Quarante projets photovoltaïques sont déjà à l’étude et si les investissements du secteur privé devraient représenter 60% des sommes que la Tunisie compte allouer à ses nouveaux desseins solaires, le gouvernement tunisien prendra en charge l’essentiel des frais restants.
L’énergie solaire produite dans le désert sera acheminée en Europe via un câble sous-marin qui reliera la Tunisie à l’Italie. La société britannique Nur Energy Ltd., développeur de centrales solaires déjà implantées dans le Maghreb, a accepté les termes techniques du projet, estimant même sur son site Internet qu’il constitue le meilleur moyen pour assurer l’exportation d’une telle quantité d’électricité.
L’entreprise n’est en outre pas sans savoir que l’Italie jouit d’une longue expérience en tant qu’importateur d’électricité et a précisé que des câbles de courant continu à haute tension (CCHT) seront utilisés. Une technologie qu’elle juge aussi plus avantageuse que celle du courant alternatif (CA) en raison d’un coût et de pertes d’énergie moindres. De son côté, l’exploitant du réseau de transmission d’électricité haute tension en Italie Turna a donné son accord à l’importation de 2 000 MW d’énergie solaire.
Rappelons que le pharaonique projet Desertec fait lui aussi l’objet d’un partenariat entre l’Afrique du Nord et l’Europe. Une autre entreprise ambitieuse qui a vocation à permettre au continent noir de davantage exploiter son formidable potentiel d’ensoleillement mais aussi à répondre à la hausse de la demande énergétique européenne.
M. Triki a enfin annoncé que la Tunisie ambitionne à présent de développer l’énergie éolienne sur son territoire. Les bonnes nouvelles n’arrivent pas toujours seules.
Crédits photos : fotopedia - theregeneration / flickr - activefree, Colin Mutchler
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