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samedi 21 septembre 2013

Le tourisme spatial est-il un rêve inaccessible ?

Vous avez toujours rêvé d’aller dans l’espace pour titiller les lois de la gravité ? D’ici quelques années, vous pourrez « avoir la tête dans les étoiles », au sens figuré comme au sens propre ! En tout cas, des organismes privés ainsi qu’un Institut européen du tourisme spatial y croient dur comme fer.




LE DÉVELOPPEMENT D’UN TOURISME DE L’ESPACE

Les quelques organismes privés existant ont saisi l’occasion d’être les pionniers d’un marché en devenir. Oui, l’espace va peut-être devenir un nouveau terrain de lutte, une nouvelle industrie, un nouvel enjeu financier. L’offre la plus sérieuse est proposée par Richard Branson, le célèbre patron de Virgin. Le deal: moyennant 200 000 dollars, il est possible de s’échapper à 100 km d’altitude, ce qui permet de voir la la courbure de la terre, les ténèbres de l’espace, et d’être, le temps de quelques précieuses minutes, en apesanteur. Seulement, ces vols ne sont pas encore opérationnels. En attendant, des infrastructures sont créées au sol, tel que le « Virgin Galactic Gateway to Space », un « spaceport », autrement dit un aéroport pour avions de l’espace. R. Branson ne perd pas le nord: il sait que le marché de l’espace commence avant tout sur terre. Porté par une grande communication, son projet est ultra médiatisé, surfant sur un phénomène de mode, un rêve commun: aller dans l’espace. Résultat: quelques 600 billets ont déjà été vendus, à 250 000 dollars l’unité ! « Le génie de Branson est d’avoir fait valoriser sa société à hauteur de 900 millions de dollars, alors qu’il n’a toujours pas fait voler un seul touriste », explique avec amusement Alain Dupas, chercheur associé à l’université de Washington. Toutefois, l’espace ne sera pas un nouveau terrain de jeu, de découverte pour l’Homme, mais l’apanage de quelques milliardaires. Alors, pour ces derniers il est vrai, l’heure approche. Jean Luc Wibaux, PDG d’Un Ticket pour l’espace -seule entité habilité à vendre en France les billets pour Virgin Galactic- estime qu’il est « raisonnable de fixer cette échéanceentre 2014 et 2015″. Les européens tentent de suivre la cadence, à l’instar des suisses de S3, associés au français Dassault ou encore des belges de Booster Space Industries. Ainsi, le tourisme spatial est bel et bien en voie de développement.

L’IETS: L’INSTITUT EUROPÉEN DU TOURISME SPATIAL

Si nous n’avons pas encore de ministre du tourisme spatial, un institut européen vient d’être crée pour favoriser l’essor de cette industrie: l’IETS. La conquête de cet espace touristique n’est donc plus à prendre à la légère. L’idée: favoriser les interactions entre l’industrie spatial et le monde du tourisme. A l’initiative du projet: le général Marc Alban, pilote de chasse et ancien directeur du Musée de l’air et de l’espace ainsi que Michel Messager, membre du Conseil national du tourisme. En Europe, rien n’a encore été entrepris en ce sens, tout est à faire. C’est d’ailleurs ce que regrette M. Alban. De fait, aucun des vols suborbitaux prévus ne décollera depuis le continent« Il nous faut un système européen » assène le général Alban qui s’engage à convaincre certains sénateurs de créer une commission du tourisme spatial. L’enjeu est d’autant plus important qu’à terme, les engins spatiaux pourraient devenir un moyen de transport ultrarapide, permettant par exemple de relier le Japon à l’Europe en deux ou trois heures ! Les distances seraient abolies, l’espace terrestre complètement redéfini, perdant une partie de son sens. Une forme d’ultra mondialisation en somme. Mais le futur, incertain, n’est pas pour tout de suite. Alors en attendant de pouvoir chanter Space Oddity de David Bowie depuis l’espace, vous pouvez d’ors et déjà vous entraîner dans la douche.

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