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vendredi 23 septembre 2011

L'innovation ne tient pas au nombre de brevets


Alors que le nombre de patentes augmente, il semblerait que leur qualité aurait elle tendance à diminuer. Notamment parce qu'elles ne concerneraient pas forcément des inventions mais seraient des moyens de se protéger.


La qualité des brevets chuterait depuis 20 ans : il y aurait une chute constatée de 20 % de la qualité entre les années 90 et 2000. C'est en tout cas ce qu'affirme un rapport de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) dans un rapport publié ce mois-ci. L'organisation calcule la qualité d'un brevet au nombre de fois où ce dernier a été cité dans d'autres documents similaires, le stipulant comme base de travail, montrant ainsi son importance pour la communauté scientifique. Cette baisse qualitative serait due à la volonté grandissante des entreprises et chercheurs à protéger même la plus petite des améliorations de leurs produits et services par peur de poursuites judiciaires. Ces firmes veulent ainsi se protéger d'autres compagnies qui brevettent des idées évidentes et peu innovantes à tour de bras dans l'espoir que ces technologies basiques soient utilisées ailleurs. De ce fait, les cabinets s'occupant de valider ces brevets seraient surchargés, ralentissant d'une part la mise sur le marché des éléments brevetés et d'autre part, la percée potentielle d'inventions vraiment innovantes, noyées dans la masse.

 L'émergence de nouveaux pays dans la course à l'innovation
L'étude montre aussi une certaine redistribution des cartes entre les deux dernières décennies. En 2005, les Etats-Unis, l'Allemagne et le Japon fournissaient une large part des meilleurs brevets (sur les 1% des brevets les plus cités, 60% provenaient de ces pays), cette proportion était plus important en 2000 (70%). Cela s'explique par la montée en puissance de certains Etats comme la Chine, l'Inde, la Corée du Sud et les pays nordiques. Chaque pays possède également son domaine de prédilection dans lequel ses brevets de qualité sont au-dessus de la moyenne : l'Allemagne pour les énergies solaires, le Japon pour les nanotechnologies, la Grande-Bretagne pour les semi-conducteurs et les technologies environnementales.

 Une géographie universitaire écrasée par les Etats-Unis et l'Europe
Le rapport de l'OCDE s'attarde aussi sur la qualité des universités dans le domaine de la recherche. Sur les 50 meilleurs établissements, toutes catégories confondues, 40 se trouvent aux Etats-Unis et les 10 restants en Europe. Mais le bilan est plus contrasté si l'on se concentre sur certains secteurs. Par exemple, la Grande-Bretagne est un bastion important des sciences sociales avec 16 universités dans le top 50. De la même manière, la Chine brille en pharmacologie, toxicologie et pharmaceutique (6 dans le top 50 pour chaque domaine). Ce n'est pas étonnant quand on voit que la Chine a dépensé plus de 130 milliards de dollars en 2009 en Recherche & Développement. Les Etats-Unis caracolent en tête de ce classement avec 400 milliards de dollars, devant l'Europe avec 300 milliards.

on September 23, 2011

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