Comme le Minitel, internet a rapidement trouvé des applications dans les entreprises et l’adaptation vers la gestion des services et des établissements s’imposait. L’ENT est une nouvelle étape puisqu’il s’adresse à l’usager et qu’il doit permettre une communication plus rapide entre les élèves, les parents, les enseignants, l’établissement scolaire et les administrations de tutelle : " Un ENT (Espace numérique de travail) est un ensemble de services en ligne, personnalisés et sécurisés, accessibles aux élèves et aux professeurs mais aussi aux autres membres de la communauté éducative, en particulier les parents. Ces services numériques sont proposés actuellement à près de 300 000 utilisateurs. En masquant la complexité technique, ces espaces numériques de travail permettent aux utilisateurs de se concentrer sur les apports des TIC pour la pédagogie et l’organisation de l’établissement d’enseignement. Pour un élève, un espace numérique de travail, c’est la possibilité d’accéder en ligne, dans ou hors de l’établissement, à son emploi du temps, son cahier de texte, ses notes mais aussi de consulter des ressources documentaires ou des éléments de cours mis à disposition par les professeurs et de travailler en collaboration avec ses camarades. " La définition ci-dessus souligne que la destination première de l’ENT est essentiellement pédagogique. ... Cependant le coeur de l’objet est bien pédagogique :
et surtout le cahier de texte numérique grâce auquel les élèves peuvent retrouver le travail fait en classe :
... Les nouveaux enseignants vont être de plus en plus des "digital natives" avec des habitudes venues d’une fréquentation quotidienne du réseau. Qu’elle sera leur réaction face à certaines rigidités des ENT et à la conception du métier qu’ils impliquent ? Les technologies du numériques évoluent rapidement et seules les structures souples réussissent à s’adapter et à suivre le rythme de l’innovation. Les ENT représentent une évolution de la mentalité de l’Education nationale dans la mesure où nous n’avons pas affaire à un outil conçu par le ministère et destiné à une masse d’utilisateurs indifférenciés : on trouve selon les académies des produits variés et assez novateurs. C’est une rupture avec un certain centralisme institutionnel. Cela dit l’environnement numérique des jeunes évolue très vite et il n’est pas sûr que les ENT disposent des moyens humains et financiers qui leur permettent de rester performants et attractifs face à la concurrence. Il y a 8 ans on ne parlait pas de Facebook, pourtant en quelques années les adolescents s’en sont emparé. Quels seront les nouveautés offertes par le web, quels nouveaux comportements verront le jour ... ? Existe-t-il une alternative ? Pourrait-on envisager d’utiliser ce qui existe déjà en terme d’outils coopératifs et de réseaux sociaux pour diffuser l’information et travailler ensemble entre enseignants et élèves, entre l’institution, ses personnels et ses utilisateurs ? Inversons la perspective et plutôt qu’une démarche centrée sur l’enseignement imaginons en une, par exemple, centrée sur l’apprentissage. |
mercredi 6 juillet 2011
L’avenir des ENT (Espace Numérique de Travail)
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