Quelque 67 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés. Les Etats sont appelés à innover leur système éducatif. Réuni en session depuis le 1er juillet à Genève, le Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc) vient de consacrer la semaine entière aux défis à relever en la matière.
Réuni en session depuis le 1er juillet à Genève, le Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc) vient de consacrer la semaine entière aux défis à relever en matière d’éducation. Des dizaines de ministres sont venus exprimer leurs vues dans la Cité de Calvin. Directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova en a profité pour tirer la sonnette d’alarme alors que l’un des Objectifs du millénaire pour le développement de l’ONU – assurer l’éducation primaire pour tous – ne sera pas atteint dans plusieurs pays du globe d’ici à 2015. «Depuis 2008, nous constatons un recul très dangereux du financement de l’éducation primaire, dit-elle. Il manque 16 milliards de dollars pour permettre à certains pays d’atteindre les objectifs d’une éducation pour tous.»
L’ex-premier ministre britannique Gordon Brown estime que la communauté internationale est à un tournant. Elle doit investir davantage dans l’éducation sans quoi on pourrait voir à l’avenir 75 millions d’enfants sans éducation primaire. Et Gordon Brown de rappeler que la Grande-Bretagne investit en moyenne 100 000 livres par enfant, du début de l’école primaire à la fin de l’école secondaire. En Afrique, l’investissement se limite à 300 livres. Si l’on constate un relatif désengagement financier provoqué aussi par la crise économique, il y a des exceptions. Ainsi, explique Maria Nazareth Farani Azevêdo, ambassadrice du Brésil auprès de l’ONU, son pays a fortement investi dans l’éducation. Il a créé Fundeb, qui a multiplié par dix les fonds alloués par l’Etat fédéral à l’éducation. Aujourd’hui, 97% des petits Brésiliens sont scolarisés. ...
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