" La reprise de manifestations à Tunis met sous pression les autorités intérimaires, incitées à respecter le calendrier de la transition et organiser les élections constituantes à la date prévue du 24 juillet même s'il peut en résulter davantage d'instabilité à long terme.
Certains partis encore faiblement mobilisés estiment que ce calendrier est trop serré pour assurer l'équité du scrutin. D'autres craignent que la Tunisie ne soit mal préparée à un scrutin démocratique après des décennies de régime autocratique.
Mais dans un contexte de tension croissante, tout autre écueil qu'un retard léger pourrait provoquer de nouveaux troubles dans un pays qui peine encore à rétablir l'ordre ...
Le Premier ministre par intérim, Beji Caïd Essebsi, a évoqué dimanche un report possible lié à des difficultés techniques, mais il s'est empressé ensuite d'assurer que les autorités faisaient le maximum pour respecter la date convenue. ...
"Toute initiative perçue comme une tentative d'éléments de l'ancienne élite pour faire dérailler le processus de transition vers la démocratie se heurte immédiatement à une réaction de la rue." ...
Mais ce pays de 10 millions d'habitants ne possède pas les ressources énergétiques de ses voisins et estime avoir besoin de milliards de dollars de prêts extérieurs pour surmonter la désorganisation qui affecte durement son marché de l'emploi et son industrie touristique.
Les marchés seraient toutefois plus compréhensifs devant un report du scrutin et pourraient même en être satisfaits, selon Richard Segal, stratégiste auprès du groupe bancaire Jefferies. "Le pays se donne peu de temps pour tenir ces nouvelles élections, aussi un retard d'ordre technique serait-il compréhensible", dit-il.
"Le pire des scénarios serait celui d'un processus accéléré débouchant sur l'instabilité", souligne Richard Segal en évoquant les transitions de façon générale. "En fait, certains investisseurs pourraient approuver une transition lente, car cela réduirait le risque de chocs négatifs à court terme."
Par Reuters
Certains partis encore faiblement mobilisés estiment que ce calendrier est trop serré pour assurer l'équité du scrutin. D'autres craignent que la Tunisie ne soit mal préparée à un scrutin démocratique après des décennies de régime autocratique.
Mais dans un contexte de tension croissante, tout autre écueil qu'un retard léger pourrait provoquer de nouveaux troubles dans un pays qui peine encore à rétablir l'ordre ...
Le Premier ministre par intérim, Beji Caïd Essebsi, a évoqué dimanche un report possible lié à des difficultés techniques, mais il s'est empressé ensuite d'assurer que les autorités faisaient le maximum pour respecter la date convenue. ...
"Toute initiative perçue comme une tentative d'éléments de l'ancienne élite pour faire dérailler le processus de transition vers la démocratie se heurte immédiatement à une réaction de la rue." ...
Mais ce pays de 10 millions d'habitants ne possède pas les ressources énergétiques de ses voisins et estime avoir besoin de milliards de dollars de prêts extérieurs pour surmonter la désorganisation qui affecte durement son marché de l'emploi et son industrie touristique.
Les marchés seraient toutefois plus compréhensifs devant un report du scrutin et pourraient même en être satisfaits, selon Richard Segal, stratégiste auprès du groupe bancaire Jefferies. "Le pays se donne peu de temps pour tenir ces nouvelles élections, aussi un retard d'ordre technique serait-il compréhensible", dit-il.
"Le pire des scénarios serait celui d'un processus accéléré débouchant sur l'instabilité", souligne Richard Segal en évoquant les transitions de façon générale. "En fait, certains investisseurs pourraient approuver une transition lente, car cela réduirait le risque de chocs négatifs à court terme."
Par Reuters
publié le 13/05/2011 à 16:06
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