Contribution de 9 milliards
Néanmoins, l'Europe a annoncé qu'elle pourrait contribuer, à hauteur de 9 milliards d'euros, aux investissements d'infrastructures des télécoms. L'enveloppe globale a été estimée entre 200 et 300 milliards d'euros sur la période 2010-2020 pour les opérateurs. Le président de la Commission européenne, «José Manuel Barroso nous a fait cette annonce, mardi soir lors d'un dîner. Mercredi, Neelie Kroes a réitéré cette proposition de contributions aux investissements de 9 milliards d'euros sur fonds européens», raconte Jean-Bernard Lévy, le président du directoire de Vivendi.Afin de réduire les investissements, les acteurs européens ont suggéré que les fréquences soient partagées pour de futurs réseaux mobiles et que «des investissements soient mutualisés, notamment pour les travaux de génie civil et la fibre optique», précise Gabrielle Gauthey, directrice des affaires publiques d'Alcatel-Lucent. De son côté, René Obermann, le patron de Deutsche Telekom, a exhorté tout le secteur à s'accorder sur la création de standards pour interconnecter les réseaux de nouvelles générations.
Mais parmi l'ensemble des propositions, celle qui demande à l'Europe une «différenciation en matière de gestion du trafic pour promouvoir l'innovation et les nouveaux services et répondre à la demande de niveaux de qualité différents» est celle qui sera la plus difficile à être acceptée par les géants du Web. Ces derniers devraient négocier, dans le secret des affaires, avec des opérateurs pour acheminer leurs services à très haut débit aux internautes. Selon les partisans de cette proposition, ce ne serait pas une remise en cause de la «neutralité» d'Internet. Car Google et autre Facebook n'auraient pas obligation de signer ces contrats.
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