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samedi 24 septembre 2011

L’alternance pour les futurs enseignants

Extrait de la circulaire de l’Education nationale du 14/09/2011 qui précise la professionnalisation des formations pour les étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement

4 – Expérimentation du master en alternance
Les établissements d’enseignement supérieur peuvent proposer d’acquérir un master intégrant une préparation aux concours de l’enseignement via la modalité de l’alternance dans le cadre de conventions avec les recteurs d’académie.

Cette modalité peut se présenter sous la forme d’une offre de parcours alternés au sein de masters existants ou relever de la voie de l’apprentissage.
L’acquisition d’un diplôme de master par la voie de l’apprentissage permettra de développer cette modalité dans le secteur public.

4.1 Objectifs généraux
L’alternance doit permettre de renforcer les aspects professionnalisants de la formation universitaire en favorisant une entrée progressive dans le métier. Elle permet également de développer, chez l’étudiant, une meilleure connaissance des établissements scolaires tout en s’appropriant des pratiques pédagogiques variées et adaptées aux différents environnements et publics scolaires. Elle est particulièrement adaptée à l’aménagement d’interactions entre formation théorique et pratique.

Par ailleurs, cette modalité permet de diversifier le recrutement des futurs enseignants, notamment en faveur de ceux qui exercent une activité professionnelle durant leurs études dans le cadre d’une école, d’un établissement scolaire, d’un CFA.


4.2 Parcours alternés au sein de masters existants, intégrant une préparation aux concours de l’enseignement

4.2.1 Aménagement de la formationL’université devra élaborer le dispositif pédagogique en y associant l’académie ou ses représentants pour construire de véritables séquences de formation en alternance entre les universités et le milieu professionnel. En fonction du référentiel du métier d’enseignant, il lui revient de prendre en compte les acquis des séquences de formation en milieu professionnel pour aménager la formation. Cette prise en compte permet une validation de tout ou partie d’unités d’enseignement constitutives du diplôme national de master préparé. Les modalités de cette évaluation sont déterminées conjointement avec le maître de stage désigné.

Dès la première année, et selon le concours envisagé, les étudiants engagés dans ce dispositif ont une réelle pratique d’enseignement, d’animation de la vie scolaire ou de responsabilité dans le cadre d’un centre de documentation et d’information. Ils peuvent aussi, pour préparer l’exercice de ces fonctions en pleine responsabilité, offrir dans un premier temps un soutien scolaire à des groupes restreints d’élèves sous la conduite des enseignants titulaires, effectuer des missions de surveillance, se familiariser avec les enjeux de la vie scolaire ou intervenir dans le cadre d’un centre de documentation et d’information.


Le volume total des tâches pédagogiques et éducatives confiées aux étudiants ne peut excéder le tiers de service annuel du corps de référence.

Les modalités de prise en charge de la fonction d’enseignant, de documentaliste ou de conseiller principal d’éducation, sont précisées dans la convention signée par l’établissement de formation, l’administration d’accueil et l’étudiant.

4.2.2 Accompagnement des stagiaires en alternanceLes stagiaires bénéficient, dans le cadre de l’école ou de l’établissement, de l’aide et des conseils d’un maître de stage, professeur maître-formateur, maître d’accueil temporaire, professeur conseiller pédagogique du second degré (enseignant, documentaliste) ou conseiller principal d’éducation, identifié pour ses qualités professionnelles, qui les guide et facilite la construction des compétences attendues.

Les maîtres de stage sont chargés du suivi et de l’accompagnement des stagiaires en alternance. Ils les guident dans la prise en charge progressive de leur fonction d’enseignant, de documentaliste ou de conseiller principal d’éducation. Ils interviennent dans la planification, l’organisation des cours, la mise en œuvre des apprentissages et l’évaluation des élèves, pour toutes les questions relevant de la gestion des classes et de la discipline. Dans les établissements du second degré, ils facilitent les interactions entre les différents services : documentation, vie scolaire et enseignement.

Les chefs d’établissement d’accueil et directeurs d’école jouent également un rôle important dans l’acquisition de connaissances relevant de l’organisation administrative et pédagogique de l’école ou de l’établissement. Il leur appartient de solliciter la présence des stagiaires à l’occasion de la réunion des comités et instances propres aux établissements et écoles.

4.2.3 Dispositions administratives et rémunérationsLe dispositif en alternance fait l’objet de conventions tripartites entre les établissements d’enseignement supérieur, les services académiques et le stagiaire.

Une convention-type est proposée en annexe de la présente circulaire.

Les étudiants en alternance ont, dans le cadre des périodes de professionnalisation que comporte leur formation, la qualité de contractuels de droit public. Selon les dispositions prises par les établissements d’enseignement supérieur et les académies, un premier contrat d’assistant d’éducation peut être envisagé, sur la base du décret n° 2003-484 du 6 juin 2003. Les académies prenant part à l’expérimentation réserveront, en tant que de besoin, des emplois d’assistant d’éducation à cet effet.
Ce contrat d’assistant d’éducation est dans un second temps complété ou remplacé par un contrat permettant l’exercice en responsabilité de la fonction envisagée. Si le contrat d’assistant d’éducation doit être complété, il doit l’être à temps incomplet. Ces activités d’enseignement, d’intervention en responsabilité dans un service de vie scolaire ou de documentation, qui ne peuvent excéder une quotité de service équivalente au tiers de la durée de service annuel des personnels titulaires, donnent lieu à l’établissement d’un contrat pris en application de l’article 6-2e alinéa de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État et sont rémunérées sur la base d’un montant hebdomadaire brut de 495,44 euros pour un temps plein.
En outre, les étudiants engagés dans un master en alternance bénéficient dans les conditions de droit commun des dispositifs de bourses de l’enseignement supérieur et des aides spécifiques en faveur des étudiants se destinant au métier d’enseignant régies par une circulaire en cours de publication au BO.

4.3 Voie de l’apprentissage au sein de masters existants
4.3.1 Public cibleLa voie de l’apprentissage permet de répondre à la volonté d’ouverture sociale de la formation aux métiers de l’enseignement. Cette voie de formation répond également au souhait de certains étudiants de privilégier un mode d’apprentissage plus fortement professionnalisé.

4.3.2 Organisation de l’apprentissageLe président de l’organisme gestionnaire du CFA ou le président de l’université s’il s’agit d’un CFA universitaire ou les présidents d’université si le CFA est inter-universitaire, propose toute nouvelle offre de formation du CFA par avenant à la convention de création du CFA (ou section d’apprentissage le cas échéant) contractée avec le conseil régional.

Le suivi administratif et pédagogique du contrat d’apprentissage est assuré par le CFA (ou section d’apprentissage le cas échéant) dont dépend la formation dispensée.

La durée du cursus de l’apprenti est établie conformément aux dispositions de l’article R. 117-6 et suivants du code du travail.

Le calendrier de l’apprentissage est déterminé en liaison étroite entre les services académiques et l’université et articulé avec le calendrier scolaire (rentrée, congés).

Le cursus comprend des périodes de pratique professionnelle progressive et adaptée aux différentes missions de l’apprenti, qui respectent les temps dévolus à la formation théorique ainsi qu’à la préparation des cours, des examens et du concours.

Sur l’ensemble du cursus, une expérience significative dans le degré autre que celui où s’effectue la formation est prévue.

4.3.3 Missions et obligations de l’universitéL’université élabore le dispositif pédagogique en étroite liaison avec le rectorat d’académie et les établissements d’accueil pour construire de véritables séquences de formation en alternance. Elle assure un suivi individualisé des apprentis à l’université (tutorat pédagogique) et établit des contacts réguliers avec chacun des maîtres d’apprentissage. Enfin, l’université effectue le contrôle des connaissances nécessaire à la délivrance des diplômes nationaux de master ouverts aux étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement.

4.3.4 Missions et obligations de l’employeurL’éducation nationale assure à l’apprenti une formation professionnelle complète correspondant au métier choisi. Elle désigne, pour chaque apprenti, un maître d’apprentissage responsable de sa formation au sein des établissements scolaires engagés dans le dispositif. Elle s’engage à permettre à chaque apprenti de suivre la formation théorique dispensée à l’université, en préservant autant que possible une nécessaire proximité entre les lieux de résidence, les universités et les établissements scolaires concernés.

4.3.5 Missions et obligations des apprentisDans un premier temps, les apprentis sont pris en charge par les chefs d’établissement ou les inspecteurs de l’éducation nationale pour le premier degré et participent ensuite plus directement à des missions de soutien aux enseignants ; ils bénéficient, dans la prise en charge de leurs fonctions, de l’aide et des conseils des maîtres d’apprentissage.

Progressivement et majoritairement sur l’ensemble de la formation, les étudiants en apprentissage assurent les activités d’enseignement qui constituent le cœur du métier envisagé.


Tout au long de leur formation, les apprentis sont amenés, sur de courtes périodes, à observer les missions et le fonctionnement de différents services administratifs, soit au sein des établissements, soit au niveau académique (inspection de circonscription de l’éducation nationale, inspection académique, rectorat) soit, le cas échéant, au sein des services des nombreux partenaires de l’éducation nationale (collectivités locales, DDASS et plus particulièrement PMI et CMPP, PJJ, associations, etc.) afin d’avoir une vision d’ensemble du système éducatif, de mieux le connaître, pour mieux en appréhender les différentes interactions.

L’apprenti s’engage à respecter les règles de fonctionnement de l’établissement scolaire (dont le règlement intérieur) dans lequel il est placé, à effectuer les travaux correspondant au métier préparé, à suivre régulièrement la formation théorique dispensée en université, à se soumettre aux modalités de contrôle des connaissances et à se présenter au concours préparé.

Publié par : Patrick le : 23/09/2011

http://patrickgues.wordpress.com/2011/09/23/lalternance-pour-les-futurs-enseignants/

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