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mercredi 28 septembre 2011

Poursuivre ses études après un master

Vous êtes titulaire d’un master mais souhaitez peaufi ner votre parcours de formation en vous lançant dans un nouveau programme diplômant. Pourquoi pas ! Un cursus complémentaire donnera à votre profi l des atouts supplémentaires pour convaincre de futurs employeurs. Explications avec Paul Nihoul, professeur en droit international à l’université catholique de Louvain.

Le master complémentaire présente plusieurs avantages : spécialisation, association à une université prestigieuse, ouverture à une autre culture, transition avant le monde du travail… De plus, s’il arrive d’être trop qualifié pour un poste particulier, on n’est jamais trop qualifié pour le marché de l’emploi en général !

Miser sur un master à l’étranger
Le master à l’étranger est, pour moi, l’option idéale. Pourquoi étudier encore dans la langue de sa formation initiale ? L’apport serait inévitablement limité. L’avantage principal de ce type de master est de pouvoir fonctionner ensuite dans cette langue au niveau professionnel. D’ailleurs, la formation post-master est souvent liée à une carrière internationale.

Si l’on s’oriente vers ce type de carrière, la formation post-master est généralement indispensable. En revanche, elle est moins importante si l’on veut travailler dans un environnement régional ou national. Mais connaître des langues est un gage de sécurité sur le marché de l’emploi actuel et dans l’avenir, car le monde est en train de devenir de plus en plus international.

La question du financement
Financer un post-master n’est pas toujours à la portée de tous, surtout si l’on veut étudier à l’étranger. Beaucoup de jeunes Belges sont habitués à l’idée que les études sont gratuites ou presque. Or, les études ont un coût. Les étudiants sont confrontés à cette réalité lorsqu’ils se renseignent sur les droits d’inscription à l’étranger. Cela ne doit pas les effrayer mais cela peut les aider à affiner leur projet. Il ne faut donc pas se décourager à cause du prix, quitte à attendre.

Souvent le choix final de l’université dépendra du budget, mais il ne faut pas oublier que l’étudiant ne sera gagnant que si son post-master lui permet d’acquérir un diplôme provenant d’une excellente institution, sanctionnant de nouvelles compétences et acquises dans une langue étrangère.

Savoir ce que l’on veut
Il existe quantité de masters complémentaires. Il y a les spécialisations, les masters linguistiques, les études à l’étranger… Pour bien choisir, il faut avant tout avoir une idée claire du job qui vous intéresse et de ce que vous attendez de votre carrière. Ensuite il faut choisir le bon programme. Cela demande donc de prendre une multitude d’informations. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte dans votre recherche. Il faut enquêter au moins sur le programme que vous recherchez, les universités qui le proposent, la (ou les) langues du programme et son coût.

Éviter le piège de l’éternel étudiant

Une fois votre diplôme en poche, si vous préférez poursuivre vos études plutôt que de vous lancer tout de suite sur le marché de l’emploi, l’idée est bonne a priori. Mais il ne faut surtout pas avoir l’air, aux yeux de votre futur employeur, d’un éternel étudiant. Il faut que ce master complémentaire ait une réelle plus-value sur le marché de l’emploi. Le plus important, c’est de choisir une formation qui soit complémentaire de votre diplôme principal. Par exemple, si vous êtes diplômé en lettres, vous pouvez vous orienter vers un métier spécifique (agrégation, diplôme en gestion, ressources humaines, etc.). Si vous avez opté pour une carrière scientifique, vous pouvez, par exemple, développer vos langues, etc.

Attendre le bon moment
Parfois, cela peut-être une bonne idée d’attendre quelques années pour savoir comment orienter sa carrière. Après quelques expériences professionnelles, vous saurez probablement mieux le job qui vous convient, la filière dans laquelle vous vous sentez à l’aise. Vous pourrez également avoir envie de monter votre société, ce qui demande de suivre des formations adéquates. Certaines formations demandent d’ailleurs une expérience professionnelle. Du point de vue financier, vous vous sentiez également plus à l’aise.

Marie-Noëlle Rasson

http://www.studyrama.be/spip.php?article1969

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