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vendredi 26 juillet 2013

Baptême du feu réussi pour Galileo

Un test de positionnement réussi vient d'être effectué à l'aide des premiers satellites du futur GPS Européen.

Vue d'artiste des satellites qui composent la constellation Galileo ESA

RÉUSSI. C'était son premier test en conditions réelles. Mercredi 24 juillet, au centre de contrôle de Galileo, dans la ville de Fucino en Italie, le futur système de positionnement par GPS Européen a fait la démonstration de son efficacité.

Pour ce faire, les quatre satellites en orbite qui composent actuellement Galileo ont été mis à contribution. En effet, il faut au minimum 4 satellites pour effectuer un positionnement en trois dimensions (longitude, latitude et altitude). Les deux premiers ont été lancés en octobre 2011 et les deux suivants en octobre 2012.

Présentation du système GPS Européen par l'ESA (en anglais)

Actuellement, avec seulement 4 satellites dans les airs, la constellation ne permet un positionnement que pendant 3 ou 4 heures par jour. Mais les futurs lancements de satellite pallieront ce manque jusqu’à l’établissement d’une couverture permanente.

Une constellation qui comportera 30 satellites

Ces relevés de longitude, de latitude et d'altitude que nous sommes parvenus à effectuer constituent une preuve concrète de l'efficacité de Galileo, se félicite la Commission Europénne dans un communiqué. "C'est un grand pas vers le début de la mise en service d'ici octobre 2014" y précise Antonio Tajani, Vice président de la Commission Européenne.

À terme, la constellation Galileo devrait comporter trente satellites, et fournir un positionnement par satellite plus précis que le signal GPS actuel. En Europe notamment au dessus de laquelle les satellites seront positionnés de manière à fournir une meilleure couverture du signal. Ce GPS Européen, sous contrôle civil (et non militaire comme le GPS américain que nous utilisons actuellement) pourra fonctionner en complément du GPS traditionnel, ainsi qu’avec le système de positionnement Russe Glonass.

ÉCONOMIE. "D'après certaines études de marché, on estime qu'en 2009, 6 à 7% du PIB de l'Europe (soit 800 milliards d'euros) dépendent de la navigation par satellite, aujourd'hui fournie par les États-Unis. Et cette dépendance s'accroit chaque jour un peu plus. Avec Galileo, l'Europe pourra exploiter les possibilités du GPS à une plus grande échelle", précise la Commission Européenne dans un autre communiqué.

Erwan Lecomte, Sciences et Avenir, 25/07/2013

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/espace/20130725.OBS1047/bapteme-du-feu-reussi-pour-galileo.html?xtor=RSS-18

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