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jeudi 30 juin 2011

Quelques informations récentes à caractère scientifique et technologique provenant du Royaume Uni

Dossier


Au Royaume-Uni comme ailleurs, le secteur des transports automobiles doit faire face à deux défis. Il doit tout d'abord assurer sa prospérité future et conserver la place privilégiée qu'il occupe dans l'économie britannique. Mais il doit aussi parvenir à se tourner vers des technologies et des produits plus respectueux de l'environnement, et ainsi rendre possible les objectifs avancés par le pays dans la lutte contre le changement climatique. ...
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67138.htm

Politique scientifique et technique


Le Science and Technology Committee de la House of Lords s'est récemment intéressé à la question de l'utilisation des marchés publics [1] comme stimulus de l'innovation. Un rapport à cet effet a été publié le 25 mai 2011, et cet article présente une synthèse des résultats de l'enquête menée par le comité.

Avec des dépenses totalisant 236 Md£ sur l'année fiscale 2009-2010, le gouvernement britannique est le plus gros acheteur de biens et services au Royaume-Uni. Des dépenses de cet ordre de grandeur représentent un potentiel considérable pour influencer le développement de solutions innovantes et encourager la croissance économique du pays. Malgré un nombre important de rapports suggérant l'utilisation des marchés publics comme moteur de l'innovation, le constat est qu'une culture d'aversion au risque, profondément ancrée dans les ministères et autres organisations du secteur public, se trouve être à l'origine de l'insuffisance, voire du manque total, de prise en considération de solution innovante. Dans le climat économique actuel, la priorisation de solutions connues et testées est préférée à l'innovation, souvent considérée comme synonyme de prise de risques. ...
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67139.htm



La Royal Society a débuté, le 13 mai 2011, une étude intitulée "Science as a public enterprise : opening up scientific information" (la science en tant qu'opération publique : dissémination des informations scientifiques). La recherche scientifique a un impact considérable sur la société dans son ensemble et il est par conséquent important que la recherche, au sens large, ne soit pas considérée comme une opération privée, menée à huis clos dans les laboratoires de recherche, mais au contraire, comme une opération publique, permettant de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et les grands défis auxquels nous faisons face.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67140.htm


Une nouvelle situation à la rentrée 2012...

M. David Willets, secrétaire d'Etat chargé des universités et de la science souhaite restructurer l'enseignement supérieur britannique afin de développer la compétitivité des universités au sein du marché mondial de l'enseignement et de la recherche.

Cette restructuration passe par une étape importante et problématique d'une hausse des droits d'inscription en Licence. Rappelons ici que les droits d'inscription en Licence sont établis au plan national, les droits en Master et Doctorat étant fixés par les universités elles-mêmes.

Cette réforme des droits d'inscription impose une augmentation d'au moins 40% des frais de scolarité qui passeront de 3 270 £ (actuellement) à 6.000 £, avec un maximum de 9.000 £ par an ("dans des circonstances exceptionnelles", dit le texte) : ce qui reviendrait à 36.000 £ pour un diplôme de Licence en quatre années. Alors que le gouvernement escomptait une moyenne de 7 500 £, les premières enquêtes menées auprès des universités montrent que le montant maximal de 9.000 £ est très souvent la règle (au moins 2/3 des universités anglaises). ...
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67141.htm

Energie


Le 5 mai dernier le JET (Joint European Torus, tokamak situé à Culham, Oxfordshire) a achevé une étape décisive pour le programme de fusion thermonucléaire européen. La structure interne qui fait face au plasma, et qui jusqu'à maintenant était faite de tuiles de carbone, a été remplacée par des composants en béryllium et tungstène. Ce travail a débuté le 23 octobre 2009, date à laquelle les dernières campagnes expérimentales se sont arrêtées. Depuis, 5 384 composants en béryllium (environ 2 tonnes), 1 288 tuiles en carbone recouvertes d'une couche de tungstène et 9 216 lamelles de tungstène (environ 2 tonnes) ont été installées pratiquement uniquement grâce à un bras télémanipulateur (voir photo). Ce projet lancé en 2004 pour un coût total d'environ 60 M euros (main d'oeuvre comprise) a été mené à son terme et le JET passe maintenant en phase de redémarrage. Il produira ses premiers plasmas dans la nouvelle configuration à la mi-août 2011, après une phase habituelle de redémarrage d'environ trois mois. ...
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67147.htm



1. Les "budgets carbone"

Les engagements pris par le Royaume-Uni en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre se traduisent par des objectifs à long terme dont les échéances se situent en 2050. Afin de permettre une gestion efficace des efforts tendant à atteindre ces objectifs, le Climate Change Act a institué l'obligation pour le gouvernement britannique de définir des "budgets carbone" (carbon budgets). Ceux-ci instaurent, pour une période de cinq années, la quantité maximale de gaz à effet de serre émise par le pays et établissent ainsi un cadre clair et durable pour la transition du Royaume-Uni vers une économie plus verte. Les trois premiers budgets carbone ont été ratifiés par le Parlement en mai 2009 pour les périodes 2008-12 (3 018 MtCO2e), 2013-17 (2 782 MtCO2e) et 2018-22 (2 544 MtCO2e). ...

2. Le rapport du Committee on Climate Change sur les énergies renouvelables

Peu avant, le 9 mai 2011, le CCC avait lancé sa dernière publication concernant les énergies renouvelables (The Renewable Energy Review). ...

3. Le nucléaire

Le rapport concernant les évènements ayant eu lieu à la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, préparé par le Dr Mike Weightman de l'Office for Nuclear Regulation (bureau pour la réglementation du nucléaire) a été remis à Chris Huhne, dans sa version intermédiaire, le 18 mai 2011. En présentant le rapport au Parlement, le ministre de l'énergie et du changement climatique a expliqué que ses discussions avec le Dr Weightman n'avaient pas révélé de raison de ne pas poursuivre la politique menée actuellement en accordant au nucléaire une place importante dans le mix énergétique futur. Il a également réaffirmé sa volonté de soumettre dès que possible, après étude approfondie du rapport sur Fukushima, les Energy National Policy Statements au vote du Parlement.

4. La capture et le stockage du carbone

De manière évidente, la stratégie britannique pour la première moitié du XXIème siècle repose fortement sur l'exploitation des dispositifs de capture et de stockage du carbone (CSC). Il est donc légitime de se demander si le rôle qui leur est dévolu est compatible avec leur potentiel, et si ces technologies auront d'ores et déjà un impact en 2025, date à laquelle le gouvernement souhaite fixer une nouvelle échéance. ...

5. Les énergies renouvelables

Le Department of Energy of Climate Change (DECC, ministère de l'énergie et du changement climatique) a publié le 10 juin 2011 un rapport réalisé par la société ARUP traitant des coûts de génération et du potentiel de développement des énergies renouvelables. Le but premier de cette étude est de fournir une base à la révision des Renewables Obligations (mesure à travers laquelle le gouvernement subventionne plus ou moins les différentes sources d'énergie renouvelables) et des Feed-In-Tariffs (mécanisme de rachat de l'électricité).

Le rapport étudie successivement un large éventail d'énergies renouvelables, dans lequel on retrouve bien sûr :
- l'éolien onshore : la vitesse du déploiement de ces technologies est plus lente qu'escompté. Cependant le potentiel de développement reste important (jusqu'à une capacité de 17,3 GW en 2030). Les coûts de génération sont stables par rapport aux études précédentes.
- l'éolien offshore : la vitesse de déploiement devrait rester relativement faible dans les cinq à dix années à venir, car les plus gros projets ne devraient pas démarrer avant 2015. Le potentiel de développement en 2030 est très important (jusqu'à 41 GW). Les incertitudes qui entourent les coûts de génération sont toujours nombreuses, et le rapport recommande de considérer avec prudence les projections pour le futur.
- les énergies marines : la décennie 2020 devrait voir un réel démarrage de ces technologies, avec une capacité installée potentielle de 4 GW en 2030. Les coûts de génération de l'électricité par ce biais restent élevés et constituent toujours un obstacle au développement.

A la vue de ces récents développements, il est clair que, dans les intentions tout au moins, le gouvernement britannique poursuit son effort pour être le plus "vert" que le pays ait jamais eu. Les objectifs ambitieux avancés peuvent toutefois apparaître quelque peu en décalage avec les réalisations concrètes. En tous les cas, il ne semble pas que ce soit le volet purement scientifique et technologique qui doive, à l'avenir, mettre en péril ces ambitions et empêcher l'émergence des énergies renouvelables. Le projet lancé le 17 mai 2011 par l'Energy Technologies Institute, destiné à développer des éoliennes d'une capacité de 10 MW, est, à cet égard, symbolique.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67148.htm

Environnement


Le Royaume-Uni est devenu le premier pays à donner un prix à la nature, en attribuant une valeur à tous les bénéfices qu'elle procure à sa population. Résultat des travaux de 500 scientifiques et économistes dirigés par Robert Watson, Chief Scientific Adviser du Department of Environment, Food and Rural Affairs (conseiller scientifique du ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales), le UK National Ecosystem Assessment (évaluation de l'écosystème national) a fait l'objet de la publication d'un rapport de plus de 2.000 pages au début de juin 2011. Cette étude a été financée par le Natural Environment Research Council (conseil de recherche pour l'environnement naturel) et par l'Economic and Social Research Council (conseil de recherche pour l'économie et les sciences sociales) et a coûté 1,3 M£. ...
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67149.htm


Technologies de l'information et de la communication


Selon Nick Harvey, secrétaire d'Etat aux forces armées britanniques, le Royaume-Uni développerait un programme militaire offensif pour se prémunir d'une menace cyberterroriste. L'objectif est de doter le pays d'un arsenal informatique permettant de lancer des offensives sur le réseau.

L'utilisation des technologies de télécommunication serait soumise aux mêmes règles d'engagement que pour les moyens d'actions classiques de l'armée, telles qu'appliquées par les forces spéciales britanniques (British Special Forces). Pour Nick Harvey, ce programme ne rend pas la stratégie militaire britannique plus offensive, mais il constitue une nouvelle force de dissuasion face aux menaces grandissantes d'attaques informatiques envers un état. Que ce soient les infrastructures de transport ou d'approvisionnement en énergie ou les transactions bancaires et financières, le fonctionnement d'un pays est aujourd'hui dépendant du bon fonctionnement de son réseau Internet. ...
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67150.htm



Le Department for Business, Innovation and Skills (BIS, ministère des entreprises, de l'innovation et des compétences) a publié au mois d'avril 2011 un rapport intitulé Better Choices: Better Deals (de meilleurs choix pour de meilleures affaires). L'un des principaux points de ce document, le projet Mydata, veut permettre aux consommateurs d'accéder aux données que les sociétés privées possèdent sur eux. L'argument étant qu'ils pourraient ainsi mieux orienter leurs choix.

Avec l'essor des technologies de l'information, les entreprises collectent de plus en plus de données sur leurs clients. Ces données, issues des achats sur Internet, des transactions par carte bancaire ou via d'autres terminaux sont ensuite utilisées par des équipes de marketing ou bien revendues à d'autres sociétés. Entre les entreprises et les consommateurs se crée alors une asymétrie de l'information que le gouvernement se propose de diminuer, espérant ainsi réduire l'inflation et relancer l'économie. ...
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67151.htm



Le Technology Strategy Board (TSB, conseil pour la stratégie technologique) a annoncé le 11 mai 2011 un investissement de 5 M£ pour accroître la recherche et l'innovation autour de l'Internet des objets. Les fonds débloqués permettront la création d'un Special Interest Group (Pôle d'intérêt commun) dès l'été 2011, ainsi que des projets de recherche et des ateliers de travail.

L'Internet des objets (the Internet of Things) désigne un changement déjà en cours dans l'usage des TIC avec de plus en plus d'objets connectés au réseau et pouvant communiquer entre eux. Ces capteurs et récepteurs d'information qui produisent de gros volumes de données ouvrent la voie à de nouvelles applications et services.

Le TSB souhaite encourager l'innovation en rapprochant les secteurs de l'énergie, des transports, du bâtiment et de la santé, tous impactés par l'Internet des objets. ...
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67152.htm


La suppression des données d'un disque dur pourrait conduire, dans des conditions bien particulières, à un refroidissement du système. Telle est la conclusion d'une étude réalisée conjointement par des physiciens de l'Université d'Oxford, de l'Université nationale de Singapour et de l'ETH Zürich (Institut fédéral de technologie de Zürich), et parue dans le journal Nature au mois de juin 2011. L'étude a pour titre : "The thermodynamic meaning of negative entropy" (La signification thermodynamique de l'entropie négative).

La chaleur d'un ordinateur générée par les calculs informatiques est non seulement un obstacle à la miniaturisation des circuits mais également un aspect fondamental de la relation entre théorie de l'information et thermodynamique, que l'on appelle entropie. Le travail de l'équipe de chercheurs a été de démontrer que lors de la suppression d'information, l'entropie du système, et donc sa capacité à produire de la chaleur ou à se refroidir, était conditionnée par l'information quantique qu'un observateur possède sur ce système. ...

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