lundi 7 mai 2012

COMMENT LES ISRAELIENS FINANCENT EUX-MÊMES LEURS START-UP


NEWS: ISRAELVALLEY - COMMENT LES ISRAELIENS FINANCENT EUX-MÊMES LEURS START-UP. PROJET DE LOI À LA KNESSET EN MATIÈRE DE CROWDFUNDING.
Par Lionel Yrhi (Netanya)

Publié le 6 mai 2012


Dans le but de lutter contre le manque d’investissements dans les start-up et les petites entreprises israéliennes, un nouveau canal de financement pourrait être instauré. Le nouveau projet de loi, qui vient d’être proposé à la Knesset, est un véritable remaniement de la loi sur les valeurs mobilières. Cette modification, proposée par Avihay Braverman (du parti politique Avoda) permettra aux entreprises de se tourner vers les collectes d’argent public, c’est à dire bénéficier d’investissements du grand public (Crowdfunding), sans pour autant devoir céder des parts, ou publier des comptes.

« Nous offrons ici l’opportunité aux PME de percer dans le domaine de la high tech » a déclaré Braverman, rappelant qu’il ne s’agit que d’une partie des nouvelles lois qu’il désire faire appliquer pendant son mandat. Il ajoute « le développement internet permet de renouveler sans cesse les possibilités du consommateur ainsi que celles des PME ».

Cette idée est inspirée de la nouvelle loi américaine récemment votée : JOBS act, dont les initiales signifient « Jump-out Our Business Startups ». Cette loi ouvre pour la première fois les portes à l’investissement de type grand public, jusqu’alors interdit.

Selon Oren Bar-On, directeur associé d’Ernest & Young Israel, « Cette loi aura pour effet de dynamiser le marché des start-up de 20 – 30 millions de shekels par an ».

Selon cette proposition de loi : « Le marché du crédit souffre d’une accessibilité limitée, et uniquement certaines entreprises peuvent en bénéficier. Les PME se plaignent de ne pas recevoir suffisamment de fonds pour pouvoir développer leurs potentiels. […] Pour attirer la jeunesse sur le marché des start-up et élargir les possibilités en terme d’investissement dans les PME, il est primordial d’impliquer le public, tout en adaptant la proposition au marche israélien ».

« Ce changement est nécessaire pour qu’Israël représente un terrain propice aux nouvelles technologies, afin d’accueillir les nouveaux talents et d’inciter les développeurs israéliens eux mêmes à rester sur le terrain : éviter la fuite des entrepreneurs vers les marches internationaux ».

Selon le projet, les entreprises seront limitées à un apport de deux millions de shekels par an et chaque investisseur particulier sera limité à 5000 shekels par an, sauf si l’AMF israélienne en décide autrement.

Jonathan Klinger, avocat spécialiste des nouvelles entreprises, a déclaré au sujet de la loi de Braverman « La loi qui autorisera les groupes de financements en Israël contribuera grandement au développement de la high tech israélienne. Cependant, cela impliquera un remaniement total de la loi et une révision du taux des impôts […] Pour mener à bien ce projet, il faudra écouter les avis du grand public, pour ainsi les appliquer à la législature israélienne. J’espère que le gouvernement agira de cette façon. Il est tout de même dommage que la dislocation imminente de la knesset ne permette pas un véritable examen de cette proposition ».

Le projet Braverman ouvre les portes d’une révolution technologique, et représente peut être la transformation de l’Etat en véritable berceau des start-up. Il reste maintenant aux députés de la Knesset de voter.

http://www.israelvalley.com/news/2012/05/06/35955/israelvalley-comment-les-israeliens-financent-eux-memes-leurs-start-up-projet-de-loi-a-la-knesset-en-matiere-de-crowdfund

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