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samedi 30 juillet 2011

Une Chambre citoyenne

Est-ce que la plus grande démocratie du monde, celle des États-Unis, ne va pas vers la dérive? Si la partisanerie politique peut conduire un pays vers la ruine économique et de celle du monde, peut-on parler de démocratie dans ces conditions? Et dire que ce pays où le président possède d'immenses pouvoirs, pouvoirs partagés avec les deux chambres d'élus, des deux partis, les démocrates et les républicains, ne possède aucun outil où le peuple, à l'exemple de la Suisse, a le pouvoir de trancher en cours de mandat.

À voir les choses évoluer chez notre puissant voisin, on ne peut que penser qu'à la Constitution américaine, il manque un instrument pour résoudre les crises et pour accorder un véritable pouvoir démocratique au peuple américain, soit celle d'une Chambre citoyenne. Cette Chambre citoyenne serait composée d'Américains choisis par tirage au sort, pour une période d'un an, non renouvelable. La Chambre citoyenne aurait le pouvoir de consulter le peuple américain pour résoudre un problème, comme celui de l'adoption du budget, en procédant par référendum si les élus ne s'entendent pas.

La Chambre citoyenne fut, dans l'histoire de la Grèce, l'outil par excellence pour résoudre les crises. Par son seul pouvoir de consultation du peuple, la Chambre citoyenne rendait les politiciens professionnels et l'administration publique plus respectueuse des droits du peuple grec. Cette chambre pourrait aussi voir le jour au Québec, si l'on veut sauver notre démocratie malade.

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André Mainguy - Longueuil, le 17 juillet 2011
 

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