décret Compte Thermique [1].

MAS a son siège dans la province de Trévise, mais elle s'est déjà équipée pour produire aux Etats-Unis, et elle compte ouvrir la commercialisation de ces panneaux à partir de 2014, une fois obtenues les certifications nécessaires. "Nous pensons pouvoir être compétitifs sur le marché, puisque nos couvertures, même en intégrant les technologies solaire thermique et photovoltaïque, ont un prix comparable à celui d'un toit traditionnel. Nous avons pris contact avec de nombreux clients potentiels. Nous faisions l'hypothèse qu'au moins dans un premier temps, 70% de notre busines sera aux USA, où le marché est plus adapté pour accueillir un produit à fort taux d'innovation comme le nôtre. La part restante de la production sera destinée à l'Italie ou à l'Europe", explique à Répubblica.it Mario Damo, président et fondateur de MAS.

De plus MAS se sert des compétences de Veneto Nanotech dans le secteur des nanotechnologies appliquées aux matériaux. "Les panneaux produits par MAS sont réalisés avec divers matériaux et différents types de polymères, qui nécessitent d'être intégrés et assemblés les uns aux autres dans des conditions optimales. C'est pour cette raison que nous traitons les superficies des polymères avec un plasma atmosphérique particulier obtenu en laboratoire, avec une substance comparable au gaz qui est relâché dans l'atmosphère lorsqu'un éclair apparaît ou quand se manifeste l'aurore boréale. Le plasma crée une série de liaisons chimiques entre les matériaux, augmentant considérablement la portance et l'efficacité globale du toit", précise le directeur scientifique de Veneto Nanotech, Diego Basset.

--

[1] Le décret Compte Thermique a pour objectif d'inciter la production d'énergie thermique de ressources renouvelables et de développer l'efficacité énergétique des bâtiments à travers des projets de requalification énergétique.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74044.htm

Le Technion prépare une nuée de satellites miniatures

Tous les appareils électroniques ont vocation à diminuer en taille : les téléphones, ordinateurs, etc. Leur puissance computationnelle et leurs capacités augmentent dans le même temps. Il en est également ainsi pour les satellites artificiels. Les chercheurs du Technion -Israel Instiute of Technology examinent ainsi la possibilité de remplacer les lourds satellites actuels par un essaim de plus petits. L'idée : faire plus avec moins gros.

L'un des gros problèmes de l'envoi d'engins dans l'espace est que l'énergie nécessaire (et donc le combustible) augmente exponentiellement avec la masse que l'on essaye de mettre en orbite. Il devient alors intéressant de mettre au point des petits satellites. Il en existe plusieurs catégories : mini-satellites (100-500 kg), micro-satellites (10-100 kg), nano-satellites (1-10 kg) ainsi que d'autres plus petits encore. Il devient également intéressant de faire travailler ces petits satellites ensemble. C'est sur ces sujets que travaille l'Asher Space Research Institute du Technion à travers le projet SAMSON.

Chorégraphie spatiale : faire travailler les satellites ensemble

La première des difficultés à surmonter est de savoir s'il sera possible de coordonner ces satellites entre eux. Il s'agit notamment de les faire voyager en formations de trois, gardant des distances plus ou moins constantes l'un avec l'autre. Le professeur Pini Gurfil duDistributed Space Systems Laboratory du Technion a récemment présenté l'état de ses recherches à des acteurs majeurs de l'industrie aérospatiale israélienne : 3 mini-satellites capables d'opérer dans l'espace, en toute autonomie, et en maintenant entre eux une formation. Un compromis a été réalisé entre le poids du satellite et la quantité de carburant (seulement 300 g). Cette difficulté aurait été résolue entre autres par l'utilisation d'un propulseur de dernière génération construit spécialement par la société aérospatiale israélienne Rafael, le Pulsed Plasma Thruster.

La seconde difficulté est de faire en sorte que ces satellites évoluent ensemble, de manière rapprochée, mais sans risque de collision. L'objectif du projet est en effet d'identifier la provenance de signaux terrestres par triangulation, qui est rendue possible par la proximité et le degré de synergie des trois satellites. Pour cela, ils seront parfaitement coordonnés (ils emportent pour cela une horloge atomique) et seront capables de connaître à tout moment leur position respective.

Un défi presque réussi

Un premier lancement est prévu en 2015. Trois satellites SAMSON seront envoyés ensemble dans l'espace et devront maintenir leur formation pendant au moins un an. Leur capacité à fonctionner efficacement ensemble sera évaluée. S'il réussit, le projet pourrait valider encore plus le concept des mini-satellites et encourager l'économie du spatial low cost.

Espérons seulement que la question des déchets spatiaux sera réglée prochainement. Il y a en effet autour de la Terre des centaines de milliers de déchets spatiaux de diverses tailles : de la poudre issue de lanceurs à des morceaux de panneaux solaires. Tout ceci augmente grandement les risques de collision et donc le coût de l'exploitation spatiale. Un mini-satellite est encore plus exposé puisqu'il n'est généralement pas bien protégé et n'a pas une quantité énorme de carburant pour retrouver sa position en cas de déviation.

Supplément : Israël et la recherche spatiale

Israël est l'un des 9 pays dans le monde capables d'envoyer des engins dans l'espace. Depuis sa création en 1983, son agence spatiale, l'ISA (Israel Space Agency) multiplie les projets de développement : satellites de reconnaissance Ofeq et Eros, satellites de télécommunication Amos, etc. L'ISA s'apprête à lancer avec le CNES (Centre national d'études spatiales) français le satellite VENmicro-S (Vegetation and Environment monitoring on a New Micro-Satellite), visant à étudier la végétation et l'environnement sur la planète Terre.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74052.htm

Produire de l'hydrogène solaire à partir de la rouille

Des chercheurs israéliens et suisses découvrent la meilleure structure moléculaire, écologique et peu coûteuse, pour synthétiser de l'hydrogène à partir de la lumière du soleil : la rouille.

Rouille
Crédits : Ian Britton

Dans la course à la recherche d'énergies propres, l'hydrogène est sans doute l'une des sources les plus prisées à ce jour, et l'apparition de véhicules fonctionnant avec ce gaz se fait de plus en plus visible. Récemment, la ville de Tel-Aviv s'est équipée d'un bus fonctionnant seulement à l'hydrogène, ce qui est une avancée par rapport aux moteurs hybrides déjà existants sur le marché.

Sa synthèse n'est néanmoins pas encore maitrisée et plusieurs chercheurs se penchent sur la question, privilégiant la voie dite "de séparation", qui consiste à séparer électrochimiquement les molécules d'eau en molécules d'oxygène et d'hydrogène. Les cellules photo-électrochimiques (PEC) sont utilisées pour effectuer cette séparation grâce à l'énergie solaire.

Des chercheurs israéliens et suisses du Technion et de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, ont découvert la structure moléculaire qui procurerait au PEC le meilleur rendement et la synthèse la moins coûteuse, et ce, en utilisant un matériau très abondant, stable et peu onéreux : la rouille. En observant à l'aide d'un microscope à transmission électrique le chemin parcouru par les électrons sur la structure d'oxyde de fer, les chercheurs ont pu comprendre en profondeur le processus de séparation qui constitue la synthèse d'hydrogène et ainsi créer la meilleure structure moléculaire possible. Si la synthèse de cellules photovoltaïques actuelles pour produire de l'hydrogène coûte environ 15 euros le kilo, la nouvelle structure moléculaire dont la découverte vient d'être publiée dans la prestigieuse revue Nature coûte moins de 5 euros le kilo produit.

Cette découverte constitue une avancée fondamentale dans la recherche sur les énergies du futur.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74051.htm