Alors qu’en France nous ne cessons de vouloir débattre de tout et de rien, alors que la moindre décision est sujette à multiples arguments, alors que les medias nous donnent la parole sur n’importe quel sujet d’actualité, alors que l’oral prime sur l’écrit parce que plus immédiat donc plus en rythme avec notre époque..Il me semble d’autant plus étonnant que nous ne sachions plus nous parler.
Au cours des dix dernières années je ne crois pas avoir entendu, visualisé ou simplement pris part à une conversation où un protagoniste pouvaient s’exprimer sans être interrompu par un ou plusieurs des autres membres du groupe. Ceci est valable autant pour une conversation privée, un débat à l’école ou à la fac, une discussion au bureau, entre amis, une émission de radio ou de télévision ou toute autre situation où plusieurs personnes sont censées s’écouter mutuellement puis réagir. Cela a sans doute un rapport direct avec le manque total de courtoisie dont fait preuve la plus grande partie de la population.
Les parents apprennent-ils encore à leurs enfants qu’ils ne doivent en aucun cas interrompre la conversation, mais attendre la fin d’une phrase pour s’immiscer, avec le plus de discrétion possible dans le flot afin d’exprimer leur demande ? Savons-nous encore attendre le fameux petit espace vide pour émettre notre opinion ? Je suis assez choquée de constater que même des journalistes, des professeurs, des politiciens, des médecins et j’en passe bien sûr se comportent comme de simples malotrus.
L’habitude est telle que cela est devenu « normal », alors qu’en fait c’est vraiment triste. Parce que cela signifie que nous voulons aller tellement vite, « remplir tellement vite le temps », que le contenu de la parole n’a plus vraiment d’importance. Donc l’homme n’a plus d’importance, puisqu’on ne respecte plus sa parole. On veut être entendu, mais on n’est pas écouté. Comme j’aimerais entendre une vraie conversation, de celles où l’on écoute la personne qui parle jusqu’au bout de ses phrases ! Comme j’aimerais qu’on sache à nouveau se parler..
Le 20 juin 2011 par belette
http://you.leparisien.fr/actu/2011/06/20/savons-nous-encore-parler-9076.html
Au cours des dix dernières années je ne crois pas avoir entendu, visualisé ou simplement pris part à une conversation où un protagoniste pouvaient s’exprimer sans être interrompu par un ou plusieurs des autres membres du groupe. Ceci est valable autant pour une conversation privée, un débat à l’école ou à la fac, une discussion au bureau, entre amis, une émission de radio ou de télévision ou toute autre situation où plusieurs personnes sont censées s’écouter mutuellement puis réagir. Cela a sans doute un rapport direct avec le manque total de courtoisie dont fait preuve la plus grande partie de la population.
Les parents apprennent-ils encore à leurs enfants qu’ils ne doivent en aucun cas interrompre la conversation, mais attendre la fin d’une phrase pour s’immiscer, avec le plus de discrétion possible dans le flot afin d’exprimer leur demande ? Savons-nous encore attendre le fameux petit espace vide pour émettre notre opinion ? Je suis assez choquée de constater que même des journalistes, des professeurs, des politiciens, des médecins et j’en passe bien sûr se comportent comme de simples malotrus.
L’habitude est telle que cela est devenu « normal », alors qu’en fait c’est vraiment triste. Parce que cela signifie que nous voulons aller tellement vite, « remplir tellement vite le temps », que le contenu de la parole n’a plus vraiment d’importance. Donc l’homme n’a plus d’importance, puisqu’on ne respecte plus sa parole. On veut être entendu, mais on n’est pas écouté. Comme j’aimerais entendre une vraie conversation, de celles où l’on écoute la personne qui parle jusqu’au bout de ses phrases ! Comme j’aimerais qu’on sache à nouveau se parler..
Le 20 juin 2011 par belette
http://you.leparisien.fr/actu/2011/06/20/savons-nous-encore-parler-9076.html
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